La production industrielle au Japon a progressé en janvier de +0,8%, à un rythme plus important qu’attendu (+0,2%) après -1,2% en décembre. Cette nouvelle soulagera les décideurs à Tokyo alors que l'épidémie de coronavirus en Chine, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et l’activité économique, leur fait craindre une récession de l'économie nippone. La troisième économie mondiale s’est contractée au quatrième trimestre à son rythme le plus important en près de six ans, sous l’effet du déclin de la consommation provoqué par la hausse de la TVA et du ralentissement de la demande extérieure.
Ce n’est guère une surprise. Les flux de souscriptions et de rachats sur les fonds cette semaine ont été le reflet du mouvement d’aversion pour le risque qui s’est emparé des marchés financiers par crainte que l’épidémie de coronavirus se transforme en pandémie et provoque une récession.
Après avoir connu leur plus forte baisse hebdomadaire depuis 2008, les marchés continueront à surveiller la semaine prochaine la progression du coronavirus et prendront le pouls de l'économie mondiale au travers d’une série d’indicateurs.
L’expansion de l’épidémie de coronavirus hors de Chine met les marchés financiers dans un état de stress inconnu depuis 2011. L’indice VStoxx, qui mesure la volatilité implicite sur l’indice actions européennes Euro Stoxx 50, a atteint 49,69 vendredi matin au plus fort de la correction boursière. Des niveaux seulement dépassés en octobre 2008 (record à 87,5 points), peu de temps après la faillite de Lehman Brothers, et en septembre 2011, en pleine crise de la zone euro. Vers 13 heures, cet indice de la peur évoluait autour de 42 points, contre 34,7 points à la clôture de jeudi et moins de 15 points la semaine dernière.
La Banque centrale européenne (BCE) ne prévoit pas prendre de mesures contre les effets du coronavirus lors de sa prochaine réunion du conseil des gouverneurs, le 12 mars, mais elle pourrait convoquer une réunion d’urgence, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale de Lituanie, Vitas Vasiliauskas, lors d’une conférence de presse à Bruxelles vendredi. Malgré son «approche attentiste», «il n’y a aucun problème pour que le conseil des gouverneurs se réunisse d’une manière extraordinaire, sans attendre la prochaine réunion de politique monétaire», a-t-il indiqué.
Le conglomérat allemand Thyssenkrupp a annoncé jeudi la vente pour 17,2 milliards d’euros de sa division d’ascenseurs à un consortium d’investisseurs mené par l’américain Advent, le britannique Cinven et la fondation RAG (qui finance les coûts à long terme provoqués par l’extraction de la houille en Allemagne). Le contrat a été signé et la clôture de la transaction est attendue pour la fin de l’année. Cette vente «est une solution favorable non seulement pour l’entreprise, ses actionnaires, ses clients et ses employés, mais aussi pour l’entreprise d’ascenseurs elle-même. Au sein du consortium, Thyssenkrupp a trouvé de nouveaux propriétaires qui possèdent une grande expertise industrielle et offrent à la main-d'œuvre un haut degré de sécurité. Les acheteurs ont une solide expérience de la croissance rentable et de l’encouragement des entreprises à devenir des champions mondiaux», assure le communiqué deThyssenkrupp. Dans le cadre de négociations avec les représentants des salariés et le syndicat IG Metall, les acheteurs se sont engagés à offrir «de vastes garanties en matière de site et d’emploi». En outre, il a été convenu que les acheteurs continueront à gérer Thyssenkrupp Elevator en tant que groupe mondial. L’entreprise restera également basée en Allemagne. Avec la vente de cette activité très rentable, le groupe Thyssenkrupp victime de la crise de l’acier, espère se donner les moyens de poursuivre sa restructuration, baisser son niveau d’endettement et voir sa note de solvabilité relevée par les agences de notation.
La Bourse de New York a lourdement chuté jeudi et se trouve désormais en phase de correction après avoir cédé plus de 10% par rapport à son précédent pic sous l’effet des craintes entourant l'épidémie de coronavirus. En baisse continue depuis le début de la semaine malgré d'éphémères tentatives de rebond, l’indice Dow Jones a perdu à nouveau 4,4%. L’indice élargi S&P 500 a clôturé en baisse de 4,4%. Le Nasdaq Composite, qui était parvenu à se stabiliser la veille, a abandonné 4,6%. Certaines entreprises américaines ont estimé qu’elles pourraient perdre jusqu'à la moitié de leur chiffre d’affaires en Chine si l'épidémie se prolonge jusqu'à l'été.
Stephen Schwarzman, directeur général de Blackstone, a déclaré que son fonds de capital-investissement ne pouvait pas, en tant que propriétaire de Refinitiv, acheter Bloomberg si le fournisseur d’informations et de données financières était mis en vente, puisqu’il est leur concurrent. Il a envisagé une telle acquisition après avoir appris que Mike Bloomberg, candidat à l’investiture démocrate, pourrait vendre son entreprise s’il était élu président des Etats-Unis en novembre prochain. Blackstone a acquis en 2018 une participation majoritaire dans la division de données de Thomson Reuters, qu’il a rebaptisée Refinitiv. Le fonds a ensuite conclu un accord pour vendre Refinitiv à London Stock Exchange.
Le Parlement tunisien a voté jeudi la confiance à un nouveau gouvernement de coalition formé la semaine dernière par le Premier ministre désigné, Elyes Fakhfakh. Ceci met fin à une incertitude politique de plusieurs mois qui a nui aux efforts du pays pour lutter contre des problèmes économiques croissants. Le gouvernement de coalition présenté par Elyes Fakhfakh au terme d’un accord avec la formation islamiste modérée Ennahda, première force parlementaire, a obtenu 129 voix pour et 77 contre.
Le sentiment économique dans la zone euro s’est amélioré plus nettement qu’attendu en février avec une hausse de la confiance du consommateur dans le secteur manufacturier, malgré l'épidémie de coronavirus, montrent les enquêtes publiées jeudi par la Commission européenne. L’indice du sentiment économique dans les 19 pays membres a atteint 103,5, contre 102,6 en janvier. Le sentiment des consommateurs a lui progressé à -6,6, contre -8,1 en janvier. L’indice du sentiment dans l’industrie est remonté à -6,1 après -7,0 en janvier, alors que le consensus le donnait à -7,3.
Les cours du pétrole ont continué leur plongeon jeudi face à la propagation de l'épidémie de coronavirus, tombant à leur plus bas niveaux en plus d’un an après avoir chuté de plus de 10% depuis le début de la semaine. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a lâché 2,3% pour clôturer à 52,18 dollars, un niveau plus vu depuis fin 2018. A New York, le baril américain de WTI pour avril a abandonné 3,4% pour terminer à 47,09 dollars, au plus bas depuis début janvier 2019. Le Brent a lâché 10,8% depuis le début de la semaine et le WTI 11,8%. Les ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés se réunissent dans une semaine à Vienne.
En pleine crise politique, la Malaisie annonce des mesures de relance budgétaire face au risque du coronavirus sur sa croissance économique. Le premier ministre par intérim, Mahathir Mohamad, qui a démissionné de son poste en début de semaine, a annoncé un plan de soutien aux secteurs affectés par le coronavirus, notamment le tourisme, de 20 milliards de ringgits (4,6 milliards d’euros). Le gouvernement prévoit désormais une croissance comprise entre 3,2% et 4,2% cette année, après 4,8% en 2019. Il a par ailleurs revu et augmenté sa prévision de déficit budgétaire de 3,2% à 3,4%.
Le fonds souverain norvégien a généré un gain record de 180 milliards de dollars (1.690 milliards de couronnes norvégienne) et affiché un rendement de 19,9% grâce à la reprise des marchés boursiers en 2019. Ses encours ont augmenté de 26% sur les actions, de 7,6% sur les obligations et de 6,8% sur l’immobilier. Son allocation se répartissait entre 70,8% en actions, 26,5% en produits de taux et et 2,7% en propriétés immobilières en fin d’année. Pour le fonds le plus important au monde, 2019 est l’année où il a obtenu le feu vert pour réduire son exposition aux combustibles fossiles et a commencé la recherche d’un nouveau directeur général.
«L’assurance et les pertes économiques causées par les événements liés au climat devraient commencer à augmenter en pourcentage du PIB, a déclaré jeudi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) à Londres. Les banques centrales doivent consacrer une plus grande attention à la compréhension de l’impact du changement climatique», a ajouté Christine Lagarde, en insistant également sur la transparence nécessaire des banques sur leur exposition aux risques qui en découlent. Les banques ont encore, selon elle, «un certain chemin à parcourir» vers une évaluation des risques et une divulgation appropriées (lire par ailleurs).
Alors que l’expansion rapide de l'épidémie de coronavirus continuait à paniquer les marchés jeudi, en Corée du Sud, où au moins 13 victimes ont été dénombrées sur désormais plus de 1.700 cas de contamination, la banque centrale (BOK) a surpris les marchés en maintenant son taux d’intérêt directeur stable, à 1,25%, alors que 80% des analystes anticipaient une baisse de 25 points de base mercredi. En Chine, les autorités craignent désormais davantage les possibles sources d’infection en provenance de l'étranger. La Banque populaire de Chine (PBoC) a en outre déclaré qu’elle assurerait une liquidité suffisante grâce à des baisses du ratio de réserves obligatoires (RRR) en temps voulu.
Le Parlement tunisien a voté jeudi la confiance à un nouveau gouvernement de coalition formé la semaine dernière par le Premier ministre désigné, Elyes Fakhfakh. Ceci met fin à une incertitude politique de plusieurs mois qui a nui aux efforts du pays pour lutter contre des problèmes économiques croissantes. Le gouvernement de coalition présenté par Elyes Fakhfakh au terme d’un accord avec la formation islamiste modérée Ennahda, première force parlementaire, a obtenu 129 voix pour et 77 contre.
«L’assurance et les pertes économiques causées par les événements liés au climat devraient commencer à augmenter en pourcentage du PIB, a déclaré jeudi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) à Londres. Les banques centrales doivent consacrer une plus grande attention à la compréhension de l’impact du changement climatique», a ajouté Christine Lagarde, en insistant également sur la transparence nécessaire des banques sur leur exposition aux risques qui en découlent.
Stephen Schwarzman, directeur général de Blackstone, a déclaré que son fonds de capital-investissement ne pouvait pas, en tant que propriétaire de Refinitiv, acheter Bloomberg si le fournisseur d’informations et de données financières était mis en vente. Il a envisagé une telle acquisition après avoir appris que Mike Bloomberg, candidat à l’investiture démocrate, pourrait vendre son entreprise s’il était élu président des Etats-Unis en novembre prochain.
Le sentiment économique dans la zone euro s’est amélioré plus nettement qu’attendu en février avec une hausse de la confiance du consommateur et dans le secteur manufacturier malgré l'épidémie de coronavirus, montrent les enquêtes publiées jeudi par la Commission européenne. L’indice du sentiment économique dans les 19 pays membres a atteint 103,5, contre 102,6 en janvier. Le sentiment des consommateurs a lui progressé à -6,6, contre -8,1 en janvier. L’indice du sentiment dans l’industrie est remonté, contre toute attente, à -6,1 après -7,0 en janvier, alors que le consensus le donnait à -7,3. Enfin, la confiance dans les services, qui représentent environ deux tiers du PIB, a atteint 11,2 en février, conformément aux attentes, contre 11,0 en janvier.
Le fonds souverain norvégien a généré un gain record de 180 milliards de dollars (1.690 milliards de couronnes norvégienne) et affiché un rendement de 19,9% grâce à la reprise des marchés boursiers en 2019. Ses encours ont augmenté de 26% sur les actions, de 7,6% sur les obligations et de 6,8% sur l’immobilier. Son allocation se répartissait entre 70,8% en actions, 26,5% en produits de taux et et 2,7% en propriétés immobilières en fin d’année.
Après avoir réduit leurs pertes mercredi après-midi, les principales Bourses européennes accusent une nouvelle séance de forte baisse jeudi alors que les nouveaux cas de coronavirus en dehors de la Chine continuent d’augmenter, faisant craindre des répercussions plus importantes que prévu sur la croissance mondiale. Les indices actions perdaient plus de 2% vers 12h50, à 3.501 points pour l’EuroStoxx 50, 5.567 points pour le CAC 40 et 12.517 points pour le Dax. Le FTSE reculait moins, de 1,8% à 6.916 points.
En pleine crise politique, la Malaisie annonce des mesures de relance budgétaire pour faire face au risque du coronavirus sur la croissance économique. Le premier ministre par intérim, Mahatir Mohamad, qui a démissionné de son poste en début de semaine, a annoncé un plan de soutien aux secteurs affectés par le coronavirus, notamment le tourisme, de 20 milliards de ringgit (4,6 milliards d’euros).
C’est le nombre d’amendements au projet de loi sur la réforme des retraites déposés par les seuls parlementaires de la France Insoumise (sur un total de 41.000). Considérant qu’il a fallu une pleine semaine pour étudier et adopter le premier des 65 articles que comporte la loi, un vote du texte avant le premier tour des élections municipales – objectif affiché par le gouvernement – ressemble de plus en plus à un vœu pieux.