Dans une interview à Reuters, Donald Trump s’est dit hier en désaccord avec la décision du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, de relever les taux d’intérêt, estimant que la Fed devrait être plus accommodante. Le mois dernier, le président américain avait déjà accentué ses critiques sur cette politique, affirmant qu’elle retirait «l’avantage concurrentiel important» dont bénéficient les Etats-Unis. L’économie du pays est solide et prête à se passer du soutien monétaire fourni depuis la crise financière de 2007-2009 et la récession, a de son côté jugé Raphael Bostic, le président de l’antenne de la Fed à Atlanta, donnant à penser que l’institution allait encore relever ses taux à l’automne.
Ses velléités d’incursion dans le monde de l’assurance européenne en avaient surpris plus d’un. Les plans d’Amazon se font aujourd’hui plus précis encore. Selon une dépêche Reuters, le géant américain aurait commencé à sonder certaines compagnies européennes d’assurance au sujet de leur éventuelle contribution à un site de comparaison de prix au Royaume-Uni. Très populaire outre-manche, les sites de comparaison d’assurance listent avant tout des produits d’habitation et automobile, précise Reuters. Parmi les sites fréquemment utilisés, figurent notamment comparethemarket.com (qui propose notamment des produits d’AXA, Hastings ou Esure), GoCompare (Santader, LV=...), Moneysupermarket ou encore Admiral. Les actions de ces trois derniers comparateurs ont d’ailleurs chuté en Bourse à l’annonce d’une potentielle arrivée d’Amazon sur leur marché. Ce projet de lancement ne serait cependant pas imminent, souligne une source citée par Reuters. AB.
Malakoff Médéric a annoncé mi-août la création d’un Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire (FRPS), afin de disposer d’une structure dédiée à l’activité d’Epargne Retraite professionnelle. La création de ce FRPS, intitulé MM Retraite Supplémentaire, repose sur la réalisation d’un apport de branche d’activité par la Caisse Mutuelle d’Assurances sur la Vie (CMAV). «La création de ce FRPS a fait l’objet d’une demande d’agrément auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, dont la décision interviendra d’ici la fin de l’année», précise cependant le groupe de protection sociale. L’ordonnance créant les Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire a été publiée le 6 avril 2017 à la suite de la loi Sapin 2. Elle permet aux organismes français de retraite professionnelle supplémentaire (sociétés d’assurance, institutions de prévoyance et mutuelles) d’évoluer dans un environnement réglementaire favorable et compétitif par rapport à leurs homologues européens. Les assureurs pourront échapper à Solvabilité 2 et appliquer des règles de solvabilité plus avantageuses. AB.
A rebours de sa concurrente UBS, qui a fusionné en février ses activités à l’international, la banque helvète a subdivisé ses opérations en sept régions.
La Banque centrale européenne (BCE) est engagée sur la voie d’une politique monétaire moins expansive, et le taux d’inflation prévu à 1,7% pour 2020 est conforme à ses objectifs à moyen terme de stabilité des prix, a déclaré le président de la Bundesbank dans une interview publiée hier par le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Jens Weidmann, candidat à la succession de Mario Draghi à la présidence de la BCE à partir d’octobre 2019, a déclaré que les taux d’intérêt augmenteraient probablement graduellement maintenant que la BCE avait changé d’orientation en matière de politique monétaire.
A l'occasion de la publication de ses résultats semestriels, l'assureur néerlandais fait état d'un bénéfice en nette baisse, ainsi que de pertes sur investissements.
Nicolas Demarcq est devenu responsable des investissements au sein du groupe IRCEM, groupe de protection sociale des emplois à la famille, depuis juin 2018, situé à Lille. Il a quitté le groupe Humanis où il était gérant de portefeuille depuis 2008, également à Lille. Il s’occupait alors de la définition de politiques stratégiques d’investissements en lien avec l’Actif/Passif sous contraintes Solvabilité 2, de la mise en œuvre tactique (4,5 Mds euros), du pilotage des résultats financiers et des performances. Après un diplôme en Finance à l’IESEG en 1995, il a commencé sa carrière comme trésorier à la Banque Populaire du Nord, à Lille, puis il est devenu opérateur de marché à la CIC en 2001 avant de rentrer chez Crédit Agricole Consumer Finance en 2003 comme Responsable Gestion des Opérations Financières Groupe. TV
Elon Musk, l’emblématique PDG de Tesla, a indiqué lundi être en discussion avec le fonds souverain saoudien (PIF) et d’autres investisseurs dont il ne dévoile pas l’identité pour financer le possible retrait de la Bourse du constructeur de véhicules électriques haut de gamme, rapporte l’AFP. Lundi dans un post de blog, le chef d’entreprise indique avoir eu une série de rencontres, dont la première remonte à début 2017, avec des dirigeants de PIF, qui l’ont approché pour lui suggérer l’idée de sortir Tesla de la cote."Bien évidemment, le fonds souverain saoudien a plus que les fonds nécessaires pour effectuer une telle transaction», écrit Elon Musk. Cette annonce du milliardaire intervient après qu’il a déclaré mardi, dans un tweet, avoir «sécurisé» le financement pour cette opération sans toutefois en apporter la preuve. Face aux spéculations et au scepticisme des marchés, le gendarme de la Bourse, la SEC, a demandé à l’entreprise si l’affirmation de M. Musk était «réelle», et deux financiers ayant spéculé sur la chute boursière de Tesla ont déposé des plaintes car le titre a flambé après l’annonce, ce qui leur a fait perdre des millions de dollars.Mardi, Elon Musk avait indiqué que l’opération se ferait au prix de 420 dollars par titre, valorisant Tesla à plus de 71 milliards, contre près de 61 milliards actuellement. Dans l’hypothèse où il garderait sa participation de 20%, il faudrait environ 50 milliards pour finaliser la transaction, calculent des banquiers mais le coût pourrait être moindre si de grands actionnaires décidaient de ne pas céder leurs parts. M. Musk a affirmé lundi que «deux-tiers» des actionnaires allaient garder leur participations. Lors d’une dernière rencontre le 31 juillet dernier, le gérant de PIF «a exprimé vigoureusement son soutien pour financer un retrait de la cote de Tesla», assure encore M. Musk."J’ai quitté la réunion du 31 juillet sans aucun doute qu’un accord avec le fonds souverain saoudien allait se conclure et que ce n'était qu’une question de procédure. C’est pourquoi j’ai parlé de +financement sécurisé+ dans mon annonce du 7 août», conclut-il. Il révèle également que le fonds saoudien, qui cherche à trouver d’autres sources de revenus que les hydrocarbures, a acquis récemment une participation au capital de Tesla, qui s'élève à environ 5%.
L’endettement des sociétés non financières a augmenté de 5,5% en juin, après une hausse de 5,3% le mois précédent, selon les dernières statistiques de la Banque de France. Les encours crédits bancaires ont progressé de 6%, pour monter à 986 milliards d’euros, soit 0,2 point de plus qu’en mai 2018. Les financement de marché (en euros et en devises) ont pour leur part accéléré de 4,7%, à 637 milliards d’euros (4,4% en mai). Sur un mois, le coût moyen des financements enregistre une hausse de 3 points de base, pour atteindre 1,31%. Cette nouvelle accélération des crédits aux entreprises non financières intervient alors que les autorités françaises sont préoccupées par une éventuelle surchauffe. En mai, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a limité l’exposition des six principales banques françaises aux grandes entreprises les plus endettées. En juin, il a relevé à 0,25% le coussin contracyclique imposé au secteur bancaire.
Malgré l’afflux d’investisseurs sur le marché de la dette privée, il reste des segments intéressants pour les investisseurs institutionnels avec deux opportunités majeures dans les prêts hypothécaires résidentiels américains et le marché britannique des créances immobilières commerciales, estime le cabinet de conseil Willis Towers Watson, dans un article du 6 août. Le marché de la dette privée a connu un triplement de ses encours en 10 ans passant de 205 milliards de dollars en 2007 à 638 milliards en 2017. Et rien qu’entre 2016 et 2017, les actifs sous gestion ont augmenté de 47 milliards de dollars. Pour le cabinet de conseil, la recherche de valeur s’avère de plus en plus compliquée, surtout pour les prêts directs aux entreprises de taille moyenne qui constituent désormais une approche « beaucoup trop contraignante ». Willis Towers Watson voit donc le marché des prêts hypothécaires résidentiels américains de manière positive avec des « des valeurs d’actifs soutenues par le niveau de richesse du consommateur américain, des tendances démographiques positives, l’amélioration des fondamentaux économiques et la lente reprise de la construction résidentielle après la crise ». En outre, le cabinet estime que les mauvaises pratiques de prêts aux ménages peu solvables ont disparu avec la réglementation d’après crise. Même si le marché est très bien servi en prêts, le cabinet voit des opportunités sur le segment des prêts hypothécaires non qualifiés, c’est-à-dire ceux qui ne répondent pas aux normes spécifiques du gouvernement fédéral en termes de capacité de remboursement. Pour ces ménages, les conditions de crédit se sont durcies. Mais certains groupes comme des travailleurs indépendants ou ceux qui n’ont pas pu obtenir de crédit mais qui améliorent leur situation constituent une cible possible selon le cabinet. Ce dernier ne pense pas que ces emprunteurs représentent le retour du marché des prêts hypothécaires à risque de 2006 – 2008. L’autre opportunité pour le crédit privé est le marché de l’immobilier commercial au Royaume-Uni, en particulier à Londres et dans le sud-est. Pour le cabinet, la réglementation a permis de créer « une opportunité très intéressante à fournir des prêts à court terme contre des biens immobiliers commerciaux qui ne rapportent pas de revenus pour une prime de rendement significative». TV
Créée en 1989, l’Adie utilise le microcrédit pour venir en aide aux personnes exclues du marché du travail et du système bancaire en leur permettant de créer leur entreprise et donc leur propre emploi. L’association dont les actifs sous gestion atteignent 3,5 millions d’euros, a établi son dernier plan stratégique en associant toutes ses parties prenantes qui ont fait émerger 45 projets pour 2018. Catherine Monnier, déléguée générale, présente cette initiative dans le cadre de la participation au Prix des Couronnes Instit Invest dans la catégorie Gouvernance.
Le patron de Bill Gross a déclaré à CNBC jeudi que l’influent gérant « se trompe et se trompe beaucoup » cette année. Bill Gross gère le fonds Janus Henderson Global Unconstrained Bond, lequel a subi plus de 200 millions de dollars de rachats le mois dernier, selon Bloomberg, ce qui a ramené ses actifs à 1,25 milliard, contre 2,2 milliards en février. Le fonds perd 7 % cette année.Au cours de cette interview à CNBC, le CEO de Janus Henderson, Richard Weil, a évoqué la performance de Bill Gross. Il admet que le gérant a réalisé de mauvais paris. « Il croit encore à son hypothèse de base selon laquelle l’inflation ne va pas être ingérable », a expliqué Richard Weil. « Et il n’a pas perdu foi dans sa croyance fondamentale. Mais il se trompe et se trompe beaucoup sur le court terme ».
Qui sont les plus gros investisseurs mondiaux dans l’immobilier. Un article de Preqin s’intéresse au club d’investisseur détenant plus d’un milliard de dollars de placements immobiliers, ‘$1bn Club’. Représentant seulement 8% des investisseurs (499) dans cette classe d’actifs dans le monde, ils pèsent pour 85% du capital alloué soit 2,5 billions de dollars. Leur nombre en juillet 2018 a augmenté de 13% par rapport à 2017 où ils étaient 442. Les investisseurs institutionnels (fonds de pensions, caisses de retraite du secteur public, assureurs) représentent plus des deux tiers (69%) de ce club, attirés par la stabilité de la classe d’actif au regard de leur passif de long terme. Les fonds de pension publics et les compagnies d’assurance constituent les membres les plus représentés du club avec respectivement 28% et 21% des investisseurs et représentant chacun 26% des allocations globales. Dans le top 10, on retrouve en tête le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority avec 62,1 milliards de dollars investis dans l’immobilier; en troisième position, l’assureur américain New York Life Insurance Company. Aviva Investor arrive en quatrième position (46,6 milliards de dollars), suivi par Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de Dépôt du Québec (42 milliards de dollars) et par l’assureur Swiss Life (40,7 milliards de dollars). Les 499 investisseurs du club allouent en moyenne de 11,1% de leurs actifs à l’immobilier avec une allocation cible de 12,1% contre 8,0% pour les autres investisseurs. Ces grands investisseurs immobiliers affichent un plus grand appétit pour les financements alternatifs que les autres investisseurs immobiliers: 53% des membres de ce club utilisent des comptes séparés - separate account (SA) - contre 19% pour les autres investisseurs, 55% ont recours aux joint-ventures contre 23% pour les autres et 42% passent par des co-investissements contre 23% pour le reste des investisseurs. Pour les 12 prochains mois, Prequin indique que ces grands investisseurs vont abaisser le couple rendement/risque. La majorité de ces acteurs va rechercher des fonds core et core plus (65% et 60% respectivement). Les investisseurs ciblent davantage des véhicules à valeur ajoutée que des fonds opportunistes, illustrant la réduction des risques des portefeuilles. Géographiquement, les investisseurs recherchent, pour les 12 prochains mois, surtout des actifs en Europe. TV
Les investissements dans les fintech dans le monde ont bondi sur les six premiers mois de l’année 2018. D’après l’étude « The Pulse of Fintech » du cabinet d’audit KPMG, 57,9 milliards de dollars ont été investis dans des fintech sous forme de levées de fonds ou d’acquisition au premier semestre 2018, soit déjà près du double des montants investis tout au long de l’année 2017 (31 milliards de dollars). Deux énormes deals sont venus booster les chiffres : Ant Financial (la branche financière du géant chinois AliBaba) a levé 14 milliards de dollars et WorldPay a été acquis par son concurrent Vantiv pour 12,9 milliards de dollars. Les États-Unis ont accueilli près de la moitié des levées de fonds et des acquisitions 427 sur 875 pour 14,2 milliards de dollars. Si le continent européen compte moins de transactions (198), il représente le plus gros marché en montants investis avec 26 milliards de dollars, suivi par l’Asie (16,8 milliards de dollars pour 162 deals). La France dans la course aux fintech La France est en bonne place avec 218 millions d’euros levés pour 34 deals depuis le début de l’année. Le montant des transactions s'élève avec un ticket moyen qui atteint 6,4 millions d’euros contre 2,7 millions d’euros en 2016 et 5,4 millions d’euros en 2017. Ledger (blockchain) a constitué la plus grosse opération du semestre avec 61 millions d’euros. La start-up Alan avec 23 millions d’euros levés donne du poids à l’insurtech. Le marché devrait tenir sa dynamique. «Un nombre de rachats important a été annoncé au deuxième trimestre 2017, qui seront closés au troisième trimestre pour un montant total annoncé de l’ordre de 0,4 milliards d’euros», indiquent Fabrice Odent, associé responsable des activités bancaires, et Mikaël Ptachek, senior manager, responsable de la practice fintech, chez KPMG Franc faisant référence au Compte Nickel, Pumpkin, Kisskissbankbank, Dalenys, Credit.fr, respectivement en cours d’acquisition par BNPP, CM Arkea, La Banque Postale, BPCE et Tikehau Capital. Sur le marché, les plus gros investisseurs sont AXA, Crédit Mutuel Arkéa, BNP Paribas ou encore BPCE. Pour les trimestres à venir, le marché devrait être soutenu par la Station F, l’incubateur qui a ouvert au début de l’été à Paris avec l’implication de nombre de groupes internationaux et d’institutions financières tels que Microsoft, Ubisoft, Amazon et de grandes banques et assureurs français, souligne KPMG, et par les des différentes annonces d’Emmanuel Macron telles que le « Passeport talents » ou la dotation d’un fonds européen destiné à accélérer la croissance des start-up. TV
Didier Roman a quitté début août Tocqueville Finance où il était gérant depuis plus de 15 ans pour « se consacrer à d’autres projets ». L’information, révélée par Citywire, a été confirmée à NewsManagers par une porte-parole de la société de gestion française. Ancien journaliste, Didier Roman co-gérait Tocqueville PME et Tocqueville Odyssée. Tocqueville PME est désormais géré par Alexandre Voisin et Matthieu Tassy, qui étaient déjà co-gérants du fonds aux côtés de Didier Roman, explique la porte-parole. Pour Tocqueville Odyssée, Alexandre Voisin, co-gérant du fonds, poursuit la gestion de ce fonds appuyé par Michel Saugné, directeur adjoint de la gestion.« La gestion de Tocqueville Finance est une gestion collégiale. Chaque fonds est suivi par un binôme de gérants », rappelle-t-on au sein de la société de gestion. Des recrutements devraient également avoir lieu au sein de la gestion collective et seront communiqués ultérieurement.Ce départ intervient alors que La Banque Postale Asset Management a récemment augmenté sa participation dans Tocqueville Finance à 97 %.
Les principaux responsables du gouvernement italien se réunissent aujourd’hui mercredi pour discuter du budget pour 2019, a annoncé hier le vice-président du Conseil, Luigi Di Maio lors d’une interview à la radio. Vendredi, les arbitrages budgétaires 2019 ont été rendus lors d’une réunion avec les principaux ministres concernés et seront présentés en septembre, a dévoilé le président du Conseil italien Giuseppe Conte. Lundi, Luigi Di Maio avait déclaré que si l’Italie allait essayer de se conformer aux règles budgétaires de l’Union européenne, leur respect n'était pas la priorité du nouveau gouvernement, car elles ne doivent pas empêcher la mise en oeuvre des réformes.
Le Groupe Pasteur Mutualité a réalisé son premier investissement direct dans une start-up médicale. D'autres projets d'investissement sont déjà à l'étude pour soutenir des équipes médicales innovantes qui rencontrent des difficultés à trouver des financements. Jean-Pierre Cave, trésorier du Groupe Pasteur Mutualité, explique la démarche de la mutuelle dans le private equity pour le Prix des Couronnes dans la catégorie de la meilleure initiative en matière de financement des PME.
Comment concilier les promesses de campagne avec les exigences européennes ? Le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, est soumis à forte pression.
Dans le cadre des Clubs Dates Invest, qui se sont tenus le 24 mai dernier à Lyon, Erick Muller (Muzinich & Co), Julien Rérolle (Spread Research), Jérémie Garrot (L’Auxiliaire) et Thibaut Dietsch (Sham) ont débattu des vertus des obligations d’entreprises et des dettes privées pour doper leur rendement financier dans un contexte de taux bas.
Le hedge fund suisse a gelé hier le fonds de sa stratégie ARBF alors que la suspension mardi de son responsable a provoqué de nombreuses demandes de retraits.
Réunis à Lyon le 24 mai dans le cadre des Clubs Dates Invest, Jean-Luc Hivert, directeur de la gestion diversifiée et obligataire chez La Française AM, Philippe Frémond, responsable de la gestion obligataire chez Apicil, et Pierre Fromont, directeur de la gestion financière à la Caisse d’Epargne Bourgogne Franche-Comté, ont évoqué les stratégies obligataires à adopter pour faire face à une prochaine hausse de taux en Europe.
L'Eiopa, l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, a publié un rapport traitant de l'opportunité offerte par le cyber-risque aux compagnies d'assurance européennes. Il revient également sur les défis qu'il implique.
Le groupe Axa a annoncé, ce 1er août, qu'il compte céder Axa Life Europe (« ALE »), sa plateforme spécialisée dans la conception, la production et la distribution des produits « Variable Annuities » d’AXA en Europe, après avoir reçu une offre irrévocable de la société de capital-investissement Cinven.
Janus Henderson tourne une page importante de sa récente histoire. A l’occasion de la publication de ses résultats, ce 31 juillet, le conseil d’administration de Janus Henderson a annoncé la nomination de Dick Weil en tant qu’unique directeur général de Janus Henderson Group. Andrew Formica, jusque-là co-directeur général, va donc démissionner de son poste et quitter le conseil d’administration. « Maintenant que nos plans d’intégration progressent de façon significative, notre conseil d’administration a considéré que la structure avec deux co-directeurs généraux a atteint ses objectifs et que le moment est venu pour Janus Henderson d’être de nouveau dirigé par un seul et unique directeur général », a expliqué Richard Gillingwater, président du conseil d’administration de Janus Henderson, cité dans un communiqué. Cette décision « reposait sur un processus très rigoureux » mis en œuvre depuis plusieurs mois et le conseil d’administration a estimé que « Dick Weil est la personne la mieux placée pour amener Janus Henderson à franchir une nouvelle étape », a ajouté le gestionnaire d’actifs dans un communiqué.Andrew Formica met ainsi un terme à plus de 10 ans à la tête du groupe Henderson puis de Janus Henderson. Il ne quitte pas définitivement le groupe puisque qu’il a accepter « de continuer en qualité de conseiller pour accompagner le groupe dans ses derniers efforts d’intégration jusqu’à la fin de l’année », a indiqué Richard Gillingwater, président du conseil d’administration de Janus Henderson. Le départ d’Andrew Formica n’est pas sans conséquence pour le groupe. En effet, la société versera une indemnité de départ d’environ 12 millions de dollars, intégrant des primes de long terme, qui se reflètera dans ses résultats du troisième trimestre, a-t-elle annoncé.En parallèle, Phil Wagstaff, responsable mondial de la distribution, a décidé que « le moment est venu de faire une pause dans sa carrière », étant donné que l’intégration avance bien et que l’équipe de distribution est désormais bien en place. L’intéressé travaillera en étroite collaboration avec Dick Weil au cours des six prochains mois « pour assurer une transition en douceur », précise Janus Henderson.Cette modification en profondeur de la gouvernance intervient alors que Janus Henderson a conclu le deuxième trimestre 2018 sur une décollecte nette de 2,7 milliards de dollars, après 2,7 milliards de dollars de sorties nettes au trimestre précédent. Dans le détail, la société de gestion a enregistré 1,1 milliard de dollars de rachats nets sur ses stratégies actions et 600 millions de dollars de sorties nettes sur ses stratégies obligataires. Dans le même temps, les stratégies actions quantitatives ont subi une décollecte nette de 800 millions de dollars tandis que les stratégies alternatives ont accusé 700 millions de rachats nets. Seules les stratégies multi classes d’actifs ont terminé le trimestre en territoire positif, avec une collecte nette de 500 millions de dollars.Au 30 juin 2018, les actifs sous gestion de Janus Henderson ressortent à 370,1 milliards de dollars, contre 371,9 milliards de dollars à fin mars 2018 et 334,9 milliards de dollars à fin juin 2017.Au cours du deuxième trimestre 2018, Janus Henderson a dégagé un bénéfice net 140,6 millions de dollars, contre 165,2 millions au trimestre précédent et 41,7 millions au deuxième trimestre 2017. Ses revenus s’établissent à 592,4 millions de dollars au 30 juin 2018, contre 587,7 millions à fin mars 2018 et 396,6 millions à fin juin 2017.