L'économie de la zone euro se porte plus mal que prévu depuis quelques mois, a averti lundi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles. Il juge improbable une relance du programme d’assouplissement quantitatif (QE) cette année. La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi dernier, mais elle a prévenu que le ralentissement de la croissance dans la zone euro risquait d'être plus marqué qu’estimé auparavant. Elle suggère ainsi qu’elle pourrait augmenter son soutien au crédit et à l’activité au lieu de le réduire.
La croissance des prêts aux entreprises dans la zone euro est restée stable en décembre en dépit de la multiplication de signes d’un ralentissement économique, selon les chiffres publiés lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Elle ressort à 4,0% sur un an pour le mois dernier, comme en novembre, non loin du pic de 4,3% atteint en septembre.
Alors que CMA CGM a publié le prospectus d’OPA sur Ceva Logistics au prix de 30 francs suisses par action, le conseil d’administration de la cible recommande à ses actionnaires de ne pas apporter leurs titres. Sur la base d’un business plan à horizon 2023, une analyse indépendante valorise la société à 40 francs par action, précise Ceva. Toutefois, le conseil d’administration du groupe suisse reconnait que le prix de 30 francs « est raisonnable d’un point de vue financier et offre une opportunité de sortie équitable pour les actionnaires voulant recevoir du cash ». Il estime que les actionnaires pourraient obtenir davantage de valeur en conservant leurs actions.
Des divergences sur le niveau approprié des taux longs ont opposé les membres du comité de politique monétaire de la Banque du Japon lors de la réunion des 19 et 20 décembre, selon le compte rendu publié ce matin. Si l’autorité a maintenu son cadre de politique monétaire à l’issue de la réunion, l’un des neuf membres du conseil de politique monétaire a estimé que la BoJ devait laisser les rendements des obligations de long terme passer temporairement en territoire négatif. Un autre l’a rejoint, en notant que la baisse des rendements était due aux inquiétudes autour de la guerre commerciale sino-américaine et qu’une action pour les faire remonter reviendrait à durcir la politique monétaire.
La construction de logements en France a nettement ralenti en 2018 après deux ans de progression régulière, les mises en chantier étant passées sous le seuil des 400.000 tandis que les permis de construire ont aussi reculé, montrent les chiffres publiés aujourd’hui par le ministère de la Cohésion des Territoires. L’an dernier, les permis de construire se sont élevés à 460.500 unités, soit une baisse de 7,1% par rapport à 2017. Le nombre de nouvelles constructions s’est établi à 398.100, une baisse de 7% accentuée par une chute de presque 20% sur le seul dernier trimestre.
Les bénéfices des entreprises industrielles chinoises ont à nouveau baissé en décembre, confirmant le ralentissement de l’activité économique sur fond de guerre commerciale avec les Etats-Unis. Les profits des sociétés du secteur industriel ont diminué de 1,9% le mois dernier à 680,8 milliards de yuans (88,6 milliards d’euros), a indiqué ce matin le Bureau national de la statistique. En novembre, ils avaient reculé de 1,8%, leur première contraction depuis près de trois ans.
Les fonds américains Cerberus et Centerbridge ont soumis samedi une offre conjointe pour prendre une participation minoritaire dans la banque allemande NordLB, qui cherche une solution rapide pour renforcer son bilan, ont dit à Reuters trois sources proches du dossier. Contrôlée à 65% par le Land de Basse-Saxe, le solde étant détenu par des caisses d'épargne régionales, NordLB est à la recherche de 3,5 milliards d’euros pour couvrir des dépréciations de prêts dans le secteur maritime et souhaite parvenir à une solution d’ici début février. Les deux fonds de capital investissement apporteraient chacun un quart des capitaux nécessaires, la Basse-Saxe fournissant le solde, a dit l’une des sources. Dans un communiqué, NordLB se contente de faire état d’une offre conjointe reçue de la part de deux investisseurs qu’elle ne désigne pas. Elle ajoute qu’elle va examiner l’offre et discuter avec ses actionnaires.
Donald Trump a annoncé vendredi qu’il avait conclu un accord avec les dirigeants du Congrès pour mettre temporairement fin au «shutdown» qui paralyse certains services de l’administration fédérale depuis le 22 décembre. Il a indiqué qu’il allait signer une loi garantissant le financement de l’administration fédérale jusqu’au 15 février, . La proposition de loi, qui ne prévoit pas le financement du mur voulu par le président américain le long de la frontière avec le Mexique, a été adoptée vendredi soir à la majorité au Sénat, puis à la Chambre des représentants. Une commission bipartisane va se pencher sur la question de la sécurité à la frontière avec le Mexique. Pour mettre fin au «shutdown», Donald Trump exigeait jusqu'à présent le déblocage par le Congrès de 5,7 milliards de dollars pour la construction du mur.
Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé en France métropolitaine en 2018, mais, en présence de signaux contradictoires. Selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail, 3,41 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) fin décembre, soit 38.200 personnes de moins que fin septembre. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi compte 44.600 personnes de moins en un trimestre et ressort à 5,605 millions.
Kering a annoncé vendredi soir contester les conclusions du rapport d’audit remis au fisc italien sur sa filiale suisse LGI. Dans le cadre d’une enquête fiscale ouverte à Milan en 2017, portant sur les résultats des années 2011 à 2017, les autorités italiennes estiment que Luxury Goods International (LGI), filiale de Kering, aurait exercé en Italie des activités qui auraient dû donner lieu au paiement d’impôts sur les sociétés en Italie. Le montant d’impôts réclamable estimé s'élève à environ 1,4 milliard d’euros. Le rapport d’audit doit désormais être examiné par un service des autorités fiscales qui prendra sa décision finale.
Le gouvernement va obliger les patrons à être fiscalement domiciliés en France en faisant inscrire cette mesure dans la loi, et en prévoyant des sanctions, a annoncé dimanche Bruno Le Maire sur France Inter. D’après Libération, Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault, avait son domicile fiscal aux Pays-Bas depuis 2012. Cette loi concernerait les présidents et les directeurs généraux des entreprises du CAC 40, ainsi que ceux des «120 plus grandes entreprises françaises», et dont l’Etat français est actionnaire. Le ministre a précisé que pour que cette mesure soit respectée par les chefs d’entreprise, des sanctions «exemplaires» seraient prévues. Il n’en a pas précisé les modalités.
La devise britannique a rebondi de plus de 4% face à l’euro depuis le début de l’année, avec le reflux des anticipations d’un Brexit sans accord avec l’Europe.
Les obligations du sidérurgiste pour l’industrie du pétrole et du gaz sont retombées vers les niveaux du plus bas historique touché en novembre 2018 après la publication de résultats trimestriels qui avaient fait naître des inquiétudes sur la génération de trésorerie. Vendredi après-midi, le cours des obligations d'échéance 2022 perdait 5 points à 70,36 sous le pair, soit un rendement de 17,8%. Elles avaient chuté jusqu'à 69,9 en novembre. Plusieurs notes négatives d’analystes, parues la semaine dernière, pourraient expliquer ce regain de tension. Le groupe doit annoncer ses résultats annuels le 20 février.
Alstom et Siemens Mobility font un dernier effort pour tenter de sauver leur rapprochement, menacé d'être bloqué par la Commission européenne. Les deux fabricants de trains ont fait des concessions de dernière minute, indiquait vendredi l’agence Agefi-Dow Jones, de plusieurs sources, confirmant une information initiale de Bloomberg. Les deux groupes sont prêts à vendre plus d’actifs dans la signalisation et à accorder des licences technologiques de long terme à des concurrents. Des acquéreurs potentiels auraient été identifiés. Les différentes parties concernées n’ont pas fait de commentaire. La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a néanmoins confirmé l’initiative dimanche, indiquant qu’elle intervient «bien au-delà des délais habituels», y voyant «la dernière tentative, si c’est encore possible», pour convaincre Bruxelles. La Commission doit rendre sa décision d’ici le 18 février.
Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a indiqué vendredi à Bloomberg TV que la persistance de l’affaiblissement de l’activité en zone euro «a surpris» les membres de l’autorité, et les a conduit à revoir les estimation des risques pour l’activité en zone euro, désormais orientée à la baisse. Dans ce contexte, il a ajouté qu'«il est trop tôt pour discuter» d’un éventuel relèvement des taux cette année, et que l’horizon d’un maintien des taux «jusqu'à l'été 2019 au moins» fixé par la forward guidance actuelle de la BCE pourrait être étendu. Le dirigeant a en outre confirmé son intérêt pour succéder à Mario Draghi dont le mandat à la tête de la BCE se termine fin octobre.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, élu en mai dernier, a rejeté dimanche l’appel de plusieurs pays européens à organiser une nouvelle élection présidentielle. L’administration américaine a été la première à reconnaître l’opposant Juan Guaido lorsqu’il s’est proclamé chef de l’Etat par intérim. Elle a appelé les Etats membres de la communauté internationale à «choisir leur camp». La France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Espagne sont prêtes à reconnaître Guaido, à leur tour, si de nouvelles élections n'étaient pas organisées d’ici huit jours. La Russie soutient le pouvoir en place à Caracas,. Les Etats-Unis, le Canada, la plupart des pays d’Amérique latine alignés sur Washington et certains Européens estiment que l'élection présidentielle du mois de mai était frauduleuse.
Bank of China a placé vendredi 40 milliards de yuans (5,2 milliards d’euros) d’obligations perpétuelles à un rendement de 4,5%. Il réalise ainsi la première émission d’instruments perpétuels d’une banque chinoise. La transaction devrait renforcer de 0,3 point son ratio de solvabilité. Le développement de ce compartiment est encouragé: la banque centrale (PBoC) a mis en place vendredi une ligne de swap pour assurer la liquidité des obligations perpétuelles, tandis que le régulateur avait autorisé la veille les assureurs du pays à investir dans des titres tier 2 émis par des banques.
Le parlement grec a ratifié vendredi le nouveau nom de la Macédoine, «République de Macédoine du Nord», qui a fait l’objet d’un accord entre Athènes et Skopje. La Macédoine, elle, a déjà ratifié ce changement d’appellation. Cette double ratification devrait permettre de lever les vetos mis par Athènes ces dernières années à une adhésion de la Macédoine à l’Otan et à l’Union européenne. La question du nom de la Macédoine est particulièrement sensible en Grèce car les opposants à l’accord conclu en juin par les autorités macédoniennes et grecques estiment qu’il constitue une «atteinte nationale».
Le groupe de protection sociale a acquis les 3 immeubles pour 172 millions d'euros. Il devra toutefois réaliser 30 % de logements sociaux prévus par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur de la Ville de Paris s'il ne veut pas s'acquitter d'une amende.
Le groupe de protection sociale lyonnais Apicil accueille depuis le mois de janvier Louis Sallot des Noyers au poste d’analyste, nous indique le profil LinkedIn de l’intéressé. Louis Sallot des Noyers est diplômé de la Toulouse School of Economics et de l’Ecole de Management de Grenoble. Il dispose en outre d’un Master de mathématique obtenu à Telecom Bretagne, et d’un Master en finance de marché de l’Université Panthéon Sorbonne. Il a commencé sa carrière chez plusieurs gestionnaires d’actifs dont Lyxor AM, Candriam (2012-2013) et Arfima Spain (2013-2015). Depuis 2015, il était consultant en analyse quantitative chez EY.
La semaine au 23 janvier s’inscrit dans la continuité de la précédente. Le regain d’appétit pour le risque continue de bénéficier à l’obligataire, dans un environnement où les banques centrales ne vont peut-être pas poursuivre aussi vite que prévu la normalisation de leurs politiques monétaires compte tenu du ralentissement de la conjoncture mondiale, notamment en Chine. Les fonds obligataires ont ainsi enregistré une troisième semaine d’entrées nettes, cette fois pour un montant de 5,2 milliards de dollars, selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Lynch Global Research qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l’évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds de dette émergente ont notamment attiré plus de 3 milliards de dollars, le plus gros montant des douze derniers mois. Et les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («Investment Grade») ont engrangé 0,7 milliard de dollars, enregistrant ainsi des entrées nettes pour la première fois depuis dix semaines. Côté actions, les dégagements sont peut-être moins importants que durant les semaines précédentes mais le solde reste dans le rouge sur la semaine écoulée, pour un montant de 0,5 milliard de dollars. Les fonds d’actions américaines ont subi des rachats limités de 2,2 milliards de dollars alors que les investisseurs continuent de réduire leur exposition à l’Europe, cette semaine pour un montant de 2,5 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions émergentes enregistrent une quinzième semaine d’entrées nettes, pour un montant d’un peu plus de 3 milliards de dollars.
En 2018, les fonds ouverts italiens ont enregistré une collecte de seulement 71 millions d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. C’est 1.000 fois moins qu’en 2017, où ils avaient collecté plus de 76 milliards d’euros. Ce sont les fonds obligataires qui ont pesé sur 2018, avec des sorties nettes de 25 milliards d’euros sur l’année. En revanche, les fonds actions, les fonds diversifiés et les fonds flexibles restent positifs, avec respectivement 4 milliards d’euros, 10 milliards d’euros et 8,5 milliards d’euros de souscriptions nettes sur 12 mois. L’encours des fonds ouverts est repassé sous la barre des 1.000 milliards à 950 millions d’euros à fin décembre 2018, contre 1.013 milliards fin 2017. En incluant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur représente plus de 2.001 milliards d’euros, contre 2.085 milliards un an plus tôt. Les fonds fermés et les gestions sous mandat ont collecté respectivement 2,1 milliard d’euros et 5 milliards d’euros en 2018.
Le climat des affaires dans le secteur de la promotion immobilière s’est encore dégradé début 2019, les promoteurs étant nettement plus nombreux qu'à l’automne à estimer que la demande de logements neufs est faible, selon l’enquête trimestrielle publiée ce vendredi par l’Insee. Le solde d’opinion sur la demande de logements est en baisse de 9 points d’un trimestre sur l’autre tandis que les perspectives de mises en chantier (-7 points) pour les trois prochains mois continuent de s’assombrir, atteignant leur plus bas niveau depuis juillet 2015.
Le parlement grec a ratifié cet après-midi le nouveau nom de la Macédoine, «République de Macédoine du Nord», qui a fait l’objet d’un accord entre Athènes et Skopje. La Macédoine, elle, a déjà ratifié ce changement d’appellation. Cette double ratification devrait permettre de lever les vetos mis par Athènes ces dernières années à une adhésion de la Macédoine à l’Otan et à l’Union européenne.