Fonds commun. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont abouti dans leur projet de véhicule pour contourner les sanctions décrétées par les Etats-Unis contre l’Iran. Les entreprises pourront réaliser des échanges avec ce pays sans encourir de sanctions via le système financier américain. Pour éviter tout lien avec ce dernier, le véhicule est construit en forme de fonds commun de créances, le principe étant de procéder par compensation entre créances des importateurs et exportateurs. Instex (Instrument for supporting trade exchanges) est domicilié à Paris, sa localisation ayant représenté une question délicate. Le montage devrait être opérationnel d’ici quelques mois. L’idée est de rallier à cette initiative d’autres pays, y compris hors de l’Union européenne.
Au faîte de sa gloire, lorsqu’il codirigeait les investissements de Pimco (photo), Bill Gross en était venu à gérer près de 300 milliards de dollars au sein de son Total Return Fund. Le « roi de l’obligataire », qui a annoncé son départ à la retraite le 4 février, avait certes perdu sa couronne ces dernières années : il avait quitté dans la douleur – et avec un énorme chèque – le gérant californien en 2014, tandis que son passage chez Janus Henderson ne laissera pas un souvenir impérissable aux investisseurs. Mais ce joueur de blackjack, qui a prospéré sur le rallye obligataire entamé dans les années 80 avant que l’assouplissement quantitatif de la Fed ne détraque sa boussole, a largement contribué à faire de Pimco un asset manager d’envergure mondiale.
Au 31 décembre, les encours des fonds de droit luxembourgeois ont atteint 4.065 milliards d’euros, en repli de 2,28 %, montrent les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Sur le seul mois de décembre, la baisse des encours est de 3,05 %, après des rachats de 13 milliards d’euros.
Malgré des interrogations sur le rythme de croissance de son économie - la Commission européenne s’apprêtant à abaisser drastiquement sa prévision pour 2019, à 0,2% contre une précédente estimation de 1,2%, selon l’agence de presse Ansa - l’Italie continue de profiter des bonnes dispositions du marché obligataire. Pour son deuxième emprunt syndiqué lancé en moins d’un mois, le souverain a émis 8 milliards d’euros d’obligations à 30 ans, avec un spread de 18 points de base au-dessus du rendement des titres d'échéance mars 2048, en dessous de la fourchette initiale (20-22 pb). Le rendement annuel ressort à 3,91%.
Alstom n’exclut pas de déposer un recours contre la décision de la Commission européenne d’interdire la fusion de ses activités avec Siemens Mobility afin d’obtenir une compensation financière. « Nous n’avons pas encore décidé si nous allons déposer un recours », a indiqué Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom lors d’une conférence téléphonique. Alstom doit d’abord estimer si le jeu en vaut la chandelle : « Nous devons au préalable évaluer la hauteur des gains à espérer d’une telle procédure ».
Le Trésor italien a donné mercredi le coup d’envoi d’un emprunt obligataire syndiqué à 30 ans, le deuxième de ce type en moins d’un mois, Rome s’efforçant de tirer parti de conditions de marché favorables après l’armistice conclu avec la Commission européenne sur son déficit budgétaire. La demande de titres dépassait déjà 26 milliards d’euros en milieu de matinée, rapporte Reuters citant l’une des banques chefs de file de l’opération.
La France ne tient pas compte du ralentissement économique ni du plein effet des mesures de soutien au pouvoir d’achat destinées à répondre à la crise des «gilets jaunes» dans ses prévisions budgétaires pour 2019 et devra procéder à terme à un profond assainissement de ses finances publiques, estime la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi.
Le non ne faisait plus aucun doute depuis hier. Margrethe Vestager, la commissaire européenne en charge de la concurrence, a officialisé en fin de matinée le blocage du projet de fusion entre Alstom et Siemens Mobility, la division ferroviaire du conglomérat allemand. « En l’absence de mesures correctives suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse », explique la Commission européenne.
Vinci est « évidemment intéressé » par la participation des actionnaires chinois dans l’aéroport de Toulouse, a déclaré mercredi le PDG du groupe Xavier Huillard lors d’une conférence de presse en marge des résultats annuels. Le responsable a également souligné que Vinci se développera dans les aéroports avec ou sans ADP, dont le projet de privatisation prévu dans la loi Pacte a été rejeté mardi soir au Sénat.
Blackstone Group a renoncé à son projet d’investir des milliards de dollars en Afrique, rapporte le Wall Street Journal. La société a accepté il y a environ un an de revendre Black Rhino Group, un développeur de projets d’infrastructures dans l’énergie qui était censé être le principal véhicule de Blackstone pour investir en Afrique, à son équipe de direction, a confirmé une porte-parole de Blackstone. La vente, qui doit encore être bouclée, n’avait jamais filtré. Au même moment, Blackstone a vendu les droits pour concevoir et gérer une usine d’énergie nigériane à Globeleq, une société britannique. Blackstone avait pris le contrôle de Black Rhino en 2014, en dépensant environ 2,5 milliards de dollars, dans l’espoir de se développer en Afrique.
Son virage accommodant a permis à l’indice S&P 500 de rebondir de 16% depuis le 24 décembre, à un niveau qui n’est plus qu’à 7% de son plus haut de fin septembre 2018.
Le Trésor italien a annoncé mardi avoir mandaté Banca IMI, BNP Paribas, Crédit Agricole, Deutsche Bank et Goldman Sachs en vue de l'émission d’un emprunt obligataire syndiqué à 30 ans. Elle arrivera à échéance en septembre 2049, et sera lancée prochainement en fonction des conditions de marché. Le rendement des titres souverains italiens à 30 ans est monté à 3,62%, au plus haut depuis le 23 janvier, après cette annonce. Rome a levé le mois dernier 10 milliards d’euros via un emprunt syndiqué à dix ans qui a suscité une forte demande dépassant 35,5 milliards d’euros.
Euronext mène une campagne difficile en terre norvégienne. L’opérateur paneuropéen a réaffirmé lundi sa «détermination» à acquérir Oslo Bors VPS, l’opérateur de la Bourse d’Oslo. Mais il a en face de lui un sérieux concurrent, Nasdaq OMX, déjà propriétaire d’autres Bourses scandinaves (Suède, Finlande et Danemark), ainsi que de celles des Etats baltes et d’Islande.
50.185 dirigeants d’entreprise ont dû faire face à une liquidation judiciaire en 2018, selon le baromètre de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs. Dans le même temps, 691.300 entreprises ont été créées en France, soit 100.000 de plus que l’année précédente. L'âge médian des dirigeants d’entreprise concernés par les faillites est de 46 ans.
Microsoft a participé à un tour de table de 250 millions de dollars, mené par le fonds d’investissement Andreessen Horowitz, et aux côtés de Coatue Management et de New Entreprise Associates, selon Bloomberg. Ils ont investi dans la start-up Databricks, spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui a créé une solution destinée à aider les clients à traiter des données volumineuses. Créée en 2013, elle a levé en tout 500 millions de dollars. Elle a annoncé 100 millions de dollars de revenus récurrents annuels en 2018. Elle compte 2.000 clients, dont Amazon, HP, et Microsoft, qui utilise sa solution dans son service de «cloud» Azure.
L’indice composite de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI) s’est stabilisé à un niveau de 51 points en janvier, son plus bas niveau depuis juillet 2013, mais il s'éloigne du seuil de contraction. L’indice des services s’affiche pour sa part à 51,2, comme en décembre. Il est même en légère augmentation en Allemagne, à 52,1, après son point bas depuis cinq ans et demi de 51,6, atteint en décembre. En France, malgré un chiffre légèrement supérieur à sa première estimation, il s’enfonce en zone de contraction, à 48,2, après 48,7 en décembre.
Le gouvernement italien préparerait la vente de biens immobiliers détenus par l’Etat d’une valeur estimée à 1,8 milliard d’euros, afin de tenir ses engagements en termes de déficit budgétaire cette année, indique Bloomberg, citant des sources proches. Avec un objectif de croissance de 1% pour cette année qui paraît de plus en plus inatteignable, le ministère des Finances serait ainsi en train d’identifier plusieurs biens à vendre. Pour le moment, le projet budgétaire italien prévoit des cessions immobilières de l’Etat de 950 millions d’euros en 2019, puis de 150 millions au cours de chacune des deux années suivantes, sur un patrimoine total estimé par Rome à environ 425 milliards.
La filiale de BNP Paribas a annoncé mardi avoir acheté pour le compte de ses SCPI Pierre Sélection et Soprorente un portefeuille de locaux commerciaux situés à Paris, auprès de Portfolio Investissements, foncière spécialisée en commerce de pieds d’immeubles parisiens. Le portefeuille, acheté par BNP Paribas REIM pour un montant qui n’a pas été révélé, est composé de 9 boutiques d’une surface totale de 900 m² et vise à renforcer le patrimoine parisien de ces fonds en investissant à travers un portefeuille situé sur des localisations telles que la rue Guisarde (Paris 6e), l’avenue Victor-Hugo (Paris 16e) et l’avenue des Ternes (Paris 17e).
L’Agence française anticorruption dévoile son guide pratique. La place et les moyens attribués à ce responsable témoignent de l’engagement des dirigeants.
Apple a annoncé avoir trouvé récemment un accord avec l’administration fiscale française afin de solder dix ans d’arriérés d’impôts, confirmant une information du site de L’Express. Le groupe américain n’a pas précisé le montant de cet arriéré mais il s'élèverait à près de 500 millions d’euros, selon l’hebdomadaire, chiffre confirmé à l’AFP par une source proche du dossier. Ouvertes il y a plusieurs mois, les discussions portaient sur le faible montant du chiffre d’affaires reconnu depuis dix ans par Apple France.
La faiblesse du chômage, la hausse des salaires et le niveau élevé de confiance des ménages devraient permettre aux ventes au détail aux Etats-Unis de progresser de 3,8% à 4,4% cette année, pour dépasser 3.800 milliards de dollars (3.330 milliards d’euros), a annoncé mardi la National Retail Federation (NRF), principale fédération du secteur américain de la distribution. Pour 2018, les ventes au détail sont estimées à 3.680 milliards de dollars, en hausse de 4,6%. Les ventes hors magasins devraient progresser de 10% à 12% cette année.