Le groupe parapétrolier CGG a annoncé une prévision de croissance d’environ 5% de son chiffre d’affaires en 2020, retraité de 50 millions de dollars de commissions de transferts exceptionnels réalisés l’an dernier. Cet objectif intègre un impact limité du Covid-19. Il anticipe une marge brute d’exploitation de 50% et une marge opérationnelle de 15%, toutes deux stables par rapport à 2019. CGG compte dégager un flux net de trésorerie positif malgré une accélération de ses investissements. En 2019, le groupe a réduit sa perte nette à 61,5 millions de dollars, contre un résultat négatif de 95,8 millions un an plus tôt.
BNP Paribas Personal Finance a fait appel du jugement le condamnant dans le dossier Helvet Immo, a indiqué à L’Agefi Ludovic Malgrain, l’avocat de la filiale de crédit à la consommation de BNP Paribas. Celle-ci avait été condamnée à indemniser 2.300 emprunteurs lésés lors de la conversion de prêts immobiliers libellés en franc suisse. BNP Paribas PF va également demander une suspension ou un aménagement du caractère exécutoire du jugement.
Le coronavirus pourrait coûter 211 milliards de dollars (187 milliards d’euros) aux économies de la zone Asie-Pacifique cette année et faire tomber sa croissance à son plus bas niveau depuis plus d’une décennie, a averti aujourd’hui S&P Global Ratings. La croissance chinoise pourrait ralentir à 4,8% voire à moins de 3% dans le pire des scénarios, tandis que les économies du Japon, d’Australie et de Hong Kong pourraient «flirter avec la récession». S&P table désormais sur une croissance de 4,0% dans la zone Asie-Pacifique, contre une estimation de 4,8% en décembre. Il s’agirait de la plus mauvaise performance depuis 2008, année de la crise financière mondiale.
Le déficit commercial de la France est resté quasiment stable en janvier à 4,9 milliards d’euros, contre 5 milliards en décembre, marqué par le recul des échanges constaté au cours des derniers mois, ont annoncé les douanes ce vendredi. En cumul sur les 12 derniers mois glissants, le déficit commercial se maintient depuis le mois de mai autour de 60 milliards d’euros, revenant ainsi «à un niveau proche de 2017, après la baisse sensible observée en 2018», ont souligné les douanes.
Alors que les grands indices boursiers subissaient une nouvelle forte baisse vendredi, le pétrole connaît également une journée noire. Les cours du pétrole s’enfoncent fortement dans le rouge en fin d’après-midi, le contrat sur le baril de Brent chutant de 9%, à 45,37 dollars, alors que l’Opep et ses partenaires, essentiellement la Russie, réunis dans l’Opep+, ne sont pas parvenus à un accord de réduction de la production de pétrole.
Dans un contexte tendu par la crise du Covid-19, les marchés suivront attentivement la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et une série d’indicateurs économiques la semaine prochaine, tandis que les publications de résultats d’entreprises décéléreront.
Les dépenses des ménages japonais ont décliné en janvier pour un quatrième mois consécutif, soulignant les tensions croissantes dans la demande intérieure même avant la prise en compte de l’impact de l'épidémie de coronavirus sur la troisième économie mondiale. Selon les statistiques gouvernementales communiquées ce vendredi, les dépenses des ménages ont diminué en janvier de 3,9% en rythme annuel, conforme au déclin anticipé par les économistes (-4,0%). Il s’agit de sa plus longue période de contraction après celle de cinq mois qui s’est achevée en juin 2018.
Du jamais vu. Les taux américain et allemand ont atteint, ce matin, des nouveaux plus bas historiques, les investisseurs craignant un net ralentissement de la croissance mondiale avec le coronavirus.
Les commandes à l’industrie en Allemagne ont bondi en janvier, portées par les réservations dans l’aérospatiale et la construction mécanique, ce qui a stimulé le secteur manufacturier au début d’un trimestre entaché par le coronavirus. Ces commandes à l’industrie allemande ont augmenté de 5,5% par rapport au mois précédent, a indiqué aujourd’hui l’Office fédéral des statistiques. Le consensus prévoyait en moyenne une augmentation limitée à 1,4%.
Le groupe parapétrolier CGG a annoncé ce matin une prévision de croissance d’environ 5% de son chiffre d’affaires en 2020, retraité de 50 millions de dollars de commissions de transferts exceptionnels réalisés l’an dernier. Cet objectif intègre un impact limité du Covid-19. Il anticipe une marge brute d’exploitation de 50% et une marge opérationnelle de 15%, toutes deux stables par rapport à 2019. CGG compte dégager un flux net de trésorerie positif malgré une accélération de ses investissements. L’action perdait 8,5% à Paris en fin de matinée.
Prenant acte des résultats décevants enregistrés par sa candidature lors du «Super Tuesday», Elizabeth Warren s’est retirée de la course à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle américaine de novembre, selon Reuters, qui cite une source proche de la sénatrice.
L’Institut de la finance internationale (IIF), qui représente plus de 400 grandes banques internationales, a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour cette année. Elle a déclaré que le ralentissement de l'économie mondiale pourrait être plus sévère qu’estimé.
Le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, a annoncé ce jeudi 5 mars que les évaluations visant à reconnaître ou non des équivalences réglementaires avec le secteur financier britannique avaient été lancées par les services de la Commission européenne. « Il s’agit d’un travail technique très complexe que nous comptons terminer autour de l’été. Les décisions d’équivalences seront prises plus tard, dans le cadre de notre autonomie de décision », a expliqué le Français, à l’issue du premier round de négociation de la relation future avec le Royaume-Uni. Il n’y aura donc « pas de négociation » sur ce secteur, ni sur celui des données personnelles, sur lequel des évaluations ont aussi été lancées.
Le fabricant américain d’imprimantes HP a rejeté aujourd’hui l’offre publique d’achat de son concurrent Xerox, en soulignant que celle-ci sous-évaluait significativement HP et profitait «de manière disproportionnée» aux actionnaires de Xerox. Il a ajouté que l’offre de Xerox propose aux actionnaires «ce dont ils disposent déjà». Xerox a officiellement lancé lundi son offre d’achat de 24 dollars par action, qui se compose de 18,40 dollars en numéraire et 0,149 action Xerox par action HP apportée.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a reculé la semaine dernière, signe que les craintes liées à la propagation du coronavirus n’affectent pas encore l’emploi aux Etats-Unis. Ce nombre a diminué de 3.000 lors de la semaine terminée au 29 février, à 216.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué ce jeudi le département américain du Travail. Les économistes s’attendaient à 215.000 nouvelles demandes. Le nombre de la semaine précédente a été maintenu à 219.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, est ressortie en progression de 3.250, à 213.000.
La Chine a débloqué 110,5 milliards de yuans (14,3 milliards d’euros) pour financer la lutte contre l'épidémie de coronavirus, a indiqué vice-ministre des Finances Xu Hongcai, dont 71,4 milliards de yuans ont déjà été utilisés. Le coronavirus devrait affecter temporairement le budget du gouvernement mais le vice-ministre s’attend à une accalmie avec la reprise de l’économie. Les capacités de production tourneraient désormais à 60% tandis que les ventes de détail se sont stabilisées fin février.
Les ministres des pays de l’Opep réunis jeudi à Vienne sont tombés d’accord pour proposer un plan visant à ce que les pays exportateurs de l’Organisation et leurs alliés réduisent la production de pétrole de 1,5 million de barils par jour (mbj) supplémentaires au deuxième trimestre pour enrayer la baisse de la demande, sous condition que la Russie se joigne à eux. Les pays de l’Opep porteraient deux tiers de l’effort et leurs alliés le tiers supplémentaire. Les pourparlers avec les Etats de l’Opep+ doivent se poursuivre jusqu’à vendredi.
Sanction. BNP Paribas Personal Finance, filiale de crédit de la banque française, a été condamné à une amende de 187.500 euros pour « pratique commerciale trompeuse » dans le cadre de ses prêts en francs suisses Helvet Immo. Alors que la banque a accordé quelque 5.000 prêts entre 2008 et 2009 pour un montant d’environ 800 millions d’euros, 2.300 emprunteurs ont porté plainte. Les dommages et intérêts que devra verser BNP Paribas Personal Finance, qui se voit reprocher d’avoir dissimulé les risques induits par ces prêts, devrait se chiffer en millions d’euros. BNP Paribas devrait faire appel. « La décision ne m’apparaît pas cohérente avec toutes les décisions rendues auparavant par les juridictions civiles dans ce dossier », a réagi l’avocat de la banque, Ludovic Malgrain, associé chez White & Case.
En temps utile. Acheter au son du canon et vendre au son du clairon : voici un dicton dont les investisseurs feraient bien de se souvenir, au vu des conclusions de l’étude « Mind the Gap » de Morningstar. Le groupe de services financiers a calculé l’impact des biais comportementaux sur la performance des placements des investisseurs, qui ont tendance à investir au plus haut des marchés et à en sortir à leur plus bas. Résultat : sur l’ensemble des classes d’actifs européennes, pour la période 2010-2018, la différence entre la performance calendaire des fonds et celle perçue in fine des investisseurs atteint 53 points de base. Morningstar invite ces derniers à éviter les effets de mode et à privilégier « prudence et patience » pour éviter de telles déconvenues.
Le sujet n’est plus l’apanage des entreprises. Régulateurs et superviseurs nationaux et européens ouvrent de vastes chantiers sur les données qui transforment leurs contrôles.
Le gouvernement Sanchez veut détricoter une partie des réformes de 2012, qui ont soutenu les créations d’emplois sans mettre fin à la dualité du marché.
Incertitude. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) voit dans l’épidémie présente le plus grand danger pesant sur l’économie mondiale depuis la crise de 2008. Elle évalue à 0,5 % la baisse de la croissance cette année imputable à Covid-19 dans l’hypothèse où la Chine connaîtrait son pic épidémique ce trimestre et où les autres pays subiraient le phénomène de façon modérée. La croissance annuelle serait ainsi limitée à 2,4 % dans le monde. La Chine, première victime, verrait son taux passer en-dessous de 5 % pour remonter à 6 % ou plus l’an prochain. Compte tenu des échanges développés par la Chine avec le reste du monde, les autres économies sont affectées, en particulier le Japon, la Corée et l’Australie. Selon l’hypothèse centrale de l’OCDE et sous condition de politiques économiques adaptées, la croissance reprendrait pour s’établir à 3,25 % en 2021. Un deuxième scénario, plus sombre avec propagation de l’épidémie plus longtemps et avec plus d’intensité, donne une hypothèse de croissance mondiale de 1,5 % cette année. L’OCDE préconise donc une réaction rapide et efficace des autorités publiques pour juguler l’épidémie, puis des mesures de soutien de l’économie.