Le fabricant allemand de traitements génériques Stada et des fonds de capital-investissement sont en concurrence pour racheter Upsa, la division de médicaments sans ordonnance de Bristol-Myers Squibb en France, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier. Cette division, connue notamment pour ses antalgiques Dafalgan et Efferalgan, a été mise en vente au cours de l'été. Les candidats au rachat devaient soumettre leur offre avant le 5 octobre, ont dit les mêmes sources. Des banques d’affaires ont été mandatées pour organiser des enchères durant le second semestre.Upsa pourrait être valorisé environ un milliard d’euros (environ 1,15 milliard de dollars) dans le cadre de cette vente, qui intervient en pleine consolidation du secteur de la santé grand public favorisée par la volonté des grands groupes pharmaceutiques de se concentrer sur leurs points forts.Les fonds de capital-investissement sont attirés par la croissance élevée du secteur des médicaments sans ordonnance, dont la demande est soutenue entre autres par le vieillissement de la population dans les pays les plus développés.Upsa, qui emploie 1.500 personnes en France, dont 1.300 dans le Lot-et-Garonne, fait l’objet d’offres indicatives de la part des fonds BC Partners, CVC Capital Partners et PAI Partners, ainsi que de Stada, lui-même contrôlé par les fonds Bain Capital et Cinven.D’après l’une des sources, deux autres prétendants s'étaient initialement penchés sur le dossier avant de se lancer dans la course: Mylan et Pierre Fabre.
Vincent Marioni, directeur Europe des investissements crédit d’Allianz Global Investors, a présenté ses vues du marché crédit européen à l’occasion d’une conférence de presse à Paris le lundi 8 octobre.Selon lui, la correction graduelle observée sur le marché du crédit européen lui a permis de se retrouver «aujourd’hui à sa juste valeur sinon au-delà». Selon lui, les fondamentaux du segment restent solides (niveau d’endettement raisonnable des émetteurs, taux de défaut bas et bonne liquidité des sociétés) et le risque est bien rémunéré.Vincent Marioni estime aussi que la Banque centrale européenne offre une visibilité intéressante avec l’arrêt de son programme de rachat d’actifs programmés pour fin décembre. «Les marchés ont intégré l’arrêt du programme de la BCE dans leur pricing depuis mars-avril 2018. C’est une donnée secondaire pour nous. Nous avons la conviction qu’il y aura une convergence des spreads des titres qui étaient éligibles à ce programme et ceux des titres qui ne l'étaient pas,» a-t-il dit.Le patron des investissements crédit européens chez Allianz GI souligne toutefois les incertitudes liées au risque géopolitique, entre autres l’Italie et le Brexit pour la partie européenne mais aussi un risque croissant dans quelques pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Turquie, etc). Il note également que le marché se montre beaucoup moins complaisant vis-à-vis des émetteurs obligataires.Quant à la survenance d’une récession globale, Vincent Marioni ne l’imagine pas se produire avant 2020. «La crise n’a pas eu lieu en 2017, certains la voient en 2020. Il n’est pas possible de déterminer aujourd’hui quel en serait le catalyseur mais une récession pourrait éventuellement intervenir à l’horizon 2020 avec le resserrement des politiques monétaires, l’accroissement du coût des financements pour les entreprises et un début de récession aux Etats-Unis. Il s’agit néanmoins davantage d’une thématique pour fin 2019. Pour 2019, l’environnement apparaît très favorable au marché du crédit européen. Une récession intervient lorsqu’on s’y attend le moins. Personne ne s’attendait à une croissance aussi vigoureuse aux Etats-Unis. C’est un cycle extrêmement long. Un éventuel retournement de marché est d’autant plus craint, surtout aux Etats-Unis» a déclaré Vincent Marioni.La situation des banques italiennes a aussi été dépeinte par Simon Outin, analyste-gérant spécialiste du secteur bancaire européen chez Allianz GI. Intesa Sanpaolo et Unicredit figurent dans le portefeuille du fonds Allianz Euro High Yield.Simon Outin a pointé le fait que l’exposition souveraine sur l’Italie des financières italiennes reste extrêmement forte. Aussi malgré la réduction de leurs expositions aux créances douteuses (non performing loans), les banques italiennes n’en tirent aucun bénéfice selon l’analyste-gérant d’Allianz GI, en raison du risque actuel sur les obligations souveraines italiennes.
Le groupe français Biogroup-LCD a signé un protocole d’accord avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en vue d’une levée de fonds de 180 millions d’euros. Stéphane Eimer, le dirigeant fondateur de Biogroup-LCD, reste majoritaire au capital de la société. L’accompagnement de la CDPQ doit permettre à Biogroup-LCD de poursuivre sa stratégie de croissance externe au cours des années à venir en consolidant sa présence dans les régions où le groupe est aujourd’hui présent et en se développant dans de nouvelles régions. La transaction doit être finalisée fin novembre 2018. Biogroup-LCD était conseillé par Degroof Petercam.
Le président-directeur général de l’assureur britannique Aviva, Mark Wilson, a démissionné de son poste ce jeudi 9 octobre. Il a été mis en dispense de préavis («gardening leave») et restera dans l’entreprise jusqu’au 9 avril 2019. Le conseil d’administration et Mark Wilson considèrent la mission de ce dernier terminée. La recherche d’un successeur a déjà débuté avec une évaluation de candidats internes et externes. Le processus de sélection devrait s'étendre sur les quatre prochains mois. Adrian Montague, actuellement président non-exécutif d’Aviva, assurera les fonctions de Mark Wilson durant la transition et dirigera un comité composé de trois directeurs exécutifs: Andy Briggs (CEO, UK Insurance), Thomas Stoddard (directeur financier) et Maurice Tulloch (CEO, International Insurance). Une fois le nouveau P-DG choisi, Adrian Montague reprendra son rôle initial. Ces changements temporaires sont sujets à l’approbation des régulateurs concernés. Mark Wilson était en poste depuis janvier 2013. Sous son égide, Aviva a connu une refonte ayant permis d’améliorer la performance et le bilan de l’assureur britannique. Le groupe ne se focalise plus que sur 14 marchés contre 28 à l’arrivée de Mark Wilson en 2013. Aviva vise une croissance de son bénéfice d’exploitation par action de plus de 5% en 2018 d’obtenir un ratio de distribution de dividendes de 55 à 60% d’ici 2020. APV
Upsa, la division de médicaments sans ordonnance de Bristol-Myers Squibb en France, fait l’objet d’offres indicatives de rachat de la part des fonds de capital-investissement BC Partners, CVC Capital Partners et PAI Partners, ainsi que du fabricant allemand de traitements génériques Stada, lui-même contrôlé par les fonds Bain Capital et Cinven, ont déclaré à l’agence Reuters des sources proches du dossier. Connue notamment pour ses antalgiques Dafalgan et Efferalgan, elle a été mise en vente au cours de l'été. Les candidats au rachat devaient soumettre leur offre avant le 5 octobre. Des banques d’affaires, Deutsche Bank et Jefferies, ont été mandatées pour organiser des enchères durant le second semestre.
On a visit to Paris for the Ryder Cup, Martin Gilbert, co-CEO of Aberdeen Standard Investments (ASI), discusses the merger with Standard Life, in an interview with NewsManagers and L’Agefi Hebdo.
Le groupe Renault a annoncé vendredi un investissement dans la start-up Akoustic Arts aux côtés du fonds Newfund, qui vient récemment de finaliser une levée de fonds de 130 millions d’euros. Cet investissement s’accompagne en parallèle d’un contrat de collaboration entre le groupe automobile et la jeune société, visant à embarquer la technologie Akoustic Arts au sein des véhicules Renault. Créée en 2010, Akoustic Arts a développé une technologie brevetée de son ultra directionnel, transporté dans l’air en créant en faisceau que seul l’utilisateur visé entend. Après une première phase de R&D, le projet prévoit de mettre au point des enceintes directionnelles embarquées dans les véhicules de la gamme Renault. Des produits destinés au réseau après-vente seront également à l’étude.
La nouvelle norme IFRS 9 sur les instruments financiers est entrée en vigueur le 1er janvier 2018 pour la plupart des entités. Mais des groupes d'assurance ont toutefois décidé de reporter son application à 2021, comme la loi le leur permet, constate une étude de Mazars. L'année 2021 sera aussi la date de l'entrée en vigueur de la nouvelle norme IFRS 17 sur les contrats d'assurance.
La Maif a fait l’acquisition d’un immeuble de bureaux situé au 154 rue de l’Université, dans le 7ème arrondissement de Paris. Il s’agira pour la mutuelle de regrouper ses équipes pour l’instant disséminées sur plusieurs sites parisiens : boulevard du Montparnasse et rue Notre Dame des Champs. «Cela permettra aux nombreux collaborateurs travaillant notamment sur les fonctions dédiée à l’innovation, au digital et la finance d'être rassemblées sur un même site», justifie-t-on du côté de la mutuelle niortaise. Interrogée sur l’avenir des anciens locaux parisiens, la mutuelle botte cependant en touche. Aucune décision n’aurait été prise pour le moment concernant une éventuelle cession, bien que les nouveaux locaux aient la capacité d’accueillir tout le monde. Une chose est sûre : le siège social restera bel et bien à Niort. AB.
L’article 54 relatif à la gouvernance du groupe La Poste a été adopté à l’Assemblée nationale en première lecture, a annoncé Bercy. Cette mesure permettra l’apport par la Caisse des dépôts et des consignations ( CDC) de sa participation dans CNP Assurances à la Banque Postale. La Poste deviendra alors un groupe complet de bancassurance et la CDC deviendra ainsi l’actionnaire majoritaire de la Poste aux cotés de l’Etat, précise le ministère des Finances. Avec un bilan de 1 000 milliards d’euros, ce pôle financier sera un des organismes de financement public les plus importants au monde. En adossant une nouvelle activité de banque et d’assurance à La Poste, cette opération consolide aussi l’entreprise publique, qui pourra alors développer davantage ses services financiers, assure le communiqué de Bercy Au terme de ce rapprochement qui sera engagé avant la fin de 2019, La Poste restera une société à capitaux 100 % publics, détenue par les deux mêmes actionnaires : la CDC et l'État. RR.
L’Assemblée nationale a adopté les articles de la loi Pacte (relatif à la croissance et la transformation des entreprises) visant à la création d’un Fonds pour l’innovation et l’industrie (FII) doté de 10 milliards d’euros ainsi que le principe d’une privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) et de la Française des Jeux (FDJ) et une ouverture du capital d’Engie. Ces cessions de participations publiques permettront d’allouer une partie des capitaux publics au nouveau fonds, qui a pour vocation d’investir dans des technologies d’avenir telles que l’intelligence artificielle, la nanoélectronique ou encore le stockage de l’énergie. Ces 10 milliards d’euros sont placés pour obtenir un rendement annuel pérenne de 250 millions d’euros. « Nous avons besoin que la puissance publique investisse dans les technologies de rupture nécessaires au maintien de notre souveraineté économique, et prenne ainsi le relais d’investissements privés insuffisants. C’est le sens de ce Fonds pour l’innovation de rupture », défen Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. Dans le cadre de ces opérations de cession, «le développement de l’actionnariat populaire sera également une priorité», indique le gouvernement. Une partie du capital cédé par l'État pourra être réservée aux Français souhaitant investir dans les entreprises concernées. Le développement de l’actionnariat salarié sera également recherché à l’occasion de ces opérations. Cessions des participations La loi PACTE engage la modification du régime juridique d’ADP pour permettre la reprise du contrôle sur les actifs aéroportuaires parisiens par l’Etat à l’issue d’une durée de 70 ans après la privatisation et ne pas transférer au secteur privé un droit d’exploitation sans limitation de durée. L’ensemble des biens (terminaux, pistes etc.) réintégreront alors le patrimoine de l’État qui sera libre d’en confier la gestion en concession à un nouvel exploitant. Toutes les fonctions régaliennes, telles que la sécurité des frontières et la régulation du trafic aérien continueront à être assurées par l’Etat comme elles le sont aujourd’hui. L’Etat disposera d’un pouvoir d’autorisation sur les investissements, les travaux et les changements de contrôle d’ADP. Par la loi, il veillera à ce que les investisseurs contribuent au développement du service public aéroportuaire et soient conformes aux exigences d’un cahier des charges. Cette privatisation poursuit en outre l’ambition du renforcement de la qualité de service pour conforter le groupe ADP comme leader mondial. La loi PACTE autorise également le transfert au secteur privé de la majorité du capital de La Française des Jeux . À l’issue de la privatisation, l’État restera actionnaire minoritaire de l’entreprise pour continuer de participer à la gouvernance. Le monopole confié par l’État à la FDJ et la régulation qui y est associée sont les garants du respect des impératifs de maintien de l’ordre public et de santé publique, à l’origine même de l’activité de la FDJ. Ils sont réaffirmés dans la loi et attribués désormais à la FDJ pour une durée déterminée d’au maximum 25 ans. La régulation de l’activité de FDJ sera renforcée. À cette fin, une nouvelle autorité indépendante sera mise en place. Son rôle sera d’offrir les meilleures garanties en termes de lutte contre l’addiction au jeu, le jeu des mineurs, la fraude et le blanchiment d’argent. La loi PACTE permet notamment la suppression de l’obligation de détention par l’Etat d’au moins un tiers du capital ou des droits de vote d’ENGIE. La régulation du secteur de l’énergie et l’action spécifique dont l’Etat dispose au capital d’ENGIE suffisent à assurer la sécurité d’approvisionnement en gaz de la France. En supprimant la contrainte de détention du capital d’ENGIE par l’État, la loi PACTE donne de la flexibilité à l’Etat sur son niveau de participation et à ENGIE sur sa capacité à augmenter son capital pour financer des projets industriels stratégiques.
Les électeurs brésiliens devraient dimanche faire accéder au second tour le candidat d’extrême-droite et celui de la gauche qui promet d’abandonner la réforme des retraites.
« Ce que mon équipe et moi aimerions bâtir, c’est une société de gestion d’actifs qui serait valorisée à près de 5 milliards de livres (…) », affirme Euan Munro, le directeur général d’Aviva Investors, au cours d’une interview avec le Financial Times fund management. Aujourd’hui, Aviva Investors est valorisé entre 2 milliards et 2,5 milliards de livres, selon Euan Munro. Lorsqu’il est arrivé, la société valait environ 700 millions de livres en se basant sur un multiple de 10 fois les bénéfices. Concernant le Brexit, Euan Munro estime qu’Aviva Investors est bien positionné. « J’ai une société de gestion d’actifs française parfaitement fonctionnelle avec 100 milliards d’euros d’encours sous gestion. Nous avons une Sicav luxembourgeoise. Ainsi, nous avons des fondements en Europe et il ne faudrait pas grand-chose pour que nous nous adaptions à une variante presque raisonnable du Brexit telle qu’elle est train d’être discutée », dit-il.
Antoine Troesch devient le directeur de l’Investissement de la nouvelle Banque des Territoires. Sa nomination prendra effet au 12 novembre. Antoine Troesch (41 ans) est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Centrale Paris. Il débute sa carrière en 2002 en tant qu’analyste financier chez Morgan Stanley. Il travaille sur des sujets tels que l’énergie et l’infrastructure, dont l’introduction en bourse d’EDF. En 2005, il rejoint Orano, anciennement Areva, en tant que manager à la direction de la Stratégie. Il est en charge de différents accords et partenariats, notamment avec le Kazakhstan, le Japon et la Corée du Sud. En 2008, il devient directeur de la stratégie de l’activité Enrichissement. Il s’occupe entre autres sujets de la transition industrielle entre l’usine Eurodif et l’usine Georges Besse II. En 2011, il accède aux fonctions de directeur des Fusions et acquisitions et conduit un important plan de cessions dans le cadre du recentrage du Groupe sur son cœur de métier. Depuis 2015, il exerçait le poste de directeur de l’activité Chimie-enrichissement. Antoine Troesch était également membre du Comité Exécutif d’Orano depuis juillet 2016. Créée en 2018, la Banque des Territoires est un des cinq métiers de la Caisse des Dépôts. Elle rassemble dans une même structure les expertises internes à destination des territoires. Porte d’entrée client unique, elle propose des solutions sur mesure de conseil et de financement en prêts et en investissement pour répondre aux besoins des collectivités locales, des organismes de logement social, des entreprises publiques locales et des professions juridiques. Elle s’adresse à tous les territoires, depuis les zones rurales jusqu’aux métropoles, avec l’ambition de lutter contre les inégalités sociales et les fractures territoriales. La Banque des Territoires est également déployée dans les 16 directions régionales et les 35 implantations territoriales de la Caisse des Dépôts afin d’être mieux identifiée auprès de ses clients et au plus près d’eux.
Joël Prohin, responsable du pôle gestion des portefeuilles de la Caisse des Dépôts (CDC), Sandrine Richard, responsable de l’activité Dette privée France de Muzinich, Stéphane Dupont, directeur adjoint de la gestion sous-mandat chez Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne, et Gabriel Eschbach, fondateur d’ACE Finance & Conseil, ont répondu à cette question lors des Clubs Dates Invest organisés au Biocluster Les Haras à Strasbourg le 14 septembre dernier.
La commission de surveillance de la CDC verra l'arrivée de personnalités qualifiées choisies par le Parlement et le gouvernement. Deux salariés siègeront également dans cette commission au rôle renforcé et qui sera sous le contrôle de l'ACPR.
Generali poursuit sur sa lancée. Après l’annonce la semaine dernière de négociations exclusives avec Sycomore, l’assureur italien indique ce lundi que la réorganisation programmée de Generali Investments (NewsManagers du 20 août 2018) est effective à compter de ce 1er octobre. Generali Investments Europe S.p.A. Società di gestione del risparmio scinde sa structure d’entreprise en deux sociétés de gestion distinctes, chacune ayant sa propre spécialisation : Generali Insurance Asset Management S.p.A. Società di gestione del risparmio (le nouveau nom de Generali Investments Europe S.p.A. Società di gestione del risparmio) d’une part, et Generali Investments Partners S.p.A. Società di gestione del risparmio (une nouvelle société de gestion d’actifs italienne) d’autre part. Les fonctions support aux deux entités sont de leur côté assurées par Generali Investments Holding S.p.A. Generali Investments continue d'être la marque commune de ces sociétés de gestion du groupe Generali.Une nouvelle architecture qui répond à la volonté de Generali de donner beaucoup plus de poids à la gestion externe, comme vient de le montrer l’annonce de négociations exclusives avec le français Sycomore. Philippe Donnet, directeur général du groupe d’assurances italien, a d’ailleurs annoncé la couleur. En fin de semaine dernière, le responsable a indiqué que Sycomore pourrait être la première acquisition d’une série beaucoup plus longue. «Nous n’excluons pas d’acheter des sociétés de gestion petites et moyennes comme Sycomore afin d’investir dans des classes d’actifs alternatives, très spécialisées, à très forte valeur ajoutée», a-t-il déclaré.Dans le détail, la première société, Generali Insurance Asset Management S.p;A. Società di gestione del risparmio (GIMA), propose un historique de performances en matière de solutions LDI (Liability Driven Investments) destinées à des portefeuilles d’assurance et de fonds de pension, ainsi qu’un ensemble d’outils d’analyse internes qui ont été développés pour soutenir la gestion LDI. Cette société est dirigée par Santo Borsellino, directeur général. De son côté, Generali Investments Partners S.p. A. Società di gestione del risparmio (GIP) a pour objectif d’être le moteur de croissance de l’activité tant en terme du nombre de clients externes que des encours sous gestion. La gestion de portefeuille se concentrera sur le développement de stratégies d’investissement non contraintes, par le biais d’expertises internes et externes. Ces dernières proviendront de l’acquisition de boutiques d’investissement spécialisées. Cette société est dirigée par Carlo Trabattoni, directeur général.Les services opérationnels venant en support de la gestion d’actifs sont assurés par Generali Investments Holding S.p;A.(GIH). Ainsi, GIH assure la mise à disposition de services destinés à épauler les activités de gestion d’actifs (i.e opérations efficientes de back office, systèmes de reporting et infrastructures technologiques sophistiqués). GIH intervient également comme société holding: elle détiendra les participations dans le capital de boutiques d’investissement spécialisées et des sociétés de Generali Investments. La société GIH est dirigée par Dominique Clair, Directeur Général.Selon le communiqué, «cette réorganisation vise à améliorer davantage la capacité de Generali Investments à répondre aux besoins des investisseurs, et à aider les clients à atteindre leurs objectifs d’investissement (...) En adoptant un modèle d’entreprise fondé sur la spécialisation, au sein duquel chacune des sociétés exerce ses activités dans des domaines de compétence clairement définis, Generali Investments vise à répondre au mieux aux différents besoins de ses clients via des savoir-faire dédiés, des professionnels expérimentés, et des outils à la pointe de la technologie». «Nous sommes désormais en mesure de gérer au mieux les portefeuilles des compagnies d’assurance et des fonds de pension : avec plus de 430 milliards d’euros d’encours, GIAM est l’un des plus importants gestionnaires d’actifs européens spécialisés dans les solutions LDI. Une compréhension approfondie des contraintes de passif de nos clients, une connaissance experte des marchés et de la volatilité, notre approche de gestion des risques intégrée au sein de notre processus d’investissement, (...) contribueront à renforcer notre présence actuelle sur le marché, pour croître dans le domaine du LDI», commente Santo Borsellino, directeur général de GIAM, cité dans le communiqué."Les clients demandent aux sociétés de gestion d’actifs de développer des solutions innovantes destinées à répondre à des besoins d’investissement spécifiques. GIP est spécialisée dans la gestion de portefeuilles investis dans des stratégies diversifiées actives. Pour cela, la société s’appuie sur des expertises tant internes qu’externes au travers d’un modèle multi-boutiques», déclare pour sa part Carlo Trabattoni, directeur général de GIP.
Le groupe Humanis a officialisé ce mardi 2 octobre la nomination de Thomas Saunier, actuel directeur général de Malakoff-Médéric, au poste de directeur général d'Humanis.
La promotion de Cristiano Borean au poste de directeur financier du groupe Generali avait amené la filiale française de l’assureur à se chercher un nouveau directeur financier. C’est finalement Laetitia Léonard-Reuter qui rejoindra Generali France le 1er novembre et intégrera le comité exécutif. Elle était précédemment chief data officer d’AXA France. «Sa maîtrise à la fois des finances et de la data sera un atout décisif pour permettre à Generali France de relever les enjeux de transformation qui se présentent aux groupes d’assurance aujourd’hui en matière de normes, de gestion du capital et d’exploitation des données», a salué Jean-Laurent Granier, président directeur général de Generali France dans un communiqué. Laetitia Léonard-Reuter, 43 ans, est diplômée d’HEC Paris, de l’Université de Saint-Gall (Suisse), et de l’Institut des Hautes Etudes de l’Entreprise (IHEE). Elle débute sa carrière en 2000 en tant qu’analyste en fusions-acquisitions chez JPMorgan Chase, dans le secteur des Télécommunications, Média et Technologies. En 2003, elle rejoint le siège du groupe AXA en tant que chargée d’affaires Corporate Finance. En 2006, elle devient responsable du capital management du droupe et exerce également les fonctions de responsable Middle / Back Office ainsi que chief risk officer d’AXA SA. En 2014, elle est promue directrice financière d’AXA Global P&C, entité dédiée aux activités de dommages et de réassurance dommages. Après un passage par AXA Entreprises en tant que directrice Marketing et Services, elle devient en 2017 chief data officer d’AXA France. AB.
« Dans deux ans, les assureurs auront intégré la blockchain dans leur système de production ». Nicolas Meric, CEO de Dreamquark, qui s’exprimait lors de la table ronde sur l’intelligence artificielle et la blockchain dans l’assurance au cours de l’Insurtech Business Week, le 29 septembre, sait de quoi il parle. Il connait bien les enjeux du développement de cette nouvelle technologie au sein des grands groupes. Il a travaillé avec BNP Paribas, AG2R la Mondiale ou encore GAN. Mais il a aussi connu quelques désillusions face à la difficulté d’introduire une nouvelle technologie qui remet en question les organisations existantes. « Dans deux ans, la blockchain pourra démontrer un véritable ROI » « J’ai dû revoir à la baisse mes ambitions », reconnait-il. Une affaire de temps avant tout. « La blockchain impose de casser l’organisation en silo des grands groupes, il a fallu faire appel à un travail humain long pour accéder à toutes les données, cela a représenté deux à trois ans d’efforts, constate-t-il. Nous avons pu établir de nombreuses preuves de concept (proof of concept) mais cela nous réclamera désormais encore deux ans environ pour pouvoir arriver à un système fonctionnel, diffusé à grande échelle et où l’on pourra démontrer un véritable ROI ». Élue fintech de l’année 2017 par France Innovation, Dreamquark développe une plateforme prédictive qui permet aux entreprises d’accéder à des applications d’intelligence artificielle pour des problématiques quotidiennes. La blockchain rentre enfin dans le dur pour les assureurs, après un premier effet de mode et des promesses parfois exagérées. « Il y a eu beaucoup d’histoires racontées à propos de la blockchain, de la « hype » autour de la technologie, certains acteurs ont vendu des solutions magiques, mais le top management des assureurs en est revenu », estime Nicolas Meric. Mais la blockchain ne semble plus un mythe. « On ne peut pas passer à côté de cette technologie. Ça serait comme parier sur le minitel alors qu’apparait Internet », lance Jean-François Lequoy, directeur général de Natixis Assurances. La blockchain entre dans la production Les applications sont lancées. La blockchain se concentre actuellement sur « l’analyse du langage naturel », souligne Franck Coisnon, group industry director chez Atos. Elle est appliquée à la fois pour l’automatisation de la relation client (compréhension automatique des emails, sms, voire des appels pour orienter la demande du client et faciliter le travail de l’interlocuteur) et pour la gestion des sinistres grâce à une identification automatique des dommages corporels et la préparation de l’indemnisation. « Les Chinois et Américains sont là pour écraser le marché » Les assureurs doivent s’engager dans une course de vitesse car la France, malgré ses talents humains dans les sciences et les maths ne fait pas le poids avec « la Chine et les États-Unis qui représentent respectivement 48% et 38% des investissements dans l’intelligence artificielle », rappelle Olivier Jaillon, CEO de la Parisienne Assurance. « Ils sont là pour écraser le marché », prévient-il. L’assureur chinois Ping An a ainsi déjà mis au point une application utilisant la blockchain qui permet à l’assureur d’identifier à partir de photos envoyées par smartphone les pièces endommagées d’un véhicule et d’estimer le montant du sinistre. Les groupes français s’y mettent également. A La Poste, une solution blockchain a été mise en place pour l’archivage des documents en 2017. « Nous voyons la blockchain comme la principale rupture technologique à venir », affirme Alain Roset, directeur innovation blockchain du groupe. Chez Allianz, la blockchain est utilisée pour le partage de données entre assureurs, le « KYC » (« know your customer »). « C’est un projet en construction qui permettra une meilleure traçabilité des biens assurés », indique Olivier Salomon, Tech & Innovation Program Leader chez Allianz France. La blockchain est également en cours de développement chez l’assureur pour améliorer la lutte contre la fraude. Enfin, elle est utilisée pour fluidifier le parcours client en améliorant les transactions financières entre les filiales du groupe et la synchronisation des données. Olivier Salomon voit également un développement important de la blockchain pour le régulateur. L’ACPR travaille ainsi sur une technologie de registre pour la transmission de titres financiers. Elle pourrait également accorder des agréments aux fintech en utilisant la blockchain comme tiers de confiance. Olivier Jaillon, CEO de la Parisienne Assurance souligne l’importance de la sécurité de la « blockchain qui n’a jamais pu être hackée ». Utilisant une blockchain privée, La Parisienne Assurance a développé une plateforme technologique (IPaas, Insurance Product as a Service) pour ses distributeurs qui permet l’automatisation complète de la tarification, de la souscription et du paiement des sinistres. A fin 2018, la moitié de ses partenaires utilisent cette plateforme et à fin 2019, elle vise la totalité de ses clients. L’assureur compte également faire évoluer sa technologie vers une blockchain publique. La blockchain et les nouvelles technologies pourraient également remettre encore en question le principe même de l’assurance même si les premières expériences sont parfois difficiles en France. Inspeer, plateforme d’assurance collaborative qui permet de mutualiser des franchises d’assurance dommages avec des proches, « ne rencontre pas le succès escompté », rappelle Olivier Salomon. Ces acteurs ont l’ambition d’utiliser la blockchain pour supplanter les assureurs lorsque ceux-ci l’emploient pour réduire le rôle des intermédiaires. La start-up estonienne Black Insurance réalise sa première levée de fonds numérique (ICO) auprès du grand public depuis le 1er octobre dans le but de lancer son premier produit en 2019 avec l’appui de courtiers. Elle veut s’appuyer sur la blockchain et les cryptomonnaies pour baisser les coûts et court-circuiter le rôle de l’assureur en faisant appel au public (crowdfunding) et en donnant plus de pouvoir aux courtiers pour établir des contrats sur-mesure. TV
Le fonds de private equity vient de boucler l’acquisition auprès de KKR de United Group, un opérateur centré sur les Balkans valorisé 3 milliards d’euros.
Le conseil d’administration de CNP Assurances a examiné ce jeudi 27 septembre l'évolution prochaine son actionnariat. En conséquence, l’organe a décidé de la création en son sein d’un comité ad hoc composé des administrateurs indépendants en vue d’étudier les évolutions qui pourraient être proposées. A la fin du mois d’août, le ministre de l'Économie annonçait en effet lancer le rapprochement entre CNP Assurances et la Banque Postale dans le but de créer un grand pôle financier public. Dans le détail, la Caisse des Dépôts, actionnaire de la CNP à hauteur de 41 %, devrait apporter cette participation à La Banque postale. En parallèle, la CDC monterait au capital de La Poste pour en prendre le contrôle fin 2019. Le conseil d’administration de la compagnie d’assurance précise dans un communiqué «qu’il entend inscrire le futur de l’entreprise [...] dans l’intérêt de tous ses actionnaires, et au bénéfice de l’ensemble de ses partenaires dont les partenaires existants, de ses clients et de ses collaborateurs». AB.
Le groupe Bolloré va sortir du pacte d’actionnaires de Mediobanca, a annoncé jeudi la banque d’affaires italienne, dont la gouvernance pourrait être bouleversée par cette décision surprise. Dans un communiqué, Mediobanca précise que le français, son deuxième actionnaire avec 7,9% du capital et un acteur clef de ce pacte depuis 20 ans, a fait le choix de s’en retirer en raison de son engagement financier croissant dans le groupe de médias français Vivendi et du besoin d’une plus grande flexibilité de ses actifs.
La banque centrale indonésienne (BI) a une nouvelle fois relevé son taux directeur reverse repo à 7 jours lors de la réunion de ses membres ce matin de 25 points de base (pb) pour le porter à un niveau de 5,75%. Elle s’est aussi engagée à continuer sa politique de durcissement monétaire jusqu’à l’année prochaine. Cette décision, qui était anticipée par 27 des 37 économistes interrogés par Bloomberg, porte ainsi les hausses de taux cumulées de la BI à 150 pb depuis mi-mai afin de freiner la dépréciation de la roupie et de conserver des niveaux de rendements locaux suffisamment attractifs pour attirer des capitaux étrangers.