Une majorité (55%) de compagnies aériennes envisage des réductions d’effectifs dans les 12 mois à venir en raison d’une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié hier par l’Association internationale du transport aérien (Iata). Une proportion de 45% des dirigeants du secteur a indiqué avoir déjà réduit les effectifs pour cette même raison. 57% d’entre eux s’attendent à une rentabilité en recul au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. A contrario 19% misent sur une hausse progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l’offre et la demande sera retrouvé.
L’action Telecom Italia (TIM) a terminé la séance d’hier en hausse de 4% à la Bourse de Milan, soutenue par les investisseurs qui parient sur une accélération des discussions avec Open Fiber en vue de la création d’un unique réseau de fibre optique en Italie. L’opérateur télécoms a décidé la veille de reporter à la fin du mois sa décision sur une cession au fonds de capital investissement américain KKR d’une participation minoritaire dans les infrastructures filaires du ‘dernier kilomètre’ menant jusqu’au client. Rome a demandé à TIM de négocier un accord plus large afin de fusionner ses actifs avec ceux d’Open Fiber, société contrôlée par l’énergéticien Enel et la Caisse des dépôts italienne (CDP).
Johnson & Johnson a annoncé avoir signé un accord avec le gouvernement américain, qui lui versera plus de 1 milliard de dollars (840 millions d’euros) pour la production de 100 millions de doses de son vaccin expérimental contre le Covid-19. J&J a précisé qu’il fournirait son vaccin «au niveau mondial de façon non lucrative, pour une utilisation d’urgence contre la pandémie». Le groupe a commencé récemment un essai clinique de phase 1/2a, qui se déroule en Belgique et aux Etats-Unis, sur son vaccin expérimental.
Continental a annoncé hier une perte nette de 741 millions d’euros au titre du deuxième trimestre et l’équipementier automobile allemand s’attend à une baisse significative de son chiffre d’affaires, de son bénéfice d’exploitation ajusté et de son cash-flow libre sur l’ensemble de 2020. Le groupe n’a pas voulu fournir de prévisions plus détaillées en raison des «grandes incertitudes économiques» liées à la crise sanitaire due au nouveau coronavirus. Il a cependant confirmé son intention de scinder l’an prochain sa division Powertrain, qui fabrique des moteurs.
Les groupes américains de télémédecine Teladoc et Livongo Health ont annoncé mercredi leur intention de fusionner dans le cadre d’une transaction évaluée à 18,5 milliards de dollars (15,55 milliards de dollars), en numéraire et en actions. Les actionnaires de Teladoc détiendront 58% du nouvel ensemble, tandis que ceux de Livongo posséderont les 42% restants. Ce rapprochement devrait être finalisé dans le courant du quatrième trimestre. Le chiffre d’affaires combiné du nouveau groupe devrait s'élever à environ 1,3 milliard de dollars en 2020, en hausse de 85% sur une base pro forma par rapport à l’année dernière.
Les autorités américaines n'ont pas approuvé dans sa forme actuelle la demande de licence pour le Viaskin Peanut, renvoyant le groupe à la case départ.
Jim Farley, actuellement directeur des opérations chez Ford, va succéder à Jim Hackett au poste de directeur général (DG) le 1er octobre, a annoncé hier le deuxième constructeur automobile américain. Jim Farley, âgé de 58 ans, avait quitté Toyota pour rejoindre Ford en 2007. Il a occupé plusieurs fonctions de direction au sein du groupe de Detroit, dont celle de directeur du marketing et des ventes et de président de Ford Europe. Plus récemment, il était à la tête de la division ‘New Businesses, Technology & Strategy’ avant de devenir directeur des opérations en mars dernier. Les deux dirigeants travailleront ensemble pendant deux mois afin d’assurer la transition. Jim Hackett, âgé de 65 ans, va prendre sa retraite. Ford, qui souffre depuis trois ans d’une érosion de ses ventes en Chine, son deuxième marché, est en pleine restructuration à l’instar de nombreux autres groupes automobiles.
Le groupe chimique Bayer a publié hier une perte nette de 9,5 milliards d’euros au deuxième trimestre à la suite d’un accord amiable conclu aux Etats-Unis sur son désherbant Roundup, qui lui avait coûté 10,9 milliards de dollars (9,25 milliards d’euros). Il a également passé une provision de 1,25 milliard d’euros au titre des charges destinées à régler un litige engagé contre son implant contraceptif Essure. Bayer prévoit désormais pour 2020 un excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’environ 12,1 milliards d’euros, en baisse par rapport à l’objectif annoncé en février compris entre 12,3 milliards et 12,6 milliards. Sur le trimestre écoulé, son Ebitda a progressé de 5,6 % à 2,88 milliards, chiffre supérieur aux attentes des analystes.
La compagnie britannique à bas coûts anticipe une perte plus faible au quatrième trimestre de son exercice 2019-2020 que celle du troisième trimestre en raison d’un volume de passagers transportés plus élevé que prévu. EasyJet prévoit désormais des vols représentant 40% de ses capacités au quatrième trimestre, contre 30% anticipé auparavant. Elle a consommé 774 millions de livres (860 millions d’euros) de trésorerie au troisième trimestre, clos le 30 juin, contre une prévision de 1 milliard de livres. Sa perte avant impôts, hors éléments exceptionnels, a atteint 324,5 millions de livres sur le trimestre écoulé, contre un bénéfice de 174,2 millions dégagé un an plus tôt.
Le conglomérat audiovisuel Walt Disney a publié hier soir une perte trimestrielle de 4,7 milliards de dollars sous l’effet d’une baisse de ses revenus et d’une importante charge comptable liées aux répercussions de l'épidémie de coronavirus sur ses activités. Frappé de plein fouet dans ses parcs d’attraction, ses activités de production et ses croisières, le groupe a enregistré au troisième trimestre de son exercice 2019-2020 une perte de 2,61 dollars par action, contre un bénéfice de 79 cents un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a chuté de 42% à 11,78 milliards de dollars, contre un consensus de 12,4 milliards.
La Banque Palatine, filiale à 100% de BPCE, a publié hier au titre du premier semestre 2020 un produit net bancaire en hausse de 1,6% à 165,3 millions d’euros grâce à une progression marquée de la marge nette d’intermédiation (+2,3 %) et des commissions sur collecte financière (+3,9 %). Les autres postes de commissions reculent sous l’effet de la régression d’activité sur les entreprises. Ses charges d’exploitation ont diminué de 2,4% à 122,7 millions d’euros en dépit de 22,5 millions de frais exceptionnels dus à une migration informatique. Un doublement des provisions liées à la hausse du coût du risque et le report d’avril à octobre 2020 de cette opération de migration pour cause de crise sanitaire ont débouché sur une perte nette semestrielle de 9,3 millions d’euros.
Gabriel Naouri, fils de l’actionnaire de contrôle de Casino, Jean-Charles Naouri, et l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinski détiennent 5,6% du capital de Maisons du Monde, révèle un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié lundi. «Le concert composé de la société Majorelle Investments et de M. Gabriel Naouri a déclaré avoir franchi en hausse, le 28 juillet 2020, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de la société Maisons du Monde», et détenir à cette date 5,6% du capital de la chaîne d’ameublement, indique l’AMF. Majorelle Investments est une société d’investissement détenue conjointement par Gabriel Naouri et Daniel Kretinski. Ce dernier est aussi actionnaire de Casino, dont il a récemment franchi à la baisse le seuil de 5% du capital. Il avait été envisagé qu’il devienne administrateur de Casino.
Commerzbank a annoncé hier soir la nomination de Hans-Jörg Vetter au poste de président du conseil de surveillance. La banque allemande a précisé que cette décision devrait faire l’objet d’une ordonnance judiciaire, attendue dans les prochains jours. Elle avait indiqué plus tôt dans la journée que la nomination de Hans-Jörg Vetter à ce poste avait été recommandée par la commission des nominations du groupe bancaire.
Dans un entretien publié hier par La Tribune, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a refusé de prendre des engagements sur l’absence de départs contraints au sein du groupe. «Dans un environnement économique aussi difficile, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il y aura, parmi les personnels, suffisamment de candidats volontaires au départ», a expliqué le dirigeant. Airbus a annoncé le 30 juin la suppression d’environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, dont 5.000 en France. Il estime par ailleurs que «sans parler de grands projets d’acquisition, il va y avoir une croissance des activités de défense doublée d’une correction sur le civil à court terme, pour rééquilibrer la proportion entre civil et militaire».
Le conglomérat financier Viel & Cie a publié hier un chiffre d’affaires consolidé en progression de 16,1% à 505,5 millions d’euros au premier semestre 2020 à taux de change courants et de +15% à changes constants. Sur le seul deuxième trimestre, son chiffre d’affaires a respectivement augmenté de 8,7% et de 8,5% à 234,3 millions d’un an sur l’autre. La situation financière du groupe n’a pas connu de changement significatif depuis la publication de son rapport financier portant sur l’exercice 2019.
La Pologne prévoit de fusionner ses trois producteurs d’électricité, PGE, Enea et Tauron, a indiqué le vice-premier ministre, Jasek Sasin, au quotidien Dziennik Gazeta Prawna. Deux nouvelles sociétés seraient ainsi créées : l’une regroupant les actifs liés au charbon, l’autre toutes les autres activités. La Pologne, qui produit quasiment l’intégralité de son électricité à partir du charbon, est le seul pays européen à ne pas s’être engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. Selon Jasek Sasin, les centrales polonaises pourraient toutefois cesser de brûler du charbon entre 2050 et 2060.
Shanghai Zhizhen Network Technology (Xiao-i) a annoncé lundi qu’elle avait porté plainte contre Apple auprès d’un tribunal de Shanghai au motif que les produits du fabricant de l’iPhone enfreignent un brevet que la société chinoise détient pour un assistant virtuel dont le principe est similaire à celui de Siri, l’application vocale d’Apple. Xiao-i estime ses dommages à 10 milliards de yuans (1,43 milliard de dollars). Le groupe demande à Apple d’arrêter la vente, la production et l’utilisation de produits enfreignant son brevet.
Sanofi a été mis en examen pour homicides involontaires dans le dossier de l’anti-épileptique Dépakine, à la suite d’une enquête initiée par des familles de victimes accusant le groupe pharmaceutique d’avoir tardé à informer des risques du médicament pour les femmes enceintes. Il s’agit d’une mise en examen supplétive, Sanofi étant déjà poursuivi depuis février pour tromperie aggravée et blessures involontaires dans ce dossier. «Sanofi Aventis France a respecté ses obligations d’information et conteste le bien-fondé de ces poursuites», a réagi le groupe. Il a indiqué avoir «saisi la chambre de l’instruction afin de contester sa mise en examen» et met en avant le fait que «l’ensemble de ces éléments ne préjuge en rien de la responsabilité du laboratoire».
Google et ADT ont annoncé hier un accord de coopération visant à développer la prochaine génération d’offres de sécurité résidentielle intelligente. Le partenariat s’appuiera sur les appareils et les services connectés de la gamme Google Nest, qui seront combinés avec le réseau d’installation, de service et de surveillance professionnelle d’ADT. Les deux entreprises investiront 150 millions de dollars (128 millions d’euros) dans le co-marketing, le développement de produits, la technologie et la formation des salariés. Google débloquera aussi 450 millions de dollars pour acquérir une participation de 6,6% dans ADT via une augmentation de capital. La finalisation de l’opération est prévue au troisième trimestre.