ABN Amro choisit Marguerite Bérard comme nouvelle directrice générale
Il ne faisait aucun doute, en mars 2024, lors de son départ de BNP Paribas, que Marguerite Bérard retrouverait un poste à sa mesure. ABN Amro a annoncé dans un communiqué avoir proposé son nom pour devenir présidente directrice générale du groupe à compter du 23 avril 2025. Elle remplacera Robert Swaak, dont le départ, trois ans avant la fin de son mandat, avait été annoncé au mois d’août dernier. Sa nomination reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Après cela, elle sera présentée à l’assemblée générale des actionnaires de la banque.
Son expérience plaide pour elle. Entre 2019 et 2024, Marguerite Bérard était, chez BNP Paribas, membre du comité exécutif, responsable de la banque de grande clientèle, de la banque de détail et de la banque privée. Avant cela, elle a été membre du directoire du Groupe BPCE entre 2016 et 2018, où elle était en charge des finances, de la stratégie, des affaires juridiques et de la conformité.
Chez BNP Paribas, elle faisait partie des candidats naturels à la succession du directeur général Jean-Laurent Bonnafé, qui fêtera cet été ses 64 ans. Mais il est vite apparu que le patron de la banque, dont le mandat s’achève en 2025, se verrait reconduit pour un nouveau mandat qui, selon les statuts actuels, lui permettrait de rester en poste jusqu'à l’assemblée générale 2028.
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Sortie de l’Etat néerlandais
Chez ABN Amro, Marguerite Bérard devra gérer la sortie progressive de l’Etat néerlandais du capital de la banque. Après l’avoir nationalisée en 2008, lors de la crise financière, puis reprivatisée en 2015, le pays, qui détient 40% du capital de la structure, a annoncé en octobre dernier son intention de faire descendre sa part à 30%. Cela donnerait à la nouvelle dirigeante les coudées franches pour prendre des décisions stratégiques pour lesquelles un Etat à plus d’un tiers du capital a encore son mot à dire.
En 2023, ABN Amro a publié un résultat net de 2,7 milliards d’euros, avec un ratio de retour sur capitaux propres de 12%, et un coefficient d’exploitation mesurant le ratio des coûts sur les bénéfices de 61%, ce qui est une bonne performance pour ce type de structure.
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