La livre poursuit sa remontée face au dollar et à l’euro, les cambistes jugeant de plus en plus probable un report du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars au soir. La livre gagne 0,9% contre le dollar à 1,3079 et 0,8 contre l’euro à 87,33 pence, son plus haut depuis la mi-novembre.
L’initiative lancée par des parlementaires britanniques pour éviter un Brexit sans accord s’est renforcée mercredi, un des principaux dirigeants du Parti travailliste indiquant qu’il était « hautement probable » que la principale formation de l’opposition l’appuie. L’amendement déposé par la députée travailliste Yvette Cooper, soutenu par plusieurs élus conservateurs, donnerait jusqu’au 26 février à la Première ministre conservatrice Theresa May pour faire ratifier un accord de Brexit par la Chambre des communes.
Passé ce délai, et faute d’accord, le Parlement prendrait l’initiative en votant sur l’opportunité de demander à l’Union européenne un report de la mise en oeuvre de l’article 50 du traité européen, qui fixe pour l’heure au 29 mars prochain à 23h00 GMT la date du Brexit. L’idée serait de prolonger le calendrier de neuf mois et de repousser la date du divorce au 31 décembre.
« Yvette Cooper a déposé un amendement que je trouve judicieux », a déclaré sur la BBC John McDonnell, chargé des Finances dans le «cabinet-fantôme» du Labour. Prié de dire si le parti le soutiendrait, le numéro deux du parti d’opposition a répondu que c'était « hautement probable ».
Après son cuisant échec de la semaine dernière, où l’accord de retrait qu’elle avait négocié avec Bruxelles a été rejeté par 432 voix contre 202 à la Chambre des Communes, Theresa May s’efforce encore de sortir de l’impasse pour éviter un «No Deal». La Chambre des Communes votera de nouveau le 29 janvier sur plusieurs options formulées sous forme d’amendement par des élus.
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche