Facebook ne peut être autorisé à développer sa cryptomonnaie, le libra, en Europe, a déclaré jeudi Bruno Le Maire, lors d’une conférence de l’OCDE, estimant que cela soulève des «risques d’abus de position (...) des risques de souveraineté (...) et des risques pour les consommateurs et pour les entreprises». Le ministre français de l’Economie et des Finances joint ainsi sa voix à celles de responsables politiques et banquiers centraux mettant en garde contre les dangers du projet Libra, dévoilé mi-juin par Facebook, qui veut le lancer au premier semestre 2020. La Libra Association, basée à Genève, a annoncé mercredi qu’elle allait solliciter une autorisation en tant que système de paiement en Suisse, un pays non membre de l’UE.
Deux salariés de JPMorgan, Gregg Smith et Michael Nowak, ce dernier étant un dirigeant de haut niveau dans le trading de métaux précieux, ont été suspendus, dans le cadre d’une enquête criminelle américaine sur les pratiques de la banque sur le trading de métaux, selon Reuters, qui cite une source proche. Aucun des deux n’a été inculpé. JP Morgan avait indiqué en août dernier, dans un document réglementaire, qu’il répondait et coopérait aux enquêtes menées par les différentes autorités, y compris le ministère de la Justice, quant aux pratiques de trading sur les marchés des métaux. En 2018 et en août 2019, deux traders sur les métaux de JPMorgan ont, tour à tour, plaidé coupable, accusés d’escroquerie. Elle consiste à placer des ordres d’achats ou d’offres pour vendre des contrats avec l’intention de les annuler avant leur exécution, ce qui permet d’influencer les prix sur des positions de marché.
Mark Johnson, l’ancien responsable de la négociation de devises de HSBC, arrêté à l’aéroport de New York, a perdu en appel son procès de 2017 pour fraude électronique sur une opération de change avec Cairn Energy, selon le Financial Times. Il avait été condamné par la Cour de New York pour avoir escroqué l’entreprise d'énergie écossaise Cairn sur une transaction de 3,5 milliards de dollars, réalisée en 2011, où HSBC avait été retenue pour convertir le produit d’une vente d’actifs de dollars en livres sterling. C'était le premier procès avec jury pour fraude sur les changes, où les banques avaient payé environ 10 milliards de dollars d’amendes. La cour avait condamné le trader à une amende de 300.000 dollars et à deux ans de prison.
La Banque centrale du Danemark a baissé jeudi de 0,1 point son taux de rémunération des dépôts, à -0,75%, pour défendre la stabilité du taux de change entre couronne et euro. «La baisse des taux d’intérêt est la conséquence de la réduction de 0,10 point des taux de politique monétaire de la Banque centrale européenne» intervenue plus tôt dans la journée, écrit l’institution dans un communiqué. Négatif depuis septembre 2014, le taux de dépôt, qui frappe les liquidités excédentaires des banques, retrouve son plancher historique de février 2015. Il avait ensuite été relevé à -0,65% onze mois plus tard.
Si la Banque centrale européenne (BCE) a pu surprendre certains intervenants du marché en annonçant en début d’après-midi une reprise de son programme d’achats d’actifs, les réactions restent mesurées. En fin d’après-midi, les rendements italiens à 10 ans étaient en nette baisse : -11,3 points de base, après avoir baissé de près de 20 bp plus tôt dans la journée, tout comme les rendements grecs (-11,1 pb). En revanche, les rendements allemands et français se tendaient très légèrement. L’euro, après être passé sous 1,10 dollar, cotait 1,1054 en fin d’après-midi.
L’inflation sous-jacente aux Etats-Unis s’est accélérée en août pour atteindre son plus haut niveau en rythme annuel depuis un an, montrent les statistiques publiées aujourd’hui par le département du Travail. L’indice global des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,1% par rapport à juillet et de 1,7% sur un an, des chiffres conformes aux attentes, mais en excluant les éléments volatils que sont l'énergie et les produits alimentaires, sa hausse ressort à 0,3% sur un mois et 2,4% en rythme annuel, au plus haut depuis juillet 2018. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2% seulement de l’indice «core» CPI d’un mois sur l’autre, et de 2,3% sur un an.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 septembre, à 204.000, leur plus bas niveau depuis avril, contre 219.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 215.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 31 août ont été révisées en hausse à 219.000 par rapport à une estimation initiale de 217.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 212.500 contre 216.750 (révisé) la semaine précédente.
Google a accepté de verser 500 millions d’euros d’amende dans le cadre d’un accord, homologué ce jeudi par la justice, qui solde un dossier de fraude fiscale mené pendant quatre ans par le Parquet national financier. Le paiement se fera via les sociétés Google France et Google Ireland, selon les termes de cette convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), signée le 3 septembre après quatre mois de négociations secrètes entre le parquet et les représentants du géant du numérique.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une baisse de 10 points de base de son taux de rémunération des dépôts, comme attendu par les investisseurs, et la reprise de ses achats nets d’actifs.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis jeudi de «prendre le temps» pour élaborer le régime universel des retraites souhaité par Emmanuel Macron et prévu son adoption d’ici la fin de la session parlementaire de l'été 2020. Le Premier ministre a présenté les détails du calendrier de cette réforme sensible ainsi que la méthode de concertation pour les prochaines semaines, tel qu’il s’y était engagé la semaine passée auprès des partenaires sociaux. «Pour définir le système cible et les générations concernées, l’objectif demeure un vote du parlement sur le projet de loi d’ici la fin de la session parlementaire de l'été prochain», a-t-il dit devant les partenaires sociaux réunis au Conseil économique, social et environnemental (CESE). «Nos convictions (...) sont fortes et notre détermination est entière, mais la réforme n’est pas écrite. Nous avons besoin de l’engagement de tous et nous sommes prêts à prendre le temps qu’il faudra.»
La production industrielle de la zone euro, corrigée des variations saisonnières, a diminué de 0,4% dans la zone euro d’un mois sur l’autre en juillet dernier et de 2% sur un an, montrent les statistiques publiées ce matin par Eurostat. Le consensus des économistes interrogés par Reuters tablait sur un recul de 0,1% sur un mois et de 1,1% sur un an. En juin, la production industrielle s’est repliée de 1,4% sur un mois et de 2,4% sur un an, selon les données révisées.
La Chine a incité aujourd’hui les Etats-Unis d’adopter une approche plus propice à la reprise d’un dialogue avec la Corée du Nord et a de nouveau suggéré d'étudier un allègement des sanctions imposées par les Nations unies au régime de Pyongyang. «S’il n’y a que des conditions préalables fixées à la partie adverse, ou si des listes sont dressées, ou même si on tente de recourir à une pression extrême pour conduire la partie adverse à accepter des concessions unilatérales, cela ne fonctionne pas, ni dans le passé, ni dans le futur», a déclaré le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, lors d’une conférence de presse à Pékin.
ABInBev a annoncé ce matin qu’il réfléchissait à nouveau à une introduction en Bourse de sa filiale Asie-Pacifique à Hong Kong alors que le premier brasseur mondial avait renoncé il y a deux mois à cette opération, censée contribuer à son désendettement. Des sources proches du dossier ont dit à Reuters que le groupe belge entendait désormais lever environ 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), soit près de deux fois moins que ce qui avait initialement visé.
Amundi Private Equity Funds a annoncé mercredi 11 septembre l’acquisition, en partenariat avecBpifrance etSocadif Capital Investissement, de Wifirst auprès du groupe Bolloré. L’opération porte sur 100 % du capital et a associé les dirigeants de Wifirst.Le closing de la transaction est prévu pour début octobre 2019. «Fondé en 2002 par son actuel président, Wifirst est leader du marché français du Wi-Fi professionnel avec une forte présence dans les secteurs du logement étudiant, de l’Internet de loisir, des armées et de l’hôtellerie», décrit Amundi dans un communiqué. La société étaitdétenue et accompagnée par le groupe Bolloré depuis 2006. Ellea réalisé une croissance moyenne de plus de 30% sur les dix dernières années pour atteindre près de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires à la fin de l’année 2018. Depuis sa création, environ 100 millions d’euros ont été investis pour la constitution du réseau, propriété de Wifirst. L’équipe dirigeante présidée par Marc Taieb a décidé d’initier, avec le soutien d’Amundi PEF, Bpifrance et Socadif Capital Investissement, une nouvelle étape basée sur : - le développement de son infrastructure, en France et à l’International, sur les verticales métiers existantes mais aussi sur de nouveaux marchés (retail, santé,…) ; - une démarche d’innovation constante afin d’offrir un réseau robuste capable d’absorber la hausse exponentielle des usages Internet ; - le développement de services à valeur ajoutée permettant à ses clients de mettre en œuvre leur transformation digitale ; - la mise en œuvre d’opérations de croissance externe en France et à l’International.
Le fonds NovESS, dédié au financement de l’économie sociale et solidaire (ESS), vient de prendre une participation de 300.000 euros sous la forme d’actions dans le service de livraison à domicile de paniers prêts-à-cuisiner certifiés 100 % bio Rutabago. L’opération a été menéepar la Banque des Territoires en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels. Cette prise de participation s’inscrit dans un tour de table de 1,8 million d’euros levé auprès d’acteurs spécialisés dans l’ESS : Biocoop, NovESS, la Fondation Daniel et Nina Carasso, Club Invest IDF et Lita.co. D’autres acteurs financiers et institutionnels, dont la Nef et la Région Île-de-France, ont également apporté leur soutien financier à la société. «Cette opération doit permettre à Rutabago de développer et sécuriser sa logistique, ainsi que de renforcer sa notoriété auprès de ses clients, afin d’accompagner sa forte croissance. La société vise une croissance de 200 % en 2019, avec l’objectif d’avoir livré un million de repas 100 % bio en France d’ici 2020", détaille le fonds NovESS dans un communiqué. Créée en 2016, Rutabago propose un service de livraison de paniers repas prêts-à-préparer certifiés 100 % bio. Chaque mois, la société livre 20 000 paniers, et a permis d’éviter plus de 6 tonnes de gaspillage alimentaire depuis sa création grâce au prédosage des ingrédients et aux dons aux épiceries solidaires. 85 % des repas livrés depuis 2016 sont végétariens.
INTERBANCAIRE La Banque centrale américaine prévoit, d’ici 2024, de mettre sur pied un service de règlement interbancaire en temps réel, « FedNow », remplaçant celui en place dont l’installation remonte aux années 1970. Le projet ne fait pas l’unanimité, et n’a pas, notamment, été voté par le vice-président Randal Quarles. De fait, fin 2017, The Clearing House (TCH), un consortium de 24 grandes banques américaines et internationales, a initié l’expérimentation de sa propre infrastructure de paiement en temps réel, dénommée RTP (« real-time payments »), qui doit devenir accessible à toutes les banques américaines d’ici 2020. Un débat s’est engagé, outre-Atlantique, quant à la capacité de ce projet privé à répondre à tous les besoins.
C’est la croissance attendue par la Banque de France pour le 3e trimestre 2019, sur le même rythme que les deux trimestres précédents. L’activité économique est tirée par le secteur industriel, et plus particulièrement par les équipements électriques et la pharmacie. Dans l’industrie, l’ICA (indice du climat des affaires) s’est établi à 99 en août, contre 96 au mois de juillet. Dans le bâtiment, dont l’activité est restée stable en août, les chefs d’entreprise anticipent une accélération des commandes à partir de septembre.
INNOVATION La Chine pourrait lancer sa propre monnaie digitale dès le mois de novembre dont elle a commencé à dévoiler les contours. L’annonce en juin par Facebook du lancement du Libra semble avoir poussé les autorités monétaires chinoises à accélérer sa mise en œuvre. Un projet qui a démarré en 2014. La nouvelle monnaie empruntera certaines des caractéristiques du Libra mais sera émise, principale différence, par la banque centrale (PBoC). Elle sera aussi sûre que des billets émis par la PBoC et pourra être utilisée hors connexion Internet, pour assurer une continuité des opérations. Concrètement, ses utilisateurs obtiendront les « tokens » auprès de leur banque, qui les aura achetés à la banque centrale. Ils pourront les utiliser sur les plates-formes WeChat et Alipay. Pour la banque centrale, cette nouvelle monnaie sera aussi un nouvel outil de politique monétaire car elle pourra jouer sur le taux d’intérêt servis sur les dépôts afin d’avoir un impact direct sur la consommation ou l’épargne. En lançant sa monnaie digitale, la Chine vise à contrer la domination du dollar dans les transactions internationales. Lors du symposium de Jackson Hole, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoJ), Mark Carney, a suggèré de remplacer le dollar par une devise synthétique mondiale, un réseau de devises digitales de banques centrales.
RÉSISTANCE Alors que les derniers CLO (collateralized loan obligations) européens pré-crise (1.0) sont sur le point d’être fermés, une étude de S&P montre que les quelque 1.400 véhicules créés entre 1996 et 2009 affichent un taux de défaut total de 1,4 %, seulement huit CLO 1.0 étant toujours sur le marché. Au cours des 15 dernières années, la performance des CLO européens a donc été solide pour des raisons structurelles, telles que les crédits juniors à intérêts capitalisables et les mécanismes de réinvestissement. Pour S&P, la structure des CLO 2.0, post-crise (meilleure qualité de crédit ou présence accrues de crédits notés CCC) devrait leur permettre de « booster » leur performance en cas de retournement du cycle de crédit.
Les étudiants étrangers pourront rester deux ans en Grande-Bretagne après l’obtention de leur diplôme pour chercher un emploi, contre quatre mois actuellement, a annoncé mercredi le gouvernement britannique. Le nombre d’étudiants concernés n’est pas limité. La mesure s’appliquera dès l’an prochain à ceux qui commencent un premier cycle ou un cycle supérieur dans une «université britannique ou un établissement d’enseignement supérieur de confiance, qui a fait ses preuves en matière de gestion des contrôles d’immigration». La Grande-Bretagne compte environ 450.000 étudiants étrangers.
L’Opep a annoncé mercredi avoir réduit sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2020 en raison du ralentissement économique, qui justifie selon elle de maintenir la stratégie visant à prévenir un engorgement du marché. Elle table sur une hausse de la demande globale pour l’an prochain de 60.000 barils par jour (bpj), à 1,08 million de bpj, et précise que le marché devrait être excédentaire. Cette perspective pourrait inciter l’Opep et ses alliés, dont la Russie, à maintenir ou à durcir leur politique d’encadrement de la production.