Les marchés restent tempérés après la BCE
Si la Banque centrale européenne (BCE) a pu surprendre certains intervenants du marché en annonçant en début d’après-midi une reprise de son programme d’achats d’actifs, les réactions restent mesurées. En fin d’après-midi, les rendements italiens à 10 ans étaient en nette baisse : -11,3 points de base, après avoir baissé de près de 20 bp plus tôt dans la journée, tout comme les rendements grecs (-11,1 pb). En revanche, les rendements allemands et français se tendaient très légèrement. L’euro, après être passé sous 1,10 dollar, cotait 1,1054 en fin d’après-midi.
La reprise du QE de la BCE porte sur 20 milliards d’euros par mois à compter du 1er novembre. Ce programme se poursuivra aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l’effet accommodant de la politique de taux et cessera peu avant le premier relèvement des taux d’intérêt, a précisé l’institution. Elle a répété qu’elle comptait réinvestir la totalité du produit des obligations arrivant à échéance, acquises dans le cadre de son programme d’achats d’actifs, pendant une période prolongée après sa première hausse des taux d’intérêt.
La BCE, qui cherche à protéger la zone euro des tensions commerciales et du ralentissement de l'économie mondiale, a également abaissé de 10 points de base le taux de rémunération des dépôts, à -0,5% contre -0,4% précédemment, mesure attendue par le marché. Le principal taux de refinancement de la BCE a été maintenu à 0%, soit le niveau auquel il se trouve depuis mars 2016.
Afin de compenser l’impact des taux négatifs sur les banques, la BCE a annoncé la mise en place d’un système de paliers («tiering») pour les réserves excédentaires déposées par les banques auprès de l’institution. A compter du 30 octobre, une partie de ces réserves sera ainsi exemptée de l’application de taux négatifs et rémunérée à un taux annuel de 0%, a expliqué la BCE.
L’indice Euro Stoxx Banks a terminé quasiment stable. Il avait perdu près de 3% après l’annonce par la BCE de la baisse de 10 points de base du taux de dépôt.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque d’Angleterre patiente face à l'inflation
Par sept voix contre deux, le comité de politique monétaire de la BoE a maintenu son taux à 3,75%. Il a préféré ne pas anticiper les effets de second tour du choc énergétique, notamment à cause des taux d’intérêt bancaires déjà élevés. -
La Banque d'Angleterre ne touche pas à ses taux d'intérêt
L'institution monétaire a opté une nouvelle fois pour le statu quo à sept votes contre deux mais elle se tient prête à agir pour réduire l'inflation. Elle a toutefois revu à la baisse ses prévisions de hausse des prix pour la fin de l'année. -
La Banque nationale suisse maintient son taux directeur à zéro
La récente hausse de l’inflation jusqu’à 0,6% sur un an alimentée par la guerre en Iran n’a pas un effet comparable au risque mesuré chez d’autres économies. Les anticipations d’inflation à venir restent également très contenues, a estimé la BNS.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
Ebola : un premier cas détecté en France chez un médecin de retour de RDC
Un médecin humanitaire de retour de République démocratique du Congo a été testé positif au virus Ebola en France. Il a été isolé dans un établissement spécialisé, tandis que les autorités procèdent au traçage de ses contacts -
Lignes de fondUne évolution est nécessaire à la Fed plutôt qu’une révolution
Rappeler que les marchés ne sont pas un terrain de jeu sans risque n’est pas mal venu. Mais tout dépendra du rythme. Or, Kevin Warsh veut aller vite, trop vite -
« J'en prends acte » : revers d'Emmanuel Grégoire devant la convention citoyenne sur le périscolaire
Mardi soir, la convention citoyenne sur les rythmes scolaires s’est largement prononcée en faveur du retour à la semaine de 4 jours pour les enfants, tandis que l’actuel édile défend la semaine à 4,5 jours.