Efficience. Dans leur dernier rapport annuel, les Sages de la rue Cambon (photo) exhortent les institutions de retraite complémentaire (IRC), rattachées aux groupes de protection sociale (GPS), à poursuivre leurs efforts d’efficacité dans l’optique d’une transition du régime Agirc-Arrco vers le futur régime de retraite universel. Quatre groupes gèrent aujourd’hui 94 % des cotisations de l’Agirc-Arrco : Humanis Malakoff-Médéric (près de 40 %), AG2R La Mondiale (environ 25 %), Alliance Pro avec notamment Pro BTP (18 %) et Klésia (11 %). La période de transition entre l’ancien et le nouveau système « devra être mise à profit pour améliorer l’efficience du régime complémentaire et préparer l’unification des structures de gestion », insiste la Cour. Or la bascule dans le nouveau système pourrait conduire à préliquider les droits acquis pour la quarantaine de générations actuellement en activité, ce qui prendra plusieurs années. « Le risque existe que cette augmentation de charge transitoire ne conduise les IRC à maintenir inchangées les structures actuelles, repoussant ainsi tout effort de productivité, estiment les experts. Un plan prévisionnel de gestion des effectifs et des compétences strictement défini en vue de la réforme sera nécessaire pour pallier ce risque. » A ce jour, l’Agirc-Arrco est en ligne avec son dernier plan d’économies, avec des gains de 414 millions d’euros par rapport à 2012, « ce qui ramène l’effort à fournir pour les années 2019 à 2022 à 50 millions d’euros par an. »