L’Espagne confirme l’appétit pour les obligations de la zone euro
L’Espagne a réussi à réunir ce matin un carnet d’ordres record supérieur à 50 milliards pour la syndication d’une nouvelle ligne de titres d’Etat (Bonos) à 10 ans de maturité 30 avril 2029. Les précédentes émissions espagnoles à 10 ans avait attiré une demande proche des 10 milliards en moyenne, avec un ratio de couverture allant de 3,2 à 4,7 fois le montant levé. L’ampleur de la demande pour cette nouvelle émission, qui a été menée conjointement par BBVA, Crédit Agricole CIB, Citigroup, HSBC, JPMorgan, et la Société Générale, a permis au pays de concéder un niveau de spread de 65 points de base (pb) au-dessus du taux de référence mid-swap, inférieur à son objectif initial compris de 70 pb. Le montant final levé par l’Espagne, et les conditions définitives, sont attendus vers 17h00, selon des sources proches de l’opération.
L’Italie, la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Irlande et le Portugal avaient déjà surfé sur cet appétit retrouvé des investisseurs pour les obligations d’Etat de la zone euro depuis le début d’année pour se ruer avec le même succès que l’Espagne sur le marché primaire de la dette. Malgré ces forts volumes, les spreads de rendements face au Bund allemand 10 ans ont continué de se resserrer sur le marché secondaire au cours des deux dernières semaines, notamment ceux de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Le spread italien est même repassé symboliquement ce matin juste en-dessous du seuil des 250 pb pour la première fois depuis la fin du mois de septembre dernier, et le spread espagnol sous les 110 pb pour la première fois depuis début octobre, face à un rendement du Bund stable autour d’un niveau toujours faible de 0,25%.
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