Les Bourses européennes ont clôturé dans le vert mardi soir, soutenues par la bonne tenue de Wall Street à l’ouverture et avant le traditionnel discours sur «l'état de l’Union» de Donald Trump, attendu dans la nuit. Le contexte mêle Brexit, conflit commercial sino-américain et ralentissement conjoncturel. En Europe, l’Eurostoxx 50 a grimpé de 1,57%. À Paris, l’indice CAC 40 a gagné 83,15 points (+1,66%) à 5.083,34 points. À Francfort, le Dax a gagné 191,40 points (+1,71%) pour finir à 11.367,98 points. À Londres, l’indice FTSE-100 a bondi de 143,24 points (+2,04%) pour terminer à 7.177,37 points, dopé par un repli de la livre. À Milan, l’indice FTSE Mib a pris 1,16% à 19.833 points. À Lisbonne, l’indice PSI 20 a progressé de 1,48% à 5.169,42 points.
Les ETF en actions américaines ont subi des rachats de 25 milliards de dollars en janvier, un montant record, rapporte le Wall Street Journal. L’exode, le premier en près d’un an, est le symptôme d’une défiance grandissante après la déroute de décembre. En janvier 2018, les ETF en actions US avaient attiré près de 31 milliards de dollars. Les deux plus gros perdants en janvier suivent tous les deux le S&P 500, selon FactSet. Le SPDR S&P 500 ETF Trust a vu sortir 12 milliards de dollars, tandis que le iShares Core S&P 500 ETF a perdu plus de 7 milliards.
BNP Paribas REIM a acquis un portefeuille de locaux commerciaux situés à Paris, auprès de Portfolio Investissements, foncière spécialisée en commerce de pieds d’immeubles parisiens. Le portefeuille, composé de neuf boutiques en pieds d’immeuble, développe une surface totale de 900m². Le montant de l’opération n’est pas dévoilé. Cette acquisition, réalisée pour le compte des SCPI Pierre Sélection et Soprorente gérées par BNP Paribas REIM France, permet à ces deux fonds de renforcer leur patrimoine parisien en investissant dans un portefeuille de qualité avec des localisations premium (Rue Guisarde Paris 6ème, Avenue Victor Hugo Paris 16ème, Avenue des Ternes Paris 17ème ). Les stratégies respectives des fonds visent, pour Soprorente, à investir de manière diversifiée géographiquement et par typologie d’actifs (bureaux, commerces, …), tandis que Pierre Sélection cible exclusivement les locaux commerciaux, répartis sur la France entière. « Si l’avenir du commerce traditionnel semble faire débat ces temps-ci, BNP Paribas REIM conserve une conviction forte sur les actifs de centre-ville d’agglomérations majeures et notamment quant à leur résilience. L’acquisition de ce portefeuille parisien permet ainsi de nous renforcer sur des adresses établies de la capitale », commente Guillaume Delattre, directeur général délégué de BNP Paribas REIM France.
Au total, 50.185 dirigeants d’entreprises ont dû faire face à une liquidation judiciaire, un chiffre quasiment stable par rapport à l’année précédente (en hausse de 0,3%) par rapport à 2017, selon le baromètre de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs publié ce matin. Or, dans le même temps, 691.300 entreprises ont été créées en France l’année dernière, soit 100.000 de plus qu’au cours de l’année précédente.
Le gouvernement italien préparerait la vente de biens immobiliers détenus par l’Etat d’une valeur estimée à environ 1,8 milliard d’euros afin de tenir ses engagements en termes de déficit budgétaire cette année, compte tenu du ralentissement plus fort que prévu de l’activité italienne qui se dessine depuis plusieurs mois, indique Bloomberg, citant des sources proches. Avec un objectif de croissance de 1% pour cette année qui paraît de plus en plus inatteignable, le ministère des finances serait ainsi en train d’identifier plusieurs biens à vendre qui ne sont plus utilisés.
Le Trésor italien a annoncé aujourd’hui avoir mandaté Banca IMI, BNP Paribas, Crédit Agricole, Deutsche Bank et Goldman Sachs en vue de l'émission d’un emprunt obligataire syndiqué à 30 ans. L'émission, qui arrivera à échéance en septembre 2049, sera lancée prochainement en fonction des conditions de marché. Le rendement des titres souverains italiens à 30 ans est monté à 3,62%, au plus haut depuis le 23 janvier, après cette annonce.
La filiale de BNP Paribas a annoncé ce matin avoir acheté pour le compte de ses SCPI Pierre Sélection et Soprorente un portefeuille de locaux commerciaux situés à Paris, auprès de Portfolio Investissements, foncière spécialisée en commerce de pieds d’immeubles parisiens. Le portefeuille, acheté par BNP Paribas REIM pour un montant qui n’a pas été révélé, est composé de 9 boutiques d’une surface totale de 900 m² et vise à renforcer le patrimoine parisien de ces fonds en investissant à travers un portefeuille situé sur des localisations telles que la rue Guisarde (Paris 6e), l’avenue Victor Hugo (Paris 16e) et l’avenue des Ternes (Paris 17e).
L’indice composite de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’est stabilisé à un niveau de 51 points en janvier, son plus bas niveau depuis juillet 2013 après 51,1 en décembre, mais il s’avère légèrement supérieur à sa première estimation de 50,7 et s'éloigne du seuil de contraction. L’indice des services s’affiche pour sa part à 51,2, comme en décembre. Il est même en légère augmentation en Allemagne à 52,1, après son point bas depuis cinq ans et demi de 51,6 atteint en décembre. En France, malgré un chiffre légèrement supérieur à sa première estimation, il s’enfonce en zone de contraction à 48,2, après 48,7 en décembre.
L’Allemagne pourrait s’inviter au capital d’entreprises jugées stratégiques afin de déjouer toute tentative de prise de contrôle étrangère, a indiqué mardi Peter Altmaier, le ministre de l’Economie lors de la présentation de la stratégie industrielle du pays. «Cela peut aller jusqu'à voir l’Etat prendre des participations de manière temporaire dans des sociétés - pas pour les nationaliser et les gérer sur le long terme, mais pour éviter que des technologies clé ne soient vendues et quittent le pays», a précisé le dirigeant.
BP a annoncé aujourd’hui une croissance de 65,9% de son bénéfice trimestriel, le pétrolier britannique ayant enregistré une forte hausse de sa production à la suite de l’acquisition des actifs dans le schiste américain de BHP Billiton pour 10,5 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros). Son résultat net sur les trois mois à fin décembre s’est ainsi établi à 3,5 milliards de dollars contre 2,11 milliards il y a un an et un consensus, fourni par l’entreprise, de 2,63 milliards.
Apple a annoncé avoir trouvé récemment un accord avec l’administration fiscale française afin de solder dix ans d’arriérés d’impôts, confirmant une information du site de L’Express. Le groupe américain n’a pas précisé le montant de cet arriéré mais il s'élèverait à près de 500 millions d’euros, selon L’Express, chiffre confirmé à l’AFP par une source proche du dossier.
Selon The Luxembourg Times, les rémunérations des administrateurs indépendants siégeant dans lesconseils d’administration des fonds domiciliés au Luxembourg sont en hausse. Citant une étude menéepar le cabinet d’audit PwC et l’Institut luxembourgeois des administrateurs, la rémunération médiane des administrateurs non-exécutifs indépendants est passée de 20 000 euros à 30 000 euros par an. The Luxembourg Times précise que les rémunérations pourraient encore augmenter après que la CSSF a imposé unelimitedu nombre de mandats par directeur.
La publicationéconomique espagnoleCinco Días rapporte que le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a renforcé sa position en tant que principal actionnaire au sein des groupes bancaires espagnols Santander et BBVA, qui comptent parmi les plus importants acteurs de la gestion d’actifs en Espagne. Se basant sur les données du régulateur espagnol CNMV,Cinco Días indique ainsi que BlackRock aurait acquis 68,82 millions d’actions Santander, passant ainsi de 5,58% à 6% du capital du groupe à la clôture de la séance de la bourse de Madrid hier. BlackRock aurait également acheté 45,76 millions d’actions BBVA, passant ainsi de 5,93% à 6,6% du capital du groupe espagnol.
La collecte nette de l’assurance vie s’est établie à 22,4 milliards d’euros en 2018, soit 8,3 milliards d’euros de plus par rapport à 2017, selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance, publiés le 4 février. L’assurance a ainsi apporté près de 11 milliards d’euros au financement en actions, le niveau le plus élevé depuis 2007. Par ailleurs, le secteur affiche 39,5 milliards d’euros de volumes de souscription d’unités de compte (UC). Au total, les sociétés d’assurances ont récolté 140,1 milliards d’euros (134,6 milliards d’euros en 2017). L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1.700 milliards d’euros à fin décembre 2018, en progression de 1% sur un an.
Le biais accommodant de la Fed a permis d’attirer 51 milliards de dollars en janvier, avec un rebond des devises et actions émergentes et un resserrement des spreads.
L’Autorité européenne de supervision des marchés et la Banque d’Angleterre ont annoncé lundi la signature d’un accord (MoU) pour la reconnaissance des chambres de compensation et des dépositaires centraux installés au Royaume-Uni. Il vise à éviter qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord au 29 mars ne provoque un choc pour le fonctionnement des marchés. Il permettra aussi aux dépositaires centraux britanniques de continuer à traiter les titres irlandais. L’Esma, les régulateurs de marché nationaux et la FCA avaient déjà signé la semaine dernière des accords similaires pour permettre la poursuite des activités de gestion d’actifs déléguées à des structures britanniques, en cas de Brexit dur.
Le moral des investisseurs dans la zone euro est tombé à son plus bas niveau depuis novembre 2014, en grande partie en raison des inquiétudes liées au Brexit, montre lundi l’enquête mensuelle de l’institut Sentix. Son indice a reculé à -3,7 pour février, après -1,5 en janvier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une légère remontée à -0,6.
Téhéran critique les conditions posées par l’Union européenne pour créer un mécanisme de paiement sans recours au dollar, qui vise à permettre la poursuite du commerce avec l’Iran en dépit des sanctions américaines. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont présenté jeudi dernier ce véhicule financier (SPV), baptisé Instex (Instrument for supporting trade exchanges). «L’Iran n’acceptera jamais leurs conditions (...) que sont l’adhésion au Gafi [Groupe d’action financière, organisme créé par le G7 pour combattre le blanchiment d’argent, NDLR] et des négociations sur son programme de missiles balistiques», a déclaré lundi Sadeq Amoli-Larijani, le chef du système judiciaire iranien, cité par l’agence de presse semi-officielle Tasnim. L’UE, de son côté, a entériné le SPV lundi, dans une déclaration commune. L’Iran doit encore créer une entité miroir pour permettre à l’Instex de devenir opérationnel.
Le public to private de 11 milliards de dollars tenté par le fonds de capital-investissement sur le groupe de logiciels de RH n’a pas la partie gagnée.
Euronext, qui a réaffirmé lundi sa détermination à acquérir la Bourse d’Oslo, a dit envisager de modifier son offre après la contre-attaque du Nasdaq sur l’opérateur norvégien. Le groupe américain a déclenché la bataille pour la prise de contrôle de la Bourse d’Oslo avec une contre-offre, soutenue par le conseil d’administration d’Oslo Bors, de 6,54 milliards de couronnes (environ 673 millions d’euros) au lieu des 6,24 milliards (646 millions d’euros) proposés par Euronext. L’opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin revendique le soutien d’une majorité d’actionnaires représentant 50,5% du capital d’Oslo Bors à travers des engagements irrévocables d’apports de titres. Bente Landsnes, directrice générale de la Bourse d’Oslo, a réaffirmé peu après son soutien à l’offre du Nasdaq, jugeant celle d’Euronext malvenue.
Les Européens sont bien placés pour tirer profit des perturbations du commerce mondial liées à la recrudescence des tarifs bilatéraux, d’après la Cnuced.
Les prix à la production dans la zone euro ont baissé plus qu’attendu en décembre avec le recul des prix de l'énergie, selon les statistiques Eurostat. Par rapport à novembre, leur baisse a atteint 0,8%, réduisant la hausse par rapport à décembre 2017 à 3,0%, et contre un consensus Reuters sur une baisse de 0,6% d’un mois sur l’autre et une hausse de 3,2% en rythme annuel. Les prix de l'énergie ont baissé de 2,6% en décembre, ramenant leur progression en rythme annuel à 7,7%. L’indice des prix à la production hors énergie affiche un recul de 0,1% sur un mois et une hausse de 1,3% sur un an.