Selon le rapport publié par Insurance Europe sur l'année 2017, les assureurs européens génèrent un chiffre d’affaires de plus de 1 200 milliards d’euros, emploient directement plus de 950 000 personnes et investissent plus de 10 000 milliards d’euros dans l’économie.
Jean-Yves Le Berre est nommé directeur général en charge des finances, des opérations et des assurances d’Europ Assistance (filiale de Generali) à compter du 7 novembre 2018. Il succède à Pascal Baumgarten, qui a pour sa part été promu directeur général Europe du Nord et de l’Est, Asie et Afrique du Sud. Jean-Yves Le Berre et Pascal Baumgarten seront tous deux rattachés au directeur général du groupe, Antoine Parisi. Jean-Yves Le Berre, 53 ans, rejoint Europ Assistance après plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des assurances. Il sera responsable des fonctions d’assurance, de directeur de l’exploitation et de directeur financier du groupe. Après avoir débuté sa carrière chez AXA en tant que chef de projet en 1991, Jean-Yves Le Berre a occupé plusieurs postes importants, notamment celui de directeur général adjoint et de directeur financier d’AXA Europe centrale et orientale de 2012 à 2016 et directeur général d’AXA Prévoyance & Patrimoine (A2P) en 2007 et 2011. Depuis 2016, il était directeur général d’AXA Emerging Europe. AB.
Les chefs d’État et de gouvernement européens doivent se réunir ce dimanche 25 novembre à Bruxelles lors d’un sommet spécial pour valider formellement le projet de Brexit ainsi que le texte qui fixe les grandes lignes des « relations futures » entre l’Europe et le Royaume-Uni. Une fois ratifié par les parlementaires britanniques et européens, le projet pourrait entrer en vigueur, et ce avant la date limite du 29 mars 2019. Si le Brexit est déjà anticipé par les acteurs financiers, l’hypothèse d’une sortie du Royaume-Uni sans accord « no deal Brexit » est aussi à prévoir. « L’ACPR et la Banque de France se préparent à ce scénario, pour assurer le bon fonctionnement du système financier », a indiqué, vendredi 23 novembre, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), lors d’une conférence de presse sur le Brexit et la finance. Cependant l’absence d’accord ne fait pas ressortir de risque majeur pour la stabilité financière, selon l’ACPR. Par ailleurs, l’autorité de contrôle reste vigilante, quelles que soient les conditions du Brexit, à la perte du passeport européen pour les entreprises et « la protection de la clientèle ayant souscrit des contrats auprès d’entreprises britanniques, notamment dans le secteur des assurances ». L’ACPR accompagne déjà environ une cinquantaine de grandes entreprises pour qu’elles puissent se relocaliser. Mais l’écrasante majorité des moyens et petits acteurs, notamment les entreprises d’investissement de taille modeste, ne font pas les démarches pour obtenir un agrément européen avant la fin de l’année. L’ACPR se prépare donc à une situation où des entreprises britanniques n’auraient pas transféré leurs activités avant le Brexit. L’ACPR propose « l’instauration d’un régime de transition adapté pour la gestion extinctive des contrats ». Après le Brexit, le président de l’ACPR espère pouvoir transformer cet événement en une opportunité pour les acteurs financiers et pour « restructurer le système financier européen ». Chaque pays pourrait y trouver son compte. « Soyons clairs : il n’y aura pas une City unique pour le continent, mais plutôt un réseau polycentrique intégré de places financières, avec des spécialisations par domaines d’expertises », a affirmé François Villeroy de Galhau, se référant aux États-Unis où New York concentre les banques de financement et d’investissement, Chicago est spécialisé dans les options et les contrats à terme et Boston accueille la gestion d’actifs. Paris pourrait devenir le « hub marché » de cette future organisation selon lui étant numéro un dans l’assurance (vie et dommages) et dans l’industrie de la gestion d’actifs, en accueillant 4 des 8 banques d’importance systémique mondiale de la zone euro. Mais, « ce nouveau système suppose de disposer d’un cadre règlementaire unique (single rulebook) avec une mise en œuvre harmonisée. On s’en approche dans le secteur bancaire, mais c’est un peu moins le cas dans le secteur des assurances », a souligné le président de l’ACPR qui soutient le projet de réforme des autorités européennes de supervision financière (ESA). TV
Le Fonds immobilier de solidarité FTQ, Devimco Immobilier, et Fiera Immobilier ont annoncé un partenariat pour la réalisation du «plus grand projet immobilier mixte jamais construit dans le quartier des spectacles». Baptisé Maestria, ce projet d’une valeur de 700 M$ sera, selon les partenaires, «le plus important projet de ce type à Montréal». Comprenant deux tours respectivement de 51 et 53 étages, ce projet phare sera accessible par les rues Jeanne-Mance, De Bleury et Sainte-Catherine. La mise en marché des quelque 1 000 unités de condo et des 500 logements locatifs commencera dès février 2019 et la construction devrait débuter à la fin de 2019. AB.
La correction sur les marchés actions de ces deux derniers mois fait souffrir de nombreux investisseurs, mais un petit groupe de gérants de hedge funds pessimistes pensent que leur heure est venue, rapporte le Financial Times. « Il y a de quoi s’inquiéter », estime Crispin Odey, associé fondateur de Odey Asset Management, dans une interview au FT. Son fonds, qui parie sur une baisse des actions, a gagné plus de 50 % cette année, dont environ 7 % le mois dernier. Cela en fait l’un des meilleurs hedge funds cette année. Mais il avait perdu près de 50 % en 2016. D’autres gérants voient aussi beaucoup de raisons d’être morose. Francesco Filia, fondateur de Fasanara Capital, qui prédit un effondrement des marchés, estime que nous sommes « proches du gouffre ». Ses fonds ont gagné 10 % en octobre et 30 % depuis le début de l’année.
Scor a obtenu l’agrément de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) pour la création d’une nouvelle compagnie d’assurance dommages basée à Paris, baptisée Scor SE. Cet agrément permet à Scor Europe SE d’exercer au sein de l’Espace Economique Européen (EEE) à compter du 1er janvier 2019. «Ceci permet au groupe de garantir, dans la perspective du Brexit, la continuité des services offerts à ses clients assurés», a indiqué le groupe par voie de communiqué. Scor Europe SE, filiale détenue à 100% par Scor SE, souscrira, à partir du 1er janvier 2019, l’ensemble des affaires relatives à des risques situés au sein de l’EEE, qui ne pourront plus être acceptées par Scor UK Company Ltd, sa filiale d’assurance dommage existante de droit britannique. Après la date effective du Brexit. Scor Europe SE reprendra également tous les engagements issus des polices précédemment émises par Scor UK Company Ltd., dans le cas où cette dernière ne pourrait plus les honorer à la suite du Brexit, dont les modalités sont encore incertaines à ce stade. AB.
Bpfrance a signé un programme de co-investissement avec Mubadala, l’un des fonds souverain d’Abou Dabi, à l’occasion de la visite en France de son directeur général le 21 novembre. L’accord prévoit la mise en place d’un programme de co-investissement, doté de 300 millions d’euros et dédié au financement de l’innovation. Ce programme investira directement dans les entreprises françaises et dans des fonds privés de capital risque français. Ce nouvel outil viendra compléter le programme de co-investissement existant, Fonds Franco Emirati, lancé en 2014. 300 millions d’euros ont déjà été engagés à ce titre pour soutenir le développement des entreprises françaises des secteurs de la santé, de l’éducation, ou encore les services aux personnes âgées. L’an dernier, les deux institutions ont annoncé élargir ce fonds pour le porter à 500 millions d’euros, tandis qu’ils prévoyaient d’allouer 500 millions d’euros supplémentaires à des projets innovants dans les secteurs des technologies de l’information et de la communication, des technologies vertes et de la biotechnologie. AB.
La BPI, la Région Occitanie et Pi2 Capital, ainsi qu’auprès de plusieurs business angels issus du marché publicitaire digital ont participé à une levé de fonds de 2 millions d’euros réalisée par Elium. Cette levée de fonds permettra à la start-up basée à Montpellier d’étoffer son équipe et d’accélérer sa croissance. L’ouverture d’un bureau commercial permanent à Paris est prévue, ainsi que le lancement de son activité au Royaume-Uni au début de l’année 2019. Fondée en 2016 par Fabien Livet et Benjamin Longearet, Elium a mis au point une solution qui centralise les données d’achats et de diffusion du marché publicitaire digital afin de permettre aux annonceurs de gérer leurs campagnes vidéo sur l’ensemble des écrans (smartphones, desktops, tablettes, TV connectées). AB.
Le groupe Sham et Acofi Gestion viennent ont annoncé lundi 19 novembre le lancement du fonds Sofaxis Investissements et Territoires afin de contribuer activement au financement du secteur public local.
Le gérant alternatif suisse, qui a enregistré l’arrivée à son capital de Mario Gabelli, le fondateur de Gamco Investors, va réduire ses effectifs de 10%.
Malgré un budget de la Sécu prévu en excédent l'année prochaine, les sénateurs s'opposent au sacrifice demandé sur les pensions de retraite et les allocations familiales.
Le groupe Generali a présenté son nouveau plan stratégique 2019-2021 aux investisseurs. L’assureur se dit prêt à « accélérer sa croissance et à apporter des retours plus importants aux actionnaires », indique le directeur général, Philippe Donnet, dans un communiqué. L’assureur vise une croissance de son bénéfice par action de 6 à 8 % par an en moyenne pour les trois prochaines années, une distribution de 55 à 65% des dividendes et un rendement moyen des capitaux propres supérieur à 11,5%. « Nous avons aussi mis fin à des décennies de sous-performance financière (…) Nous sommes désormais dans une situation de solvabilité et de cash très confortable (…) Tout cela fait que Generali est, pour la première fois de son histoire, parfaitement positionné pour saisir des opportunités de croissance », a affirmé aux Echos, Philippe Donnet. L’assureur compte notamment investir un milliard d’euros dans l’innovation et le digital. La gestion d’actifs est aussi une priorité du groupe. L’assureur qui n’avait pas son activité propre de gestion d’actifs veut développer sa plateforme en prévoyant une croissance moyenne des revenus attendue de 15 à 20 % par an. Generali Investments, filiale de Generali, est d’ailleurs en négociations exclusives avec Sycomore Asset Management depuis septembre dernier. L’assureur italien doit prendre la majorité économique de la société de gestion. Par ailleurs, Generali se dit prêt « à absorber des chocs forts sur les « spreads » et les taux d’intérêt » italiens, dans l’entretien aux Echos. « Je ne suis pas spécialement inquiet des soubresauts à court terme, car les fondamentaux de l’Italie restent sains. Sa balance commerciale est l’une des meilleures en Europe », indique Philippe Donnet. TV
En juillet, BT Pension Scheme a vendu 60 % de Hermes Investment Management à Federated Investors, une opération valorisant la société de gestion britannique à 410 millions de livres. « Cela peut sembler arrogant, mais nous avons choisi Federated parce qu’ils ont posé les bonnes questions », explique Saker Nusseibeh, le directeur général d’Hermes, dans une interview au Financial Times fund management. Lors de l’étape finale, trois sociétés de gestion convoitaient Hermes, pas uniquement pour ses encours, mais aussi pour son savoir-faire en matière de conseil aux investisseurs sur les critères ESG, le stewardship et « mettre les bénéficiaires au cœur de ce que nous faisons », indique Saker Nusseibeh. Hermes, créée en 1983 pour gérer les fonds de pension de Post Office, Royal Mail et BT, est une société atypique dans le secteur de la gestion. C’est un gestionnaire actif relativement petit avec de fortes convictions, avec des encours de 36 milliards de livres. Mais son pôle EOS, qui conseille les actionnaires, a des encours conseillés de 359 milliards et travaille avec des fonds de pension et investisseurs institutionnels dans le monde entier. Lorsque Saker Nusseibeh est arrivé chez Hermes en tant que directeur des investissements en 2009, la société avait peu de clients externes. Cette année-là, les revenus d’Hermes venant de clients externes au BT Pension Scheme étaient de 8 %. En septembre de cette année, ce chiffre avait grimpé à 74 %.
La mutuelle Mieux-Etre a racheté 15 millions de certificats mutualistes émis en 2016 et souscrits par BTP-Prévoyance, l’institution de prévoyance du groupe Pro BTP.
A l’issu d’un appel d’offres conclu le 12 septembre 2018 et ayant réuni deux candidats, la CRPCEN, la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires a retenu INSTI7 pour des prestations de conseil et d’assistance en gestion financière. Le marché intervient dans le cadre d’une évolution de la réglementation applicable à la CRPCEN concernant la gestion des actifs financiers : le décret no2002-1314 du 25 octobre 2002 relatif à l’organisation financière des régimes d’assurance vieillesse des travailleurs non-salariés des professions non agricoles et de certains régimes spéciaux et modifiant le code de la sécurité sociale et le code de l’aviation civile est remplacé à compter du 1er janvier 2018 par le décret no 2017-887 du 9 mai 2017 relatif à l’organisation financière de certains régimes de sécurité sociale.
Dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2018, Joël Prohin, directeur du pôle Gestion des portefeuilles de la Caisse des Dépôts, déroule le processus d'élaboration de l'allocation stratégique d'actifs de l'institution. Pour faire face à la période actuelle de taux bas, le groupe peut compter sur son nouveau pôle Innovation, qui opère notamment un basculement du portefeuille vers la gestion interne quantitative systématique et mène des réflexions sur le big data.
Abigail Johnson a pris la tête de Fidelity à la suite de son père en 2014. Dans une interview rare, accordée à l’agence Bloomberg, la dirigeante revient sur le lancement cet été de trois fonds indiciels à frais zéro. «Je tenais beaucoup à éliminer les (frais) minimums, indique-t-elle. J’ai le sentiment qu’ils ne parviennent plus à remplir leurs objectifs initiaux. Lorsque vous êtes aussi gros que nous, et que nous essayons de toucher un aussi grand nombre de personnes différentes, créer un obstacle comme celui-là ne sonne pas bien. (...) Nous devons trouver d’autres moyens d’inciter les gens à nous essayer». Kathy Murphy, responsable de la division «personal investing» chez Fidelity, à l’origine de la sortie de ces nouveaux fonds indique ainsi que cette annonce stratégique comportait trois volets: «les fonds à frais zéro eux-mêmes; être le premier dans l’industrie à éliminer tous les frais minimums [d’investissement] et les frais de compte; Et la troisième chose, qui est probablement la plus influente du marché, la réduction [du nombre de part d’actions] de tous nos fonds indiciels. Au fur et à mesure de la croissance de nos fonds indiciels, nous avons doublé leurs encours. Nous sommes le deuxième fournisseur de fonds indiciels dans le pays (les États-Unis, ndlr)», précise-t-elle. Interrogée sur les cas de comportements non appropriés qui ont provoqué le départ de quelques hommes en interne, Abigail Johnson explique que les salariés ont beaucoup parlé entre eux de ces problèmes et qu’elle a été «agréablement surprise de voir toute l'énergie positive qui s’en est dégagée. Les gens se sont sentis vraiment concernés et ont eu le désir de changer les choses», explique-t-elle. Elle précise par ailleurs que cette année, dans un effort d’accroître la diversité mais sans utiliser de politiques de quotas, la moitié des recrutements dans les agences de Fidelity aux États-Unis ont été des femmes, «cela alors même que dans notre industrie, moins de 25% des professionnels licenciés sont des femmes». Kathy Murphy ajoute de son côté que le marché est aussi proche d’un changement qui va amener les femmes à gérer plus de 22.000 milliards de dollars d'épargne en raison d’une longévité plus longue que celle des hommes ou en raison de la multiplication des divorces, etc. Plus de 9 femmes sur 10 seront les seules responsables dans leur ménage sur la question des finances à un moment ou à un autre de leur vie. Or si les femmes épargnent, elles investissent peu. Il faut donc les aider à passer le pas, estime la dirigeante. Concernant les relais de croissance du groupe en Europe, Abigail Johnson cite le Royaume-Uni en premier lieu. «Le Royaume-Uni - si vous examinez la dynamique du marché et le cadre réglementaire - commence réellement à ressembler à celui des États-Unis. De nombreuses entreprises de ce pays sont en train de donner la priorité aux régimes à cotisations définies. (...) Les membres de ces régimes sont davantage encouragés à participer aux régimes qu’ils ne le sont ici aux États-Unis». Elle constate par ailleurs le développement des robo-advisors et le fait que les banques ne sont pas les sociétés dominantes sur ce segment. En outre, le régulateur encourage la concurrence et l’arrivée de nouveaux acteurs. «Il n’y a pas vraiment de commerce direct sur le continent, mais nous entretenons de bonnes relations avec de nombreux distributeurs», rappelle-telle.
Genfit a annoncé son intention de se coter sur la Bourse américaine sous forme d’American Depositary Shares (ADS). Elle a déposé un projet de document d’enregistrement auprès de la SEC, l’autorité boursière américaine. Concomitamment, la biopharmaceutique spécialisée notamment dans le traitement des maladies du foie compte procéder à un placement privé d’actions ordinaires principalement en Europe, hors des Etats-Unis. Genfit avait déjà envisagé de rejoindre le Nasdaq en 2015 dans le sillage d’autres biotechs françaises, mais n’avait pas franchi le pas. Genfit gagnait près de 5% à mi-séance.
Après le rapprochement entre Humanis et Malakoff Médéric validé par l’ACPR, c’est au tour d’AG2R La Mondiale et Matmut de recevoir l’aval du régulateur. C’est ce qu’affirment sur twitter André Renaudin pour AG2R La Mondiale et Nicolas Gomart pour la Matmut. C’est officiel ! L’ACPR a formellement approuvé le rapprochement entre les @GroupeMatmut et @AG2RLAMONDIALE. Le 1er Groupe français de Protection Sociale en assurance des personnes et de leurs biens verra le jour le 1er janvier 2019. Une grande joie ! Merci aux équipes !— Nicolas Gomart (@NicolasGomart) 15 novembre 2018 L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a approuvé le projet de rapprochement @AG2RLAMONDIALE @GroupeMatmut !— André Renaudin (@AndreRenaudin) 15 novembre 2018 Au 1er janvier 2019, le nouvel ensemble deviendra le premier groupe de protection sociale en assurance des personnes et de leurs biens. Il représentera 11,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires assurantiel et 7,7 milliards d’euros de fonds propres, rassemblera 17 000 collaborateurs et comptera 700 agences commerciales. A l’origine de ce rapprochement, plusieurs facteurs dont l’intensification de la pression réglementaire. Si le 1er janvier 2015 a marqué l’entrée en application de la Loi Hamon, l’entrée en vigueur de Solvabilité II ou encore l’application de la loi Eckert et la loi Sapin 2 constituent des bouleversements tout aussi importants, de même que l’entrée en vigueur de la Directive sur la distribution en assurance (DDA) et la flat tax en assurance vie en 2018.
Les sénateurs ont adopté, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours d’examen, un amendement prévoyant d’augmenter, pour l’année 2019 seulement, la taxe de solidarité additionnelle de 13,27 % à 18,02 % sur les mutuelles. Cela afin «d’instaurer une participation exceptionnelle des organismes complémentaires d’assurance maladie à l'équilibre des comptes de la sécurité sociale en 2019. Cette «participation exceptionnelle des organismes complémentaires d’assurance maladie» permettrait de faire rentrer entre 1 et 1,5 milliard d’euros dans les caisses. Les mutuelles s’opposent à cette mesure. La Fnim y voit «la confirmation de ses craintes quant à l’évolution de l’ACS et de la CMU-C qui seront, de fait, fondues dans l’assurance-maladie, les opérateurs complémentaires intervenant en ce domaine voyant leur rôle réduit à celui d’un gestionnaire pour compte du régime général. Les pouvoirs publics ont décidé de construire un étage de « Sécurité sociale complémentaire » structurellement déficitaire puisque poursuivant un seul but d’action sociale», indique la fédération indépendante nationale des mutuelles. L’ensemble du projet de loi sera soumis mardi 20 novembre 2018 à un vote du Sénat. La ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, n’est pas favorable à cette contribution exceptionnelle des mutuelles. Le texte doit être présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. TV
Selon nos informations, le directeur financier de la Mutuelle des Sportifs, David Boyer, a quitté l’institution après un an passé à ce poste. Diplômé d’un Master d'économie de Paris-Dauphine complété notamment par un MBA obtenu à HEC Paris, David Boyer a commencé sa carrière en 1999 comme contrôleur de gestion au Crédit Agricole. Il s’est ensuite tourné vers JA Delmas, Caterpillar et Prologis où il a occupé le poste de responsable financier, avant d’intégrer le groupe Unéo en 2009, dont il devient directeur financier jusqu’en 2015. Nommé directeur financier de la Mutuelle UMC en 2016, il est depuis la même année PDG de la société InFin&Strat qui assure notamment des formations en comptabilité des assurances. Il avait rejoint la Mutuelle des Sportifs en octobre 2017. AB.
Les sociétés de gestion devront se focaliser davantage sur la maîtrise des coûts face aux « changements structurels énormes » auxquels fait face le secteur de la gestion d’actifs, estime Michelle Seitz, directrice générale de Russell Investments, dans une interview au Financial Times. Même si la plupart des sociétés de gestion restent rentables, les frais sont sous pression. Michelle Seitz estime que la taille seule ne sauvera pas les sociétés de gestion du niveau de concurrence « féroce ». Au contraire, le secteur doit se concentrer sur « trois piliers » - la performance des investissements, la distribution de produits et les coûts – pour survivre et prospérer.
Le groupe Generali a annoncé le 15 novembre le lancement de Generali Global Pension (GGP), entité qui a pour vocation d’accompagner les entreprises internationales dans la maîtrise de leurs risques de retraite collective, en s’appuyant sur les expertises de Generali en assurance et en investissement. Cette nouvelle business line sera placée sous la direction d’Anne de Lanversin, qui sera rattachée à la fois à Jean-Laurent Granier (PDG de Generali France) et Tim Ryan (Group Chief Investment Officer). «C’est une étape importante qui va apporter au groupe des revenus complémentaires et réunir les entités locales et globales pour développer une nouvelle dynamique en retraite», expose Generali par voie de communiqué, soulignant que le marché de la retraite mondial représente 38100 milliards d’actifs et croit de 3,5% par an. Generali Investissement gère 542 milliards d’euros avec des expertises long terme et ESG (Environnement, Social, Gouvernance) spécifiques. GGP s’appuiera sur le modèle multi-boutique de Generali Investment, sur ses expertises long terme et ESG pour proposer des produits transfrontaliers, locaux ou globaux. Anne de Lanversin est diplômée de l’IEP Paris et l’Université Mc Gill (Montréal, Canada). Après un parcours dans la banque à la BFT, filiale du Crédit Agricole, Anne rejoint Allianz Global Investors (AGI), en tant que responsable commerciale entreprise pour la France. En parallèle, chez AGI Europe, elle a la responsabilité d’un périmètre de distribution européen. Elle a rejoint AXA France en 2008, en tant que directrice des solutions financières pour l’épargne et la retraite collective, puis en tant que directrice des ventes sur ce périmètre. Elle conserve ces fonctions en 2015, lorsqu’elle prend également la direction des ventes internationales en Employee Benefits (EB Partners). Anne de Lanverin est également administratrice de Vigeo, agence de notation ISR, membre du comité du label ISR du Ministère des finances et du Comité du label TEEC « Transition énergétique et écologique pour le climat ». AB.
Estelle Kerenflec’h a quitté Malakoff Mederic où elle officiait comme private equity manager pour devenir responsable du private equity à la Carac, mutuelle d’épargne, de retraite et de prévoyance, depuis octobre 2018. Estelle Kerenflec’h (39 ans) a commencé sa carrière dans le groupe Médéric dans le Département Trésorerie en 2003. Puis elle a rejoint en 2008 la direction des investissements de Malakoff Mederic d’abord comme responsable service trésorerie / cash management puis chargée de mission et Private Equity Manager. Elle est diplômée d’un Mastère de Centrale Lille et de l’Ecole de Management Léonard de Vinci en Finance.
Olivier Couvreur, ex-responsable adjoint des investissements d'ABN Amro Investment Solutions, a rejoint le principal fonds souverain des Emirats Arabes Unis, l'Abu Dhabi Investment Authority (Adia).
Les concepts de développement durable et de finance responsable prennent de plus en plus de place dans l'organisation des sociétés de gestion. À l'occasion d'une interview accordée à Distrib Invest, Marie Saltiel, directrice du family office et associée d'Amplegest, détaille la manière dont ces valeurs influencent l'offre et l'organisation de la société de gestion parisienne.