L’activité manufacturière se dégrade un peu moins en zone euro
L’indice PMI manufacturier se redresse mais demeure en zone de contraction en décembre. En France, il dépasse légèrement les attentes.
Publié le
Maylis Jouaret, Agefi-Dow Jones
En France, l’indice est à un plus-haut depuis août.
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Crédit Thinkstock.
La contraction de l’activité du secteur manufacturier de la zone euro s’est de nouveau atténuée en décembre, grâce notamment à un ralentissement de l’inflation et à une stabilisation des chaînes d’approvisionnement, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global.
Un chiffre supérieur à 50 signale une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 dénote un recul.
Revu à la baisse en Allemagne
En France, la contraction de l’activité manufacturière en France s’est atténuée un peu plus qu’initialement estimé. L’indice s’est établi à 49,2 en décembre, son plus haut niveau depuis août dernier, après 48,3 en novembre.
S’il est supérieur à l’estimation provisoire de 48,9, il reste toutefois inférieur à 50 pour le quatrième mois consécutif.
En Allemagne, l’indice PMI du secteur manufacturier a été revu en baisse, à 47,1 pour décembre, contre une première estimation de 47,4, et 46,1 en novembre. Il s’agit de son niveau le plus élevé en trois mois.
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings.
L’activité privée a même chuté en zone dangereuse en mai pour l’Hexagone, notamment pour l’indice PMI «flash» des services (42,9), tandis que le secteur manufacturier est retombé en territoire de contraction. La situation est un peu moins préoccupante en Allemagne.
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
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