Boursorama pariera sur l’épargne en 2020
Boursorama veut mettre les bouchées doubles sur l'épargne. Si la banque en ligne propose une offre d’épargne depuis 2005, elle a mis en ligne sur son site, il y a seulement deux mois, des fiches éducatives à ce sujet. «Dans le contexte de taux actuel, nous allons aider nos clients à diversifier leur épargne», confie à L’Agefi Aurore Gaspar, directrice générale adjointe de Boursorama.
Jusqu'à présent, lorsqu’un client désirait souscrire à une assurance vie totalement investie en fonds euros, Boursorama indiquait l’évolution des taux de rendement pour qu’il diversifie et allonge ses placements. «A partir du premier semestre 2020, nous souhaitons encore mieux guider nos clients, en proposant de nouveaux supports» indique Aurore Gaspar. Des réflexions seraient également en cours sur l’utilisation de robo-advisors.
3 millions de clients visés pour 2021
En 2019, la filiale de la Société Générale a enregistré une progression de 2,5 milliards d’euros de ses actifs. Elle gère 27 milliards d’euros d’encours, dont 5 milliards en assurance vie. Ses encours globaux augmentent de 30% par an. «Ceux de l’assurance vie augmentent approximativement de 12% car la moitié de nos clients nous ont rejoints il y a moins de deux ans et sont plus jeunes. En misant sur l’épargne, nous souhaitons augmenter cette part en 2020» précise la DGA de Boursorama.
En septembre 2019, la banque a dépassé le cap symbolique des 2 millions de clients. Elle vise toujours 3 millions de clients d’ici 2021. Si son coût marginal d’acquisition a baissé de 12 % en 2019 (200 euros par clients en 2018), sa conquête de clients ne se fera pas sanscoûts. En 2018, Boursorama France a affiché 35 millions de pertes. En 2019, ses pertes «s’accentueront un peu, en raison de l’acquisition client et de la baisse des taux», précise Aurore Gaspar.
En 2020 donc, Boursorama, qui affiche 7 milliards d’euros d’encours de crédit immobilier, misera gros sur l’épargne, entrant en concurrence directe avec les offres d'épargne des banques traditionnelles. Une approche cependant moins «digital friendly» que certaines banques en lignes et néobanques, qui s’intéressent déjà aux cryptoactifs. Le sujet n’est pas une priorité chez Boursorama.
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