La vidéo du jour : GM entend jouer à fond la carte Trump

Philippe Mudry

Carlos Tavares devra-t-il à Donald Trump un rapprochement avec Opel en cas de succès des négociations de PSA avec General Motors ? En partie sans aucun doute.

C’est peu dire que le président américain est attaché à un marché automobile national florissant. Or GM, depuis qu’il est revenu à la vie grâce aux bons soins de l’administration Obama, a mis le turbo sur son très lucratif marché où ses marges dépassent 10%. Y produire des automobiles sous l’ère Trump, avec des impôts revus en baisse et des normes anti-pollution potentiellement allégées, pourrait s’avérer un business bien plus rentable qu’en produire en Europe. Surtout quand on s’appelle General Motors.

Malgré d’incessantes restructurations, GM n’est en effet jamais parvenu à redresser sa marque allemande. Les normes sociales en vigueur outre-Rhin d’une part, la modestie des volumes produits et l’extrême concurrence régnant sur le continent d’autre part, lui interdisent la profitabilité espérée. Même après la fermeture de l’usine Opel de Bochum (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) en 2014, le constructeur n’a pu s’affranchir de surcapacités massives, dépassant de plus de moitié sa production et très supérieures à celle de ses rivaux.

Que GM jette l’éponge surprendrait d’autant moins que sa patronne Mary Barra a toujours privilégié les marges aux volumes. D’où les retraits opérés de Russie et d’Australie, entre autres. Toute à sa volonté d’optimiser son allocation de capital, GM considère sans doute que c’est sur son marché domestique que les meilleurs investissements sont à réaliser. Le constructeur a d’ailleurs été des premiers, à la mi-janvier, à répondre aux injonctions de M. Trump en annonçant un milliard d’investissements supplémentaires dans ses usines nationales.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...