Le gouvernement argentin a publié mardi le décret ouvrant la voie à la restructuration de 68,8 milliards de dollars de dette publique du pays. Celle-ci s'élève à 311 milliards de dollars et représente plus de 90% du produit intérieur brut, dont plus de 30 milliards de dollars de remboursements à effectuer d’ici la fin mars. La dette totale de l’Argentine inclut 121,9 milliards (35% du PIB) aux détenteurs d’obligations privés et 72,6 milliards (21,4% du PIB) aux organismes multilatéraux et bilatéraux, dont le FMI. L’Argentine est en récession depuis 2018, le pays connaissant une forte inflation (53,8% en 2019) et une augmentation de la pauvreté (taux de 40%) et du chômage (10,4%).
L'épidémie de coronavirus affecte déjà l'économie allemande, avec notamment des annulations dans le tourisme, même si c’est le risque d’un impact sur la chaîne d’approvisionnement dans le secteur de l’industrie dans les prochaines semaines qui inquiète le plus les responsables politiques. Peter Altmaier, le ministre de l’Economie, a précisé que Berlin adopterait mercredi des règles plus souples pour aider les entreprises à surmonter les problèmes de liquidités et éviter des licenciements. Toutefois, la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé lors d’une réunion avec des parlementaires de son parti que le pays n’avait pas besoin d’un plan de relance économique, mais plutôt d’une injection de liquidités.
Les mesures drastiques prises en Italie devraient avoir un impact négatif de 10% à 15% sur la production du pays, selon Lorenzo Codogno, un ancien économiste en chef du Trésor italien. Cet économiste, aujourd’hui à la tête du groupe de réflexion LC Macro Advisors, basé à Londres, évalue le repli de l’activité à environ -90% dans le tourisme et le transport, à -50% dans le commerce (hors alimentaire) et à -10% dans la production industrielle. Il s’attend à ce que le PIB se contracte de 1,2% au premier trimestre et de 3% au deuxième trimestre. Le PIB était déjà en baisse de 0,3%, sur les trois derniers mois de 2019.
L'épidémie de coronavirus affecte déjà l'économie allemande, avec notamment des annulations dans le tourisme, même si c’est le risque d’un impact sur la chaîne d’approvisionnement dans le secteur de l’industrie dans les prochaines semaines qui inquiète le plus les responsables politiques. Peter Altmaier, le ministre de l’Economie, a reconnu que la situation était très difficile et qu’il espérait que l’Allemagne ne soit pas à son tour contrainte d’adopter des mesures de restrictions draconiennes comme en Italie pour éviter une propagation du virus. L’ensemble de la péninsule est désormais confiné.
Les mesures drastiques prises en Italie pour éviter une aggravation de l'épidémie de coronavirus devraient avoir un impact négatif de 10 à 15% su la production du pays, selon Lorenzo Codogno, un ancien économiste en chef du Trésor italien. Cet économiste, aujourd’hui à la tête du groupe de réflexion LC Macro Advisors, basé à Londres, évalue le repli de l’activité à environ 90% dans le tourisme et le transport, à -50% dans le commerce (hors alimentaire) et à -10% dans la production industrielle.
Occidental Petroleum s’adapte à la chute des prix de pétrole. Le groupe pétrolier américain a annoncé ce mardi 10 mars une forte réduction de son dividende trimestriel, à 11 cents par action contre 79 cents auparavant. La baisse prendra effet à compter de juillet 2020.
Les fonds ouverts commercialisés en Suède ont vu sortir 7,2 milliards de couronnes suédoises en février, soit 669 millions d’euros, au moment où le coronavirus commençait à se propager en Europe. En janvier, ils avaient collecté 18,2 milliards de couronnes. Les fonds actions ont particulièrement souffert, avec des rachats de 15,8 milliards de couronnes sur le mois, soit 1,5 milliard d’euros, alors que la collecte avait été de 19,1 milliards en janvier, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds d’investissement. Toutes les catégories actions sont dans le rouge, hormis les actions monde qui parviennent à collecter 1,3 milliard de couronnes. Ce sont les actions suédoises qui sont le plus fortement touchées, avec des rachats de près de 7 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont décollecté de 1,9 milliards de couronnes. Les investisseurs suédois se sont reportés sur les fonds obligataires, qui ont drainé 6,7 milliards de couronnes, et les fonds monétaires, avec +3,4 milliards de couronnes. Les encours des fonds ont baissé de 303 milliards de couronnes à 4.856 milliards de couronnes, soit 451 milliards d’euros.
Le gouvernement argentin a publié mardi le décret ouvrant la voie à la restructuration de 68,8 milliards de dollars de dette publique du pays. Celle-ci s'élève à 311 milliards de dollars et représente plus de 90% du produit intérieur brut, dont plus de 30 milliards de dollars de remboursements à effectuer d’ici la fin mars.
Le Japon a dévoilé mardi un nouveau plan de mesures d’un montant équivalent à 3,5 milliards d’euros (430,8 milliards de yens) afin de protéger l’économie japonaise des effets du coronavirus.
La crise due au coronavirus va provoquer une récession en Allemagne, selon Clemens Fuest, directeur de l’institut de recherche économique Ifo, pour qui une crise économique mondiale comparable à celle de 2008 semble se profiler.
Saudi Aramco augmentera son approvisionnement en pétrole brut, qui comprend le pétrole de ses clients à l’intérieur du royaume et à l'étranger, à 12,3 millions de barils/jour (mbj) à partir du 1er avril, a déclaré mardi son Pdg Amin Nasser. L’approvisionnement en brut du mois d’avril sera ainsi de 300.000 barils/jour au-dessus de la capacité maximale de l’entreprise. L’approvisionnement du marché à partir de la production peut différer selon les contraintes de stockage.
La banque centrale de Suède, la Riksbank, est prête à réagir aux retombées économiques de l'épidémie de coronavirus via des mesures de soutien à la liquidité, a déclaré son gouverneur, Stefan Ingves, dans une déclaration au parlement publiée mardi.
Les Bourses européennes rebondissent mardi au lendemain d’un lundi noir sur les marchés, dans l’espoir de mesures de soutien à l'économie de la part du gouvernement américain et de la Banque centrale européenne (BCE).
L'économie de la zone euro a vu sa croissance ralentir à 0,1% au quatrième trimestre 2019, selon les données confirmées par Eurostat. Au troisième trimestre, elle s’était établie à 0,3%. Eurostat a revu en légère hausse la croissance en rythme annuel, à 1% au quatrième trimestre (+0,9% dans l’estimation précédente).
La Bourse de New York a signé lundi sa pire séance depuis 2008 alors que la chute des prix du pétrole est venue renforcer la nervosité des investisseurs face aux répercussions attendues de l'épidémie de coronavirus. L’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 7,8%. L’indice S&P 500 a dévissé de 7,6%, son plus fort recul sur une séance depuis la crise financière de 2008. Le Nasdaq Composite a chuté de 7,3%. En séance, une chute de plus de 7% du S&P 500 à l’ouverture a déclenché une suspension automatique des échanges pendant 15 minutes. Les 11 secteurs composant l’indice S&P 500 ont tous terminé en repli, celui de l'énergie ayant décroché de 17%.
Nombreux dans la catégorie "high yield", les groupes de pétrole américains ont été emportés par la chute du pétrole. Ce qui n'est pas sans risque pour tout le marché.
La chute du baril de pétrole a soufflé un vent de panique sur des marchés déjà éprouvés par le coronavirus, dans l’espoir d’interventions monétaires et budgétaires.
Wells Fargo & Co a indiqué lundi que deux administrateurs, la présidente Elizabeth Duke, et James Quigley, avaient démissionné, ce qui est effectif depuis le 8 mars, alors qu’ils étaient censés se présenter mercredi devant le Congrès américain, dans le cadre d’une enquête sur les pratiques de ventes de la banque. La banque fait l’objet d’une enquête sur ses relations avec les régulateurs après les débuts du scandale sur ses pratiques de ventes, qui a démarré en 2016 : il avait été révélé que la banque avait potentiellement ouvert des millions de comptes non autorisés. La banque avait payé plus de 7 milliards de dollars (6,12 milliards d’euros) de pénalités et de frais.
24 heures après la sénatrice californienne Kamala Harris, un autre élu afro-américain, le sénateur Cory Booker, du New Jersey, s’est rallié lundi à la candidature de Joe Biden à l’investiture démocrate, en vue de l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis. Avec ce nouveau soutien émanant d’un ancien candidat à l’investiture, l’ex-vice-président de Barack Obama va aborder en favori ce mardi la nouvelle étape du marathon des primaires démocrates. La course à l’investiture démocrate, qui se résume désormais à un duel entre Joe Biden et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, reprend mardi dans six Etats.
Apple a vendu moins de 500.000 smartphones en Chine au mois de février, contre 1,27 million sur la même période l’an dernier, montrent les chiffres officiels du gouvernement chinois, l'épidémie de coronavirus ayant considérablement freiné la demande. Le titre était en baisse de 7,88% à Wall Street, à 266,17 dollars par action, en clôture lundi. Appleavait déjà émis une alerte sur ses ventes courant février. Au total, les marques mobiles ont vendu 6,34 millions d’appareils en février, en Chine, soit 54,7% de moins que les 14 millions vendus sur la même période l’an dernier.
La société de services pétroliers CGG a assuré lundi ne pas être dans une situation financière difficile et ne pas avoir besoin de l’aide de l’Etat pour faire face à la chute des cours du pétrole. Le secteur pétrolier est pénalisé par le plongeon de plus de 20% des cours du brut après la décision de l’Arabie saoudite de casser ses prix de vente et de prévoir une forte augmentation de sa production, au moment où l'épidémie de coronavirus réduit significativement la demande mondiale. A la Bourse de Paris, le titre CGG a chuté lundi de 37,48%, à 1,236 euro par action, sa plus forte baisse en une séance depuis au moins 20 ans.
Le moral des investisseurs dans la zone euro a chuté en mars à un plus-bas de 7 ans, alors que l'épidémie de coronavirus fait craindre une période prolongée de ralentissement économique. L’indice Sentix du moral des investisseurs a chuté à -17,1 en mars après 5,2 le mois dernier, ce qui est inférieur aux -11,1 anticipés par les économistes interrogés par Reuters. La réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne est prévue jeudi et les marchés anticipent une baisse de 10 points de base du taux de dépôt, qui le ramènerait à -0,6%. Mais de nombreux spécialistes s’interrogent sur la capacité des banques centrales à faire face à ce type de choc et réclament des interventions budgétaires.
L’armée américaine a annoncé lundi avoir entamé son retrait d’Afghanistan, prévu dans l’accord de paix signé avec les talibans, pour porter ses effectifs à 8.600 militaires dans les 135 jours. Les forces américaines en Afghanistan «maintiennent tous les moyens militaires nécessaires» pour les opérations contre les djihadistes d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique et pour soutenir les forces afghanes, a précisé dans un communiqué leur porte-parole, le colonel Sonny Leggett.
Dans un marché fracturé par le choc sur les prix du pétrole, la Réserve fédérale (Fed) a injecté ce lundi 112,93 milliards de dollars sur le marché monétaire via une nouvelle opération de prise en pension de titres (repo) au jour le jour. Les opérations repo permettent aux institutions financières d’emprunter des liquidités à la Fed en lui payant un intérêt, le taux repo, et en lui cédant en garantie des actifs sans risque. La Réserve fédérale de New York avait précédemment indiqué qu’elle allait augmenter à 150 milliards de dollars, contre 100 milliards actuellement, le montant des opérations repo au jour le jour jusqu'à jeudi, date où la Fed doit présenter son programme mensuel de financement. Ces derniers jours, des premiers signes de stress pointaient sur le marché monétaire américain.
Le Peso mexicain a fermé lundi à un taux de 21,17 pour un dollar, le plus bas depuis plus de trois ans, a annoncé la banque centrale du Mexique. L’avancée du nouveau coronavirus et l’effondrement des cours du pétrole dans un contexte d’incertitude mondiale, ont entraîné cette chute de la monnaie mexicaine qui s’est dépréciée de plus de 5% par rapport à son niveau à la clôture vendredi.
Le profil de crédit de la France bénéficie du niveau très élevé de solidité économique et institutionnelle du pays, indique lundi Moody’s Investors Service dans un rapport annuel sur le pays. L’agence d'évaluation, qui attribue une note «Aa2» accompagnée d’une perspective stable à la France, souligne toutefois que ses indicateurs de finances publiques et de dette pèsent sur sa qualité de crédit. «Face à un mécontentement social encore profond, une poursuite de l’assainissement des finances publiques paraît difficilement envisageable dans les prochaines années», avertit l’agence de notation. Le ratio de la dette publique devrait ainsi se maintenir autour de 100% du produit intérieur brut.