Wall Street a fini en baisse mardi après quatre jours de hausse d’affilée, plombée par de nouvelles craintes d’une dégradation de l'économie mondiale et des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, et de son impact sur les entreprises. L’indice Dow Jones a perdu 301,87 points, soit 1,22%, à 24.404,48. Le S&P-500, plus large, a reculé de 37,81 points, soit 1,42%, à 2.632,90. Le Nasdaq Composite a cédé de son côté de 156,14 points (-2,18%) à 7.001,09 points.
Bunge, une des ABCD companies du négoce de matières premières, a recruté Gregory Heckman comme PDG par intérim. L’associé fondateur de la société de capital-investissement Flatwater Partners et ancien directeur général du courtier en grains Gavilon Group avait déjà rejoint le conseil d’administration de Bunge fin 2018, sous la pression des investisseurs activistes D.E. Shaw and Continental Grain, qui demandaient la nomination de nouveaux membres au conseil d’adminisiatration. Le courtier en grains avait été contraint à faire partir son PDG historique Soren Schroder en décembre dernier. Il a averti mardi que son bénéfice imposable annuel serait inférieur au bas de la fourchette évoquée jusqu'à présent, en raison de résultats décevants au Brésil, et de la guerre commerciale Chine-Etats-Unis.
L’opérateur boursier allemand, Deutsche Börse, a relevé mardi sa prévision de bénéfice net ajusté pour 2018, annonçant tabler désormais sur une hausse d’environ 17% de cet indicateur de performance, contre une progression de plus de 10% auparavant. Deutsche Börse annonce, après avoir consolidé pour la première fois les résultats préliminaires de l’exercice 2018, que les prévisions de croissance du bénéfice net ajusté pour 2018 seront largement dépassées.
Jair Bolsonaro, le nouveau président brésilien d’extrême droite, s’est efforcé mardi de séduire les investisseurs et les industriels réunis au Forum économique mondial de Davos, en leur promettant de transformer son pays en l’une des 50 meilleures destinations pour investir. Sous sa présidence, le Brésil ouvrira son économie, réduira les taxes et simplifiera les régimes fiscaux et lancera un programme de privatisations, a-t-il promis. Il a rappelé qu’il avait confié à son ministre de la Justice Sergio Moro les outils pour combattre la corruption. Elu sur un programme d’extrême droite, Jair Bolsonaro a également souligné que son pays investirait massivement dans la sécurité afin d’encourager le tourisme.
Le diplomate Wess Mitchell, qui était chargé des affaires européennes au département américain d’Etat, a remis sa démission au début du mois. Dans sa lettre de démission, que l’agence Reuters s’est procurée, il explique avoir mené à bien les objectifs qu’il s'était fixés et dit vouloir passer plus de temps avec sa famille. Sur Twitter, Mike Pompeo, le patron du département d’Etat, souligne que Wess Mitchell a accompli «un travail extraordinaire en tant que secrétaire assistant».
La dette du groupe de services aux entreprises a chuté de 7 points hier à la suite de la mise en examen de l'actionnaire de contrôle pour abus de biens sociaux.
Ikea ouvrira à Paris son premier magasin de centre-ville en France le 6 mai, boulevard de la Madeleine à Paris. D’une surface de 5.400 m², le magasin vendra sur place des accessoires d’ameublement, et l’intégralité de l’offre d’Ikea via le digital. Le groupe n’a pas divulgué le montant de l’investissement consenti. Deux autres projets urbains et intégrés sont en préparation à Lyon à l'été 2019 et à Nice au printemps 2021. Ikea, qui comptait 33 magasins en France en 2018, a réalisé un chiffre d’affaires en croissance de 3% dans l’Hexagone en 2017-2018, à 2,829 milliards d’euros, dont 7,2% dans le e-commerce.
Face aux faibles performances risquant de décourager les investisseurs étrangers, la PBoC pourrait lancer un programme de rachats d'actions similaire à celui de la BoJ.
Le regain d’intérêt des Français pour le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) s’est confirmé en 2018, avec une collecte nette cumulée positive de 12,69 milliards d’euros, légèrement supérieure à celle de 12,40 milliards d’euros constatée en 2017, selon la Caisse des dépôts (CDC). Cela fait suite à trois années difficiles sur fond de baisse des taux de rémunération. Le mois de décembre s’est soldé en 2018 par une collecte nette de 1,71 milliard d’euros pour ces deux livrets, bien plus abondante que celle de 380 millions du mois de décembre 2017. Avec un taux de rémunération de 0,75%, inférieur au niveau de l’inflation (+1,6% hors tabac en moyenne sur l’ensemble de l’année 2018), le rendement réel du Livret A et du LDDS reste négatif.
Les pressions baissières sur l'économie chinoise impacteront le marché du travail, a averti l’agence de planification nationale mardi. Le taux de chômage chinois, calculé à partir d’une enquête, a augmenté à 4,9% fin décembre contre 4,8% un mois plus tôt, selon des données officielles, qui ont aussi montré une croissance de 6,6% en 2018, la plus faible depuis 1990. Les autorités privilégieront les jeunes diplômés - au nombre record de 8,34 millions cette année - et les travailleurs migrants pour stabiliser le marché du travail. La Chine a approuvé l’an dernier 189 projets d’investissement, notamment dans les hautes technologies, l'énergie et les transports.
Le déficit budgétaire britannique a été plus important que prévu en décembre, du fait d’une hausse de la contribution au budget de l’Union européenne, selon des données de l’ONS. Le déficit a atteint 2,976 milliards de livres (3,379 milliards d’euros) contre 2,674 milliards un an plus tôt et 1,9 milliard attendu par les économistes interrogés par Reuters. Sur la période avril-décembre, le déficit budgétaire a en revanche diminué de 26,7%, à 35,9 milliards de livres. La dette publique, hors secteur bancaire et programme de stimulation économique de la Banque d’Angleterre, représentait 75,4% du produit intérieur brut (PIB) en décembre.
Ben Meng, responsable des investissements (CIO) du fonds de pension californien CalPERS a indiqué qu’il allait mettre en œuvre un examen complet des activités d’investissement du fonds au cours des six prochains mois. Cet examen comprendra notamment une analyse d’attribution de la performance afin de bien identifier les moteurs de la rentabilité de CalPERS, a précisé le responsable à l’occasion d’un séminaire interne, rapporte le site spécialisé chief investment officer. Ben Meng, qui a pris ses fonctions le 2 janvier dernier, a par ailleurs confirmé l’approche d’investissement responsable du fonds et la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le fonds de pension, dont les actifs sous gestion s’élèvent à quelque 356 milliards de dollars, a été notamment l’un des premiers à s’intéresser plus particulièrement aux problématiques du changement climatique ou encore de la diversité dans les conseils d’administration. Le fonds de pension californien a dégagé une plus-value latente de 8,6% pour l’année fiscale au 30 juin 2018 mais son taux de couverture est de seulement 71%. EJ
En 2017, le fonds souverain norvégien franchissait le seuil des 1000 milliards de dollars d’encours. Depuis, les hommes politiques norvégiens sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à ses investissements et à tenter de les infléchir. Selon les déclarations à Bloomberg d’Henrik Asheim, à la tête de la commission des finances du Parlement, les règles éthiques applicables au fonds sont devenues «trop lourdes», lui faisant craindre que le fonds ne finisse par être utilisé comme un outil politique. Pour pallier cela, le gouvernement serait en train de mettre en place une commission d’experts chargée de passer en revue les lignes directrices du fonds. D’après Henrik Asheim, le résultat pourrait aboutir à une politique plus stricte en matière d’investissement éthique, mais l’objectif est avant tout de rendre le processus de révision de l’univers d’investissement du fonds moins «chaotique». Cette décision survient après une série d’initiatives politiques qui ont limité le mandat du fonds. Récemment, le Parlement a fait interdire les investissements dans le secteur du jeu et des paris. Cela s’ajoute aux restrictions existantes sur les investissements dans des domaines tels que le tabac, le charbon et les entreprises associées à des violations des droits de l’homme.
Natixis a annoncé son entrée au capital de la fintech Wynd, dans le cadre d’une levée de fonds de 72 millions d’euros aux côtés de plusieurs investisseurs. «Cette levée contribuera à attirer les talents nécessaires pour soutenir les ambitions de croissance internationale de l’entreprise, accélérer le développement de ses modules d’intelligence artificielle et investir massivement en R&D», explique un communiqué. Natixis a par ailleurs noué un partenariat stratégique entre sa filiale Natixis Payments et cette fintech spécialisée dans la gestion de l’encaissement et des commandes. Wynd est notamment éditrice d’une plateforme multicanal faisant le lien entre le monde physique et digital, et emploie plus de 400 personnes. Elles vont ainsi créer une offre commune devant permettre de «gérer encaissement, paiement et gestion des commandes en toute fluidité, quels que soient les canaux d’interaction entre les commerçants et les consommateurs».
Le regain d’intérêt des Français pour le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) s’est confirmé en 2018, avec une collecte nette cumulée positive de 12,69 milliards d’euros, légèrement supérieure à celle de 12,40 milliards d’euros constatée en 2017, selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts (CDC).
Ikea s’apprête à ouvrir à Paris son premier magasin de centre-ville en France, illustrant le virage stratégique opéré par le groupe suédois pour faire face aux changements de mode de consommation et à la percée des ventes de meubles en ligne. La boutique ouvrira le 6 mai, boulevard de la Madeleine, dans le huitième arrondissement de la capitale. D’une surface de 5.400 mètres carrés, le magasin vendra des accessoires d’ameublement mais offrira l’intégralité de l’offre d’Ikea grâce au digital. Les articles commandés par internet pourront être retirés sur place.
Le fonds Ardian Growth a investi 25 millions d’euros dans Optimind, rapporte Les Echos. Cette levée de fonds doit permttre à Optimind de développer sa plateforme dédiée à la gestion des risques pour les assureurs, banques et grandes entreprises. Non contente d’afficher une croissance annuelle de 20% sur ces deux derniers exercices, Optimind revendique un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros et la place de premier employeur d’actuaires conseil en France avec la plus grosse équipe de gestionnaires de risques pour servir les assureurs, les banques et les grandes entreprises (200 personnes), écrit le quotidien.
Atalian a annoncé la mise en examen par la justice française de Franck Julien, son principal actionnaire via la holding AHDS. La procédure concerne des travaux réalisés sur des biens personnels en Belgique qui s’apparentent à un abus de biens sociaux. Deux membres du personnel d’Atalian sont aussi concernés. Le groupe de services aux entreprises, émetteur de dette high yield, souligne dans un communiqué que « ni la société, ni ses dirigeants actuels ne font l’objet d’une procédure pénale en lien avec ce sujet ». Franck Julien est président d’AHDS mais n’exerce pas de fonctions directes au sein d’Atalian.
Le déficit budgétaire britannique a été plus important que prévu en décembre, du fait d’une hausse de la contribution au budget de l’Union européenne, selon des données publiées ce mardi par l’ONS. Le déficit a atteint 2,976 milliards de livres (3,379 milliards d’euros) contre 2,674 milliards un an plus tôt et 1,9 milliard attendu par les économistes interrogés par Reuters.
Alors que la cotation de Gefco est attendue prochainement, après l’enregistrement de son document de base en décembre, Arcure vient d’annoncer son intention de rejoindre Euronext Growth Paris. La société, spécialiste de l’intelligence artificielle appliquée au traitement d’image pour l’industrie, vient de faire enregistrer son document de base auprès de l’AMF.
L’Espagne a réussi à réunir ce matin un carnet d’ordres record supérieur à 50 milliards pour la syndication d’une nouvelle ligne de titres d’Etat (Bonos) à 10 ans de maturité 30 avril 2029. Les précédentes émissions espagnoles à 10 ans avait attiré une demande proche des 10 milliards en moyenne, avec un ratio de couverture allant de 3,2 à 4,7 fois le montant levé. L’ampleur de la demande pour cette nouvelle émission, qui a été menée conjointement par BBVA, Crédit Agricole CIB, Citigroup, HSBC, JPMorgan, et la Société Générale, a permis au pays de concéder un niveau de spread de 65 points de base (pb) au-dessus du taux de référence mid-swap, inférieur à son objectif initial compris de 70 pb. Le montant final levé par l’Espagne, et les conditions définitives, sont attendus vers 17h00, selon des sources proches de l’opération.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir infligé une amende de 570 millions d’euros au groupe américain Mastercard pour entrave à l’accès des commerçants aux services transfrontières de paiement par carte.
Les banques de la zone euro s’attendent à resserrer leurs critères d’octroi de crédit pour les entreprises et les ménages au premier trimestre et elles observent une modération de la demande de prêts, montre l’enquête trimestrielle publiée mardi par la Banque centrale européenne.
Les pressions baissières sur l'économie chinoise impacteront sans nul doute le marché du travail, a averti l’agence de planification nationale mardi, au lendemain de l’annonce d’un ralentissement de la croissance à son plus bas niveau depuis 28 ans. Le marché du travail est globalement stable mais se trouve confronté à de «nouvelles évolutions», a déclaré Meng Wei, porte-parole de la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR).
Confiant sur le Brexit, Jacques Gounon, le PDG de Getlink, détaille pour l'Agefi-Dow Jones ses projets. Et voit d'un bon oeil l'entrée d'Eiffage au capital.
Le groupe de livraison de repas ne précise pas les raisons de la démission à effet immédiat de Peter Plumb. Les ventes progressent plus vite que l’Ebitda.
Les prix à la production ont baissé de 0,4% en décembre en Allemagne et leur hausse en rythme annuel est revenue à 2,7% sur un an, a annoncé hier Destatis, l’office fédéral de la statistique. En novembre, ils avaient augmenté de 0,1% sur le mois et de 3,3% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,2% en décembre par rapport à novembre et une hausse de 2,9% sur un an.
Le Japon a entrepris d’importer à nouveau du pétrole iranien, après avoir suspendu le processus du fait des sanctions américaines entrées en vigueur en novembre dernier, a déclaré lundi le gouverneur de la banque centrale d’Iran. La reprise des importations de pétrole intervient grâce à l’exemption accordée par Washington à Tokyo. Donald Trump avait annoncé en mai dernier que les Etats-Unis se retiraient de l’Accord de Vienne conclu en juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien, et qu’ils allaient rétablir des sanctions contre Téhéran. L’Iran est le quatrième plus gros producteur de pétrole au sein de l’Opep. En 2017, le pétrole iranien a représenté 5,3% des importations totales de brut du Japon.