La vidéo du jour : La guerre commerciale qui menace se lit désormais dans les indices boursiers
Longtemps, les investisseurs n’ont pas vraiment pris au sérieux les rodomontades commerciales de Donald Trump.
Plus maintenant : en Europe comme aux Etats-Unis, les plus hauts de janvier sont loin, les pertes s’étageant depuis lors entre 8 et 10% pour les grands indices des deux régions.
Les stratèges actions étaient traditionnellement plus préoccupés par l’inflation ou un ralentissement de l’activité que par le commerce.
C’est d’ailleurs sur des craintes de remontée des coûts salariaux que les indices avaient décroché en janvier.
Mais depuis le début du mois de mars, ce sont les initiatives réitérées de la Maison-Blanche en matière commerciale qui expliquent la rechute des indices.
Un sondage réalisé mi-mars auprès des investisseurs par Bank of America Merrill Lynch le prouve : c’est le spectre de la guerre qui pointe en tête de leurs soucis, pour 30% d’entre eux, ce qui n’était plus arrivé depuis un an.
Fait remarquable, les marchés des deux côtés de l’Atlantique souffrent également.
Même si l’Europe, première puissance commerciale du monde, a le plus à perdre d’un conflit généralisé, l’indice européen le plus large, le Stoxx 600, baisse à peine plus depuis fin janvier, de quelque 9%, que son équivalent américain, le S&P 500.
Il est vrai qu’une différence de taille aide aussi à expliquer ce paradoxe : le recul des valeurs technologiques, moteur de la cote américaine, depuis l’affaire Facebook.
Reste que, pour qui s’en tient au profil des indices, tout se passe comme si les investisseurs considéraient que les deux alliés-rivaux atlantiques sont dans le même bateau.
L’heure des révisions déchirantes des objectifs de cours sur l’année pourrait bien sonner plus tôt que prévu.
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