Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis n’ont pas bouleversé le paysage et Donald Trump, qui a même crié victoire le soir du 6 novembre, ne voit pas par conséquent de raisons d’infléchir sa politique. Résultat, on observe chez les investisseurs un retour timide de l’appétit pour le risque. Durant la semaine au 7 novembre, les fonds dédiés aux actions ont ainsi affiché une collecte nette de 3,6 milliards de dollars, mais principalement sur les ETF, avec un montant de 7,5 milliards de dollars, les fonds ouverts subissant des sorties de 4 milliards de dollars, selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds spécialisés sur les actions américaines ont terminé en territoire négatif, mais avec des sorties nettes très modestes de 0,9 milliard de dollars, selon l’étude qui reprend des données du spécialiste de l’évolution des flux dans le monde EPFR Global. Cela dit, pour les autres régions du monde, les tendances des dernières semaines restent bien présentes. Les fonds dédiés aux actions japonaises ont ainsi enregistré une cinquième consécutive de flux nets positifs, pour un montant de 2,4 milliards de dollars tandis que les fonds dédiés aux actions émergentes affichaient une collecte nette de 3,9 milliards de dollars, la plus élevée depuis février 2018.En revanche, l’Europe, confrontée à un ralentissement d’activité, au Brexit et aux démêlés de l’Italie avec Bruxelles, conserve son statut de canard boiteux et les fonds dédiés aux actions de la région ont subi des retraits nets de 2,6 milliards d’euros. Dans le sillage de la semaine précédente, les fonds investis en valeurs technologiques ne font plus recettes et affichent des sorties nettes de plus de 3 milliards de dollars au cours du dernier mois après des entrées nettes de 41,3 milliards de dollars entre janvier 2017 et septembre 2018, relèvent les analystes de BofA Merrill Lynch Global Research.Côté obligataire, la semaine s’est terminée sur des entrées nettes de 5,5 milliards de dollars, les premières depuis sept semaines. Les fonds dédiés aux obligations en catégorie d’investissement (IG) ont attiré 3,2 milliards de dollars, enregistrant ainsi leurs premiers flux nets positifs depuis mai dernier. Les fonds spécialisés sur les obligations high yield ont affiché des entrées nettes de 0,7 milliard de dollars alors que les fonds de dette émergente subissaient des retraits limités de 0,7 milliard de dollars.