Dans un marché obligataire primaire peu actif, l’Espagne est parvenue à placer 5 milliards d’euros à 30 ans, sa deuxième émission syndiquée cette année. Cette opération a recueilli jusqu’à 28 milliards d’euros de demande (26 milliards un an plus tôt sur la même maturité avec un spread de 105 pb). Le carnet d’ordre s’est finalement établi à 18 milliards. Cette forte demande a permis au Trésor espagnol de réduire de 3 points de base (pb) le spread auquel l’émission a été placée, à 86 pb au-dessus des midswaps par rapport à l’indication de prix initiale. Le rendement de l’emprunt à 30 ans espagnol évolue sous 1% après avoir chuté de plus de 40 pb depuis mi-janvier.
L’activité a stagné au quatrième trimestre 2019, la baisse des exportations ayant pesé sur la croissance de la première économie de la zone euro, selon Destatis. L’Office fédéral de la statistique a précisé que les exportations avaient diminué de 0,2 % en rythme trimestriel, le commerce net ayant amputé de 0,6 point de pourcentage le PIB allemand sur la période. La baisse de l’investissement des entreprises a également pesé sur la croissance pour le troisième trimestre consécutif, tandis que la consommation a stagné. L’Allemagne débute l’année sans réserve de croissance alors que la crise du coronavirus risque de durement toucher son secteur exportateur.
Depuis lundi, le marché considère que l’arrêt d’activité lié au coronavirus les met en risque, en particulier sur leurs dettes subordonnées émises au pic du marché.
Après une année 2018 difficile, 2019 aura finalement été une bonne année pour l’industrie européenne des fonds d’investissement, selon les dernières statistiques de l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). La bonne dynamique de novembre s’est confirmée en décembre avec des collectes nettes d’OPCVM et de FIA de +70 milliards d’euros, pour un encours total sous gestion de 17.796 milliards (+17,3%). Les fonds d’actions ont souffert de sorties nettes jusqu’en septembre, liées aux craintes dues aux tensions commerciales, pour aboutir à 20 milliards de décollecte sur l’année, alors que les fonds obligataires (+299 milliards) et les fonds monétaires (+84 milliards) ont connu une excellente année. Au total, la collecte des fonds Ucits atteint 386 milliards, à laquelle s’ajoutent les 145 milliards levés par les FIA, record absolu.
La devise malaisienne a chuté à un plus bas de six mois après la démission du Premier ministre. La visibilité économique est déjà entachée par le coronavirus.
Le Liban aurait choisi Cleary Gottlieb Steen & Hamilton comme conseil juridique pour évaluer les différentes options concernant sa dette externe (Eurobonds), selon Reuters. Le gouvernement doit par ailleurs choisir son conseil financier parmi douze firmes pré-sélectionnées par le ministère des finances : Lazard, Rothschild & Co, Guggenheim Partners, Houlihan Lokey, Citibank, JPMorgan, PJT Partners, Newstate Partners, Standard Chartered, Global Sovereign Advisory, Deutsche Bank et White Oak. Les investisseurs et les agences de notations anticipent une restructuration de cette dette. Une échéance de 1,2 milliard de dollars attend le pays le 9 mars, qui a une dette publique de plus de 150% du PIB.
En dépit d’un tassement de la croissance, l’Unédic envisage toujours un retour à l’excédent de l’assurance chômage pour 2021 et la poursuite de la baisse du taux de chômage jusque 7,4% fin 2022, selon ses prévisions publiées mardi. Après un déficit de 0,9 milliard en 2020, le solde financier de l’Unédic deviendrait excédentaire de 2,3 milliards d’euros en 2021, puis de 4,2 milliards en 2022. Fin 2020, la dette atteindrait son maximum à 38,4 milliards, soit l'équivalent d’un peu moins d’une année de recettes, puis elle commencerait à diminuer en 2021. Elle serait d’un montant de 36,1 milliards fin 2021 puis de 31,9 milliards fin 2022. L’Unédic anticipe également une poursuite de la baisse du taux de chômage qui était de 8,1% fin 2019. Il atteindrait 7,4%, ce qui représente 61.000 chômeurs de moins en moyenne chaque année.
Richard Clarida, le numéro deux de la banque centrale américaine, a jugé prématuré mardi de se prononcer sur l’opportunité d’assouplir la politique monétaire pour faire face à l'épidémie de coronavirus. La propagation du Covid-19 aura des répercussions significatives sur l'économie chinoise, au moins au premier trimestre, et ce phénomène pourrait ralentir la croissance mondiale, a-t-il toutefois souligné dans un discours devant la National Association for Business Economics. De nombreux économistes anticipent une baisse des taux de la Fed, peut-être au mois d’avril, pour soutenir la conjoncture et compenser l’impact de l'épidémie.
L’Allemagne émettra, comme prévu, son premier green bond au second semestre cette année. Il a sélectionné Crédit Agricole CIB pour l’accompagner dans cette opération. KfW, qui est le plus important émetteur d’obligations vertes en Allemagne, conseillera également le ministère des Finances allemand pour cette émission.
Le coronavirus a eu raison de l’euphorie du marché primaire corporate euro. Les craintes grandissantes sur la croissance mondiale ont provoqué une brusque hausse de la volatilité sur les marchés ces derniers jours et des primes de risque sur les obligations. Un environnement peu propice aux émissions obligataires.
Dans un marché obligataire primaire peu actif, l’Espagne est parvenue à placer 5 milliards d’euros à 30 ans, sa deuxième émission syndiquée cette année. Cette opération a recueilli jusqu’à 28 milliards d’euros de demande (26 milliards un an plus tôt sur la même maturité avec un spread de 105 pb). Le carnet d’ordre s’est finalement établi à 18 milliards. Cette forte demande a permis au Trésor espagnol de réduire de 3 points de base (pb) le spread auquel l’émission a été placée, à 86 pb au-dessus des midswaps par rapport à l’indication de prix initiale. Le rendement de l’emprunt à 30 ans espagnol évolue sous 1% après avoir chuté de plus de 40 pb depuis mi-janvier.
L’Italie pourrait être contrainte de réclamer à l’Union européenne (UE) de lui concéder une certaine latitude sur ses objectifs budgétaires en fonction des répercussions de l’accélération de l’épidémie de coronavirus, a laissé entendre mardi la vice-ministre de l’Economie italienne Laura Castelli, alors que le président du Conseil Giuseppe Conte a estimé lundi que l’impact de cette crise sanitaire pourrait s’avérer «significatif» : «Il existe des marges que l’UE peut nous accorder en lien avec des événements susceptibles de considérablement affecter la croissance du PIB. Nous espérons ne pas en avoir besoin mais il s’agit d’une situation dans laquelle l’UE pourrait accorder une certaine flexibilité», a ajouté Laura Castelli.
L’assureur américain American International Group (AIG) a annoncé aujourd’hui avoir lancé un programme de rachat d’actions accéléré de 500 millions de dollars (462 milliards d’euros) avec Citibank. Cette opération fait partie du programme de rachat autorisé de 2 milliards de dollars annoncé le 13 février dernier. Le règlement final de ce rachat accéléré devrait avoir lieu d’ici au 31 mars prochain. Le titre AIG était inactif en préouverture. Il a gagné 4% au cours des 12 derniers mois, tandis que le S&P 500 s’est apprécié de 15%.
L’activité a stagné au quatrième trimestre 2019, la baisse des exportations ayant pesé sur la croissance de la première économie de la zone euro, selon les chiffres détaillés publiés par Destatis, confirmant sa première estimation.
Le climat des affaires en France s’est stabilisé en février, selon les données publiées par l’Insee. L’indicateur synthétique s’est établi à 105 en février, comme en janvier et en décembre 2019, et reste au-dessus de sa moyenne de long terme (100).
Deux nouveaux candidats se sont portés aujourd’hui candidats pour la présidence de l’Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, le ministre-président du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie Armin Laschet et l’homme d’affaires Friedrich Merz. Un premier candidat s’est déjà lancé dans la course à la succession d’AKK la semaine dernière: Norbert Röttgen, l’actuel président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag.
Le Liban, qui fait face à la plus grave crise économique et financière depuis quarante ans, aurait choisi Cleary Gottlieb Steen & Hamilton comme conseil juridique pour évaluer les différentes options concernant sa dette externe (Eurobonds), selon des sources gouvernementales citées par Reuters.
«Le redressement des finances publiques, déjà très graduel au cours des dernières années, est aujourd’hui quasiment à l’arrêt», regrette le rapport annuel de la Cour des comptes paru mardi. Elle appelle le gouvernement à adopter une stratégie plus «ambitieuse» dans ce domaine.
Blackstone prévoit d’utiliser l’argent d’un fonds d’infrastructure saoudien de 14 milliards de dollars pour investir au Royaume-Uni, dans le sillage de la victoire de Boris Johnson aux élections, plutôt qu’aux Etats-Unis comme c’était envisagé initialement, rapporte le Financial Times. La société d’actifs alternatifs a recruté Jonathan Kelly, de Brookfield, pour monter et diriger une équipe d’une dizaine de personnes à Londres pour dénicher des opérations au Royaume-Uni et en Europe. Les secteurs de l’électricité, de l’eau, de la fibre internet, des centres de données et des tours de télécommunications mobiles seront privilégiés.
Les encours du Livret A ont passé en janvier la barre des 300 milliards d’euros pour la première fois de l’histoire, à 302,7 milliards, selon les statistiques de la Caisse des Dépôts. L’annonce mi-janvier d’une baisse de la rémunération du livret de 0,75% à 0,5% par an, effective au 1er février, n’a pas eu d’impact sur la collecte, qui a atteint 4,13 milliards d’euros contre 4 milliards en janvier 2019. Le début d’année est souvent marqué par une forte collecte en raison du versement fin décembre des primes et 13e mois. Le Livret de développement durable et solidaire a collecté pour sa part 0,41 milliard sur le mois, portant ses encours à 112,8 milliards.
CDP (ex-Carbon Disclosure Project), qui évalue plus de 17.000 fonds totalisant 15,9 milliards d’euros (31% du marché mondial des OPCVM), a révélé que les gestionnaires d’actifs français recevront 50% des récompenses attribuées dans les catégories actions européennes, actions globales et actions émergentes, lors de ses CDP Europe Awards, qui auront lieu le 25 février 2020 à Paris. Les sociétés de gestion La Banque Postale et Ecofi ont toutes deux au moins un fonds primé sur les 15 fonds récompensés par les Climetrics Fund Awards. Meeschaert AM, ainsi que Mirova et Comgest. Il s’agit de la deuxième édition des prix pour les fonds notés par Climetrics et la première fois que les catégories actions globales et actions émergentes sont primées.
SoftBank a indiqué lundi qu’elle menait un nouveau tour de table de 165 millions de dollars (152 millions d’euros) dans la start-up californienne Karius, qui va commercialiser un test permettant de détecter rapidement par de simples prises de sang des infections difficiles à diagnostiquer. Elle est valorisée environ 700 millions de dollars, selon Reuters. En outre, elle a investi 100 millions de dollars dans la firme new-yorkaise Behavox. Cette dernière recourt à l’intelligence artificielle pour analyser les données internes de sociétés.
Le moral des entrepreneurs allemands s’est amélioré en février contrairement aux attentes, ce qui suggère que la première économie d’Europe a été épargnée jusqu'à présent par les effets de l'épidémie de coronavirus apparue en Chine. L’indice du climat des affaires calculé par l’institut d'études économiques Ifo s’affiche à 96,1 contre 96,0 en janvier. Les économistes s’attendaient à une baisse de l’indice à 95,3 pour février. Le sous-indice évaluant la situation actuelle s’est replié à 98,9 points, contre 99,2 en janvier en données révisées, tandis que celui mesurant les perspectives a progressé à 93,4 points, contre 92,9 points le mois dernier.
Les marchés financiers commencent à intégrer de nouvelles baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) cette année, alors que le nombre de cas de coronavirus se multiplient en dehors de Chine, en Corée du Sud et en Italie notamment, faisant craindre un impact plus marqué sur la croissance mondiale. Les prix sur les marchés monétaires européens intègrent à 50% une probabilité d’une baisse de 10 points de base (pb) du taux de la facilité de dépôts, à -0,6%, en juillet. Aux Etats-Unis, deux baisses de taux sont attendues tandis qu’une troisième commence à être intégrée dans les prix. Les opérateurs attendent une baisse de 59 pb sur l’ensemble de l’année. La première baisse est attendue en juin.