Lors de l’émission par la Banque mondiale des pandemic bond en 2017, la demande avait été deux fois plus importante que l’offre, rappelle Plus24, le supplément hebdomadaire du journal italien Il Sole 24 Ore. Les émissions, totalisant 320 millions de dollars, arrivent à échéance le 15 juillet 2020. Elles fonctionnent comme une assurance. Si sur les trois ans de vie de ces obligations, il n’y avait eu aucune pandémie, les souscripteurs auraient perçu le remboursement du capital à échéance, en plus des coupons. Une éventualité encore possible puisqu’un certain nombre de critères doivent être respectés pour que le Covid-19 soit qualifié de pandémie. Sinon, les investisseurs perdront leur capital, qui est transféré aux pays affectés. Plus24 a identifié les fonds qui détiennent les deux obligations pandémiques. La société de gestion la plus exposée est Baillie Gifford, avec 25 millions de dollars investis dans le fonds Diversified Growth. Suit la filiale américaine de Pioneer Investment IM. L’une des émissions figure aussi dans le fonds Pioneer Obbligazionario Globale High Yield géré par Amundi Sgr. Le fonds Azimut AZ Fund 1 Cat Bond détenait 500.000 dollars d’obligations pandémiques. Cet investissement a été pratiquement entièrement vendu fin janvier. Les autres maisons de gestion à avoir misé sur ces obligations sont Stone Ridge, pour 9 millions de dollars, et OppenheimerFunds, qui a liquidé une grande partie de ses positions.