L’activité manufacturière se dégrade un peu moins en zone euro
La contraction de l’activité du secteur manufacturier de la zone euro s’est de nouveau atténuée en décembre, grâce notamment à un ralentissement de l’inflation et à une stabilisation des chaînes d’approvisionnement, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global.
L’indice PMI manufacturier de la zone euro s’est établi à 47,8 en décembre, son plus haut niveau depuis trois mois mois, contre 47,1 en novembre. L’indice est conforme à l’estimation provisoire publiée le 16 décembre.
Un chiffre supérieur à 50 signale une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 dénote un recul.
Revu à la baisse en Allemagne
En France, la contraction de l’activité manufacturière en France s’est atténuée un peu plus qu’initialement estimé. L’indice s’est établi à 49,2 en décembre, son plus haut niveau depuis août dernier, après 48,3 en novembre.
S’il est supérieur à l’estimation provisoire de 48,9, il reste toutefois inférieur à 50 pour le quatrième mois consécutif.
En Allemagne, l’indice PMI du secteur manufacturier a été revu en baisse, à 47,1 pour décembre, contre une première estimation de 47,4, et 46,1 en novembre. Il s’agit de son niveau le plus élevé en trois mois.
Plus d'articles du même thème
-
L’activité a nettement accéléré en septembre dans la zone euro
L’indice PMI flash a progressé en septembre contre toute attente à un plus haut de plus de trois ans. Cette résilience de l’économie malgré la hausse des coûts de l’énergie et des emprunts profite aux secteurs manufacturier et des services. -
Les taux allemands se détendent malgré la lourde défaite du parti de Friedrich Merz
En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où le parti d’extrême droite de l’AfD est arrivé en tête, la CDU du chancelier allemand passe sous le seuil de 5% qui donne accès au parlement. A l’extrême gauche, Die Linke a remporté Berlin. Les marchés ne croient toutefois pas à une chute du gouvernement. Les taux sont surtout guidés par le pétrole et le gaz. -
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.