La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a averti les dirigeants de l’Union européenne qu’en l’absence d’une réponse coordonnée à la crise du coronavirus, l’Europe pourrait être confrontée à un scénario économique comparable à celui de la crise financière de 2008, selon Bloomberg. Dans une note publiée mercredi, HSBC estime «une récession inévitable en zone euro», et prévoit désormais une nette chute de l’activité au premier semestre, et une contraction de 0,5% sur l’ensemble de l’année malgré l’espoir d’un rebond au second semestre.
Les députés russes ont définitivement approuvé mercredi un amendement qui permettra à Vladimir Poutine de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2024. Le texte a été adopté en troisième et dernière lecture par 383 voix, avec 43 abstentions et 24 absents lors du vote. Cet amendement déposé par la députée Valentina Terechkova, membre du parti présidentiel Russie unie, pourrait permettre à Vladimir Poutine, sous réserve d’un feu vert de la Cour constitutionnelle et d’une approbation par référendum le 22 avril, d’effectuer deux mandats supplémentaires et de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036 - il aura alors 83 ans.
Le gouvernement italien va débloquer en urgence 25 milliards d’euros pour soutenir l'économie face à l'épidémie de coronavirus, a annoncé Giuseppe Conte, le président du Conseil italien. Il avait estimé dans un premier temps qu’il lui faudrait 7,5 milliards d’euros, mais l'épidémie a pris de l’ampleur, avec plus de 10.000 cas recensés et plus de 600 morts. Le pays a été placé en quasi-quarantaine. Les mesures drastiques prises en Italie pour éviter une aggravation de l'épidémie de coronavirus devraient avoir un impact négatif de 10% à 15% sur la production du pays, selon Lorenzo Codogno, un ancien économiste en chef du Trésor italien. Les mesures annoncées la semaine passée devaient porter le déficit de 2,2% à 2,5%.
Le ministère des Finances au Royaume-Uni a indiqué mercredi dans ses documents budgétaires qu’il allait instaurer une taxe sur les services numériques qui concernera «les moteurs de recherche, les services de médias sociaux et les places de marché en ligne». Le taux de cette taxe, applicable dès avril, sera de 2% et permettra au Trésor britannique de récolter environ 2 milliards de livres (2,28 milliards d’euros). Elle s’appliquera aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de livres au plan mondial et à 25 millions de livres au Royaume-Uni, donc les géants américains Google, Facebook et Amazon.
L’attractivité des fonds d’infrastructures français se confirme. Selon l’étude menée par France Invest et l’AFG, ces professionnels de l’investissement ont accru leurs collectes de capitaux de 7% l’an dernier, à 15,6 milliards d’euros. Les investisseurs étrangers ont apporté plus des deux tiers de cette somme. Le cru 2019 révèle aussi l’excellente santé des levées de fonds d’infrastructures dédiés à la dette. Massivement portée par les assureurs et les mutualistes, cette jeune classe d’actifs a amassé près de 5,7 milliards d’euros en 2019, contre seulement 2,5 milliards un an plus tôt.
Les prix du pétrole se sont de nouveau repliés mercredi : à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a lâché 3,8% et à New York, le baril américain de WTI pour avril a perdu 4%. L’Arabie saoudite, via l’entreprise publique Aramco, et les Emirats arabes unis, ont annoncé leur intention d’augmenter fortement leur production d’or noir, au moment où la demande est fragilisée par la propagation du coronavirus dans le monde. L’Arabie, premier exportateur mondial de brut, avait déjà décidé mardi d’augmenter sa production à 12,3 mbj à partir d’avril. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a déjà revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2020 mercredi, prévoyant une croissance de la demande à 60.000 barils par jour.
L’Organisation mondiale de la santé considère désormais l'épidémie de coronavirus comme une pandémie, a déclaré mercredi son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. «Nous sommes extrêmement préoccupés tant par le niveau alarmant et par la sévérité de la propagation que par le niveau d’inaction. Nous avons donc décidé de considérer que le Covid-19 peut être qualifié de pandémique», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Le nombre de nouveaux cas hors de Chine a été multiplié par 13 ces deux dernières semaines, a-t-il souligné. Le Covid-19 a contaminé plus de 125.000 personnes dans le monde depuis fin décembre.
Les PME européennes ont encore beaucoup de mal à franchir les frontières entre les États-membres, alors que le marché unique est une fondation de l’Union européenne.
Le ministère des Finances au Royaume-Uni a indiqué mercredi dans ses documents budgétaires qu’il allait instaurer une taxe sur les services numériques qui concernera «les moteurs de recherche, les services de médias sociaux et les places de marché en ligne». «L’application des règles actuelles de l’impôt sur les sociétés aux entreprises opérant dans l'économie numérique a conduit à un décalage entre le lieu où les bénéfices sont imposés et celui où la valeur est créée», a-t-il indiqué.
Danone est le premier émetteur à revenir sur le marché corporate euro depuis la correction généralisée du lundi 9 mars. Ce marché n’était pas actif depuis jeudi 5 mars.
L’Italie et le Royaume-Uni se mobilisent pour aider leurs économies à traverser la crise du coronavirus. Quelques heures après les mesures annoncées par la Banque d’Angleterre (BoE), le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a dévoilé un soutien budgétaire exceptionnel de 30 milliards de livres «pour protéger les Britanniques, les emplois et les entreprises». «Et bien sûr si d’autres mesures sont nécessaires (...) je n’hésiterai pas à agir», a ajouté le ministre, qui s’exprimait devant les député pour la présentation du budget.
Les indices boursiers américains se rapprochaient à nouveau mercredi de leurs points bas de l’année, effaçant leur rebond de mardi. Vers 17h40 heure française, l’indice S&P 500 abandonnait 3,8% à 2,773 points. L’indice Dow Jones perdait quant à lui 1.060 points, en recul de 4,2%.
L’attractivité des fonds d’infrastructures français se confirme. Selon l’étude menée par France Invest et l’AFG, ces professionnels de l’investissement ont accru leurs collectes de capitaux de 7 % l’an dernier, à 15,6 milliards d’euros. Une performance essentiellement attribuable aux investisseurs étrangers, qui ont apporté plus des deux tiers de cette somme.
Le gouvernement italien va débloquer en urgence 25 milliards d’euros pour soutenir l'économie face à l'épidémie de coronavirus, a annoncé Giuseppe Conte le président du Conseil italien. Il avait estimé dans un premier temps qu’il lui faudrait 7,5 milliards d’euros mais l'épidémie a depuis pris de l’ampleur avec plus de 10.000 cas recensés et plus de 600 morts. Le pays a été placé en quasi-quarantaine.
Le ministre britannique des Finances Rishi Sunak a annoncé mercredi un plan de 30 milliards de livres pour soutenir l'économie face à l’impact de l'épidémie de coronavirus.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a averti les dirigeants de l’Union européenne qu’en l’absence d’une réponse coordonnée à la crise du coronavirus, l’Europe pourrait être confrontée à un scénario économique comparable à celui de la crise financière de 2008, selon Bloomberg.
Certaines industries-clés de la ville chinoise de Wuhan, où est apparu en décembre le coronavirus, vont reprendre leur activité, ont annoncé mercredi les autorités de la province de Hubei, dans le centre du pays. Cette décision survient au lendemain de la visite du président Xi Jinping dans la ville, une première depuis l’apparition de l'épidémie.
Les députés russes ont définitivement approuvé mercredi un amendement qui permettra à Vladimir Poutine, s’il le souhaite, de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2024. Le texte a été adopté en troisième et dernière lecture par 383 voix, avec 43 abstentions et 24 absents au moment du vote.
La Bourse de Milan ne s’arrête pas. Au sein du Palazzo Mezzanotte, siège du marché italien, il n’y a désormais presque plus personne, raconte Il Sole 24 Ore. Depuis que la première personne contaminée par le coronavirus à Codogno, Borsa Italiana s’est convertie progressivement au «smart working», assurant le fonctionnement normal du marché. «Nous réussissons à tout faire fonctionner à distance, sans qu’il ne soit besoin d’avoir du personnel physiquement présent au bureau», assure à Il Sole 24 Ore l’administrateur délégué de Borsa Italiana, Raffaele Jerusalmi. Les négociations au cours des dernières séances agitées n’ont pas connu d’obstacle, les intermédiaires n’ont signalé aucun problème et les échanges sont restés fluides, et ont même été plus vifs que d’habitude avec 6 milliards d’euros de contrevaleur lundi, soit près du triple par rapport à la moyenne quotidienne de l’année dernière. Raffaele Jerusalmi juge par ailleurs que cela n’a pas de sens de fermer la Bourse, vu que les titres peuvent s’échanger ailleurs. La situation interfère aussi sur la bonne marche des entreprises. On ne sait pas encore comment ni quand se dérouleront les assemblées générales, avec le risque concret que la distribution des dividendes soit retardée. «Bien sûr, c’est un problème, mais je ne crois pas que cela soit insurmontable», indique Raffale Jerusalmi.
La Bourse de New York a terminé en forte hausse mardi au lendemain d’un plongeon quasi-historique, alors que les investisseurs espèrent de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine pour l’aider à surmonter les répercussions de l'épidémie de coronavirus. Après un passage dans le rouge en cours de séance, l’indice Dow Jones a finalement terminé sur un gain de 4,89%. Le S&P 500 a progressé de 4,9%, et le Nasdaq Composite a pris 5%. Le marché d’actions américain avait connu lundi son plus fort recul en une séance depuis 2008, la chute des cours du pétrole ayant fait chanceler des marchés déjà déstabilisés par l'épidémie de coronavirus.
L’ensemble des classes d’actifs a vu sa volatilité s’envoler depuis la propagation du coronavirus. La volatilité de la volatilité permet d’en jauger l’ampleur.
Les partenaires sociaux ont obtenu le chiffrage de leurs différentes propositions. Une confirmation : l’âge d’équilibre à 64 ans est la mesure la plus puissante.
Le Japon a dévoilé mardi un nouveau plan de mesures d’un montant équivalent à 3,5 milliards d’euros (430,8 milliards de yens) afin de protéger l’économie japonaise des effets du coronavirus. Le plan est destiné en priorité à offrir un soutien aux PME. Pour le financer, le gouvernement piochera dans ses réserves budgétaires jusqu'à la fin de l’année, d’un montant d’environ 270 milliards de yens, a déclaré le Premier ministre Shinzo Abe. Le gouvernement n’entend pas pour l’instant augmenter son budget. Ces annonces pourraient influer sur ce qu’annoncera la Banque du Japon (BoJ) à l’issue de sa réunion monétaire des 18 et 19 mars.
L'économie de la zone euro a vu sa croissance ralentir à 0,1% au quatrième trimestre 2019, selon les données confirmées par Eurostat. Au troisième trimestre, elle s’était établie à 0,3%. Eurostat a revu en légère hausse la croissance en rythme annuel, à 1% au quatrième trimestre (+0,9% dans l’estimation précédente). Eurostat fait également état d’une hausse de l’emploi dans la zone euro de 0,3% d’un trimestre sur l’autre et de 1,1% en rythme annuel.