Selon un projet de règlement délégué publié ce vendredi 9 novembre par la Commission européenne, un allègement pourrait être apporté sur la charge en fonds propres appliquée aux actions détenues à long terme.
La Banque Postale compte demander une dérogation d’OPA à l’AMF, après la promulgation de la loi Pacte en mars ou avril 2019, pour intégrer CNP Assurances, a indiqué dans une interview aux Echos, Rémy Weber, président du directoire de la Banque Postale. « L’objectif est d’obtenir tous les feux verts en 2019 afin d'être en mesure de consolider le groupe début 2020 », a-t-il déclaré. CNP Assurances devrait transférer ses fonds propres par le biais de la CDC à la Banque Postale, soit environ 6 milliards d’euros en fonction des cours. « Cet apport nous donnera des ratios de solvabilité extrêmement solides (…) notre bilan devrait se situer entre 650 et 700 milliards d’euros et nos revenus (produit net bancaire et produit net d’assurance) devraient avoisiner les 9,5 milliards puis, à terme, les 10 milliards d’euros. Cela devrait nous mettre à la 12e voire à la 13e place des groupes bancaires européens », a souligné le patron de la Banque Postale. La gouvernance restera identique selon le patron. « On va écrire une nouvelle histoire avec un vrai projet industriel pour une compagnie d’assurance qui restera cotée, dotée de plusieurs partenariats de distribution et qui poursuivra ses développements à l’international. CNP sera aussi la compagnie d’assurance-vie complète à terme de La Banque Postale. On peut imaginer qu’elle exerce demain un certain nombre de métiers que nous avons jusqu’ici développé avec des partenaires, à La Banque Postale », a-t-il fait savoir. Après le départ surprise de Frédéric Lavenir de la tête de CNP Assurances, son conseil d’administration a décidé de nommer Antoine Lissowski, DG associé en charge des Finances, en qualité de directeur général par intérim à compter du 1er septembre 2018. Un nouveau diredcteur doit être choisI. Les instances de CNP doivent se réunir et « prendre une décision dans les prochaines semaines », a précisé Rémy Weber. TV
En Suisse, le conseil fédéral (organe exécutif de la confédération) vient de décider de maintenir le taux d’intérêt minimal LPP à 1%. L’Association suisse des institutions de prévoyance (ASIP) préconise quant à elle une adaptation de ce taux à 0,75%, suivant la recommandation de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP).
Spécialisée dans la protection sociale des agents territoriaux, Territoria mutuelle (ex-Smacl Santé) rejoint le groupe Aésio à travers Eovi Mcd mutuelle.
Groupama cherche à étoffer sa direction des opérations financières et Investissement, dirigée par Mickaël Cohen et Pierre-Hubert Perromat en recrutant un nouvel allocataire d'actifs.
Son remplacement par David Jacob et les difficultés du gérant alternatif suisse pourraient ouvrir la voie à un adossement à un groupe de gestion d’actifs.
Entretien croisé entre Joël Prohin, responsable du département gestion de portefeuille à la Caisse des Dépôts et Sandrine Richard, responsable de la dette privée France et co-responsable du fonds paneuropéen de Muzinich & Co., à propos de l’utilité d’investir dans de la dette privée. Entretien réalisé lors des Club Dates Invest à Strasbourg le 14 septembre.
Depuis un an, le Fonds de Garantie (FGAO et FGTI) a décidé de se réorganiser pour redresser ses comptes, faire face à des attentats terroristes de grande ampleur et à la hausse des coûts d’indemnisation des victimes. Cela concerne aussi la gestion de son portefeuille de placements qui sera tourné vers l'ISR et l'impact investing.
Depuis le 1er juillet 2018, le professeur Patrick Berche (73 ans), directeur général de l’Institut Pasteur de Lille, a fait valoir ses droits à la retraite, après 53 années d’activité, au terme d’un mandat de quatre ans en tant que directeur général de l’Institut Pasteur de Lille, conformément aux statuts de la Fondation. Il garde la fonction de directeur général honoraire jusqu'à fin 2018. Le prochain directeur général de l’Institut Pasteur de Lille sera nommé le 16 novembre. Le professeur Benoit Deprez (Inserm, université de Lille) du Comité Scientifique de l’institution assure l’intérim. Selon les volontés de Louis Pasteur, le directeur général est obligatoirement un scientifique, il dirige les équipes de la fondation en charge du bon fonctionnement de l’Institut et de l’accomplissement de sa mission. Il fait le lien avec le conseil d’administration et coordonne les actions dans le respect éthique et scientifique de la mission de la fondation. Il est assisté au quotidien par un secrétaire général et un comité de direction. Il peut s’adjoindre des conseillers chargés de missions spécifiques. Médecin biologiste, professeur émérite de l’Université Paris Descartes, ancien chef de service de microbiologie de l’hôpital Necker-Enfants malades, Patrick Berche a dirigé une unité de recherche Inserm (U411) de 1990 à 2002, dont la thématique était orientée vers la génétique de la virulence de bactéries et la microbiologie clinique. Il a été doyen de la Faculté de médecine Paris Descartes de 2000 à 2014, dont dépendent les hôpitaux Necker-Enfants malades, Cochin-Hôtel-Dieu, Georges Pompidou, St Joseph, Ste Anne. Il est membre correspondant de l’Académie Nationale de médecine. Patrick Berche s’est impliqué dans de nombreuses missions internationales (Chine, Colombie, Équateur, Maroc, Tunisie, Amérique Centrale, Japon, Inde…) et humanitaires. Il a notamment mis sur pied et piloté bénévolement de 1992 à 2000 un projet humanitaire de lutte contre les diarrhées infantiles et le choléra en Amérique du Sud, initié avec l’AP-HP et l’OMS et financé par la CEE.
Le fonds norvégien fait face à une décision majeure, peut-être la plus capitale de son histoire. Un comité d’expert a proposé d’extraire le fonds de la banque centrale et de le loger dans une entité indépendante qui lui serait propre. Pour Yngve Slyngstad, le directeur général du fonds interrogé par le Financial Times fund management, cette décision est liée à l’identité même du fonds. Selon lui, il existe deux sortes de fonds souverains : les fonds de réserve et les fonds générationnels. « Notre fonds est à la jonction où nous… sommes à la fois un fonds de réserve et un fonds générationnel ». Yngve Slyngstad estime que la décision qui sera prise aura des conséquences profondes sur la stratégie d’investissement. Un fonds de réserve sera naturellement logé au sein de la banque centrale et se focalisera sur les actifs cotés, tandis qu’un fonds générationnel aura une plus grande indépendance et pourra davantage se tourner vers les infrastructures et l’immobilier, ainsi que vers d’autres actifs non cotés et moins liquides. « La banque centrale a énoncé clairement qu’il s’agit d’une question de stratégie d’investissement et non pas d’une question d’organisation. Il s’agit de savoir comment nous voulons envisager le fonds dans un contexte plus large. C’est pourquoi la décision est la plus importante de ces 20 dernières années pour le fonds ». Après l’interview réalisée par le FTfm, le gouvernement norvégien a proposé de conserver le fonds au sein de la banque centrale, mais c’est le parlement norvégien qui aura le dernier mot.
Selon une étude publiée par EY, l’intérêt des investisseurs institutionnels envers les actifs alternatifs ne faiblit pas. Leur gestion tend cependant à changer de nature.
Carrefour et Leclerc ont annoncé lundi qu’ils allaient à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée sur fond de polémique en France concernant la hausse de la fiscalité sur l’essence et le diesel.
Le conseil d’administration de Citigroup a nommé aujourd’hui un de ses membres indépendants au poste de président. John C. Dugan, 63 ans, ancien avocat au conseil d’administration de Citigroup, va succéder au 1er janvier à l’actuel président, Mike O’Neill, 72 ans. Avant de rejoindre Citigroup en 2017, John Dugan fut notamment Contrôleur de la monnaie au sein du régulateur américain des banques, the Office of the comptroller of the currency, de 2005 à 2010. Le poste n’a pas été proposé à Mike Corbat, 58 ans, actuel directeur général de Citigroup, la banque américaine ayant jugé que la séparation actuelle des fonctions était préférable, a indiqué à Reuters une source proche du dossier.
L’Etat actionnaire a perçu 2,8 milliards d’euros de dividendes en 2017, un montant qui a poursuivi l’an dernier le mouvement de baisse continue observée depuis 2012, selon Reuters, citant un rapport annexé au projet de loi de finances pour 2019. Ce recul par rapport aux 3,5 milliards d’euros perçus en 2016 s’explique notamment par “la baisse du dividende versé par EDF et Engie”, peut-on lire dans ce document publié en fin de semaine dernière sur internet. Sur les 2,8 milliards d’euros de dividendes encaissés par l’Etat en 2017, 1,3 milliard ont été perçus en titres - EDF procédant depuis 2015 à des versements en actions - et la quasi-totalité (2,5 milliards) provenaient des entreprises cotées du portefeuille. Au 30 juin 2018, la valorisation des douze participations de l’Etat dans des entreprises cotées en Bourse au sein du portefeuille géré par l’Agence des participations de l’Etat (APE) s’élevait à 77,5 milliards d’euros, est-il précisé dans ce rapport. Ce montant inclut la part des actions EDF et Thales qui ont représenté une partie de la dotation initiale ayant permis la mise en place du fonds pour l’innovation mi-janvier mais n’intègre ni les participations dans des sociétés non cotées, ni les participations détenues via Bpifrance ou la Caisse des dépôts. Entre juin 2017 et juin 2018, la “valeur boursière du portefeuille a profité de la bonne dynamique des entreprises des secteurs de l’énergie (prépondérantes dans sa composition) et de l’aéronautique et défense”, est-il souligné dans le rapport, qui évoque la “très bonne performance” de ce portefeuille. En application de la “redéfinition” du rôle de l’Etat actionnaire portée par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, l’année 2019 devrait être marquée par les privatisations d’ADP et de la Française des jeux (FDJ), voire une diminution de la participation de l’Etat dans Engie dans le sillage de la future loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte).
Pierre Colmant remplace François Micol comme trésorier de la Fondation Caritas France depuis juillet 2018. Pierre Colmant a eu une carrière dans les secteurs financiers et commerciaux. A sa retraite, il a rejoint le Secours Catholique comme bénévole, engagé tant au siège national qu’à la délégation des Hauts-de-Seine qu’il a présidée durant six années. Il a été administrateur et vice-président du Secours Catholique Caritas France durant plus de 5 ans. Tv
Les sociétés de gestion européennes sont confrontées à une compétition accrue de la part des assureurs, dont la gestion pour compte de tiers pèse de plus en plus lourd dans les activités.
Michel Cadio est devenu directeur des opérations et des risques au Fonds de Réserve pour les Retraites depuis mai 2018. Il remplace Yann Derrien. Diplômé de CentraleSupélec, Michel Cadio était depuis 18 à la Caisse des Dépôts. De 2000 à 2011 en tant que responsable du département en charge du traitement des transactions sur instruments financiers négociées par les clients internes et externes puis de 2011 à 2018 en tant que responsable du département des instruments financiers. La direction des opérations et des risques du FRR comprend cinq départements : • le département performance et risques financiers assure la supervision des risques financiers du Fonds et prépare les travaux du Comité des risques. • le département middle-office assure les relations opérationnelles avec les sociétés de gestion et les prestataires externes, le pilotage du contrôle interne de 2ème niveau et assure la production du reporting interne et du calcul, de l’analyse de la performance et de l’attribution globale et par mandat. • le département ressources humaines et contrôle de gestion assure le pilotage opérationnel des ressources humaines et du contrôle de gestion, et déploie la démarche de responsabilité sociale et environnementale interne du Fonds. • le département systèmes d’information, organisation et projets. • le département risques opérationnels. TV
Barclays a annoncé hier soir que son président du conseil d’administration John McFarlane quitterait ses fonctions en mai prochain et a nommé pour lui succéder Nigel Higgins, actuellement vice-président de Rothschild & Co. Nommé en 2015, John McFarlane avait déjà fait savoir qu’il quitterait la banque en mai 2019. Ce changement intervient alors que la banque britannique doit faire face aux demandes du fonds activiste Sherborne Investors.
Bertrand Poupart-Lafarge devient directeur Finances, Stratégie et Juridique d’Axa France. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier prochain et siégera également au comité exécutif d’Axa France. Bertrand Poupart-Lafarge succède à Amaury de Warenghien, quant à lui nommé directeur de l’audit interne du groupe Axa. Entré en 2003 chez Axa France en tant que directeur des investissements, Bertrand Poupart-Lafarge a occupé de nombreuses fonctions financières au sein du groupe Axa. Directeur financier d’Axa Canada entre 2010 et 2010, il devient ensuite directeur des investissements et trésorier d’Axa US (2011-2012), puis rejoint Axa UK et Irlande, où il prend le poste de directeur financier entre 2013 et aujourd’hui. AB.
Dans le cadre de la révision de sa politique de placement menée il y a trois ans, Mutuelle Bleue a sélectionné six mandataires à qui l'institution délègue la gestion de l'intégralité de ses actifs. A l'occasion de sa candidature aux Couronnes Instit Invest 2018, Pascal Serrand, directeur technique et financier de Mutuelle Bleue nous détaille les mécanismes d'évaluation des gérants externes et nous décrit l'évolution de leurs stratégies.
Selon une décision parue au Journal Officiel ce mercredi 31 octobre, la Mutuelle Générale des Affaires Sociales (MGAS) a absorbé la Mutuelle Europe. Il s’agit en fait de la concrétisation de discussions menées depuis le mois de juin, date à laquelle les assemblées générales des deux mutuelles se sont tenues et on approuvées ce projet de fusion. Selon les deux mutuelles, la cible de développement de la Mutuelle Europe auprès des personnes sous protection juridique (tutelle ou curatelle) est cohérente avec celle de la MGAS, acteur historique du secteur social et médico-social. Elles estiment par ailleurs que les organismes de taille intermédiaire ont encore une place à tenir sur le marché de la complémentaire santé «grâce à leur agilité, leur haut niveau de qualité, d’attention et de proximité vis-à-vis de leurs adhérents». En se rapprochant, Mutuelle Europe et MGAS visent toutes deux à capitaliser leurs forces, gagner en compétitivité qui plus est dans un environnement de plus en plus exigeant et dans lequel les frais de gestion sont de plus en plus bas. AB.
Ageas a conclu un accord avec BNP Paribas Cardif pour vendre sa participation de 33 % dans le capital de Cardif Lux Vie (CLV), pour un montant total de 152 millions d’euros, ainsi que le remboursement d’une dette subordonnée de 30 millions d’euros. «Le désinvestissement de sa participation minoritaire dans CLV s’inscrit dans la stratégie d’Ageas de concentrer ses efforts sur le développement d’activités dans lesquelles il détient des positions plus solides ou sur des marchés en croissance. La vente offre également l’occasion de cristalliser la valeur créée ces dernières années», explique le groupe belge dans un communiqué. En 2011, BNP Paribas Cardif, Ageas et BGL BNP Paribas ont fusionné leurs activités d’assurance vie existantes pour créer la joint-venture Cardif Lux Vie qui se concentre principalement sur les activités de gestion de patrimoine international. À la suite de la fusion, Ageas est devenu actionnaire à 33 %, les 66 % restants étant détenus par BNP Paribas Cardif et BGL BNP Paribas. La transaction, qui est soumis à une approbation réglementaire, devrait être finalisée au plus tard au cours du premier trimestre 2019. Le désinvestissement devrait générer une plus-value de 39 millions d’euros. Il est estimé que la transaction aura aussi un impact positif d’environ 7% sur le ratio Solvabilité IIageas du Groupe, sur base de la situation à la fin juin 2018.
Le groupe Oddo BHF Asset Management (Oddo BHF AM) a dévoilé, ce 29 octobre, un nouveau fonds crédit, baptisé Oddo BHF Global Credit Short Duration. Officiellement lancé le 22 octobre, ce véhicule a d’ores et déjà collecté plus de 65 millions d’euros, a indiqué la société dans un communiqué. Ce lancement intervient « après le succès rencontré par le fonds Oddo BHF Euro Credit Short Duration dont les encours s’élèvent à plus de 1,8 milliard d’euros », précise Oddo BHF AM.Ce nouveau fonds permet aux investisseurs d’accéder à un portefeuille global diversifié au niveau mondial, composé d’obligations d’entreprises à maturité courte, 75% des obligations présentant une durée résiduelle inférieure à 5 ans. Sur la base d’une allocation pondérée par le Produit intérieur brut (PIB), le véhicule investit dans trois principales régions : les Amériques, l’Europe et l’Asie. Le fonds investit principalement dans des obligations spéculatives à haut rendement notées B3 ou B-. Il peut toutefois augmenter la part des crédits « investment grade » jusqu’à 100% en fonction du cycle du crédit.Le fonds Oddo BHF Global Credit Short Duration est géré à Düsseldorf par Alexis Renault, responsable global de la gestion high yield chez Oddo BHF AM. Il est secondé par Janis Heck et Ivan Romanenko ainsi qu’une équipe de 13 gérants de portefeuille et analystes. Le fonds est autorisé à la distribution en Allemagne, Autriche, France et Espagne.
Après Malakoff Médéric au mois d’août, c’est au tour d’Aviva France de recevoir un agrément pour la création de son fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS). Selon le journal Les Echos, la filiale française d’Aviva va pouvoir transférer dans cette nouvelle entité baptisée «Aviva Retraite Professionnelle» des portefeuilles de contrats retraite, soit quelque 4 milliards d’euros. Pour rappel, l’ordonnance créant les Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire a été publiée le 6 avril 2017 à la suite de la loi Sapin 2. Elle permet aux organismes français de retraite professionnelle supplémentaire (sociétés d’assurance, institutions de prévoyance et mutuelles) d’évoluer dans un environnement réglementaire compétitif par rapport à leurs homologues européens. Par le biais de ces «fonds de pension à la française», les assureurs pourront appliquer des règles de solvabilité plus avantageuses que sous Solvabilité 2.