AIG poursuit les grandes manœuvres en accordant sa liberté totale à AIA
Aujourd’hui s’ouvre officiellement un nouveau chapitre de l’histoire d’AIG». C’est ce qu’a clamé vendredi le directeur général de l’assureur américain, Robert Benmosche. L’état fédéral a il est vrai ce jour-là achevé la cession des titres qu’il détenait au capital d’AIG depuis le sauvetage historique consenti en 2008. Une opération qui avait conduit la puissance publique des Etats-Unis à détenir jusqu’à 92% de l’assureur. L’aventure se solde même sur une note positive pour le contribuable américain, ce qui semblait à l’origine impossible, la vente vendredi de 234 millions d’actions au prix unitaire de 32,50 dollars portant le gain net pour le Trésor et la Réserve fédérale à 22,7 milliards.
Fort de ce nouveau statut de patron d’un établissement libéré de la tutelle publique, sur un plan strictement capitalistique tout du moins, Robert Benmosche peut poursuivre la mue profonde d’AIG, sur la base d’un recentrage sur l’assurance vie aux Etats-Unis et sur l’assurance dommage dans le monde. Un programme passant par la vente de 65 milliards de dollars d’actifs. Le dirigeant n’a pas tardé à poursuivre la manœuvre, en entament hier la sortie du capital d’AIA, l’ancienne pépite asiatique introduite en Bourse de Hong Kong en 2010.
La cotation des titres AIA est suspendue aujourd’hui après que la société a fait part d’une opération en cours de placement par AIG d’une «part significative» de sa participation de 13,7%. Une sortie complète mettrait un terme à une histoire commune presque centenaire. AIG a de son côté reconnu une opération visant «certains investisseurs institutionnels», sans les nommer ni préciser l’ampleur de la vente.
AIG cherche selon des sources concordantes à écouler ses actions entre 29,65 et 30,65 dollars de Hong Kong pièce, sous la houlette en premier lieu de Deutsche Bank et Goldman Sachs. Le point bas de la fourchette représente une ristourne de 6,3% par rapport au prix de clôture d’AIA vendredi à Hong Kong. L’opération pourrait ainsi rapporter à l’assureur américain jusqu’à l’équivalent de 5 milliards d’euros. AIG a déjà cédé des titres deux fois cette année, en mars et en septembre, pour un montant total de 8 milliards de dollars, de quoi atténuer la volatilité des résultats du groupe sous l’effet de l’évolution du cours d’AIA. Qui a certes progressé de 60% depuis son entrée en Bourse.
Plus d'articles du même thème
-
L’organisation des Nations Unies prépare l’avenir de l’agriculture
L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a organisé sa première conférence sur le «Smart farming» ou utilisation des technologies au service de tous les agriculteurs afin d’améliorer les pratiques, les rendements et le niveau de vie. -
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants. -
Schroders Capital anticipe un triplement des opérations de continuation d'ici 2035
Le marché mondial des opérations de continuation pourrait dépasser 330 milliards de dollars d'ici 2035, contre 109 milliards en 2025. Selon Schroders Capital, cette dynamique traduit une évolution structurelle du private equity et accompagne le recul des cessions entre sponsors.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Contenu de nos partenaires
-
Loi d'urgence agricole : les 5 points de discorde majeurs qui opposent le Sénat et l'Assemblée
Le Sénat a tranché en faveur d’un texte plus souple mais le vrai combat s’ouvrira le 16 juillet lors d’une Commission mixte paritaire (CMP) où députés et sénateurs tenteront de concilier leurs visions divergentes -
Flagrant délitEn Inde, une affaire de détournement de fonds fragilise le BJP de Narendra Modi
Déjà affaiblie par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, la formation du Premier ministre est mise en cause dans un scandale autour du temple de Ram sur lequel elle a bâti sa popularité -
La France doit reconnaître la filiation actée par un tribunal étranger d'un enfant né par GPA, dit la Cour de cassation
Cette décision du 3 juillet concerne un couple d'hommes français résidant au Canada et pères de trois enfants. Pour la Cour de cassation, l'interdiction de la GPA en France ne suffit plus à bloquer l'exequatur d'un jugement de filiation étranger