La banque Neuflize OBC a adopté un positionnement «neutre» sur la classe d’actifs des actions alors que les marchés boursiers ont affiché cette année une belle croissance. «Nous sommes à ‘neutre’ sur les actions parce que nous pensons que les risques à la hausse et à la baisse sont les mêmes pour 2020", a commenté Olivier Raingeard, directeur des investissements de Neuflize OBC, lors d’un point avec la presse début décembre. S’il reconnait que la hausse de cette année est cohérente avec la performance des entreprises, le responsable estime toutefois que la performance globale de 2019 doit être relativisée après la forte chute de la fin de l’année 2018. «L’indice MSCI World retrouve à peine son sommet inscrit fin janvier 2018", remarque-t-il. En outre, le ralentissement de l'économie mondiale alimente les révisions à la baisse des perspectives de croissance des bénéfices des entreprises. Pour 2020, les analystes anticipent près de 10% de croissance des bénéfices des entreprises, ce qui semble trop optimiste compte tenu de l’environnement économique. «Nous prévoyons plutôt une croissance globale de 5%», précise Olivier Raingeard. Analysant plus précisément les différentes régions du monde, il indique qu’il a une légère souspondération des actions européennes (contre «très souspondéré» ces derniers trimestres) , une légère surpondération des actions américaines et est neutre sur les actions émergentes. Si en Europe, les valorisations sont encore attractives, les perspectives de croissance des résultats des entreprises sont revues à la baisse. Le risque politique est toujours élevé et les déséquilibres économiques sont, selon lui, «structurels» malgré la présence de la Banque centrale européenne. Les Etats-Unis sont préférés à l’Europe pour leur leadership technologique et leur stabilité dans ce cycle économique. Il reste cependant prudent au regard des élections présidentielles qui auront lieu l’année prochaine et des tensions géopolitiques avec la Chine. Concernant les pays émergents, si les valorisations sont attractives, il estime que l’accroissement des tensions entre les Etats-Unis et la Chine constituent un risque pour la croissance des pays émergents. Sur le plan sectoriel, sa vision des secteurs de la finance et de l’industrie est une peu plus positive car la croissance mondiale montre des signes de stabilisation et la finance pourrait profiter d’une remontée des taux longs à la fin de l’année prochaine. Côté obligataire, Neuflize OBC reste à «sous-pondérer» globalement. Il est plus précisément à souspondérer sur la dette dette souveraine et la dette des entreprises en catégorie «Investment grade» en raison d’espérances de rendement historiquement faibles sur ces classes d’actifs. Il est neutre sur la dette crédit, qui offre encore une espérance de rendement positive. Il est par contre à «surpondérer» sur les dettes à haut rendement («high yield») et émergentes, potentiellement plus rentables mais dont il indique qu’il faut faire attention aux risques de liquidité.
KKR a annoncé la signature d’un accord définitif pour l’acquisition, aux côtés de l’Alberta Investment Management Corporation (AIMCo), d’une participation de 65 % dans le projet de gazoduc Coastal GasLink de TC Energy Corporation. Les détails financiers de l’opération ne sont pas dévoilés. Coastal GasLink prévoit la construction de 670 kilomètres de gazoduc et d’installations connexes pour un montant estimé de 6,6 milliards de dollars canadiens. Une fois terminé, le gazoduc reliera les réserves de gaz naturel du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien de la région de Dawson Creek, en Colombie-Britannique, à l’installation de GNL Canada en construction à Kitimat, en Colombie-Britannique. En remplaçant la production alimentée au charbon et au diesel par du gaz naturel à combustion plus propre, GNL Canada prévoit de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 60 à 90 millions de tonnes par année, ce qui équivaut à la fermeture de 20 à 40 centrales au charbon. Tous les permis réglementaires nécessaires ont été reçus pour le projet et la construction a commencé. KKR indique réaliser cet investissement principalement par le biais d’un compte d’infrastructure géré séparément en partenariat avec le Service national des pensions de Corée (NPS).
KKR a annoncé la signature d’un accord définitif pour l’acquisition d’OverDrive, une plate-forme de lecture numérique pour les bibliothèques et les écoles, auprès de Rakuten USA, une filiale à part entière de Rakuten. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été divulgués. OverDrive fournit tout un catalogue de livres électroniques, livres audio, magazines et autres médias numériques de l’industrie à 43.000 bibliothèques et écoles dans plus de 75 pays dans le monde. Les investissements récents et connexes de KKR dans ce secteur comprennent, entre autres, Epic Games, AppLovin, RBmedia, Pandora, WebMD, UFC, Leonine, BMG Rights Management, Next Issue Media et Nielsen. KKR a réalisé son investissement dans OverDrive à partir de son fonds KKR Americas XII.
L’économie canadienne a reculé de façon inattendue de 0,1% en octobre, première baisse mensuelle depuis février, en partie à cause d’une grève dans l’automobile aux Etats-Unis qui a frappé son secteur manufacturier, selon StatCan. Le secteur industriel a affiché une contraction de 0,5%, tandis que les services sont restés inchangés malgré une baisse du commerce de détail de 1,6%. Ces chiffres d’octobre sont les derniers d’une série décevante qui pourrait exercer une pression le 22 janvier sur la Banque du Canada, qui a laissé inchangés ses taux depuis octobre 2018. Plusieurs économistes y voient «certaines faiblesses inquiétantes», qui les amènent à penser que la croissance annualisée au quatrième trimestre n’atteindra pas les 1,3% anticipés en octobre.
La Chine abaissera les droits de douane sur divers produits le 1er janvier 2020, a déclaré lundi le ministère des Finances. Les droits seront ramenés de 12% à 8% sur le porc congelé, et de 30% à 7% sur les avocats congelés. Certains semi-conducteurs verront les taxes réduites à zéro, ainsi que le ferroniobium (alliage à haute résistance utilisé comme additif à l’acier pour les oléoducs, gazoducs et des véhicules) ou certains médicaments contre l’asthme et le diabète et certains produits du bois et du papier. Pékin appliquera encore des taxes temporaires sur plus de 850 produits (contre 706 en 2019) mais devrait les baisser sur certains produits technologiques à partir du 1er juillet. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a déclaré que la Chine avait accepté d’acheter pour 200 milliards de dollars de biens et services américains supplémentaires les deux prochaines années dans le cadre de l’accord de phase 1 qui sera signé début janvier.
Sanofi a lancé, lundi, son offre publique d’achat pour acquérir la totalité des actions ordinaires en circulation de l’entreprise californienne Synthorx au prix de 68 dollars par action, en numéraire, conformément à l’accord annoncé début décembre entre les deux groupes. «L’offre expirera une minute après 23h59, heure de New York, le mercredi 22 janvier 2020, sauf si elle est prolongée conformément aux dispositions de l’accord de fusion et aux règles et règlements applicables de la Securities and Exchange Commission des Etats-Unis», précise le communiqué du laboratoire français.
Le décret du 20 décembre 2019, relatif au plafonnement des frais et commissions des intermédiaires intervenant lors d’une acquisition de logement bénéficiant de la réduction d’impôt Pinel, est paru, comme prévu, avant la fin de l’année, rapportait L’Agefi Actifs lundi. Il fixe à 10% du prix de revient d’une même acquisition de logement ouvrant droit à la réduction d’impôt le plafond du montant des frais et commissions directs et indirects imputés au titre de cette acquisition. Le texte entrera en vigueur à compter du premier jour du quatrième mois suivant celui de sa publication.
Le tribunal de commerce de Marseille a désigné, lundi, les banques créancières pour la reprise du groupe parapétrolier Bourbon, placé en redressement judiciaire depuis le 7 août. Ce tribunal n’avait retenu lors d’une audience le 10 décembre qu’une seule offre de reprise, celle de la Société phocéenne de participations (SPP), détenue par un groupe de banques françaises fédérant les créanciers qui représentent 75% de la dette du groupe. Bourbon précise que le transfert de la propriété des actifs aura lieu à partir du 2 janvier 2020.
Total et le producteur de pétrole et de gaz américain Apache ont annoncé, lundi, avoir conclu une coentreprise à 50-50 pour explorer et exploiter un gisement offshore «très prometteur» au Suriname. Le pétrolier américain recevra 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) en numéraire et bénéficiera du remboursement de 50% des investissements consentis jusqu’à présent. Il exploitera les trois premiers puits du gisement avant de céder le statut d’opérateur à Total. Ce dernier paiera, une fois la transaction finalisée, «un bonus de 100 millions de dollars ainsi que sa part des coûts passés».
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont diminué de 2% en novembre par rapport à octobre, a annoncé, lundi, le département américain du Commerce ‒ les économistes anticipaient une hausse de 1,2%. Le repli de novembre reflète principalement le recul des commandes d’équipements militaires, qui ont chuté de 35,6% le mois dernier. Hors défense, les commandes de biens ont augmenté de 0,8% d’un mois sur l’autre. Elles avaient crû de 0,2% en octobre, en données révisées, contre une hausse précédemment estimée à 0,5%.
L’achèvement de la construction du gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne est une affaire de quelques mois, a déclaré, lundi, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, minimisant l’impact des sanctions que Washington menace d’imposer aux entreprises qui participent au projet. Le gazoduc, dont Washington estime qu’il rendra l’Europe trop dépendante des livraisons russes, devait à l’origine entrer en service au premier semestre 2020. L’élu conservateur allemand Peter Beyer espère que le projet sera achevé au second semestre 2020.
Le nombre de naissances a continué de chuter en 2019 au Japon, pour passer sous la barre des 900.000, un plus bas historique depuis 1989, le début des statistiques tenues par le gouvernement, a annoncé, mardi, le ministère japonais de la Santé et des Affaires sociales. Le nombre de naissances est passé de 918.400 en 2018 à 864.000 cette année, soit une baisse de 5,9%, la plus importante depuis 1975, a indiqué un responsable du ministère chargé du dossier. Conséquence de ce déclin des naissances, le vieillissement accéléré de la population au Japon pèse lourd sur les finances publiques et les dépenses de la sécurité sociale du pays.
L’activité manufacturière a poursuivi son ralentissement en décembre dans plusieurs Etats de la façade atlantique américaine, selon l’indice mensuel publié mardi par la Réserve fédérale (Fed) de Richmond. L’indice manufacturier de l’antenne régionale de la Fed s’est établi à -5 en décembre après -1 en novembre. Tout indice négatif reflète une contraction de l’activité. Cette dégradation s’explique par une baisse des livraisons et des nouvelles commandes, même si l’emploi et les salaires s’affichent en hausse. Le district de la Fed de Richmond couvre la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la ville de Washington, le Maryland et la majeure partie de la Virginie occidentale.
Les hedge funds ont enregistré des souscriptions nettes de 4,45 milliards de dollars en novembre, mettant fin à huit mois consécutifs de rachats, montrent les derniers chiffres d’eVestment. Avec ce retour des investisseurs, le secteur peut espérer que la décollecte de l’ensemble de cette année ne dépassera pas le triste record de 112 milliards de dollars de rachats enregistrés en 2016. Toutefois, sur les onze premiers mois de l’année, les hedge funds voient encore sortir 81,53 milliards de dollars. Les fonds crédit directionnels ont été les principaux gagnants de novembre, attirant 2,59 milliards de dollars. Ces fonds ont toutefois vu sortir 6,99 milliards de dollars depuis le début de l’année. Sur l’année, les hedge funds event driven devraient s’illustrer. Ils ont attiré plus de 15 milliards de dollars depuis janvier. En revanche, les fonds long/short actions devraient être les grands perdants de l’année, car ils voient sortir 41,46 milliards de dollars depuis le début de l’année. Mais avec 764,6 milliards de dollars, ces fonds restent la première stratégie. Les encours du secteur sont ressortis à 3.285 milliards de dollars.
Les ETF et les ETP cotés en Europe ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 15,92 milliards de dollars, portant la collecte depuis le début de l’année à 104,81 milliards de dollars, selon les dernières statistiques d’ETFGI, un spécialiste du secteur. Il s’agit du deuxième plus haut niveau de collecte sur onze mois après 2017 où ces produits avaient drainé 108,17 milliards de dollars. Les actifs investis dans des ETF et ETP européens ont ainsi augmenté de 2,3 % à un nouveau niveau record de 982,14 milliards de dollars, approchant la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars... Les ETF et ETP actions ont levé 12,1 milliards de dollars, portant la collecte depuis le début de l’année à 36,63 milliards de dollars, soit un peu moins que les 37 milliards de la période correspondante de 2018. Les ETF et ETP obligataires ont quant à eux attiré 3,87 milliards de dollars en novembre, soit une collecte sur onze mois de 55,91 milliards de dollars. Ce montant est beaucoup plus important que les 14,43 milliards sur les 11 mois de 2019, signe de l’attrait grandissant pour ces produits. Enfin, les 20 principaux ETF en termes d’encours ont collectivement attiré 10,80 milliards de dollars, soit les deux tiers de la collecte.
Les dépenses de consommation des ménages en France ont légèrement ralenti en novembre, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cet indicateur a progressé de 0,1% en volume par rapport au mois précédent, où il avait augmenté de 0,2%. Le consensus Reuters anticipait une hausse de 0,3% en novembre. Les dépenses de consommation des ménages en biens ont enregistré en rythme annuel une hausse de 0,2% le mois dernier.
KKR a annoncé la vente d’European Locomotive Leasing (ELL), une société de location de locomotives, à un consortium formé par Axa Investment Managers Real Assets et Crédit Agricole Assurances. Les conditions financières n’ont pas été précisées. ELL a été créée début 2014 par son PDG actuel Christoph Katzensteiner, avec le soutien du premier fonds d’infrastructure de KKR, KKR Global Infrastructure Investors. Le plan initial prévoyait l’achat de 50 locomotives. Après cinq ans d’activité, ELL dispose d’un parc de plus de 150 motrices, louées dans le cadre de contrats à long terme à plus de 20 clients en Europe continentale.
L’Espagne, qui a affiché l’un des taux de croissance du PIB les plus élevés de la zone euro, devrait voir cette dynamique encore décélérer jusqu’en 2022, selon la Banque d’Espagne, en raison d’une consommation plus faible et d’un climat des affaires moins favorable. En 2019, l’Espagne devrait encore afficher l’une des croissances les plus élevées de la zone euro à 2% (2,4% en 2018), selon la Banque d’Espagne qui a confirmé sa prévision d’une progression du PIB de 0,4% au quatrième trimestre, comme entre juillet et septembre, sur un rythme trimestriel.
Andrew Bailey, l’actuel patron de la FCA, qui remplacera Mark Carney mi-mars, va avoir la lourde tâche de piloter la banque centrale pendant le Brexit.
Le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), a ouvert une enquête sur les conditions d’introduction en Bourse de Slack Technologies et d’autres «licornes» à la Bourse de New York, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. L’autorité a notamment demandé au teneur de marché Citadel Securities, spécialisé dans le trading électronique, comment il avait géré la première cotation de l’action Slack lors des débuts en Bourse du service de messagerie électronique le 20 juin dernier via une cotation directe. Certains courtiers ont jugé trop faibles les indications préliminaires fournies par Citadel avant la première cotation, jugeant qu’elles ne reflétaient pas fidèlement l’offre et la demande pour le titre.
L’ancien président de Banca Popolare di Bari, Marco Jacobini, fait l’objet d’une enquête pour corruption présumée, en lien avec l’activité de superviseur de la banque centrale italienne à propos de la banque locale défaillante, selon Reuters, qui cite une source judiciaire. Plus tôt dans le mois, le gouvernement italien a donné son accord sur un décret en urgence sur l’octroi d’une bouée de sauvetage de plus de 900 millions d’euros à la banque coopérative. Les procureurs ont entamé leur enquête sur la banque il y a trois ans, et l’enquête pourrait impliquer désormais 10 personnes.
L’ancien Premier ministre social-démocrate Zoran Milanovic, arrivé dimanche en tête du premier tour de l'élection présidentielle croate, affrontera le 5 janvier 2020, au second tour, la présidente sortante Kolinda Grabar-Kitarovic, a annoncé la Commission électorals. L’opposant Zoran Milanovic a recueilli 29,5% des voix devant Kolinda Grabar-Kitarovic, candidate de la Communauté démocratique croate (HDZ, droite), créditée de 26,7%. Le candidat indépendant Miroslav Skoro, chanteur populiste de 57 ans, est troisième avec 24,4% des suffrages. La Croatie, qui a rejoint l’Union européenne en 2013, prend le 1er janvier prochain les rênes de l’UE.
Booking.com s’est engagé à modifier la manière dont il présente les offres, les remises et les prix aux consommateurs, à la suite «d’un dialogue avec la Commission européenne et les autorités nationales de protection des consommateurs», notamment néerlandaises, a expliqué la Commission européenne dans un communiqué. Booking.com s’est engagé à modifier ses pratiques au plus tard le 16 juin 2020.
La banque centrale mexicaine a baissé son principal taux directeur de 25 points de base (pb), à 7,25%, pour la quatrième fois consécutive. La faiblesse de l’inflation, passée sous la cible de la banque centrale, et de l’économie justifient ce nouveau geste. Un membre sur les quatre que compte le comité monétaire de la Banxico, la banque centrale mexicaine, a voté pour une baisse de 50 pb. Les principaux risques sont l’inflation core élevée (supérieure à la cible) et l’impact de la hausse du salaire minimum. L’institution a signalé un risque que l’inflation soit plus élevée que prévue en raison de la hausse de 20% du salaire minimum.