TF1 a annoncé hier renoncer à ses objectifs fixés pour 2021, qu’il avait suspendus en mars. Le groupe audiovisuel prévoyait jusqu’alors un chiffre d’affaires d’au moins 250 millions d’euros et un taux de marge d’Ebitda d’au moins 15% pour le pôle Unify. Au niveau du groupe, les dirigeants anticipaient une amélioration de la rentabilité sur capitaux engagés par rapport à celle de 2018. Entre janvier et juin 2020, la filiale de Bouygues a vu son chiffre d’affaires reculer de 22,9%, à 883,5 millions d’euros, tandis que son résultat opérationnel courant a chuté de 58,4%, à 67,8 millions.
Nexans a indiqué hier qu’il tablait pour l’exercice 2020 sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 310 et 370 millions d’euros, une rentabilité des capitaux employés (ROCE) avant impôts de 7% à 10% et une génération de trésorerie positive. Ces nouvelles prévisions reposent sur plusieurs hypothèses, notamment l’absence d’une deuxième vague épidémique qui affecterait «significativement» ses activités. Entre janvier et juin, le fabricant de câbles a accusé une perte nette de 55 millions d’euros, contre un résultat négatif de 116 millions au premier semestre 2019, marqué par des charges de réorganisation. L’impact du Covid-19 sur le résultat net est évalué à 75 millions d’euros.
Fnac Darty a annoncé hier une perte d’exploitation semestrielle de 57,6 millions d’euros et un chiffre d’affaires en repli de 10,1% à 2,85 milliards d’euros en données comparables, même si ses ventes ont résisté avec l’afflux de clients sur ses plates-formes en ligne pendant la période de confinement. Le distributeur a confirmé son estimation d’une perte de chiffre d’affaires d’environ 400 millions d’euros en raison de la fermeture de la quasi-totalité de ses magasins au plus fort de la crise sanitaire. Il a précisé avoir gagné durant le confinement plus d’un million de clients sur ses ventes en ligne, qui ont représenté 31% du chiffre d’affaires.
En raison de l’incertitude liée à une éventuelle seconde vague de confinement, le fabricant français de matériel électrique s’attend désormais à une baisse organique de 7 à 10% de son chiffre d’affaires et à une marge d’exploitation avant survaleurs (Ebita) de 14,5 à 15,0% en 2020. Schneider avait précédemment prévu une croissance organique du chiffre d’affaires et une marge plus élevées, mais il a abandonné ces prévisions en mars. Le groupe, qui a également fait état hier de coûts de restructuration supplémentaires de 400 à 500 millions d’euros sur trois ans, a néanmoins confirmé ses objectifs à moyen terme, dont l’augmentation de sa marge d’Ebita ajustée à 17% d’ici à 2022.
Selon Bloomberg qui citait hier des sources proches du dossier, Credit Suisse est sur le point de recruter Tara Luthra, qui travaillait jusqu’à présent dans les fusions et acquisitions (M&A) chez Morgan Stanley, pour aider le groupe bancaire helvétique à étendre ses activités de banque d’investissement. La spécialiste, qui continuera d’être basée à Dubaï, était depuis plus de 12 ans salariée de la banque américaine.
La caisse francilienne de la banque verte a annoncé hier après Bourse une progression de 12,5% à 47,3 milliards d’euros de ses encours de crédit au premier semestre, tirés par les besoins de trésorerie de ses clients professionnels et entreprises, et par une production habitat (2,8 milliards) enregistrant les dossiers instruits avant le confinement. La hausse de 6,6% des encours de collecte s’est accélérée sous l’effet de l’impact de la baisse de la consommation sur les dépôts à vue et de l’amélioration des marchés financiers sur les placements hors bilan. Son résultat net consolidé s'établit à 82,1 millions, en recul de 45,9%. Le coût du risque annualisé représente 23 points de base des encours de crédit, en augmentation par rapport au premier semestre 2019 en lien avec les principes de prudence IFRS 9 appliqués en anticipation des conséquences potentielles du Covid-19. Le taux de créances dépréciées sur encours brut demeure à un niveau très faible de 1,1%.
Vallourec a publié hier soir une perte nette de 567 millions d’euros au premier semestre 2020, contre une perte de 167 millions un an plus tôt, la crise sanitaire ayant pesé sur les projets d’exploration de ses clients pétroliers. Ce résultat inclut 441 millions d’euros de dépréciations d’actifs en Amérique du Nord et en Europe. Le fabricant de tubes sans soudure vise un flux de trésorerie disponible positif au second semestre, incluant une baisse importante de son BFR. Par ailleurs, il mène des discussions avec ses actionnaires de référence et ses banques afin de trouver une solution lui permettant de rééquilibrer sa structure financière après son projet avorté d’augmentation de capital.
Nomura va supprimer plusieurs dizaines d’emplois dans sa banque d’investissement outre-Atlantique, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier, ce qui correspond à moins de 10% de ses effectifs dans cette activité aux Etats-Unis. Ces suppressions d’emplois sont les premières à être réalisées sous l’égide du nouveau directeur général, Kentaro Okuda, qui compte durcir le plan de restructuration de 140 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) mis en place par son prédécesseur au sein de la banque nippone.
La Corée du Sud a fait savoir hier qu’elle avait ouvert une enquête sur des problèmes présumés de sécurité sur des véhicules du constructeur américain Tesla, en forte concurrence avec le sud-coréen Hyundai sur le marché local des voitures électriques. Un représentant du ministère des Transports a indiqué que les systèmes de freinage et de direction, dont la fonction de pilote automatique, étaient concernés par cette enquête.
Le fonds d’investissement Ace Aéro Partenaires, géré par Ace Management, filiale de Tikehau Capital, est doté de 630 millions d’euros, au-delà des 500 millions prévus initialement. L’Etat participe à hauteur de 200 millions, dont 50 millions provenant de Bpifrance. Les quatre grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique française contribueront à ce fonds également à hauteur de 200 millions (Airbus 116 millions, Safran 58 millions, Dassault Aviation 13 millions et Thales 13 millions). Tikehau Capital investit pour sa part 230 millions d’euros sur ses fonds propres. Après le succès de cette première levée de fonds, mobilisable dès aujourd’hui au service des PME et ETI de cette filière stratégique, Ace Aéro Partenaires vise rapidement l’objectif de disposer de 1 milliard d’euros d’encours, à travers de nouvelles levées de fonds.
Le Collège de l’Autorité des normes comptables (ANC) consulte sur le projet de règlement relatif à la modernisation des états financiers. Les commentaires, qui n’ont pas vocation à être rendus publics, sont attendus jusqu’au 31 décembre 2020. Cette modernisation poursuit trois objectifs principaux : faciliter la digitalisation des comptes annuels, mettre à jour les modèles des comptes annuels ainsi que leur nomenclature et simplifier les modèles de comptes. Le Collège a identifié huit questions majeures portant sur les enregistrements comptables et le format des documents financier. Il souhaite aussi laisser la possibilité aux répondants de s’exprimer sur le délai de mise en œuvre de ce projet.
Le redressement du transport aérien sera encore plus lent que prévu et le trafic passagers ne retrouvera ses niveaux de 2019 qu’en 2024, soit un an plus tard que dans les précédentes prévisions, a précisé hier l’Association internationale du transport aérien (Iata). Elle prévoit une chute de 55% du nombre de passagers transportés en 2020, contre une baisse de 46% anticipée en avril. «La deuxième partie de cette année verra un redressement plus lent que nous ne l’espérions», a déclaré Brian Pearce, chef économiste de l’Iata.
Le distributeur électrique Rexel a publié hier une perte nette opérationnelle de 297 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 290 millions un an plus, après avoir passé pour 486 millions d’euros de dépréciation de goodwill, «reflétant principalement la baisse des volumes liée à la crise du Covid-19 et un taux d’actualisation plus élevé (hausse de la prime de risque dans l’environnement Covid-19)», précise le groupe. Sur le semestre, les ventes de Rexel ont reculé de 11% à 6 milliards d’euros, mais de 18% au deuxième trimestre. Toutefois, ce repli n’était plus que de 5,6% sur les deux premières semaines de juillet. L’Ebita ajusté chute de 37% à 199 millions sur le semestre, soit une marge en recul de 1,4 point à 3,3%. Rexel suspend toujours ses objectifs financiers 2020, faute de visibilité sur le second semestre. Point positif, le groupe affichait un cash-flow libre de 177 millions à fin juin, contre un flux négatif de 17 millions un an plus tôt.
L’opérateur télécoms espagnol Telefonica a annoncé hier que sa filiale brésilienne Telefonica Brasil, alliée à l’italien TIM et à Claro, filiale du mexicain America Móvil, avait révisé son offre pour l’activité de téléphonie mobile de l’opérateur brésilien Oi à 16,5 milliards de réaux (2,74 milliards d’euros). Le groupe a indiqué que l’offre envisageait également «la possibilité de signer des contrats à long terme pour l’utilisation des infrastructures du groupe Oi». Les sociétés avaient annoncé il y a quelques jours avoir soumis une offre ferme pour l’activité mobile de l’opérateur brésilien, sans communiquer le montant de l’opération.
L’opérateur télécoms français Orange et Google, filiale d’Alphabet, ont annoncé hier un partenariat stratégique sur les services de données, l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique dématérialisée (cloud). Ce partenariat vise à accélérer la transformation numérique d’Orange et à développer de nouveaux services dans le cloud, en particulier dans l’edge computing (informatique en périphérie de réseau). Dans le cadre de ce partenariat, Orange envisage de créer une plate-forme d’analyse des données et d’apprentissage automatisé, s’appuyant sur les technologies de Google. Orange et Google Cloud prévoient aussi de créer un laboratoire spécialisé dans l’innovation.
Le laboratoire pharmaceutique américain a relevé hier ses prévisions pour l’exercice 2020, après la publication de résultats supérieurs aux attentes des analystes au titre du deuxième trimestre. Pfizer table désormais sur un BPA ajusté compris entre 2,85 et 2,95 dollars, contre une prévision précédente de 2,82 à 2,92 dollars. Le groupe prévoit un chiffre d’affaires annuel compris entre 48,6 et 50,6 milliards de dollars (entre 41,5 et 43,2 milliards d’euros), contre 48,5 à 50,5 milliards de dollars anticipés précédemment.
La banque italienne a gagné son pari visant à absorber sa rivale UBI en obtenant hier la majorité des deux tiers du capital dont elle avait besoin pour mener à bien cette opération de 4,1 milliards d’euros malgré l’hostilité de sa cible. L’offre d’achat sera officiellement close jeudi. En ayant recueilli l’accord d’actionnaires représentant 71% du capital selon des données boursières, Intesa aura le droit de retirer UBI de la cote et de procéder à une fusion entre les deux groupes en vue de dégager des synergies, contribuant ainsi à consolider un secteur bancaire transalpin toujours fragmenté.
Sur les six premiers mois de l'année, Kering et LVMH accusent un recul d’environ 12 points de leur marge opérationnelle courante à respectivement 17,7% et 9,1%.
Dans le cadre de la réorganisation de son activité de banque d’investissement entamée l’an dernier, UBS a nommé Nestor Paz-Galindo co-responsable mondial des opérations de fusions et acquisitions (M&A), selon un document interne consulté hier par Reuters. Philip Beck lui succédera pour diriger l’activité de M&A dans la zone EMEA. La banque helvétique a par ailleurs nommé Jason Auerbach co-dirigeant de son équipe TMT (technologie, médias, télécoms) à l’échelle mondiale. Nestor Paz-Galindo et Jason Auerbach, qui ont travaillé respectivement chez JPMorgan et chez Jefferies dans le passé, ont tous deux rejoint UBS en 2016.
Altice va céder des droits de retransmission des compétitions européennes de football à Mediapro mais diffusera la chaîne Telefoot créée par ce dernier, qui a enlevé les droits de la Ligue 1, ont annoncé hier soir les deux groupes. SFR, filiale d’Altice, diffusera Telefoot dès le 21 août et cet accord porte sur l’intégralité de la période 2020-2024. Telefoot pourra pour sa part diffuser parallèlement à RMC Sport, chaîne d’Altice, la Ligue des champions et la Ligue Europe au cours de la saison 2020-2021.
Ryanair ne prévoit pas de réduire sa capacité vers l’Espagne bien que le gouvernement britannique ait déconseillé les voyages non essentiels vers ce pays en raison du coronavirus, décision que le directeur général de la compagnie irlandaise, Michael O’Leary, a qualifié de «réaction excessive mal gérée». Londres a décidé d’imposer ce week-end une ‘quatorzaine’ aux voyageurs de retour d’Espagne après une recrudescence des cas de coronavirus, revenant ainsi sur sa décision du 10 juillet, qui avait mis fin à cette exigence. La compagnie à bas coûts a d’autre part indiqué hier qu’elle pourrait réexaminer son projet de fermer trois bases en Allemagne après que les pilotes ont accepté une baisse des salaires afin de limiter les suppressions d’emplois.
Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP a fait état hier d’une perte nette de 543 millions d’euros au titre du premier semestre en raison notamment de la crise du coronavirus et a prévenu qu’un retour du trafic au niveau d’avant-crise pourrait prendre jusqu'à sept ans. Le chiffre d’affaires consolidé de l’exploitant des aéroports d’Orly et Roissy-Charles de Gaulle s’est établi sur la période à 1,17 milliard d’euros, en repli de 47% sur un an. Il a été pénalisé par une baisse du trafic passagers de près de 58%, avec notamment une chute de 62% dans les aéroports parisiens.
Le groupe de services à l’environnement a annoncé hier avoir conclu un accord avec la ville de Huaibei, en Chine, pour construire et exploiter une usine de traitement des déchets industriels dangereux. L’usine, d’une capacité annuelle de traitement de 30.000 tonnes, sera située au sein du complexe ‘New Coal Chemical Synthetic Material’. Elle sera associée à un centre de stockage d’une capacité équivalente pour les déchets ne pouvant pas être valorisés. Ce contrat représentera un chiffre d’affaires cumulé d’environ 700 millions d’euros sur 30 ans. La finalisation et la mise en service de l’usine sont prévues fin 2021.
Le spécialiste des services prépayés dans le monde du travail a indiqué hier qu’il visait désormais pour l’exercice en cours un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 540 et 610 millions d’euros et un niveau d’endettement net inférieur à 2,8 fois l’Ebitda en fin d’année. Edenred avait précédemment suspendu ses objectifs annuels, lancé un plan d'économies de 100 millions d’euros pour 2020 et souligné qu’il ajusterait le montant de ses investissements. Son résultat semestriel a reculé de 31,4% à 100 millions d’euros en raison des mesures de confinement.