L'économie britannique pourrait connaître cette année son taux de croissance le plus bas depuis 10 ans en raison des effets du Brexit et du ralentissement de l'économie mondiale, a annoncé jeudi la Banque d’Angleterre (BoE), qui a laissé, comme prévu, sa politique monétaire inchangée.
Fonds commun. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont abouti dans leur projet de véhicule pour contourner les sanctions décrétées par les Etats-Unis contre l’Iran. Les entreprises pourront réaliser des échanges avec ce pays sans encourir de sanctions via le système financier américain. Pour éviter tout lien avec ce dernier, le véhicule est construit en forme de fonds commun de créances, le principe étant de procéder par compensation entre créances des importateurs et exportateurs. Instex (Instrument for supporting trade exchanges) est domicilié à Paris, sa localisation ayant représenté une question délicate. Le montage devrait être opérationnel d’ici quelques mois. L’idée est de rallier à cette initiative d’autres pays, y compris hors de l’Union européenne.
Au faîte de sa gloire, lorsqu’il codirigeait les investissements de Pimco (photo), Bill Gross en était venu à gérer près de 300 milliards de dollars au sein de son Total Return Fund. Le « roi de l’obligataire », qui a annoncé son départ à la retraite le 4 février, avait certes perdu sa couronne ces dernières années : il avait quitté dans la douleur – et avec un énorme chèque – le gérant californien en 2014, tandis que son passage chez Janus Henderson ne laissera pas un souvenir impérissable aux investisseurs. Mais ce joueur de blackjack, qui a prospéré sur le rallye obligataire entamé dans les années 80 avant que l’assouplissement quantitatif de la Fed ne détraque sa boussole, a largement contribué à faire de Pimco un asset manager d’envergure mondiale.
Le pays a réussi à placer 8 milliards d’euros supplémentaires à 30 ans mais la chute de sa croissance pourrait remettre en cause ses objectifs budgétaires.
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est fortement contracté au mois de novembre, dans un contexte de baisse des importations de téléphones mobiles et de produits pétroliers. Ce déficit a diminué de 11,5% en novembre à 49,3 milliards de dollars (43,29 milliards d’euros), après avoir été en hausse pendant cinq mois de suite, a annoncé mercredi le département du Commerce. Le déficit d’octobre a été révisé à 55,7 milliards de dollars, contre 55,5 milliards en première estimation. Le consensus Reuters établissait un déficit de 54,0 milliards de dollars en novembre.
La Banque centrale du Brésil a maintenu mercredi sans surprise son taux directeur à 6,5%, son plancher historique, lors de la première réunion de son comité de politique monétaire depuis l’investiture du président Jair Bolsonaro. Principal outil de lutte contre l’inflation, le taux directeur se situe à ce niveau depuis le mois de mars 2018, après de nombreuses baisses successives.
Le retard pris par la France dans l’assainissement de ses comptes publics par rapport à ses voisins européens la rend plus vulnérable face à une crise.
Au 31 décembre, les encours des fonds de droit luxembourgeois ont atteint 4.065 milliards d’euros, en repli de 2,28 %, montrent les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Sur le seul mois de décembre, la baisse des encours est de 3,05 %, après des rachats de 13 milliards d’euros.
Alstom n’exclut pas de déposer un recours contre la décision de la Commission européenne d’interdire la fusion de ses activités avec Siemens Mobility afin d’obtenir une compensation financière. « Nous n’avons pas encore décidé si nous allons déposer un recours », a indiqué Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom lors d’une conférence téléphonique. Alstom doit d’abord estimer si le jeu en vaut la chandelle : « Nous devons au préalable évaluer la hauteur des gains à espérer d’une telle procédure ».
Malgré des interrogations sur le rythme de croissance de son économie - la Commission européenne s’apprêtant à abaisser drastiquement sa prévision pour 2019, à 0,2% contre une précédente estimation de 1,2%, selon l’agence de presse Ansa - l’Italie continue de profiter des bonnes dispositions du marché obligataire. Pour son deuxième emprunt syndiqué lancé en moins d’un mois, le souverain a émis 8 milliards d’euros d’obligations à 30 ans, avec un spread de 18 points de base au-dessus du rendement des titres d'échéance mars 2048, en dessous de la fourchette initiale (20-22 pb). Le rendement annuel ressort à 3,91%.
Le Trésor italien a donné mercredi le coup d’envoi d’un emprunt obligataire syndiqué à 30 ans, le deuxième de ce type en moins d’un mois, Rome s’efforçant de tirer parti de conditions de marché favorables après l’armistice conclu avec la Commission européenne sur son déficit budgétaire. La demande de titres dépassait déjà 26 milliards d’euros en milieu de matinée, rapporte Reuters citant l’une des banques chefs de file de l’opération.
La France ne tient pas compte du ralentissement économique ni du plein effet des mesures de soutien au pouvoir d’achat destinées à répondre à la crise des «gilets jaunes» dans ses prévisions budgétaires pour 2019 et devra procéder à terme à un profond assainissement de ses finances publiques, estime la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi.
Le non ne faisait plus aucun doute depuis hier. Margrethe Vestager, la commissaire européenne en charge de la concurrence, a officialisé en fin de matinée le blocage du projet de fusion entre Alstom et Siemens Mobility, la division ferroviaire du conglomérat allemand. « En l’absence de mesures correctives suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse », explique la Commission européenne.
Vinci est « évidemment intéressé » par la participation des actionnaires chinois dans l’aéroport de Toulouse, a déclaré mercredi le PDG du groupe Xavier Huillard lors d’une conférence de presse en marge des résultats annuels. Le responsable a également souligné que Vinci se développera dans les aéroports avec ou sans ADP, dont le projet de privatisation prévu dans la loi Pacte a été rejeté mardi soir au Sénat.
Blackstone Group a renoncé à son projet d’investir des milliards de dollars en Afrique, rapporte le Wall Street Journal. La société a accepté il y a environ un an de revendre Black Rhino Group, un développeur de projets d’infrastructures dans l’énergie qui était censé être le principal véhicule de Blackstone pour investir en Afrique, à son équipe de direction, a confirmé une porte-parole de Blackstone. La vente, qui doit encore être bouclée, n’avait jamais filtré. Au même moment, Blackstone a vendu les droits pour concevoir et gérer une usine d’énergie nigériane à Globeleq, une société britannique. Blackstone avait pris le contrôle de Black Rhino en 2014, en dépensant environ 2,5 milliards de dollars, dans l’espoir de se développer en Afrique.
Son virage accommodant a permis à l’indice S&P 500 de rebondir de 16% depuis le 24 décembre, à un niveau qui n’est plus qu’à 7% de son plus haut de fin septembre 2018.
Le Trésor italien a annoncé mardi avoir mandaté Banca IMI, BNP Paribas, Crédit Agricole, Deutsche Bank et Goldman Sachs en vue de l'émission d’un emprunt obligataire syndiqué à 30 ans. Elle arrivera à échéance en septembre 2049, et sera lancée prochainement en fonction des conditions de marché. Le rendement des titres souverains italiens à 30 ans est monté à 3,62%, au plus haut depuis le 23 janvier, après cette annonce. Rome a levé le mois dernier 10 milliards d’euros via un emprunt syndiqué à dix ans qui a suscité une forte demande dépassant 35,5 milliards d’euros.
Euronext mène une campagne difficile en terre norvégienne. L’opérateur paneuropéen a réaffirmé lundi sa «détermination» à acquérir Oslo Bors VPS, l’opérateur de la Bourse d’Oslo. Mais il a en face de lui un sérieux concurrent, Nasdaq OMX, déjà propriétaire d’autres Bourses scandinaves (Suède, Finlande et Danemark), ainsi que de celles des Etats baltes et d’Islande.
50.185 dirigeants d’entreprise ont dû faire face à une liquidation judiciaire en 2018, selon le baromètre de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs. Dans le même temps, 691.300 entreprises ont été créées en France, soit 100.000 de plus que l’année précédente. L'âge médian des dirigeants d’entreprise concernés par les faillites est de 46 ans.