Pas facile Il fut un temps pas si lointain où le monde se divisait entre les happy few qui allaient à Davos, et les autres. L’édition 2019 de la grand-messe mondialiste, qui se tient du 22 au 25 janvier, s’est ouvert dans un climat glacial, et certains dirigeants préfèrent cette année éviter d’associer leur image à ce club de riches alors que la critique contre les inégalités croissantes bat son plein. Brexit, « gilets jaunes », shutdown : tour à tour, Theresa May, Emmanuel Macron et Donald Trump ont trouvé de bonnes raisons d’annuler leur présence. Sans parler de l’une des « stars » des précédentes éditions, Carlos Ghosn, qui échangerait bien le froid de sa cellule au Japon contre le blizzard suisse. Il restera tout de même 3.000 participants, dont Angela Merkel et le nouveau venu Jair Bolsonaro, ainsi que les géants de l’internet qui, tels Facebook, montent dans la station de ski des bureaux éphémères (photo).
Les élans du cœur seraient-ils aussi volatils que les marchés ? Suite à la suppression de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et de ses niches fiscales, les associations caritatives déplorent en France une baisse des dons, de 6,5 % au premier semestre de 2018. Cancer, autisme, logement des sans-abri, toutes les causes subissent une baisse des recettes. En sens inverse, des enveloppes ont gonflé à l’occasion de mouvements sociaux : le « gilet jaune » Christophe Dettinger, inquiété par la justice pour avoir molesté deux policiers, s’est vu destinataire d’une cagnotte improvisée et remplie à hauteur de 117.000 euros. Face à cet afflux, la fintech Leetchi a gelé les fonds mais la question demeure : l’éthique va devoir apprendre à vivre avec la volatilité.
Les principaux artisans du QE de la BCE, Peter Praet, Mario Draghi et Benoit Coeuré quitteront l'autorité respectivement fin mai, fin octobre et fin décembre.
La nouvelle révision à la baisse de ses projections d'inflation à un niveau atone rend encore plus difficile son passage vers un cycle de normalisation monétaire.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) vient d’attribuer trois mandats de gestion d’obligations crédit de pays émergents, «dans le cadre de sa politique d’élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec son dispositif ISR». Il s’agit d’un mandat actif à Aberdeen Asset Management Limited, et de deux mandats «stand-by» à Amundi et BFT IM – Investec AM. «Les montants engagés initialement seront de l’ordre de 160 millions d’euros», précise l’Erafp dans un communiqué. Les mandats attribués sont d’une durée initiale de cinq ans.
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé hors intérim a baissé de 1,5% au quatrième trimestre 2018 à 2,1 millions par rapport au niveau record de 2,14 millions atteint au trimestre précédent, selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Sur un an, les déclarations ont progressé de 1,1%, avec une hausse des embauches en CDI de 3,1%, mais un repli de celles en CDD de 0,8%. Le recul du dernier trimestre a été concentré sur les CDD, qui ont diminué de 2,4%, contre un recul des CDI plus limité à 0,5%. Par secteur, sur un an, les déclarations d’embauches progressent de 1,3% dans l’industrie, de 1,2% dans le tertiaire et de 1% dans la construction.
L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre d’une enquête mensuelle de l’Insee, s’est maintenu à 102. Il demeure légèrement supérieur à sa moyenne de long terme, mais inférieur de près de 10 points au pic de dix ans atteint fin 2017-début 2018. Par secteur, l’indicateur de l’industrie manufacturière est resté stable à 103, celui des services a progressé d’un point à 103, celui du bâtiment ayant reflué d’un point à 109. Avec les manifestations des Gilets jaunes, l’indice du commerce de détail a plongé de 10 points en deux mois, et celui du commerce de gros de 5 points.
D’après les données publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les dépenses sociales (retraites, prestations santé, allocations chômage...) restent les plus élevées au monde, pesant 31,2% du PIB en 2018. Suivent la Belgique (28,9%) et la Finlande (28,7%), bien au-delà de la moyenne de l’OCDE, à 20,1%, tandis que la Corée du Sud (11,1%), le Chili (10,9%) et le Mexique (7,5%) ferment la marche. Le poste le plus important reste les pensions de retraites, avec 13,9% du PIB en 2017, contre 8% de moyenne OCDE.
Les volumes des obligations des entreprises chinoises sur le marché primaire corporate auraient pu être artificiellement gonflés par une vague de rachats de leur propre dette par les entreprises chinoises, selon Bloomberg. Ces manœuvres, prenant la forme de financements structurés, auraient débuté il y a environ deux ans avec le lancement du processus de désendettement de l’économie chinoise, mais se seraient intensifiées fin 2018. «Cela vise à doper la demande d’obligations émises par les sociétés et réduire les coupons concédés, ce qui bénéficiera également aux prochaines émissions», explique Li Chang, analyste chez S&P Global Ratings à Pékin.
Les volumes d’investissements en immobilier d’entreprise restent bien supérieurs à leur moyenne décennale, soutenus par le dynamisme du marché locatif.
Selon S&P, la fermeture partielle de l’administration fédérale coûte 1,2 milliard de dollars par semaine à l'économie américaine. Le «shutdown», dû à l’inscription au budget fédéral par Donald Trump de son mur devant séparer les Etats-Unis du Mexique - évalué par l’intéressé à 5,7 milliards de dollars - dure depuis 33 jours. L’addition se monte à présent à 5,2 milliards de dollars. Le Sénat (Républicain) et la Chambre des Représentants (Démocrate) tenteront ce jeudi de s’entendre sur un projet de budget
Le parquet national financier (PNF), saisi par la Cour des comptes, a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions dans lesquelles la Société du Grand Paris (SGP) a passé des marchés, selon Reuters, qui confirme des informations de Marianne. Cette enquête vise notamment des soupçons de favoritisme. Elle intervient un an après le rapport de la Cour des comptes qui dénonçait un dérapage massif du coût prévisionnel du métro en rocade autour de la capitale, dont la réalisation est pilotée par la SGP, créée par l'État en 2010. Initialement évalué à 19 milliards d’euros en 2010, le coût du projet a été réévalué jusqu'à atteindre fin juillet 2017 plus de 38 milliards, précise son rapport, qui fait état de près de 770 marchés notifiés par la SGP au 31 décembre 2016.
Les économistes de la banque Barclays ont annoncé mercredi avoir abaissé leur prévision de croissance de l'économie américaine pour le premier trimestre à 2,5%, en rythme annualisé contre 3,0% auparavant, afin d’intégrer l’impact du blocage (shutdown) d’une partie des administrations fédérales. Ils ont ramené leur prévision de croissance de l'économie américaine à 2,8% pour l’ensemble de 2019 et 2,4% par rapport au quatrième trimestre 2018, contre 2,9% et 2,5% respectivement auparavant.
La Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité des marchés financiers américains, a annoncé mercredi que l’opérateur Cboe Global Markets avait retiré son projet de produit coté (exchange-traded product) indexé sur le prix du bitcoin - un nouveau revers pour les partisans des cryptoactifs. Une plate-forme opérée par Cboe a retiré le dossier déposé auprès de la SEC en juin dernier qui portait sur le projet de cotation du VanEck SolidX Bitcoin Trust, a-t-elle précisé. Le cours du bitcoin reculait de 0,8% à 3.548,44 dollars sur la plate-forme de transactions Bitstamp après cette annonce.
La livre a poursuivi mercredi sa remontée face au dollar et à l’euro, les cambistes jugeant très probable un report du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars au soir. La livre valait mercredi soir 87,15 pence pour un euro, et une livre pour 1,3064 dollar. L’amendement déposé mercredi par la députée travailliste Yvette Cooper, soutenu par plusieurs élus conservateurs, donnerait jusqu’au 26 février à la Première ministre conservatrice Theresa May pour faire ratifier un accord de Brexit par la Chambre des communes. Passé ce délai, et faute d’accord, le Parlement prendrait l’initiative en votant sur l’opportunité de demander à l’Union européenne un report de la mise en oeuvre de l’article 50 du traité européen, qui fixe pour l’heure au 29 mars prochain à 23h00 GMT la date du Brexit. L’idée serait de repousser la date du divorce au 31 décembre.
En 2018 a été l’une des années de placement les plus faibles depuis la crise financière de 2008, révèle Swisscanto dans son Moniteur des caisses de pension. Les institutions de prévoyance ont réalisé un rendement pondéré en fonction de la fortune évalué à -3,53%. Toutes les catégories d’actifs, hormis les obligations en francs suisses et l’immobilier suisse direct, on livré une contribution négative au rendement en 2018. Conséquence directe de ces pertes sur les placements : les réserves en pourcentage des engagements des institutions de prévoyance suisses ont presque diminué de moitié en 2018, passant de 14,4% à 7,7% en moyenne. «Toutefois, avec un taux de couverture moyen estimé à 107,7%, les institutions de prévoyance privées sont toujours plus qu’entièrement couvertes», estime Swisscanto. Fin 2018, 91,6% des institutions de prévoyance privées et 74,4 des caisses publiques à capitalisation totale enregistrent d’une couverture d’au moins 100%. AB.
Solactive lancé l’indice Taiwan Sustainability Index (TWNSI), qui suit les performances des entreprises considérées comme les meilleurs praticiens du développement durable à Taiwan. Le développement de l’indice est la première coopération entre Solactive et un établissement d’enseignement supérieur, le College of Business de la Taipei University, qui a approché Solactive avec un concept d’indice propriétaire. Solactive explique que la sélection des composants de l’indice se fait après un filtre des performances en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE), des performances financières et de la qualité du marché. L’évaluation de plus de 300 questions posées portant sur les dimensions sociale, économique, environnementale et de transparence (SEED) permet d’attribuer à chaque entreprise une note de durabilité qui identifie la performance RSE du titre et évalue son éligibilité à l’inclusion dans l’indice. «Pour les investisseurs contemporains, évaluer des aspects ESG tels que la responsabilité sociale des entreprises devient de plus en plus essentielle lors de l’examen de leurs stratégies d’investissement, déclare Timo Pfeiffer, responsable de la recherche chez Solactive. Il n’est donc pas étonnant que notre premier client issu du milieu universitaire, avec lequel nous sommes très fiers de travailler, ait choisi ce facteur lors de l’élaboration de sa première stratégie indicielle.»
Le fonds NovESS, dédié au financement de l’Économie Sociale et Solidaire, vient de prendre une participation de 5 millions d’euros en titres participatifs dans la coopérative Scopelec, spécialisée dans la conception, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures de télécommunications et l’intégration de solutions connectées. «Cette prise de participation vise à accompagner le changement d’échelle de la société et s’inscrit dans un tour de table plus important porté à plus de 10 millions d’euros consistant à renforcer les fonds propres de Scopelec pour son plan de développement stratégique à horizon 2024», indique un communiqué. Lancé en juin 2016, NovESS a pour vocation d’accompagner les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire dans leur croissance économique, en leur allouant les ressources indispensables à la réalisation de leur développement dans les territoires. Ce projet fédère une communauté d’investisseurs privés et publics (Banque des Territoires, BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, Ircantec, Mutuelle Nationale Territoriale, Union Mutualiste Retraite, ERAFP, Groupe Caisse d’Epargne, Adrea Mutuelle et Aviva).
Les fonds Ucits et FIA européens ont subi une décollecte nette de 38 milliards d’euros au mois de novembre, contre des entrées nettes de 1 milliard d’euros en octobre, selon les statistiques publiées par l’association européenne de la gestion d’actifs (EFAMA). Cette évolution est principalement due à un retournement de la collecte sur les fonds monétaires Ucits et AIF, explique l’association. Ceux-ci ont ainsi décollecté 13 milliards d’euros, contre une collecte positive de 33 milliards d’euros en octobre. Cette forte décollecte explique une grande partie des 40 milliards d’euros de sorties nettes sur les seuls fonds Ucits en novembre, contre des sorties nettes de 8 milliards le mois précédent. Cela étant, les fonds de long terme n’ont pas non plus bonne mine. Les retraits nets d’argent équivalent encore à quelque 27 milliards d’euros en novembre, contre 41 milliards en octobre. La collecte des fonds en actions a rebondi à un niveau positif (+3 milliards, contre des sorties nettes de 2 milliards en octobre). La décollecte des fonds obligataires a ralenti à 17 milliards, contre 24 milliards en octobre. Enfin, les fonds multi-actifs ont enregistré des sorties nettes plus importantes (8 milliards, contre 5 milliards en octobre). Les fonds AIF ont eu eux une collecte positive de 2 milliards d’euros, en retrait par contre par rapport au mois précédent qui s'établissait à +9 milliards. Le total des actifs nets des fonds Ucits et des FIA en Europe a diminué de 0,3% à 15.651 milliards d’euros. Sur onze mois, ils ont collecté près de 232 milliards d’euros.
La livre poursuit sa remontée face au dollar et à l’euro, les cambistes jugeant de plus en plus probable un report du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars au soir. La livre gagne 0,9% contre le dollar à 1,3079 et 0,8 contre l’euro à 87,33 pence, son plus haut depuis la mi-novembre.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) vient d’attribuer trois mandats de gestion d’obligations crédit de pays émergents, «dans le cadre de sa politique d’élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec son dispositif ISR». Il s’agit d’un mandat actif à Aberdeen Asset Management Limited, et de deux mandats « stand-by » à Amundi et BFT IM – Investec AM.
Le mouvement des «gilets jaunes» n’a eu qu’un effet «très limité» sur les défaillances d’entreprises en France à fin décembre, y compris dans les secteurs les plus exposés du commerce de détail d’habillement, du tourisme ou de la restauration, montrent des données publiées mercredi par la Coface.