L’OCDE a fortement abaissé mercredi ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale pour 2019 et 2020 en les ramenant à leur plus bas niveau depuis la crise financière de 2008/2009, en raison des incertitudes crées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé. La croissance mondiale devrait chuter cette année à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point par rapport à la projection de mai), a estimé l’institution. L’institution ne prévoit plus pour les Etats-Unis que 2,4% de croissance cette année et 2,0% l’année prochaine, contre 2,8% et 2,3% dans ses projections de mai. La Chine voit ses prévisions ramenées à 6,1% en 2019 et 5,7% en 2020 (contre 6,2% et 6,0% au printemps).
Le département du Commerce a fait état d’un déficit courant en baisse de 5,9% à 128,2 milliards de dollars (115,7 milliards d’euros) sur le trimestre avril-juin aux Etats-Unis. Les chiffres révisés du premier trimestre font ressortir un déficit courant de 136,2 milliards de dollars, contre un consensus prévoyant un déficit de 127,8 milliards au deuxième trimestre. Le déficit courant américain représentait 2,4% du produit intérieur brut (PIB) sur avril-juin, le ratio le plus faible enregistré depuis un an, après 2,6% sur janvier-mars.
Jay Clayton, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), s’inquiète du poids grandissant des marchés privés, craignant notamment que les épargnants ne puissent plus avoir accès aux sociétés de croissance par l’intermédiaire de la Bourse. «Je crains que nos marchés publics soient plus utilisés pour leur liquidité que pour accélérer la croissance» des entreprises, a-t-il déclaré lors de la conférence CNBC Institutional Investor Delivering Alpha. Traditionnellement, les entreprises américaines prenaient six ans pour entrer en Bourse après leur premier tour de table.
Les ministres français et allemand des Finances, qui se sont réunis à Paris mercredi pour le 50e Conseil économique et financier, ont confirmé leur projet commun de «stockage sécurisé de données sensibles». Les entreprises françaises Dassault Systèmes, Thales, Atos et OVH, notamment, travailleront sur le sujet avec des entreprises allemandes et devraient «rendre leurs décisions pour la fin de l’année». Concernant l’exploitation des données elles-mêmes, «nous avons pris du retard par rapport aux grandes entreprises digitales américaines, je suis tout à fait ouvert à ce qu’on approfondisse la réflexion avec nos amis allemands là -dessus», a dit Bruno Le Maire.
Avec 24 agréments délivrés et 21 retirés, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a constaté une légère augmentation du nombre de sociétés de gestion agréées en France en 2018, à 633. Cette progression, après deux ans de stagnation, masque une envolée des dossiers soumis à l’agrément sur le second semestre, avec 60 dossiers de création, dont 41 instruits dans l’année mais, pour une large part, une date d’effet en 2019 : avec déjà 33 créations à fin juin, cela devrait permettre de battre en 2019 le record de 53 créations de 2010. L’AMF attribue ce dynamisme au flux de projets entrepreneuriaux et au Brexit, dont la Place de Paris pourrait tirer profit via des relocalisations partielles ou totales d’activités. «Ces demandes ont concerné tout le spectre, de la société entrepreneuriale spécialisée (50%), notamment sur des actifs non cotés ou immobiliers, à l’acteur paneuropéen de grande taille ayant décidé de faire de Paris son hub européen.» Capital investissement et immobilier dominent encore les nouveaux projets (15 sur 24), devant les gestions traditionnelles (6) ou sophistiquées (3 dont 2 quantitatives).
Emmanuel Macron s’entretiendra de la crise dans le Golfe et du dossier iranien avec Donald Trump en marge de la 74e Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine, a-t-on déclaré jeudi à l’Elysée. La France, a-t-on indiqué, poursuit ses efforts en faveur d’une désescalade entre l’Iran et les Etats-Unis. La session à haut niveau de l’Assemblée générale débute le 24 septembre prochain
Le patron historique de la banque dépositaire, Raphaël Rémond, est sur le départ. De nouvelles suppressions de postes sont à craindre, après la saignée dans la gestion d'actifs.
Airbnb a annoncé jeudi, dans un communiqué sur son site, son intention de procéder à son introduction en Bourse en 2020. Elle n’y précise pas pour quel mode opératoire elle optera, mais pourrait recourir à une cotation directe, comme l’ont fait Spotify et Slack. Mercredi, la plate-forme américaine de location touristique entre particuliers annonçait avoir réalisé plus d’un milliard de dollars (900 millions d’euros) de chiffre d’affaires au second trimestre 2019. Son chiffre d’affaires avait dépassé les 2,5 milliards de dollars sur l’année 2017, selon l’agence Reuters. Des investisseurs valorisaient l’entreprise à environ 31 milliards de dollars début 2019. Fondée en 2008, Airbnb revendique un réseau de six millions de logements répartis dans 100.000 villes et 191 pays.
La Banque nationale Suisse (BNS) a maintenu jeudi son taux directeur à -0,75%, jugeant «nécessaire» de maintenir le cap de sa politique monétaire accommodante, alors que la situation sur le marché des changes reste «fragile». Elle s’est de nouveau dite prête à intervenir «au besoin» sur les marchés monétaires pour lutter contre la surévaluation de sa devise, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Les taux négatifs et les interventions sur le marché des changes «sont importants pour contrer l’attrait des placements en francs et réduire les pressions à la hausse sur le franc», répète la BNS. En outre, la BNS abaisse ses prévisions de croissance pour l’économie suisse. Pour 2019, elle table désormais sur une progression du PIB comprise entre 0,5% et 1%, contre 1,5%, dans sa prévision de juin.
Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi soir, dans l'émission «Vous avez la parole» sur France 2, qu’il réfléchissait à une candidature à l'élection présidentielle de 2022, qu’il conditionne à une victoire lors des régionales prévues l’année précédente. En cas de défaite en 2021, il affirme qu’il arrêtera la politique. L'élu de 54 ans a quitté Les Républicains en décembre 2017 dans la foulée de l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti, qui doit se doter d’un nouveau président le mois prochain.
Le concept demeure obscur aux yeux des Français, mais ces derniers ne se désintéressent par pour autant du sujet, montre le nouveau sondage de l'Ifop pour le FIR et Vigeo Eiris.
Environ 1.000 milliards de dollars sont revenus aux Etats-Unis depuis la réforme fiscale de 2017 mise en oeuvre par l’administration Trump, indique le département du Commerce dans son rapport trimestriel sur le déficit courant. Le montant des flux rapatriés a toutefois tendance à ralentir. Au deuxième trimestre 2019, 88,3 milliards de dollars ont été renvoyés vers les Etats-Unis, contre 96 milliards au premier trimestre 2019 et 146,6 milliards au dernier trimestre 2018.
Jay Clayton, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), s’inquiète du poids grandissant des marchés privés, craignant notamment que les épargnants ne puissent plus avoir accès aux sociétés de croissance par l’intermédiaire de la Bourse. «Je crains que nos marchés publics soient plus utilisés pour leur liquidité que pour accélérer la croissance» des entreprises, a-t-il déclaré lors de la conférence CNBC Institutional Investor Delivering Alpha. «Pourquoi les entreprises attendent-elles si longtemps pour utiliser les capitaux de nos marchés publics ? Est-ce parce qu’il y a énormément de capitaux privés, sommes-nous trop concentrés sur le court terme ou le coût d’introduction en Bourse est-il trop élevé», s’est interrogé le président de la SEC.
Le département du Commerce a fait état aujourd’hui d’un déficit courant en baisse de 5,9% à 128,2 milliards de dollars (115,7 milliards d’euros) sur le trimestre avril-juin aux Etats-Unis. Les chiffres révisés du premier trimestre font ressortir un déficit courant de 136,2 milliards de dollars, contre 130,4 milliards annoncé auparavant. Les économistes prévoyaient en moyenne un déficit de 127,8 milliards au deuxième trimestre. Sa diminution s’explique notamment par l’augmentation de la production pétrolière américaine, qui a réduit la facture des importations, et par la progression des revenus d’investissement de portefeuille, qui a soutenu l’excédent des revenus primaires.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont subi une baisse inattendue en août en raison d’un recul des achats en ligne, contrecoup de l’effet des promotions du mois précédent, montrent les statistiques officielles publiées ce matin. Les ventes au détail ont baissé de 0,2% par rapport à juillet alors que les économistes tablaient en moyenne sur une stabilité. Il s’agit de la première baisse enregistrée depuis trois mois. Les ventes «hors magasin», catégorie dominée par les ventes sur internet, ont chuté de 3,2%, leur plus forte baisse depuis août 2015. Elles avaient bondi de 7,6% en juillet avec l’opération promotionnelle «Prime Day» d’Amazon.
Paris et Berlin entendent mettre en oeuvre une stratégie économique commune face au ralentissement de la croissance dans le monde et dans la zone euro, en développant notamment une politique budgétaire «qui soit capable de prendre le relais d’une politique monétaire», a déclaré jeudi Bruno Le Maire.
Ce sera une des introductions en Bourse les plus scrutées l’année prochaine. Airbnb a annoncé jeudi, dans un bref communiqué, son intention de procéder à son introduction en Bourse en 2020. Elle n’y précise pas pour quel mode opératoire elle optera, mais elle pourrait recourir à une cotation directe, comme l’ont fait Spotify et Slack. Le groupe de location de logements contournerait ainsi le processus classique d’introduction en Bourse, qui implique de placer au préalable des titres auprès d’investisseurs pour fixer le cours d’introduction.
La banque centrale de Norvège a relevé ce matin son principal taux directeur de 1,25% à 1,5%, prenant ainsi le contrepied de la Réserve fédérale (Fed) américaine et de nombreuses banques centrales dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale. Il s’agit de la deuxième hausse des taux de la Norges Bank en quatre mois. Ses responsables ont toutefois indiqué que de nouveaux relèvements étaient peu probables au cours des prochains mois, compte tenu des «incertitudes considérables» entourant les perspectives de croissance mondiale.
Malgré l’amélioration des conditions décidées la semaine dernière par la Banque centrale européenne (BCE), la première des nouvelles opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO 3) n’a attiré que 3,4 milliards d’euros de demandes ce jeudi. Un montant qui ne représente qu’un peu plus du dixième des TLTRO arrivées à échéance en début de semaine (31,8 milliards d’euros), alors que le marché s’attendait à ce que cette opération à trois ans porte sur la majeure partie des remboursements.
L’OCDE a fortement abaissé aujourd’hui ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale pour 2019 et 2020 en les ramenant à leur plus bas niveau depuis la crise financière de 2008/2009, en raison des incertitudes crées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé. La croissance mondiale devrait passer cette année sous la barre des 3% pour chuter à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et devrait rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point par rapport à la projection de mai), a estimé l’institution dans ses prévisions actualisées.
A six semaines de la date prévue du Brexit, la Banque d’Angleterre (BOE) a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé à 0,75%, comme anticipé par les économistes. Le taux directeur de la banque centrale britannique se situe à ce niveau depuis août 2018. La Banque d’Angleterre a également maintenu le montant de son programme d’achat d’obligations d’Etat à 435 milliards de livres sterling et celui de son programme d’achats d’obligations d’entreprises à 10 milliards de livres.
La forte croissance du secteur du private equitysuscite certaines appréhensions. La rentabilité des gérants d’actifs du secteur serait vulnérable à une correction prolongée des marchés. Au terme d’une ample analyse du secteur, Morgan Stanley arrive à la conclusion que nombre de ces craintes sont exagérées, rapporte L’Agefi suisse Son tableau d’évaluation identifie néanmoins des risques accrus au niveau du financement des transactions par endettement (aux Etats-Unis: 5,4 fois l’Ebitdacontre 4,9 fois avant la crise financière) et des multiples des prix d’acquisitions mais suggère que les craintes relatives auxcapitaux levés et non encore investis («dry powder»), sont probablement surfaites. Alors que les structures de transactions sont jugées nettement plus robustes que lors des précédentes phases de hauts de cycle. En fait, les analystes de Morgan Stanley s’attendent à ce que les valorisations des sociétés de gestion d’actifs cotées centrées sur les marchés privés résistent mieux que lors des précédentes corrections. Pour les raisons suivantes: le marché comprend mieux actuellement les avantages d’un modèle d’affaires centré sur des participations de longue haleine; les risques de défaut des engagements sont faibles; les risques de valorisation aux valeurs de marchés (time to market) des encours gérés et des bénéfices sont limités. De plus, de la dry powderestdisponiblepour profiter de dislocations des marchés. Enfin, les modèles d’affaires se sont diversifiés ces dernières années.
SOMMETS. Les flux restent négatifs sur les actions et pourtant les places boursières sont de retour à leurs plus-hauts annuels. A Wall Street, l’indice S&P 500 est repassé au-dessus des 3.000 points, tandis qu’en Europe l’Euro Stoxx 50 affiche un gain de plus de 10 % depuis janvier. Il faut dire que le marché est moins suracheté qu’en 2018. « Le niveau actuel des actions ne s’explique que par le niveau des taux et les anticipations de politiques toujours plus accommodantes des banques centrales », affirme Frédéric Rollin, gérant chez Pictet AM. Pour preuve, les secteurs défensifs surperforment le reste du marché, même si une rotation vers les cycliques et décotés s’est opérée ces dernières semaines. Malgré tout, les niveaux actuels des marchés actions surestiment l’action des banques centrales. « Sur la base du S&P 500, nos analystes estiment que le marché attend 1.800 milliards de dollars d’injections supplémentaires des banques centrales », indique Frédéric Rollin. Un montant peu probable, à moins que le monde bascule en récession. Un autre élément inquiète les investisseurs : le niveau élevé des anticipations bénéficiaires. Les actions ont continué de progresser malgré la baisse continue des prévisions de bénéfices cette année. « Le marché se projette déjà sur 2020 avec une attente de croissance bénéficiaire de 10 % à laquelle nous avons du mal à croire », affirme Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM qui s’attend à un gros choc début 2020. Le fort rebond du pétrole (lire ci-dessous) a toutefois entamé la confiance des investisseurs.