La vidéo du jour: La City a un caractère systémique pour les finances publiques britanniques
Première industrie concernée par le Brexit, la finance britannique a rappelé à son gouvernement ce qu’elle pèse dans l’économie du Royaume-Uni.
Et donc ce qu’il en coûterait à la collectivité nationale si elle devait s’exiler. Il y a en effet de quoi faire réfléchir.
Selon un rapport qu’elle a demandé à la firme de conseil PwC, elle est un contributeur hors norme aux finances publiques.
Elle a versé en 2015 71,4 milliards de livres de taxes au Trésor, soit 11,5% des recettes fiscales de l’Etat.
Car si Londres est une ville accueillante pour la finance, cela n’empêche pas de la taxer lourdement.
Par le biais de l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales qui comptent pour près de 30 milliards de livres, ainsi que par des prélèvements indirects pour plus de 40 milliards.
Le poids des prélèvements n’a d’ailleurs jamais été plus élevé et représente désormais plus d’un tiers des marges de l’industrie.
Si bien qu’il deviendrait hors de proportion si le Royaume-Uni venait à se voir coupé du marché unique européen des services financiers.
Mais la perte induite par un déménagement des emplois se mesure encore à d’autres chiffres.
La finance compte ainsi 1,1 million de salariés outre-Manche, ce qui représente, à titre de comparaison, un quart de l’emploi en Ile-de-France.
Il s’agit d’emplois de haute qualification comme le montre le salaire annuel moyen, 64.000 livres soit 75.000 euros au cours actuel. Et l’imposition moyenne est de 32.000 euros par salarié.
En clair, attirer des activités financières de Londres à Paris serait la meilleure manière de secourir nos finances publiques.
Au vu de tels chiffres, même un député socialiste de base devrait être en mesure de le comprendre.
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