La Banque Mondiale a annoncé jeudi que l’organisation AIR Worldwide détermine que le coronavirus, bien que déclaré pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis début mars, ne permet toujours pas d’activer les seuils de «non remboursement» des obligations émises en 2017. Liées à sa Pandemic Emergency Financing Facility (PEF), celles-ci permettent de mobiliser l’argent pour soutenir la lutte contre l’épidémie dans les pays en voie de développement. Un cinquième critère restait à atteindre : il fallait que le taux d’expansion de l’épidémie dans les pays IDA/IRBD (dont la Chine) soit positif selon les calculs de l’agent tiers AIR Worldwide.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont subi en mars leur plus forte baisse mensuelle depuis janvier 2015. L’indice des prix à la consommation (CPI) calculé par le département du Travail a ainsi reculé de 0,4% le mois dernier en raison de la diminution des prix de l’essence, de l’hôtellerie, des billets d’avions ou encore de l’habillement. Sur les 12 mois à fin mars, le CPI affiche une progression de 1,5%, contre +2,3% à fin février. Le consensus Reuters prévoyait une baisse de 0,3% sur un mois et une hausse de 1,6% sur un an. Le déclin de l’inflation provient principalement de celui des prix de l’essence, en recul de 10,5% d’un mois sur l’autre.
Avec 517 décès supplémentaires en 24 heures, le nombre de morts provoquées par le coronavirus en Espagne est passé lundi à 17.489 mais ce bilan quotidien marque une décélération. Le pays a commencé à assouplir légèrement les mesures de confinement en vigueur depuis plus d’un mois. Certaines entreprises, notamment dans la construction et l’industrie, ont pu reprendre leur activité lundi. Les forces de l’ordre distribuaient lundi des masques de protection aux passagers empruntant les transports en commun pour se rendre de nouveau au travail. Mais la plupart des Espagnols sont toujours soumis au confinement, et les magasins, les bars et les lieux publics resteront fermés au moins jusqu’au 26 avril. La crise sanitaire pèse lourdement sur l'économie espagnole. Depuis la mi-mars, 900.000 emplois ont disparu.
Le sénateur indépendant Bernie Sanders a annoncé lundi apporter son soutien à la candidature dans la présidentielle américaine de son ancien rival Joe Biden afin de battre Donald Trump, «le président le plus dangereux de l’histoire moderne». Après une campagne secouée par les rebondissements, le sénateur du Vermont a abandonné mercredi dernier la course à la Maison Blanche. Joe Biden, désormais vainqueur assuré de la primaire démocrate, appelle au rassemblement pour battre Donald Trump. Il devra être désigné officiellement candidat par le parti lors d’une convention démocrate, qui a été reportée au 17 août à cause de la pandémie de coronavirus.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont subi en mars leur plus forte baisse mensuelle depuis janvier 2015. Et ce n’est sans doute qu’un début, le plongeon des prix du pétrole et lachute de la demande liée à l'épidémie de coronavirus ayant des effets déflationnistes.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne tiendront le 23 avril un sommet par visioconférence pour débattre de la réponse économique à la crise du coronavirus, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel.
Les marchés resteront attentifs la semaine prochaine aux développements sur le front de la pandémie de coronavirus et prendront connaissance des premiers résultats d’entreprises au premier trimestre. La semaine sera écourtée sur les marchés européens en raison d’un jour férié lundi. Le ralentissement du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en Europe et aux Etats-Unis a suscité une vague d’optimisme sur les places boursières mondiales, qui ont nettement rebondi ces derniers jours.
La Banque Mondiale a annoncé jeudi que l’organisation AIR Worldwide détermine que le coronavirus, bien que déclaré pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis début mars, ne permet toujours pas d’activer les seuils de «non remboursement» des obligations émises en 2017. Liées à sa Pandemic Emergency Financing Facility (PEF), celles-ci permettent de mobiliser l’argent pour soutenir la lutte contre l’épidémie dans les pays en voie de développement.
Les banques libanaises, qui détiennent une grande partie de la dette externe et locale du Liban, craignent que la proposition de restructuration faite par le gouvernement n’affecte le système bancaire libanais et les déposants. L’Association bancaire libanaise l’a fait savoir au gouvernement dans un courrier adressé à la banque Lazard, son conseil dans cette restructuration.
Une baisse des taux directeurs fait partie des options qui seront étudiées par la banque centrale de Russie lors de sa prochaine réunion le 24 avril, a déclaré vendredi sa gouverneure Elvira Nabiullina. La Russie est frappée à la fois par les conséquences de la pandémie de coronavirus et par le plongeon des prix du pétrole et du gaz.
La production de crédit a nettement rebondi en mars en Chine, à 2.850 milliards de yuans (370 milliards d’euros), contre 906 milliards de yuans en février, mois marqué par le pic de l'épidémie de coronavirus dans le pays. Les statistiques publiées vendredi marquent également une forte progression sur un an, se comparant à 1.690 milliards de nouveaux crédits en mars 2019.
Les pays producteurs de pétrole de Opep associés à d’autres pays producteurs comme la Russie dans l’organisation informelle Opep+ ont trouvé un accord de principe, jeudi soir, afin de réduire leur production globale de 10 millions de barils/jour (mbj) à compter du 1er mai, pour deux mois, avant un ajustement de 8 mbj jusqu’à fin décembre.
La Fédération des sociétés immobilières et foncières (FSIF) assure que près de 9.000 locataires bénéficient déjà de mesures de suspensions de loyers. La FSIF rappelle avoir demandé dès le 20 mars à ses adhérents de suspendre et étaler sans pénalité les loyers et charges des TPE-PME pour la période d’arrêt d’activité imposée par les pouvoirs publics, et à recouvrer les loyers et charges mensuellement et non plus trimestriellement, pour soutenir la trésorerie de leurs locataires. Pour les entreprises dont l’activité, sans être interrompue, a été fortement dégradée par la crise, la Fédération demande à ses membres de réaliser « un examen des situations au par cas, avec bienveillance, en fonction de leurs réalités économiques », précise le communiqué.
La liquidation des fonds obligataires est terminée. C’est le constat des stratégistes de Bank of America Securities alors que les flux hebdomadaires nets sortants au niveau mondial n’ont été que de 1 milliard de dollars (au 8 avril), contre 284 milliards de sorties les cinq dernières semaines sur la classe d’actifs. La fuite des fonds monétaire prime américains s’est également apaisée. « L’épicentre du risque systémique s’est calmé grâce à l’action de la Fed », poursuivent ces derniers.
La production industrielle a progressé de 0,9% sur un mois en février dans l’ensemble de l’industrie, après un bond de 1,1% en janvier, selon des chiffres publiés ce matin par l’Insee. Dans le seul secteur manufacturier, la production était également en hausse de 0,9%, suivant une progression de 1,2% en janvier. Mais de décembre à février, la production industrielle dans son ensemble a reculé de 1,4% par rapport aux trois mois précédents.
Le ministère de l’Economie et des Finances a annoncé jeudi une réduction de la TVA pour les dons de matériel sanitaire. «Les entreprises qui font don de matériel sanitaire (masques, gels hydroalcooliques, tenues de protection et respirateurs) à des établissements de santé, à des établissements sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, handicapées ou atteintes de pathologies chroniques, à des professionnels de la santé ou à des services de l’Etat et des collectivités territoriales, pourront déduire la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) supportée à l’occasion de l’acquisition ou de la fabrication de ces matériels», indique un communiqué. Cette disposition est entrée en vigueur à compter du 8 avril, selon l’AFP.
La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, après l’annonce par la Réserve fédérale (Fed) de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine (lire par ailleurs) et malgré une nouvelle vague massive d’inscriptions au chômage dans le pays. L’indice Dow Jones a gagné 1,2%, à 23.719,37 points. L’indice S&P 500 a fini en hausse de 1,8%, à 2.797 points, et le Nasdaq Composite a pris 1,4%, à 8.207 points. Les indices américains ont signé de solides progressions au cours de cette semaine écoulée à Wall Street pour cause de fermeture des marchés à l’occasion du Vendredi saint. Porté par l’espoir d’une stabilisation prochaine de l'épidémie de coronavirus, le DJIA termine la semaine sur un gain hebdomadaire de 12,7%. Le S&P 500 a pour sa part progressé de 12,1% et le Nasdaq de 10,6%.
Alors que Boris Johnson est toujours hospitalisé, le Royaume-Uni s’apprête à prolonger le confinement et à convenir d’un nouveau calendrier de négociations sur le Brexit.
L’Autorité de la concurrence a demandé à Google d’entamer des négociations avec les éditeurs et les agences de presse sur la rémunération qu’il leur doit au titre de la reprise de leurs contenus. «L’Autorité a estimé que les pratiques de Google à l’occasion de l’entrée en vigueur de la loi sur les droits voisins étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante, et portaient une atteinte grave et immédiate au secteur de la presse », explique-t-elle dans un communiqué. La filiale d’Alphabet a trois mois pour mener des négociations «de bonne foi», qui devront couvrir rétroactivement les droits dus depuis l’entrée en vigueur de la loi française, le 24 octobre dernier.
Les gouvernements multiplient les plans de soutien à l’économie. Les dépenses budgétaires directes représentent une impulsion de près de 3% du PIB mondial.
La ligne de financement budgétaire de la Banque d’Angleterre (the Ways and means facility) a été rouverte jeudi pour une période temporaire, a annoncé la banque centrale dans un communiqué. Cette mesure vise à lisser les besoins de trésorerie du gouvernement. Elle doit également « soutenir le fonctionnement du marché en minimisant l’impact immédiat de la levée de fonds supplémentaires sur le marché des bonds du Trésor (Gilts) et sur la livre», ajoute la BoE. Le gouvernement continuera toutefois à utiliser les marchés comme sa principale source de financement.
Le dispositif de chômage partiel mis en oeuvre par le gouvernement pour éviter les licenciements coûtera plus de 20 milliards d’euros à l’Etat, a déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. «Le coût pour l’Etat et pour l’Unedic (...), je pense qu’il sera de plus de 20 milliards d’euros», a-t-elle dit sur RMC-BFM TV. Selon le décompte dressé par son ministère, 6,9 millions de salariés sont actuellement concernés par ces mesures sollicitées par 628.000 entreprises et associations, dont 6 sur 10 sont des PME et des TPE.
Les inscriptions au chômage hebdomadaires ont de nouveau dépassé 6 millions aux Etats-Unis la semaine du 4 avril portant à plus de 15 millions leur nombre en trois semaines. Les nouvelles demandes d’allocations ont progressé de 6,606 millions. La moyenne sur quatre semaines, elle, augmente fortement à 4,27 millions contre 2,67 millions (révisé) la semaine précédente. Cette statistique était très attendue par le marché car il s’agit d’un indicateur en temps réel des conséquences sur l’emploi et l’économie des mesures de restriction prises pour lutter contre le coronavirus. Les données mensuelles sur l’emploi, publiées vendredi dernier pour le mois de mars, ne donnent qu’une vue partielle avec 701.000 postes détruits.
Les agences de notation devraient veiller à ne pas aggraver la crise du coronavirus en abaissant trop rapidement la note des pays et des entreprises alors que les effets de la pandémie ont précipité nombre d'économies dans la récession, a déclaré jeudi Steven Maijoor, le président de l’Esma, l’Autorité européenne de supervision des marchés financiers. «Le calendrier des décisions sur les notations doit être soigneusement calibré», a insisté Steven Maijoor, s’adressant à un secteur dominé par seulement trois agences: Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch. Fitch a abaissé le mois dernier la note de la dette souveraine de la Grande-Bretagne, tandis que celle de l’Italie devrait être examinée par S&P et Moody’s.
L’Opep et ses alliés dont la Russie, désignés sous le nom d’Opep+, ont débattu jeudi d’une baisse de la production de pétrole, de l’ordre de 15 à 20 millions de barils par jour, soit 15% à 20% de l’offre mondiale, afin d’enrayer la chute des cours du brut provoquée par la pandémie. L’Opep+ insiste pour que d’autres pays à commencer par les Etats-Unis, premier producteur mondial, participent à cette baisse, selon Reuters. Washington a pour l’instant écarté cette hypothèse. La réunion de l’Opep+ sera suivie vendredi d’une conférence téléphonique entre les ministres de l’Energie du G20, que préside actuellement l’Arabie saoudite. Des pays importateurs pourraient alors annoncer des achats de pétrole pour leurs réserves stratégiques afin d’augmenter la demande