Parallèlement à la tenue de la COP 24, Groupama réaffirme sa volonté d’accompagner la transition écologique et énergétique vers une économie moins carbonée.
Ronan Mahieu a été nommé directeur du développement et des relations institutionnelles de la direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts. Il prend ses fonctions aujourd’hui. Ronan Mahieu, 45 ans, est inspecteur général de l’Insee. Diplômé de l'École polytechnique et de l'École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), il débute sa carrière en 1997 à l’Insee comme chargé d'études sur la protection sociale. Il rejoint en 2000 la direction de la prévision du ministère de l’Economie puis, en 2002, la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) comme responsable des statistiques, des prévisions et des analyses. En 2005 il devient chef de la mission analyse économique de la Dares (ministère de l’Emploi). En 2007 il revient à l’Insee où il supervise la production des comptes nationaux trimestriels. Il est nommé en 2009 sous-directeur de l’observation de la solidarité à la Drees (ministère de la Santé et des Affaires sociales). Il est à cette occasion associé à la préparation de la réforme des retraites de 2010 (estimation des impacts attendus sur les comportements de départ et les équilibres financiers des régimes), et supervise le développement d’outils d’analyse et de simulation sur la prise en charge publique de la perte d’autonomie des personnes âgées. Depuis 2011, il était responsable du département des comptes nationaux à l’Insee: à ce titre il pilotait la production des comptes annuels et trimestriels, ainsi que l'élaboration et la validation des estimations de déficit et de dette publique, notifiés chaque année à la Commission européenne.
Laurent Galzy a été nommé directeur de l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) pour une durée de quatre ans à compter du 1er décembre 2018, par un arrête paru au Journal officiel du 30 novembre. Il succède à Philippe Desfossés, dont le mandat n’a pas été renouvelé, comme l’avait révélé Instit Invest (groupe Agefi) début septembre.
A l’issue de la réunion des membres de son Comité de politique monétaire qui s’est tenue hier, la banque centrale sud-coréenne (BoK) a relevé son taux directeur de 25 points de base (pb) pour la première fois depuis novembre 2017 pour le porter à un niveau de 1,75%. La Fed ayant relevé ses taux à quatre reprises depuis la dernière hausse de la BoK, ce qui a accru les pressions sur la stabilité financière dans le pays, la politique monétaire sud-coréen est toujours jugée comme accommodante compte tenu du niveau croissant d’endettement des ménages et de surchauffe du marché immobilier.
Cela ne fait plus de doute : la création du premier fonds indiciel était l’innovation la plus réussie dans l’histoire financière moderne. La question que nous devons nous poser maintenant est : que se passe-t-il s’il est victime de son succès ? s’interroge John C. Bogle, le fondateur de Vanguard et père des fonds indiciels, dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal. Les gestionnaires de fonds indiciels dominent le secteur avec une part des actifs de fonds indiciels de 81 % : Vanguard détient 51 % du marché, BlackRock, 21 % et State Street Global, 9 %. La plupart des observateurs pensent que la part de la détention d’entreprises par des fonds indiciels va continuer de croître sur les dix prochaines années. Ce n’est qu’une question de temps avant que les fonds indiciels dépassent le seuil des 50 %. Si cela intervient, les « trois gros » de la gestion indicielle détiendraient 30 % voire plus du marché des actions américaines – et auraient donc le contrôle effectif. Je ne pense pas qu’une telle concentration servirait l’intérêt national, écrit John C. Bogle.
EDF et sa filiale Sofilo ont réalisé le 28 novembre la cession d’un portefeuille de plus de 200 actifs à usage de bureaux et d’activités à des véhicules d’investissements gérés par Colony Capital. Ce portefeuille, dont les actifs sont localisés en Ile-de-France et en régions, développe une surface totale d’environ 430 000 m². L’opération, fortement similaire à celle que le groupe avait menée il y a un an avec Tikehau, a été assortie d’un contrat de location opérationnelle par le groupe EDF. La finalisation de cette transaction clôt la réalisation du plan de cession d’actifs du groupe EDF de 10 milliards d’euros sur la période 2015-2020. AB.
BNP Paribas Asset Management a annoncé jeudi la nomination de Franck Nicolas en tant que responsable des solutions clients pour la France au sein du pôle de gestion multi-actifs, quantitatif & solutions. Il sera chargé «de l’élaboration de solutions sur mesure pour les clients, notamment la gestion du bilan, les solutions multi-actifs et les overlays», selon un communiqué.
L’offre du premier actionnaire Henri Seydoux intervient quelques jours après le plongeon de 55% de l’action et l’achat de titres par le directeur général.
Entretien croisé entre Roni Michaly, directeur général de Financière Galilée et Augustin Bloch-Lainé, gérant d’Amplegest MidCaps et Amplegest PME à propos de la sélection de fonds dédié aux petites valeurs. Entretien réalisé lors des Club Dates Invest à Strasbourg le 14 septembre.
Frédéric Traimond, 49 ans, directeur du risque et responsable du département Actuariat & Réassurances a été nommé directeur par le conseil d’administration de Vaudoise Assurances à partir du 1er janvier 2019. Actuaire ASA, Frédéric Traimond a rejoint le groupe Vaudoise Assurances en février 2018 en qualité de directeur du risque avant de prendre parallèlement la tête du département Actuariat & Réassurance au 1er mai 2018. Préalablement à son arrivée à la Vaudoise, Frédéric Traimond a notamment été responsable non-vie, directeur du risque et directeur des opérations de compagnies d’assurance et de réassurance en Suisse (AXA et Flagstone) avant de travailler dans le monde du consulting en intégrant PwC France en 2014 puis Willis Towers Watson un an plus tard. «Grâce à son expérience et sa personnalité, Frédéric Traimond est déjà parfaitement intégré dans l'équipe des cadres dirigeants de l’entreprise qui a pour mission de relever les défis actuels et futurs du marché de l’assurance. Sa nomination en qualité de directeur se justifie donc pleinement», a commenté Philippe Hebeisen, CEO de la Vaudoise.
Swiss Life doit tenir aujourd'hui sa Journée investisseurs. Avec un objectif de 600 à 650 millions de francs, l'assureur suisse entend augmenter son résultat lié aux frais et commissions de manière significative jusqu’à fin 2021, contre un objectif 2018 de 400 à 450 millions de francs.
Pour répondre au défi que constitue le financement des PME et ETI, AG2R La Mondiale consacre au Private Equity et à la dette privée une enveloppe supérieure à 2 milliards d’euros. Clément Simard, directeur de la gestion assurantielle taux et Cyrille Roustang, responsable du private equity chez AG2R La Mondiale, exposent le détail de ces poches dans le cadre de leur participation aux Couronnes Instit Invest 2018.
La Caisse des dépôts a annoncé ce matin vouloir accélérer son désengagement des activités liées au charbon et la mise en oeuvre de nouvelles mesures pour renforcer sa politique énergétique et environnementale. Sur la question du charbon, «l’institution mettra en place dès 2019 une politique d’exclusion plus drastique. Elle n’investira plus - en direct ou via des fonds - dans les entreprises dont l’exposition de l’activité au charbon dépasse 10% du chiffre d’affaires» au lieu de 20% jusqu'à présent, a-t-elle indiqué dans un communiqué. La mise en oeuvre de cet engagement sera certifiée par des commissaires aux comptes, a précisé la Caisse, promettant une information régulière sur le sujet dans le cadre de ses rapports d’activité. Elle vise à terme un désengagement total de ce secteur. En outre, l’institution a affirmé vouloir mobiliser 16 milliards d’euros d’ici 2020 sous forme de prêts et d’investissements pour «soutenir les projets ayant un impact positif sur le climat». Pour ce faire, elle compte s’appuyer sur sa nouvelle «Banque des territoires» créée en mai et sa filiale Bpifrance. «L’offre dédiée que construit la Banque des territoires sera un levier majeur pour accélérer le développement de projets TEE (Transition énergétique et environnementale) de tous les territoires, des métropoles mondialisées jusqu’aux espaces ruraux», a déclaré Eric Lombard, le directeur général de la Caisse des dépôts, cité dans le communiqué. En ce qui concerne les investissements, la Caisse a expliqué avoir nettement progressé dans la «décarbonation» de ses portefeuilles de placements financiers, c’est-à-dire qu’elle a renoncé à investir dans certaines entreprises polluantes ou que les entreprises dans lesquelles elle a investi ont réduit leurs émissions de carbone. «Depuis 2014, l’empreinte carbone du portefeuille d’actions cotées de la Caisse des Dépôts a été réduit de 37% et celle des obligations d’entreprises de 54%. Concernant l’immobilier de placement, la cible - diminution de 38% de la consommation énergétique d’ici 2030 - a déjà été atteinte à hauteur de 50%», détaille le communiqué. «La Caisse des Dépôts poursuivra activement ses efforts de réduction sur l’ensemble de ses portefeuilles de placements financiers qui s'élèvent à 150 milliards d’euros», conclut-elle. EJ
Christophe Gégout, 42 ans, a quitté ses fonctions d’administrateur général adjoint du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour rejoindre au mois d’octobre le fonds Meridiam comme directeur de l’investissement et de la gestion des PME innovantes contribuant à la transition énergétique. Son successeur reste à définir par les quatre ministères de tutelle du CEA. Diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’ENSAE et de l’IEP Paris, il a démarré sa carrière en 2001 comme adjoint au chef de bureau de synthèse des finances publiques à la Direction générale du Trésor et de la politique économique. Trois ans plus tard, il devient chef du bureau de la politique salariale et des statuts et du bureau de la politique budgétaire du ministère des Finances. En 2007, il est nommé conseiller budgétaire au cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Deux ans plus tard, il rejoint le CEA comme directeur du pôle de gestion et systèmes d’information et directeur financier. Il était président du CEA investissement depuis 2015. AB.
Après dix années passées à ce poste, Bertrand Joigneault a quitté ses fonctions de directeur général de la Mutuelle Générale des Affaires Sociales (MGAS) vendredi 23 novembre, nous apprend Newsassurancespro. Bertrand Joigneault est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires (ENSAIA), et de AgroParisTech en développement agricole-commerce international. Après avoir été officier chef du Quart à la Marine Nationale (1996-1997), il est devenu responsable de Marché au sein de BNP Paribas (1997-2000), avant de rejoindre plusieurs cabinets de conseil entre 2001 et 2008 pour épauler assureurs et mutuelles. Il était directeur général de la MGAS depuis février 2008. AB.
Il régnait comme une légère ambiance de Nations-Unies au Palais Brongniard, ancienne Bourse de Paris, pour les trois jours consacrés à la finance durable organisés par le United Nations Environment Programme Finance Initiative UNEP FI et Finance For Tomorrow. De nombreux acteurs financiers du monde entier ont fait le déplacement, saluant au passage le leadership de la place de Paris et du gouvernement français sur les questions de finance verte malgré la crise des «gilets jaunes». Les investisseurs institutionnels français n’ont donc pas manqué l’occasion pour montrer le travail accompli et présenter un cortège de nouvelles annonces en faveur du climat. Axa étend sa politique climat à AXA XL Axa va étendre sa politique de lutte contre le changement climatique à sa filiale AXA XL dédiée à l’assurance IARD des entreprises et des risques de spécialités. «AXA XL ne souscrira plus de contrats liés à la construction et l’exploitation de centrales à charbon, de mines de charbon, d’activités d’extraction de sables bitumineux, ou de forages en région Arctique», a affirmé Thomas Buberl, le directeur général d’Axa, ajoutant que cela représentera plus de 100 millions d’euros de primes brutes émises. De la même manière, la politique d’exclusion d’investissements du groupe sera étendue à AXA XL, ce qui devrait aboutir à 660 millions d’euros de désinvestissements. CNP Assurances réduit son exposition au charbon CNP Assurances prend des mesures pour réduire son exposition au charbon thermique, source d’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre. Le groupe s’interdit désormais d’investir dans des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires (contre 15 % auparavant) est lié au charbon thermique. Il s’engage également à ne plus investir dans les entreprises les plus impliquées dans le développement de nouvelles centrales à charbon. Parallèlement, l’assureur continuera à “accompagner les efforts des entreprises qui prouveraient leur volonté d’arrêter le charbon thermique en réorientant leurs investissements vers d’autres énergies”, a-t-il indiqué par voie de communiqué. CNP Assurances confirme en outre son objectif de réduction de l’empreinte carbone de son portefeuille actions de 47 % pour atteindre 0,25 teqCO2/K€ investi à fin 2021, celui d’abaisser de 20 % la consommation d’énergie de son patrimoine immobilier à l’horizon 2020 et celui de réaliser 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) à horizon 2021. Son objectif d’atteindre 3 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2018 a par ailleurs déjà atteint à fin septembre 2018. Natixis Assurances vise 10% d’actifs verts dans son portefeuille avant 2030 Dans le même sens, Natixis Assurances a également annoncé vouloir «privilégier les acteurs économiques qui contribuent à la transition énergétique et écologique». La compagnie consacrera chaque année environ 10% de ses investissements à des actifs verts, avec un objectif de 10% d’actifs verts dans le total de ses encours, au plus tard en 2030. Cet engagement concerne l’ensemble de ses portefeuilles d’investissement, hors unités de compte. La CDC lancera une enquête auprès des entreprises dont elle est actionnaire Parmi les autres annonces de cette semaine, on notera également celle de la Caisse des dépôts, qui souhaite s’orienter vers une sortie définitive du charbon, et lancer l’an prochain une nouvelle enquête d’ampleur auprès des entreprises dont elle est actionnaire et, en particulier, auprès de celles qui exercent dans les secteurs liés à la production ou à la consommation importante d’énergies fossiles. Allianz France constitue une équipe ESG dédiée La filiale française du groupe Allianz va quant à elle se doter d’une équipe dédiée à l’ESG, l’innovation et la gouvernance, et envisage d’attribuer prochainement un mandat dédié aux obligations vertes. Ces dernières pèsent aujourd’hui pour 465 millions d’euros dans le portefeuille de l’assureur. L’État actionnaire demandera une stratégie climat aux entreprises Bruno Le Maire, ministre des Finances et de l’Économie, souhaite «que dans toutes les entreprises où l’État est actionnaire, soit mise en place une stratégie de réduction des émissions de gaz à effets de serre», fait-il savoir. Cet effort sera d’abord demandé aux 25 entreprises les plus importantes et sera accompagné dans les rapports RSE. La FFA signe les Principes pour une Assurance Responsable La Fédération française de l’assurance (FFA) a adhéré aux Principes pour une Assurance Responsable, Principles for Sustainable Insurance (PSI), version assurance des Principles For Responsible Investment (PRI), lors de la conférence de l’UNEP FI et du Climate Finance Day, à Paris, mardi 27 novembre. Toutefois cette adhésion relève plus du « symbole », indique à Instit Invest, Arnaud Chneiweiss, délégué général, car elle n’engage pas les adhérents directement. « Cela constitue une feuille de route pour nos membres », ajoute-t-il. Les principes pour une assurance responsable incitent les assureurs à intégrer dans les prises de décision les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), à sensibiliser les clients et les partenaires sur les enjeux ESG, et les inciter à mieux maîtriser les risques, à travailler avec les gouvernements et les régulateurs sur ces questions et à faire preuve de transparence sur l’avancée de leurs travaux. Mais les plus grands assureurs de la place font des progrès, assure la FFA, qui s’appuie sur la deuxième édition de son baromètre (contrôlé par un audit) de l’intégration des critères ESG-Climat dans les stratégies d’investissement, présenté le même jour. La note attribuée aux 20 grands assureurs progresse de 4,6 à 6 sur 10. L’engagement vis-à-vis des émetteurs et des sociétés de gestion progresse le plus avec un note de 7,5. Plus de deux tiers des assureurs jouent un rôle actif auprès des entreprises émettrices pour influencer leurs pratiques ESG. Ces assureurs intègrent également des critères ESG et climat dans les mandats de gestion. En revanche, communication auprès des clients est le pont faible des assureurs avec une note de 3,4/10. AB. & TV.
Emmanuel Macron, qui dévoilait ce matin depuis l’Elysée les grandes lignes de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), souhaite que la direction d’EDF réfléchisse aux évolutions du groupe, selon des documents transmis aux agences de presse. Ces évolutions devront préserver l’intégrité d’EDF et l’Etat n'écarte pas l’hypothèse d’un renforcement de sa participation au capital du groupe. L’Agence des participations de l’Etat (APE) détient actuellement 83,66% d’EDF.
Dans un communiqué commun, l’Autorité des marchés financiers, la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ont tenu à rappeler les risques liés à l’achat de bitcoins, «actifs spéculatifs, peu adaptés aux profils d’investisseurs particuliers non avertis». Cette mise en garde intervient après l’annonce de la société Keplerk de proposer un service d’achat/vente de bitcoins contre espèces dans les bureaux de tabac français. La société Keplerk, prête-nom de la société anonyme PAYSAFEBIT SASU, qui entend diffuser la monnaie virtuelle via les buralistes, ne dispose d’aucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère. Elle n’est donc pas en mesure de fournir de garantie à ses potentiels clients.
Plus que centenaire, le groupe public Retraites Populaires gère des portefeuilles d'assurance et de prévoyance pour compte propre, mais également pour le compte d'institutions de prévoyance dans le cadre de mandats. Contrairement à nombre d'institutions suisses, elle est déjà bien investie en actifs alternatifs et ne souhaite pas renforcer cette poche. Ses projets concernent plutôt l'ISR.
Dans le cadre de la réforme ferroviaire (transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics, ouverture à la concurrence, réforme du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés), le Premier ministre s'était engagé auprès des syndicats de cheminots, le 25 mai 2018, à une reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF (sur un total de 54,5 milliards d’euros). Précisément, il s’agit d’une reprise sur la dette de SNCF Réseau (46 milliards d’euros) qui gère l’infrastructure et qui ne concerne pas SNCF Mobilité (8,5 milliards d’euros de dette). L’État a prévu de reprendre 25 milliards d’euros en 2020 et 10 milliards d’euros en 2022. Afin de rassurer les investisseurs sur le remboursement de ce montant, l’Agence France Trésor en charge de la gestion de la dette de l’État, compte utiliser la méthode des prêts miroirs. «Il s’agit pour l’État de ne pas se substituer directement à la SNCF pour rembourser ses créanciers», indique l’AFT à Instit Invest. Le mécanisme «doit préserver pleinement l’égalité de traitement des créanciers obligataires de l’entreprise», assure l’agence. Un moyen qu’elle a déjà utilisé en 2007 pour une reprise de dette de 8 milliards d’euros du Service annexe d’amortissement de la dette (SAAD) de la SNCF. La Caisse de la Dette Publique (CDP) jouera «le rôle d’intermédiaire» en apportant les fonds nécessaires à SNCF Réseau pour honorer ses créanciers. Et l’État alimentera la CDP d’un montant identique «afin de conserver le lien entre la SNCF et ses créanciers tout en rassurant les investisseurs grâce à la présence de l’État», précise l’AFT. Ce mécanisme impliquant in fine la reprise de la dette de la SNCF par l’État devra être validé par le Parlement en loi de finances 2019 ou 2020. " Pour l’État, la reprise de la dette de la SNCF a déjà un impact sur les comptes publics. L’Insee a déjà requalifié en septembre dernier SNCF Réseau en administration publique (APU) au sens de la comptabilité nationale car désormais moins de 50% de ses ressources viennent de ses recettes commerciales (les péages payés par les compagnies de train pour utiliser le réseau). De fait, la dette de SNCF Réseau doit être comptabilisée dans la dette de l’État qui est passée de 96,8% à 98,5% du PIB estimée pour 2017. TV
Yann Duvaud-Schelnast, qui occupe depuis deux ans le poste de chargé de missions auprès du directeur des investissements d’Allianz France, va prendre prochainement la responsabilité d’une équipe dédiée à l’ESG, l’innovation et la gouvernance. Cette structure nouvellement créée sera intégrée à l’unité Investissement d’Allianz France. «Nous pensons que ces trois sujets sont fortement liés», a commenté Matthias Seewald, directeur des investissements d’Allianz France. Si l’ESG est l’un des aspects permettant de faire vivre l’innovation du groupe via notamment l’utilisation de différentes technologies dans son processus d’investissement, la gouvernance est également fortement impliquée, notamment avec l’obligation de reporting «article 173". Selon le directeur des investissements, il s’agit par ailleurs du moment opportun pour créer cette structure, en raison de l’intégration accrue «de la division Investissement d’Allianz France aux autres entités du groupe sur les sujets ESG». Il s’agira aussi de développer la communication sur les sujets ESG auprès des assurés, notamment en étant «plus compréhensible (sur les sujets liés à l’investissement responsable), avec l’utilisation d’une langue vulgarisée». Yann Duvaud-Schelnast a débuté sa carrière en 2009 chez Oddo & Cie comme International Business Analyst avant de rejoindre le groupe américain Carlson deux ans plus tard. En 2013, il rejoint les équipes d’Euler Hermès, comme International Controller. Vers un mandat dédié aux obligations vertes Dans le portefeuille d’Allianz France (83,9 milliards d’euros), les investissements certifiés verts représentaient 3,15 milliards d’euros fin 2017, parmi lesquels 465 millions d’euros de green bonds. L’un des projets de l’institution consiste à créer un fonds dédié. «Jusqu'à présent, les gestionnaires achetaient des green bonds de manière assez opportuniste, a expliqué Matthias Seewald. Or, ces actifs ont créé une performance supérieure aux investissements traditionnels. Nous allons donc établir un mandat dédié spécifiquement aux investissements en green bonds afin de garder un certain niveau d’exposition, indépendamment de cet opportunisme». Dans ce cadre, le directeur des investissements d’Allianz France souhaite déterminer un benchmark qui ne soit pas un benchmark «vert», mais «le même que pour tous les autres actifs». AB.
Le conseil de surveillance d’Allianz SE a décidé de prolonger le contrat d’Oliver Bäte en tant que PDG du groupe jusqu’en septembre 2024. Le contrat initial devait expirer fin septembre 2019. «Sous la direction de M. Bäte, Allianz s’est extrêmement bien développé au cours des trois dernières années. Le conseil de surveillance est convaincu qu’il est le bon président du conseil d’administration pour relever les défis à venir», a déclaré Michael Diekmann, président du conseil de surveillance, dans un communiqué. Le conseil d’administration présentera une mise à jour de sa stratégie le 30 novembre 2018.
Pour continuer à se renouveler après 17 ans passés chez Retraites Populaires, Jean-Christophe Van Tilborgh a quelques secrets, qui l’amènent notamment à voyager au quatre coins de la Terre. Il aime aussi se ressourcer via le sport, en particulier le ski de randonnée et le tennis, qu’il pratique au coeur du Jura suisse.
La France prend la tête du classement des pays du G20 qui présentent l’environnement politique et de marché le plus attractif pour investir dans les énergies renouvelables, selon la 3ème édition du «Allianz Climate Energy Monitor» qui note les pays en fonction de leur attractivité en tant que destinations potentielles des investissements dans l’énergie verte. Le classement se base également sur la conformité des pays entre leurs besoins d’investissement actuels et futurs et une trajectoire compatible avec la limite de 2°C de l’Accord de Paris. En 2018, la France remonte de deux places et dépasse l’Allemagne qui arrive en deuxième position, suivie par le Royaume-Uni. « Les énergies renouvelables en France, en Allemagne et au Royaume-Uni bénéficient de bonnes conditions de marché et d’investissement en général, ainsi que d’un environnement politique largement positif. Toutefois, des faiblesses subsistent, même dans les pays les plus performants : les appels d’offres de la France pour de nouvelles centrales, par exemple, n’ont pas assez de candidats, les investissements de l’Allemagne dans l'éolien vont diminuer en raison des nouvelles règles de vente et le marché de l'énergie solaire au Royaume-Uni s’est effondré suite aux réformes politiques », indique Niklas Höhne, directeur général du NewClimate Institute, cité dans un communiqué. Si la France, (tout comme l’Allemagne et le Brésil) a mis en place des objectifs de court terme dans les énergies renouvelables pour se conformer à l’Accord de Paris, le pays ne s’est pas doté d’un plan à long terme assez contraignant et ambitieux pour atteindre la neutralité carbone, estiment les auteurs. Seul le Royaume-Uni a mis en place un plan contraignant prévoyant de décarbonner entièrement la production d’énergie. 886 milliards de dollars par an nécessaires dans les énergies renouvelables Des efforts financiers importants sont toujours attendus de la part des pays du G20. En termes de besoin d’investissements, le classement évalue à 886 milliards de dollars les fonds qu’il faudrait allouer chaque année dans des infrastructures électriques à faible émission de carbone. Dans le top 10, aux côtés des pays européens les plus attrayants pour investir dans les énergies renouvelables, on retrouve la Chine, l’Inde et le Brésil. Ce dernier fait le plus grand bond dans le classement passant de la 13e à la 8e place. La Chine arrive à la 5eme place ayant investi 133 milliards de dollars soit le double de 2017 mais toujours très en-dessous d’un besoin de 314 milliards de dollars. L’Inde arrive à la 10eme position avec 11 milliards investis contre 160 milliards requis. Sans surprise, les États-Unis ont perdu deux places tombant à la 9eme position en raison des changements de politique ayant entraîné une coupe dans les aides fédérales pour les programmes d’énergies renouvelables. En 2017, les États-Unis n’ont investi qu’un tiers des montants (158 milliards de dollars) qui seraient nécessaires pour atteindre les Accords de Paris. TV
Le groupe allemand devient la première compagnie étrangère à décrocher le feu vert des autorités chinoises pour installer une holding d’assurance détenue à 100% dans le pays. La société Allianz (China) Insurance Holding Company Limited verra le jour en 2019 et sera basée à Shanghai. «Elle accroîtra la flexibilité stratégique d’Allianz pour augmenter son investissement et sa croissance en Chine», souligne le groupe dans un communiqué. L’annonce fait suite aux initiatives des autorités de Pékin pour ouvrir davantage le secteur de l’assurance aux investisseurs non-résidents.
A l'occasion du Global Roundtable organisé par l'Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP FI) ces 26 et 27 novembre, Thomas Buberl, directeur général d'AXA a annoncé vouloir impliquer sa filiale AXA XL dans la lutte contre le changement climatique.