En 2018, la Caisse de dépôt et placement du Québec a présenté un rendement de son portefeuille de 4,2 % et de 8,4 % sur cinq ans. Soit des performances supérieures à celles de son portefeuille de référence qui a réalisé 2,4% sur un an et 7,1% sur cinq ans. Son actif net atteint 309,5 milliards de dollars canadiens (207 milliards d’euros). En 2018, les résultats de placement nets ont atteint 11,8 milliards de dollars canadiens (8 milliards d’euros) et les retraits nets 0,8 G$ (0,53 milliard d’euros). La Caisse salue « les résultats obtenus par les Placements privés et les Infrastructures, qui ont particulièrement bien fait par rapport à leur indice, tant sur un an que sur cinq ans. La performance du mandat Qualité mondiale en Marchés boursiers, principalement composé de titres d’entreprises aux fondamentaux solides et stables, et du portefeuille Crédit sont également à souligner. Bien qu’ayant produit un résultat situé sous son indice, le portefeuille Immeubles a quant à lui généré un rendement de 7,8 % sur l’année et de 9,8 % sur cinq ans », selon un communiqué. Les Actions qui représentent près de la moitié du portefeuille de la Caisse ont permis en 2018 de générer un rendement de 3,5 % comparativement à un indice de 0,3 %. « La performance du portefeuille est notamment attribuable aux résultats supérieurs du mandat Qualité mondiale, pilier de la stratégie de gestion en absolu de la Caisse. Ce mandat contient des titres de sociétés de qualité exposées à la croissance mondiale et négociées sur les grandes places boursières », explique la Caisse. Les placements privés ont doublé depuis 5 ans atteignant 42,9 milliards de dollars canadiens (28 milliards d’euros). Parmi les investissements réalisés en 2018, on compte l’Allemande Techem, dont la valeur d’entreprise se situe à 4,6 milliards d’euros, et FNZ, firme mondiale de FinTech, l’une des plus importantes transactions de ce secteur dans le monde en 2018, réalisée dans le cadre d’un partenariat de long terme établi avec Generation Investment Management. L’investissement de la Caisse dans la firme d’ingénierie française Groupe Delachaux, spécialisée dans l’offre de solutions industrielles à haute valeur ajoutée, en particulier en mobilité durable et en efficacité industrielle, a aussi marqué l’année. Dans les infrastructures, les placements atteignent 22,7 milliards de dollars canadiens (15 milliards d’euros). Parmi les principales transactions, la Caisse a accentué ses participations dans Invenergy, première société privée nord-américaine dans le secteur des énergies renouvelables, et Azure Power Global, leader indien dans la production d’énergie solaire. Toujours en Inde, la Caisse a acquis une participation de 40 % dans la société CLP India, avec l’objectif d’en faire un leader dans la production d’énergie renouvelable. La Caisse a aussi annoncé la création, avec des partenaires institutionnels, d’une plateforme d’investissement de 1 milliard de dollars américains en Colombie dont l’objectif est d’investir en équité dans des projets et des entreprises d’infrastructures. Cette plateforme est similaire à celle créée trois ans plus tôt au Mexique et qui a dépassé sa cible de déploiement de 2,8 milliards $ grâce à la clôture de l’acquisition de huit actifs solaires et éoliens d’Enel Green Power en 2018. Par ailleurs, un investissement dans le producteur d’énergie renouvelable québécois Boralex, qui développe, construit et exploite des sites de production au Canada, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, a contribué à élever la proportion des actifs renouvelables dans le portefeuille Infrastructures à 20 %. Dans l’immobilier, sa filiale, Ivanhoé Cambridge a réalisé plusieurs acquisitions d’importance dans le secteur industriel et logistique. L’acquisition de Pure Industrial Real Estate Trust a été effectuée aux côtés de Blackstone et comprend 173 actifs répartis dans des villes densément peuplées en Amérique du Nord. Plus récemment, Ivanhoé Cambridge a fait l’acquisition de IDI Logistics et a formé un partenariat avec Oxford pour investir dans l’entreprise et ses actifs. Cette transaction majeure permet à Ivanhoé Cambridge d’élargir sa présence dans l’immobilier logistique en Amérique du Nord, avec l’acquisition d’un des plus importants développeurs et gestionnaires de ce secteur aux États-Unis. Enfin, en début d’année 2019, Ivanhoé Cambridge a confirmé au Brésil un partenariat de 890 M$ US avec Prologis, un leader mondial en immobilier logistique. Dans l’obligataire, la Caisse a tiré profit « de son virage amorcé l’année précédente avec le portefeuille Crédit. Ces activités, qui comprennent entre autres le crédit d’entreprise, le crédit souverain, le financement immobilier et le financement spécialisé, ont eu un impact positif sur le portefeuille ». « Il faut anticiper que le ralentissement économique mondial, évident en Chine et de plus en plus aux États-Unis, ainsi que les impacts des risques géopolitiques sur la confiance des consommateurs, l’investissement des sociétés et donc sur l’économie réelle, créeront beaucoup d’incertitude qui stimulera la volatilité des marchés. Nous garderons donc le cap sur notre stratégie pour livrer des résultats solides à long terme », a conclu Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse. TV
CVC Capital Partners, le fonds large cap dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 70 milliards de dollars, a indiqué ce 22 février dans un bref communiqué que Bertrand Meunier s’en ira en 2020, après sept années de présence. Il était en charge de l’activité pour la France. La société annonce parallèlement que Jean-Christophe Germani, arrivé en 2013 en provenance de Goldman Sachs, a été promu responsable des activités de CVC Capital Partners en France. Au cours des cinq dernières années, il a travaillé en étroite collaboration avec Bertrand Meunier pour développer les activités de la société en France, souligne le communiqué.
A la suite d’opérations de visite et saisies, l’Autorité de la concurrence s'était saisie d’office, en mai 2015, de pratiques susceptibles d’avoir été mises en œuvre dans le secteur du travail temporaire. Après avoir mené une instruction préliminaire et analysé les pièces du dossier, les services d’instruction ont proposé de mettre fin à la procédure au Collège de l’Autorité de la concurrence, qui a décidé de clore sa saisine d’office.
La Réserve fédérale américaine doit veiller à ce que les tensions sur le marché du travail ne se traduisent pas par une envolée durable des prix mais elle doit aussi faire en sorte que les anticipations d’inflation «ne soient pas ancrées à un niveau trop bas», a déclaré vendredi John Williams, le président de la Fed de New York. Ce niveau durablement inférieur à l’objectif de la banque centrale risque de compromettre l’ancrage de l’inflation à 2%.
Le climat des affaires s’est dégradé pour le sixième mois d’affilée en février en Allemagne, laissant penser que les chefs d’entreprise s’attendent à ce que la croissance de la première économie européenne perde encore de l'élan. L’indice de l’institut munichois Ifo le mesurant est ressorti à 98,5 en février, au plus bas depuis décembre 2014, alors qu’il était attendu à 99,0, contre 99,3 en janvier. Le sous-indice des conditions actuelles fléchit à 103,4 contre 103,9 anticipé et 104,5 le mois dernier, tandis que celui des anticipations tombe à 93,8 contre 94,2 attendu et 94,3 en janvier.
Première introduction en Bourse de l’année 2018 à Paris, Arcure, spécialisée dans les outils d’intelligence artificielle utilisés dans des environnements industriels, a fixé jeudi soir son prix d’introduction sur Euronext Growth à 7 euros par action, en bas de la fourchette indicative de 7 à 9 euros annoncée la semaine dernière. Ceci fait ressortir une augmentation de capital d’un montant brut de 7,9 millions d’euros, contre 12 millions visés en milieu de fourchette. Le directoire a décidé de servir la demande à 100%. La première cotation des titres aura lieu le 26 février.
Le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit a déclaré vendredi qu’il n’excluait pas un report de la date de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, fixée au 29 mars, mais que c'était aux dirigeants européens d’en décider.
Les minutes de sa dernière réunion ont confirmé ses inquiétudes sur les perspectives d'activité en zone euro, et le lancement d'une évaluation de ses options.
Fitch pourrait dégrader ce vendredi soir la note du pays à un cran de la catégorie spéculative, compte tenu des risques de récession qui menacent sa trajectoire budgétaire.
Dix-huit mois après sa création, le family office iVesta ouvre son capital à une vingtaine d’entrepreneurs, annonce-t-il ce vendredi. Spécialisé dans la gestion de patrimoine pour entrepreneurs, il a aujourd’hui plus d’un milliard d’euros sous gestion. Avec Olivier Duha, fondateur de Webhelp, ex-président de Croissance Plus, chef de file de ces actionnaires, iVesta accueille notamment à son capital Pierre Kosciusko-Morizet (fondateur de Priceminister), Xavier Court (fondateur de VentePrivée) Celine Lazorthes (fondatrice de Leetchi), et Francois de la Villardière (CEO de Artefact et fondateur de Business Interactif).
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a publié jeudi un rapport sur l’application de la nouvelle ordonnance sur la domiciliation bancaire des revenus. Appliqué depuis le 1er janvier 2018, le texte permet désormais aux banques de conditionner une offre de prêt immobilier à la domiciliation des revenus contre un avantage clair dans le contrat pour l’emprunteur, et pour une durée limitée. Le dispositif n’est appliqué que par deux grandes banques sur six. Il est cependant contesté par les associations de consommateurs et les intermédiaires. Faute de consensus au sein du CCSF, sa présidente propose soit d’abroger l’ordonnance, soit de réduire la durée de la clause de 10 à 5 ans, ce à quoi s’opposent toutes les banques.
S&P Global Economics a relevé jeudi son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, contre 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «La montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés (...) fin 2018, ce qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», selon la note de S&P Global. Mais «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer».
L’indice PMI composite de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est redressé à un niveau de 51,4 en février, conforme au consensus Dow Jones Newswires, de 51,3, selon les données préliminaires publiées jeudi par IHS Markit. Dans le détail, l’indice du secteur des services a rebondi à 52,3, contre 51,2 en janvier, mais celui du secteur manufacturier s’est replié à 49,2, son plus bas niveau depuis 68 mois, contre 50,5 en janvier. Cet affaiblissement est notamment inquiétant pour la croissance allemande, où l’indice PMI du secteur a chuté de plus de 2 points, à 47,6, et le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation à un niveau très inquiétant de 42,3, même si l’indice des services est remonté à 55,1.
Le gouvernement brésilien a dévoilé au Congrès sa proposition de réforme des retraites du pays, qui prévoit 1.165 milliards de réals (275 milliards d’euros) d'économies budgétaires ces dix prochaines années, bien supérieur aux 800 milliards estimés, ainsi qu’au seuil de 1.000 milliards estimé nécessaire par les économistes. La faible réaction des marchés à ce projet ambitieux, qui fixe l'âge minimum de la retraite à 65 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes, contre 55 ans actuellement, avec une période de transition limitée à 12 ans, s’explique notamment par les anticipations d’un vote qui s’annonce très difficile au Congrès brésilien.
Négociateurs américains et chinois ont repris jeudi leurs discussions sur les moyens de mettre fin au conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et la Chine, une semaine avant la date butoir fixée par l’administration Trump. Faute de quoi, les taxes douanières passeraient de 10% à 25% sur 200 milliards de dollars d’importations de Chine. Selon Reuters, l’esquisse d’un accord commercial commence à émerger des discussions, qui portent sur le transfert de technologies et les vols informatiques, la propriété intellectuelle, et les barrières non douanières au commerce. Les demandes américaines contraindraient le président chinois Xi Jinping à entreprendre de profondes réformes économiques structurelles alors que les Etats-Unis n’offrent pas de réelles concessions en échange.
Le Bundestag a adopté jeudi des modifications du droit du travail pour faciliter le licenciement de travailleurs avec des salaires élevés. Cette mesure vise à encourager le transfert à Francfort d’activités financières basées à Londres après le Brexit. Les nouvelles dispositions ne s’appliqueront qu’aux personnes percevant un salaire annuel de plus de 221.400 euros hors bonus, et employées par des établissements présentant des bilans de plus de 15 milliards d’euros. Le gouvernement estime qu’environ 5.000 salariés, principalement dans la finance, répondent à ces critères. Les employeurs pourront se séparer de ces collaborateurs sans avoir à produire des éléments justifiant leur renvoi, contrairement à ce que prévoit le droit du travail allemand.
Jeudi, Emmanuel Macron a critiqué l'échec des partenaires sociaux, qui ne sont pas parvenus à tomber d’accord mercredi sur une réforme de l’assurance chômage, leur reprochant de se défausser de leurs responsabilités sur l’Etat. Après trois mois et demi de négociations infructueuses, l’exécutif va finalement reprendre la main au risque d’acter la fin du paritarisme. Le Premier ministre a confirmé la tenue de quatre réunions thématiques «la deuxième semaine de mars» avec les organisations syndicales, patronales et les associations d'élus dans le cadre du «grand débat national».
Le président des Etats-Unis Donald Trump aura un tête-à-tête avec le leader nord-coréen Kim Jong Un lors de leur sommet prévu la semaine prochaine à Hanoï, a indiqué jeudi un responsable américain. L’objectif affiché de Washington est d’aboutir à une dénucléarisation de la Corée du Nord. Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, est déjà à Hanoï pour rencontrer son homologue nord-coréen Kim Hyok Chol. Donald Trump a de nouveau loué hier la qualité de ses relations avec Kim Jong Un, mais souligné qu’il devrait faire un geste «significatif» pour espérer une levée des sanctions pesant sur son pays en raison de son programme nucléaire.
Onze des 56 diplomates vénézuéliens en poste aux Etats-Unis ont fait défection depuis que l’opposant et président du parlement Juan Guaido s’est proclamé président du Venezuela par intérim le 23 janvier, a annoncé un membre de l’opposition au président Nicolas Maduro. Gustavo Marcano, conseiller de Carlos Vecchio, l'émissaire de l’opposition vénézuélienne à Washington, a déclaré devant la presse que les comptes bancaires des représentations diplomatiques et consulaires avaient été gelés. Nicolas Maduro accuse l’administration Trump de chercher à le renverser. Donald Trump a été le premier dirigeant étranger à reconnaître Juan Guaido comme le président du Venezuela par intérim.
Jean-François Bay, directeur général de Quantalys, délivre son analyse du marché des fonds en Europe, dévoile le TOP 10 de la collecte et les plus gros gadins. Les thématiques à succès pour 2019 devraient être les mêmes que l’an dernier, selon lui.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a publié jeudi un rapport sur l’application de la nouvelle ordonnance sur la domiciliation bancaire des revenus. Appliqué depuis le 1er janvier 2018, le texte permet désormais aux banques de conditionner une offre de prêt immobilier à la domiciliation des revenus - ce qu’elles faisaient de manière informelle auparavant -, mais en échange d’un avantage clairement identifié dans le contrat pour l’emprunteur, et pour une durée limitée.
Dans une note publiée ce matin, S&P Global Economics a relevé son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, alors qu’elle était estimée à 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «Même si les indicateurs économiques continuent de suggérer un rythme de croissance économique soutenu, la montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés et des dysfonctionnements en fin d’année dernière, qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», explique Beth Ann Bovino, chef économiste chez S&P Global. Mais il ajoute que «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours nettement plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer au cours des prochains mois».
Les épargnants ont placé 4,73 milliards d’euros sur leurs comptes d'épargne Livret A et Livret de développement durable et solidaire (LDDS) en France au mois de janvier, selon les données publiées jeudi par la Caisse des dépôts (CDC). Le montant se répartit entre 4 milliards pour le Livret A et 730 millions pour le LDDS. En janvier 2018, la collecte avait atteint 3,90 milliards au total, dont 3,58 milliards sur le Livret A.
L’indice PMI composite de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est redressé à un niveau de 51,4 en février conforme aux prévisions de 51,3 réalisées par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires, son plus haut niveau depuis trois mois, après être tombé à 51 le mois précédent, selon les données préliminaires publiées jeudi par IHS Markit. Dans le détail, si l’indice du secteur des services a rebondi à 52,3, contre 51,2 en janvier, celui du secteur manufacturier s’est replié à 49,2, son plus bas niveau depuis 68 mois, contre 50,5 en janvier.
Le gouvernement brésilien a dévoilé hier au Congrès sa proposition tant attendue par les marchés de réforme des retraites du pays, qui prévoit un montant d'économies budgétaires totales de quelque 1.165 milliards de réal (275 milliards d’euros) au cours des dix prochaines années, bien supérieur aux 800 milliards qui avaient été estimés au cours des dernières semaines, ainsi qu’au seuil de 1.000 milliards estimé par les économistes comme nécessaire pour infléchir la trajectoire budgétaire du Brésil.
L’action Vallourec a bondi de 36,8% en début de matinée (à 2,37 euros), soit la plus forte hausse du SBF 120, après avoir écarté hier soir le recours à une augmentation de capital à l’occasion de la publication de ses résultats 2018. L’action prenait encore 19,5% peu avant 13h00.