Face à la baisse des taux, la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie (8,1 millions d'euros d'actifs) a décidé de se porter sur des credit linked note (CLN) de grandes banques européennes et d'augmenter le poids de sa poche immobilière en SCPI. Elle privilégie la gestion du risque au maintien des produits financiers.
Avant d’être trésorier de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie, Patrick Remm a connu plusieurs vies : membre des services de renseignement français à Berlin pendant la guerre froide, conseiller sécurité au sein d’un cabinet ministériel, chef d'une entreprise de sécurité dans les régions d’Afrique et du Moyen-Orient, réserviste auprès de l'attaché de Défense de l'ambassade de France en Afrique du Sud. Il rejoindra finalement la Fondation FM-GACMT où il se voit confier les opérations de gestion d'actifs. [Le portrait de Patrick Remm, réalisé fin 2015, est republié Par Instit Invest à l'occasion de la présentation de la nouvelle gouvernance de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie]
Natixis Investment Managers (Natixis IM) is adding a string to its bow with the announcement of the creation of a new department on 10 September dedicated to investment solutions. Jean Raby, who has been head of the firm since 2010, lays out the contours of the new activity for NewsManagers. The director also discusses development projects, including those in Asia and for real and alternative assets.
Tesla accusait une forte baisse vendredi à New York (de près de 10%) suite à la démission de Dave Morton, son chef comptable (Chief Accounting Officer), un mois seulement après son entrée en fonction. Le cours est également pénalisé par la diffusion sur internet, jeudi, d’une interview vidéo d’Elon Musk, fondateur et PDG du constructeur automobile, en train de fumer du cannabis. Par ailleurs, jeudi, l’investisseur Andrew Left, fondateur du vendeur à découvert Citron Research, a déposé une plainte en nom collectif reprochant à Elon Musk d’avoir manipulé le cours de Tesla, en annonçant le 7 août sur Twitter qu’il voulait retirer son groupe de la Bourse, avant de changer d’avis le 25 août.
Dotée initialement de 7,2 millions d’euros, la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie a jusqu’à présent essentiellement investi dans des EMTN. En raison des rendements actuels insatisfaisants de ces produits, l’institution devrait largement modifier son allocation d’actifs.
Au cours des Rendez-Vous de Monte Carlo, du 8 et 9 septembre, consacrés à la réassurance, Denis Kessler a exprimé son refus de voir le groupe s’engager dans une fusion, après l’OPA amicale de 8,3 milliards d’euros de Covéa. «Scor n’a pas besoin de fusionner», a déclaré Kessler, rapporte le site Reinsurance. «Nous sommes rentables et nous ne sommes pas dans une situation de crise, nous n’avons pas besoin de soutien (...) En tant que réassureur de premier rang, nous pouvons croître sans fusionner», a indiqué le patron en réaction à l’offre de Covéa et en démentant également avoir eu des contacts avec Partner Re plus tôt cette année. Denis Kessler estime que l’offre de rachat de Covéa est «incompatible» avec sa «stratégie d’indépendance», ajoutant que toute offre publique révisée serait jugée hostile. Denis Kessler estime que l’intérêt général d’une fusion ne s’applique pas au développement de Scor. « Les sociétés fusionnent parce qu’elles ne sont pas suffisamment rentables, parce qu’elles manquent de ressources ou qu’elles ont besoin de taille ou même de solvabilité. Nous n’avons pas besoin de cela », a tranché Denis Kessler. TV
John Neal est nommé à la tête du Lloyd’s of London, le marché londonien de la réassurance, en remplacement d’Inga Beale. Il doit prendre ses fonctions le 15 octobre 2018. John Neal a commencé sa carrière au marché de Lloyd’s en 1985, d’abord en tant que souscripteur et plus tard en tant que PDG de Ensign Managing Agency. Puis il a pris les rênes de l’assureur et réassureur QBE, très implanté dans le marché de Lloyd’s. TV
Pour la deuxième année de publication des rapports ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) et climat (pour les institutions de plus de 500 millions d’encours) conformément à l’obligation de reporting de l’article 173 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTE), près d’une vingtaine de gros investisseurs institutionnels sont venus rejoindre les rangs de ceux qui se conforment à la loi. Le cabinet Indefi a passé en revue 127 investisseurs institutionnels présents dans son baromètre annuel qui leur est consacré pour regarder la publication des rapports ESG et climat. Le cabinet constate que plus de la moitié de son panel (55%), soit 70 investisseurs se conforment désormais à la réglementation en août 2018 contre 52 en août 2017 (38% du panel). Plus que le nombre, leur poids importe, car le montant des actifs sous gestion couvert grimpe de 88% à 95% des actifs totaux soit 2.298 milliards d’euros d’encours. Le panel d’Indefi se rapproche des 80 investisseurs institutionnels adhérents de l’AF2I. Mais si l’on tient compte de toutes les acteurs institutionnels, le nombre des investisseurs institutionnels concernées par l’article 173 atteindrait 840 selon le cabinet Novethic. Plus de transparence Du côté du verre à moitié plein, Indefi note « une nette amélioration en matière de conformité avec l’article 173 par rapport à l’an dernier ». Tant en nombre d’institutionnels que sur la qualité des données. Sur les 70 investisseurs qui ont produit un reporting, 38% ont consacré un rapport dédié sur leur site internet. «Nous sommes sur une véritable courbe d’apprentissage» La catégorie des bons élèves ayant « publié un nouveau rapport détaillé, mettant à jour leurs activités et engagements en matière d’ISR (…) avec des rapports d’une taille conséquente et illustrés de graphiques et statistiques » a nettement progressé passant de 18% du panel en 2017 à 37% en août 2018. « Nous sommes sur une véritable courbe d’apprentissage », commente Agnès Lossi, directrice associée du cabinet. 31% des investisseurs ont publié des informations assez détaillées et 31% des informations peu détaillées. « Il reste un gros travail à réaliser ou à compléter sur la mesure des impacts ESG sur les investissements et le climat », reconnait Agnès Lossi. «La transparisation en délégation reste le plus difficile à faire» Les rapports restent d’ailleurs encore très hétérogènes dans les méthodologies employées pour intégrer des critères ESG dans les opérations d’investissement. Le travail de mis en transparence des fonds lorsque la gestion est déléguée reste le plus difficile à obtenir comme l’année précédente. Des rapports qui se ressemblent… Du côté du verre à moitié vide, les investisseurs qui ne publient pas d’informations sur leurs politiques ESG et climat préfèrent se faire discrets, n’appliquant pas le principe de la loi du « comply or explain ». Seule une institution a affirmé qu’elle ne prenait pas directement en compte les risques ESG-climat dans sa politique d’investissement, relève Indefi. « Cette option laissée ouverte par le texte de loi, n’a pas été exploitée par les investisseurs », souligne le cabinet. Si la transparence progresse malgré tout sur la publication des données, elle n’est pas de mise en ce qui concerne les auteurs de ces rapports. « Une partie a pu être faite par des prestataires externes, consultants et sociétés de gestion, indique Agnès Lossi. Certains rapports se ressemblent dans la présentation et semblent venir d’un même prestataire ». Une mise à jour de la loi pour plus tard «Il est vraisemblable que le gouvernement attende» Après ces deux premiers exercices, le gouvernement devait en théorie établir un bilan des meilleures pratiques et éventuellement mettre à jour la loi avant la fin de l’année. Mais « cela est finalement peu probable à court terme », pense le cabinet compte tenu du bilan attendu par l’ACPR et l’AMF et surtout du travail en cours par la Commission européenne sur un reporting global des actifs verts. Il est donc vraisemblable que le gouvernement attende (…) pour s’assurer de l’alignement des politiques ESG et climat au niveau national et supranational. Cela suppose un voire deux nouveaux exercices de reporting », note le cabinet. La rapport en ligne ici. TV
Important investisseur dans les terres agricoles, le fonds de dotation d'Harvard ne respecterait pas les critères environnementaux et sociaux, dénoncent deux associations dans un rapport commun.
Tesla a débuté la séance en forte baisse à la Bourse de New York (-8,97%) à la suite à l’annonce de la démission de Dave Morton, son chef comptable (Chief Accounting Officer), un mois seulement après son entrée en fonction. Le cours est également pénalisé par la diffusion sur internet, jeudi, d’une interview vidéo d’Elon Musk, fondateur et PDG du constructeur automobile, en train de fumer un joint de cannabis. Dans cette interview de deux heures animée par l’acteur américain Joe Rogan, vêtu d’un tee-shirt noir où il est inscrit «Occupy Mars», Elon Musk évoque entre autres sa vision d’un avenir dans lequel les humains exploreraient et coloniseraient le cosmos.
La tension monte à la tête de Telecom Italia. Fulvio Conti, le président du conseil d’administration de l’opérateur de télécoms, a demandé des résultats au directeur général Amos Genish. Ce dernier « est l’homme qu’il faut » pour diriger le groupe, mais il doit poursuivre son plan de redressement, a déclaré Fulvio Conti dans une interview accordée à CNBC Television depuis le forum Ambrosetti à Cernobbio en Italie. « La mise en œuvre du plan profitera également aux actionnaires », a ajouté Fulvio Conti.
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) veut dépasser 100 milliards d’euros d’encours d’ici 2025, contre 89 milliards à fin 2017. L’objectif de croissance passera notamment par une nouvelle approche commerciale. «Il était essentiel pour nos commerciaux de revoir les process et outils dont ils disposaient afin qu’ils puissent servir plus de clients avec la même qualité de conseil et une plus grand efficacité. Et pour que cela soit possible, il faut créer les process et les outils en interne adaptés», explique Gad Amar, directeur du développement depuis fin 2017, dans une interview à Newsmanagers (groupe Agefi).
Les organisations représentatives de la banque mutualiste ont demandé le déclenchement de l’accord-cadre sur la gestion anticipée des restructurations.
Generali Investments, filiale de Generali, et Sycomore Asset Management ont annoncé hier soir être entré en négociations exclusives afin de conclure un partenariat stratégique entre les deux sociétés. L’assureur italien Generali doit prendre la majorité économique de la société de gestion. La boutique française créée en 2001 et qui gère plus de 8 milliards d’euros, explique vouloir «franchir une nouvelle étape dans notre mission d’investisseur responsable». «A l’heure où les investisseurs actifs sont de plus en plus attendus pour leur création de valeur et leur engagement sociétal, nous nous devons d’apporter davantage d’impact à travers nos investissements pour continuer à élever les standards de notre industrie», souligne Christine Kolb, associée-fondatrice de Sycomore Asset Management. A l’issue de la transaction envisagée, le groupe Generali détiendrait la majorité économique, les fondateurs de Sycomore AM resteraient «significativement» actionnaires de la société, aux côtés des collaborateurs qui se renforceraient au capital de l’entreprise. Selon nos informations, la part cédée par les quatre fondateurs, dont l’un est récemment parti à la retraite, serait de 60%. L’agence Bloomberg, qui avait la première dévoilé ces discussions fin août, avait fait état d’une transaction qui valoriserait Sycomore à hauteur de 200 millions d’euros. Par ailleurs, Sycomore aurait averti récemment plusieurs clients que ce rapprochement n’aurait pas de conséquences en terme d’emploi. Dans son communiqué, la société explique d’ailleurs que «les équipes de Sycomore Asset Management continueront quant à elles de définir et d’implémenter les axes stratégiques de la société et réaliseront l’intégralité des investissements en toute indépendance». Generali avait annoncé en mai 2017 qu’il souhaitait créer l’une des plus grandes plateformes de gestion d’actifs en Europe, «rassemblant sous son modèle multi-boutique des asset managers de premier plan reconnus pour leur expertise». Sycomore est la première boutique rachetée dans ce cadre en Europe. Dans un communiqué séparé, le groupe italien indique que «Sycomore intègrerait la plate-forme multi-boutique de Generali, coordonnée par Generali Investment Partners et constituerait une étape clef vers son objectif de devenir la plate-forme multi-boutique numéro une en Europe». Sur le vieux continent c’est pour le moment Natixis qui occupe cette place. «Cet accord avec Generali marque une étape majeure dans notre développement et va nous permettre de devenir le leader de l’investissement responsable en Europe. Nous sommes plus que jamais convaincus du bien-fondé de notre mission : générer une performance durable et apporter du sens aux investissements de nos clients», déclare Emeric Préaubert, associé-fondateur de Sycomore Asset Management. Generali assure de son côté que ce partenariat stratégique «s’appuie sur la relation commerciale existante et l’alignement stratégique entre Generali et Sycomore et vise à offrir un potentiel considérable de synergies, notamment grâce à l’accélération du développement international de Sycomore et au développement d’offres sur mesure à destination de clients privés et institutionnels». La réalisation de la transaction reste soumise à la consultation du Comité Social Economique de Sycomore Asset Management (conformément à la réglementation applicable) et à l’obtention des autorisations nécessaires en matière de contrôle des concentrations et en matière règlementaire (et en particulier l’autorisation de l’Autorité des Marchés Financiers). Réjane Reibaud
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) veut dépasser 100 milliards d’euros d’encours d’ici 2025, contre 89 milliards à fin 2017. L’objectif de croissance va désormais passer par une nouvelle approche commerciale. « Il était essentiel pour nos commerciaux de revoir les process et outils dont ils disposaient afin qu’ils puissent servir plus de clients avec la même qualité de conseil et une plus grand efficacité. Et pour que cela soit possible, il faut créer les process et les outils en interne adaptés », explique Gad Amar, directeur du développement depuis fin 2017, dans une interview à Newsmanagers (groupe Agefi).
Alors qu’il est en poste depuis 2008, le possible départ de Philippe Desfossés a été annoncé lors d’un conseil d’administration de l’Erafp, le 28 juin dernier, a appris Instit Invest. Une page pourrait se tourner bientôt pour l'établissement en charge de la retraite additionnelle de 4,5 millions de fonctionnaires, mais aussi certainement, pour la défense de l’investissement socialement responsable en France et en Europe. «Philippe Desfossés a fait plus pour l’ISR et la défense des intérêts de long terme des institutionnels français en Europe et dans le monde que n’importe qui d’autre», regrette un proche.
La prochaine crise en Europe pourrait venir du marché de l’immobilier mais les banques sont mieux armées qu’il y a dix ans pour y faire face, a déclaré hier Danièle Nouy, responsable de la supervision du secteur bancaire à la BCE, dans une interview accordée à l’agence de presse lettone LETA. «Ce qui manque encore, c’est un système de garantie des dépôts», a-t-elle ajouté. Le niveau historiquement bas des taux d’intérêt a favorisé une envolée des prix de l’immobilier dans plusieurs villes et régions européennes, au risque de créer des bulles financières.
Lorsque le fonds norvégien a décidé d’investir dans l’immobilier commercial en 2010, ses gérants voulaient se concentrer d’abord sur une dizaine de villes parmi les plus importantes au monde, écrit The Wall Street Journal. Huit ans après, le pôle immobilier du fonds, Norges Bank Real Estate Management, approche cet objectif. L’an dernier, il a payé 823 millions de dollars pour une participation majoritaire dans un ensemble de cinq biens retail et de bureaux à Tokyo, ajoutant cette ville à une liste qui comprend neuf villes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Suisse. Norges étudie maintenant des opérations à Singapour, mais n’a pas identifié beaucoup d’autres villes importantes, selon Karsten Kallevig, directeur général de Norges Bank Real Estate Management. « Nous sommes parvenus à la conclusion qu’afin d’investir ce montant de capitaux d’une manière significative, il n’y a vraiment qu’une poignée de villes dans le monde où nous pouvons parvenir à cette échelle », indique Karsten Kallevig dans une interview au Wall Street Journal. « Nous n’avons que 140 personne dans l’équipe immobilière, alors il faut nous concentrer ». Le fonds évite la région Europe du Nord à ce jour, et notamment la Norvège. Le rendement immobilier de Norges pour 2017 a été de 7,5 % et le fonds peut investir jusqu’à 7 % de son portefeuille dans la classe d’actifs.
Le fonds souverain norvégien exigera des entreprises dans lesquelles il a investi de suivre des directives plus strictes en termes de développement durable, mettant notamment l’accent sur la lutte contre la pollution des océans par des déchets plastiques. Dans un communiqué publié ce matin, le directeur général du premier fonds souverain au monde, Yngve Slyngstad, note que ses ambitions sont sensiblement similaires aux objectifs des Nations Unies, dont le but est d’arriver d’ici 2030 à un développement économique durable, social et environnemental. «Nous investissons dans des marchés en développement et dans des entreprises qui développent des solutions compatibles avec une économie plus respectueuse de l’environnement. Enfin, nous nous désengageons d’entreprises qui suivent un modèle économique contraire au développement durable», dit-il.
A la suite de son départ de CNP Assurances que nous vous annoncions fin mai, Mikaël Cohen rejoint Groupama au poste de directeur des opérations financières et des investissements. Il prendra ses fonctions en ce début septembre et sera directement rattaché à Cyril Roux, directeur financier du groupe. Il succède à Marie Lemarié, qui a quitté ses fonctions de directrice des investissements de Groupama pour raisons personnelles au mois de juin. Âgé de 55 ans, Mikaël Cohen est diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique comme statisticien-économiste et de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications d’un master d’informatique. Il débute sa carrière en 1988 au sein d’EDF comme ingénieur d’étude avant de rejoindre en 1990 la Caisse Autonome de Refinancement comme informaticien. Au sein de cette même structure, il devient en 1993 adjoint du directeur financier. En 1996, il rejoint la Caisse des Dépôts et Consignations comme responsable du service de la gestion actif-passif. Puis, en 1999, il prend la responsabilité du département de la gestion d’actifs et en 2006, il devient Directeur financier au sein de la direction des fonds d'épargne. Il rejoint CNP Assurances en 2011 en tant que directeur des investissements, poste occupé depuis le 1er septembre par Olivier Guigné. AB.
Après de nombreuses années de progression de la délégation de gestion, les investisseurs institutionnels ont repris, pour la première fois, la main sur la gestion de leurs actifs. Le poids de la délégation régressant de 78% à 75% entre février 2017 et février 2018, selon l’enquête annuelle de l’AF2I menée auprès de 63 investisseurs représentant près de 2.000 milliards d’euros d’encours. La part de délégation revient ainsi à son niveau de 2014. L’AF2I explique la tournure des événements par une gestion en directe qui progresse pour les obligations (de 62 à 67%), qui reste la classe d’actifs dominante des institutionnels (72% des portefeuilles). La gestion directe progresse chez les assureurs La famille des assureurs a pesé dans ce changement de tendance avec une progression de la gestion directe, de 25% il y a un an à 30,2% aujourd’hui. Les mandats diminuent et représentent près de 60% des encours délégués contre 65% en 2017. A noter : s’ils délèguent leur gestion de portefeuille, cela concerne en plus souvent une société de gestion filiale (80% de la gestion déléguée). La famille « retraite-prévoyance » (caisses de retraite, mutuelle santé, institutions de prévoyance) accorde plus de 80% de sa gestion des actifs à des sociétés externes. Ils continuent de réduire les mandats (22,3% contre 30,4%) et les fonds dédiés (14,3 contre 14,5%) au profit des fonds OPCVM (42,2 contre 32,5%), note l’AF2I. La famille des « fonds propres et assimilés » (entités publiques ou privées) pratique une gestion directe importante (70%) au détriment des autres formats. Progression des fonds luxembourgeois et irlandais L’AF2I constate que les OPC dédiés ont plutôt la faveur des petits portefeuilles, les OPCVM ouverts sont davantage utilisés pour les portefeuilles moyens et les mandats pour les grands portefeuilles. Par classe d’actifs, la gestion directe représente 66,7% pour les obligations souveraines et 54% pour les corporate. Pour les actions, elle pèse 39%. L’AF2I remarque que les placements passifs en actions progressent de 8 à 11% des investissements. Les fonds sont à 77% de droit français mais l’AF2I note une baisse sensible par rapport aux deux années précédentes avec une montée en puissance des fonds luxembourgeois et irlandais (16 et 4% des encours). Ces fonds peuvent être gérés par des SGP français. Impact à venir IFRS9 La comptabilité et la fiscalité jouent pleinement dans le choix des investisseurs de déléguer ou non. L’association s’attend à des changements importants à venir avec l’entrée en vigueur de la norme IFRS 9 qui devrait avoir un impact sur la nature des délégations. Les assureurs y seront soumis en 2021. La réforme modifie la classification des actifs financiers en fonction de leur nature et leur évaluation (au coût amorti ou en valeur de marché) en fonction de l’intention de leur détention. Les actifs financiers dont les revenus ne sont pas certains devraient être comptabilisés en mark to market. Les OPCVM dont les fonds obligataires à taux fixes pourraient être transformés en mandats pour rester sur le modèle du coût amorti. TV
A l’occasion de sa journée investisseurs, Scor a indiqué être en bonne voie pour atteindre les objectifs de son plan stratégique « Vision in Action ». Ainsi, le groupe de réassurance a réaffirmé son ambition de parvenir sur la durée restante du plan à un taux de rendement des capitaux propres (ROE) attractif, supérieur à 800 points de base au-dessus du taux sans risque à 5 ans au cours du cycle, ainsi qu’un ratio de solvabilité optimal, compris entre 185 % et 220 % (pourcentage du SCR, qui est le capital de solvabilité requis selon le modèle interne du groupe). Sur la base des conditions de marché actuelles, Scor Global Investments prévoit un rendement annualisé moyen des actifs situé dans la partie supérieure de la fourchette de 2,5 % à 3,2 %. A la veille de cette journée des investisseurs, le réassureur français a été visé par une offre publique d’achat de son premier actionnaire, Covéa. Ce poids lourd de l’assurance mutualiste en France lui proposait d’acquérir ses actions au prix unitaire de 43 euros, soit environ 30% de plus que le cours moyen du réassureur ces trois derniers mois. Cette proposition a été refusée mardi à l’unanimité par le conseil d’administration du groupe Scor. Scor est dirigé par Denis Kessler, figure de l’assurance et du patronat français. Le groupe, dont le cours a bondi depuis l’annonce de l’offre publique d’achat, était valorisé mardi à 7,4 milliards d’euros en fin de séance contre 6,8 milliards lundi à la clôture. Scor, qui avait frôlé la faillite au début des années 2000 après les attentats du World Trade Center, a mené au pas de charge une profonde réorganisation depuis et revendique désormais le titre de quatrième réassureur mondial, opérant dans 160 pays dans le monde avec une forte présence dans le secteur de la réassurance vie. Il emploie 2.800 salariés.
Aviva Investors France est entrée pour la première fois dans le Top 10 du classement 2018 de l’Alpha League Table. Elle est ainsi passée de la 11e à la 9e place pour atteindre un alpha moyen de 1,50%, mais surtout avec une fréquence remarquable de 56,77%. Dans une interview video, Denis Lehman, responsable de la gestion pour Aviva Investors France, explique à NewsManagers comment est organisée la gestion actions et sa philosophie de gestion, axée sur la construction de patrimoine pour les clients particuliers. Pour voir l’interview cliquez ou copiez le lien suivant:http://newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1531
L’Autriche envisage de faire appel de la décision rendue en juillet par le Tribunal de l’Union européenne, qui a rejeté son recours contre le projet de centrale nucléaire de Hinkley Point en Grande-Bretagne, a déclaré hier la ministre autrichienne du Développement durable, Elisabeth Köstinger, dans une interview au quotidien Kronen Zeitung. Elle a ajouté s’attendre à un feu vert du gouvernement pour lancer la procédure d’appel lors du conseil des ministres de mercredi.
Entretien croisé entre Jacques-Henri Bouscayrol, directeur administratif et financier de CFDP Assurances et François Millet, Responsable Développement Produits ETF et Gestion indicielle chez Lyxor ETF, à propos des outils pour construire des portefeuilles ESG. Entretien réalisé à l'occasion des Club Dates Invest de Lyon le 24 mai dernier.
Créée en 1975 à l'occasion des 25 ans de règne du roi belge Baudouin Ier, la Fondation Roi Baudouin est engagée dans de nombreux pays sur des thèmes sociétaux et philanthropiques. Pour faire correspondre sa gestion financière à son objet, elle s'est donnée pour objectif d'introduire des critères ESG à son portefeuille de placement d'ici 2019. Elle s'appuie dans ce cadre sur les exclusions prévues par la loi Mahoux belge et celles du fonds souverain norvégien.
Covéa a annoncé ce mardi matin avoir formulé une offre d'achat à Scor à la fin du mois d'août. L'offre a été refusée par le premier réassureur français.