La Banque du Japon (BoJ) a décidé jeudi, comme c’était attendu, de maintenir son taux d’intérêt directeur à court terme à -0,10% et son engagement à encadrer les rendements à long terme autour de zéro via une politique monétaire inchangée. Bien qu’aucune mesure supplémentaire de soutien ne soit envisagée dans l’immédiat, la BoJ a également maintenu ses prévisions moroses pour l'économie nippone, anticipe une croissance modérée malgré l’annonce d’un accord commercial préliminaire entre Washington et Pékin. «La production industrielle décline principalement à cause de catastrophes naturelles», indique le communiqué, alors qu’un puissant typhon a frappé le pays en octobre.
La croissance des ventes au détail au Royaume-Uni est revenue en novembre à son plus bas niveau depuis avril 2018 dans un climat d’incertitude sur le Brexit et l’issue des élections du 12 décembre, montrent les statistiques officielles publiées ce matin. Les données ajustées des variations calendaires font ressortir une hausse de 1,0% sur un an seulement des ventes le mois dernier après +3,1% en octobre. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 2,1%. Hors carburants, la progression des ventes en rythme annuel est ramenée à 0,8%, le chiffre le plus faible enregistré depuis octobre 2017.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, une décision sans surprise, en expliquant qu’il était encore trop tôt pour mesurer l’impact de la victoire électorale du Premier ministre, Boris Johnson. Le taux directeur de la banque centrale britannique reste fixé à 0,75%.
Le Trésor allemand a présenté ce matin son programme d’émissions de dette pour 2020. Un programme en hausse par rapport à 2019. L’Allemagne va émettre 210 milliards d’euros de dettes, soit 14 milliards de plus que cette année, hors obligations indexées sur l’inflation dont le montant prévu est entre 6 et 8 milliards d’euros. Sur ces 210 milliards, 148 milliards seront émis sur des obligations à long terme et 62 milliards à court terme. L’augmentation des émissions s’explique par un calendrier de remboursements plus important en 2020.
La banque centrale de Suède est passée à l’acte en sortant de cinq années de taux négatifs. La Riksbank a relevé ce matin son principal taux directeur, le taux repo, de 25 points de base (pb) à 0%. Elle est la première des banques dont les taux étaient sous zéro à en sortir. Ils restent négatifs en zone euro, au Japon, au Danemark et en Suisse.
Le climat des affaires dans l’industrie manufacturière en France en décembre est stable par rapport à novembre, montrent ce matin les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par l’Insee auprès des chefs d’entreprise. L’indicateur qui le mesure se maintient à 102 pour le mois en cours, au-dessus de sa moyenne de longue période qui est de 100. L’indicateur de novembre a été révisé en hausse de deux points.
Credit Suisse a décidé de ne plus accorder de financement spécifiquement lié au développement de nouvelles centrales à charbon, rapporte le quotidien suisse Le Temps. C’est ce que la banquea annoncé lors de sa journée des investisseurs tenue à Londres la semaine dernière.La banque souhaite aligner ses portefeuilles de crédit sur les Accords de Paris sur le climat de 2015. Parallèlement, elle développe des stratégies pour aider ses clients à s’engager dans la transition vers «une économie sobre en carbone», respectueuse du climat et axée sur la promotion des énergies renouvelables. Elle assure que ses clients y sont «très sensibles» et répondent favorablement aux solutions proposées. A titre d’exemple, la banque souligne encore que sa division «asset management» a adopté les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour sa gamme de produits. Son objectif est d’atteindre 100milliards d’actifs sous gestion selon ces standardsd’ici à fin 2020, soit environ un quart de leur volume total. De plus, Credit Suisse précise qu’elle vient aussi de lancer un fonds, «Le consommateur responsable», offrant la possibilité d’investir dans des entreprises soucieuses du changement climatique.
Authentic Material, société toulousaine spécialisée dans la conception et la production de matériaux recyclés à partir de matières naturelles, a finalisé une levée de fonds de Série A d’un montant de 1,5 million d’euros auprès de Bpifrance et de Cuir Invest. «Cette levée de fonds permettra à la société d’accélérer la commercialisation de ses matériaux précieux, d’accroître ses capacités industrielles et d’explorer la possibilité d’étendre l’application de sa technologie à de nouvelles matières», explique un communiqué. Fondée en 2016, Authentic Material collecte, recycle et transforme les matières nobles inexploitées, vouées à être détruites, en matériaux «de haute qualité avec de nouvelles propriétés techniques. Les clients, notamment les Maisons de Luxe, peuvent ensuite réintégrer directement ces matériaux dans leur chaîne de production ou leur trouver un nouveau potentiel créatif», précise la société. Le fonds d’investissement Cuir Invest a été mis en place par la Filière Française du Cuir.
POUVOIR D’ACHAT Comme avant elle le FMI et la Commission européenne, la Banque de France a revu à la baisse ses prévisions macroéconomiques. La croissance française devrait ainsi se tasser en 2020 à 1,1 % (contre 1,3 % dans les précédentes estimations), avant de repartir à la hausse en 2021 et 2022 (1,3 %). Le ralentissement des exportations induit par les tensions commerciales explique l’essentiel de cette réévaluation. Cependant, la demande intérieure reste solide, portée par des gains de pouvoir d’achat « significatifs » depuis 2018. « Après des années 2017 et 2018 où il a progressé sur un rythme inférieur à celui du PIB par habitant, le pouvoir d’achat du revenu disponible par habitant accélérerait notablement en 2019 (voir graphique), atteignant son rythme de croissance le plus élevé depuis 2007, à 2 % en moyenne », expliquent les auteurs du rapport. Conséquence des mesures budgétaires, des créations d’emplois (1 million en quatre ans) et de la progression attendue des revenus d’activité, le pouvoir d’achat des Français devrait conserver un rythme de croissance soutenu.
Son Pacte vert est, dit-elle, d’une importance comparable aux premiers pas de l’homme sur la Lune. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, a voulu marquer les esprits en présentant sa feuille de route pour une neutralité carbone à l’horizon 2050. Comme les pionniers de la conquête spatiale, il faudra en effet aux dirigeants européens déployer des trésors d’ingéniosité et de courage pour arriver à bon port. Ce voyage revêt pour l’Europe une dimension existentielle : le « Green Deal » constitue une chance unique de fédérer à nouveau ses 513 millions d’habitants autour d’un projet commun.
C’est en milliards d’euros le montant de l’opération de refinancement à long terme ciblées (TLTRO 3) de la Banque centrale européenne (BCE) réalisée la semaine dernière. Emanant de 122 banques, la demande formulée lors de cette opération, la deuxième après celle du mois de septembre, a déçu les observateurs. Même s’il dépasse largement le montant famélique de 3,4 milliards d’euros enregistré trois mois plus tôt, ce « TLTRO 3.2 » intervenait quelques jours avant le remboursement de 146,8 milliards d’euros prêtés dans le cadre des TLTRO 2, lancés début 2016. Cette contraction des encours de l’ordre de 50 milliards d’euros pourrait signaler le peu d’appétence des banques pour augmenter leurs encours de prêts à l’économie, estime Capital Economics.
VISIBILITÉ La nette victoire remportée par le parti Conservateur mené par Boris Johnson lors des élections législatives du 12 décembre, qui offre une large majorité absolue au locataire du 10 Downing Street, a été saluée par les investisseurs. Le risque d’un Brexit sans accord d’ici le 31 janvier s’éloignant sensiblement, la livre sterling a touché vendredi dernier un plus-haut de 18 mois en dépassant le seuil de 1,35 dollar, et les stratégistes de Nomura estiment désormais que la devise pourrait atteindre le cap des 1,45 dollar au quatrième trimestre.
L’autorité de régulation financière suédoise (FI) a ouvert une procédure de sanction à l’encontre la banque SEB, sous le coup d’une enquête pour violation des règles antiblanchiment dans les pays baltes. La FI communiquera le résultat en avril prochain. La banque suédoise a perdu 3% en début de séance à la Bourse de Stockholm, pour clôturer à +0,75%. Le 15 novembre, le titre avait clôturé en baisse de 12,3% après des révélations de la télévision publique suédoise sur sa possible implication dans des opérations de blanchiment d’argent russe. En octobre, la FI avait ouvert une procédure similaire sur Swedbank.
Le parlement brésilien a adopté son budget pour 2020 dans lequel il prévoit une croissance du PIB de 2,32%. Le gouvernement prévoit par ailleurs une inflation de 3,52%, un taux Selic (taux directeur de la banque centrale) de 4,4% (actuellement de 4,5%) et un taux de change moyen de 4 reals pour un dollar. Le budget, qui augmente le salaire minimum mensuel de 238 à 246 dollars, prévoit un déficit budgétaire primaire de 124,1 milliards de reals (29,6 milliards de dollars).
Le moral des entreprises allemandes s’est amélioré plus que prévu en décembre, selon l’indice Ifo définitif. Il atteint un pic de six mois à 96,3 contre 95,1 en novembre, chiffre révisé à la hausse après une première estimation à 95. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 95,5. Le secteur industriel reste néanmoins en récession et n’en sortira que lentement.
L’institut de conjoncture public CPB a revu en baisse ses prévisions de croissance pour les Pays-Bas cette année et l’an prochain. Il anticipe un ralentissement plus important de la croissance à 1,7% cette année contre 2,6% en 2018 et 1,3% en 2020. La perspective du Brexit et de nouvelles taxes mises en place par les Etats-Unis risque de continuer de peser sur le commerce extérieur, un moteur essentiel de l’économie batave. Par ailleurs, l’application stricte de normes d’émissions au secteur de la construction a mis à l’arrêt des milliers de projets dans le pays. La banque centrale des Pays-Bas anticipe quant à elle une croissance de 1,4% l’an prochain avant 1,1% en 2021.
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, s’essoufflant en fin de séance après ses nouveaux records établis cette semaine à la suite de l’accord commercial sino-américain. L’indice Dow Jones a fini en recul de 0,1%, l’indice S&P 500 a perdu 0,04%, mais le Nasdaq a de son côté grappillé 0,05%, signant un cinquième record consécutif en clôture. L’accord commercial préliminaire entre les États-Unis et la Chine annoncé vendredi a largement alimenté l’optimisme sur les marchés d’actions ces derniers jours. Les opérateurs sont par ailleurs restés relativement indifférents aux préparatifs en vue de la mise en accusation de Donald Trump devant la Chambre des représentants.
Le ministère public bolivien a émis mercredi un mandat d’arrêt contre l’ancien président Evo Morales pour sédition et terrorisme. L’ex-chef d’Etat, qui a quitté le pouvoir après de violentes manifestations déclenchées par les conditions de sa réélection à la présidence, fin octobre, se trouve actuellement en Argentine où il bénéficie du statut de réfugié.
Au 14e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, les partenaires sociaux étaient reçus mercredi à Matignon pour tenter de trouver une issue à la crise, alimentée notamment par le projet gouvernemental d’un «âge pivot» de 64 ans, âge de départ - que rejettent les syndicats - permettant d’obtenir une retraite à taux plein assorti d’un système de bonus-malus. Le gouvernement s’est toutefois dit prêt à y renoncer si les partenaires sociaux parvenaient à se mettre d’accord sur des mécanismes alternatifs permettant d’atteindre l'équilibre budgétaire. Parmi les alternatives figurent la baisse des pensions, l’augmentation des cotisations patronales ou encore la hausse des cotisations des salariés.