L’activité manufacturière s’est effondrée en avril dans la zone euro sous l’effet des mesures de confinement destinées à enrayer la propagation du coronavirus, selon la dernière enquête PMI confirmant une première estimation. L’indice manufacturier est tombé à 33,4 (33,6 pour l’indice flash), son plus bas niveau depuis le lancement de cette enquête, mi-1997, après 43,2 en mars. Le sous-indice de la production traduit lui aussi une chute sans précédent, à 18,1 contre 38,5 en mars, l’industrie ayant été affectée à la fois par les fermetures d’usines, la chute de la demande et la rupture des chaînes d’approvisionnement, explique IHS Markit qui réalise cette enquête auprès des directeurs d’achat.
Les marchés actions débutent le mois de mai en forte baisse. Après l’Asie ce matin, et Wall Street vendredi, les places européennes sont également dans le rouge. Elles sont pénalisées par les craintes d’une dégradation des relations entre la Chine et les Etats-Unis, après que plusieurs responsables américains ont vivement critiqué la gestion de la pandémie par Pékin, et par la confirmation des indices PMI manufacturier en zone euro montrant une forte dégradation de l’activité dans la région. Les places boursières mettent ainsi un terme à leur fort rebond en avril, le meilleur mois à Wall Street depuis janvier1987.
La contraction de l'économie de la zone euro sera moins forte que ne le laissent penser certaines projections, selon les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne (BCE). L’enquête trimestrielle publiée lundi suggère que ces derniers penchent davantage en faveur du scénario le moins sombre de la banque centrale. Ils s’attendent néanmoins à ce que la reprise soit lente. «La plupart des répondants ont aussi indiqué que tout retour à la normale serait probablement graduel et que la normalité ne serait probablement pas atteinte avant le troisième trimestre», précise l’enquête réalisée entre le 31 mars et le 7 avril auprès de 57 économistes.
La banque centrale de Hongrie (MNB) a annoncé l’extension du champ d’instruments financiers pouvant être achetés par les fonds d’investissement hongrois dans le cadre de son programme d’achat d’actifs lié à la pandémie de Covid-19. Ce programme, qui débute le4 mai, permet aux fonds hongrois d’avoir accès à des obligations de prêts garantis(collaterised loan obligations), toutes maturités confondues et émises par la MNB. Il concerne principalement les dixplus grandes sociétés de gestion basées dans le pays. Le programme de la MNB lui permettra également de racheter des actifs détenus sur le marché secondaire par ces mêmes sociétés de gestion.
Le PIB de la région a chuté au premier trimestre, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, où les mesures de confinement ont été plus strictes.
Les gérants tablent sur une progression de 2% à 3% des marchés actions européens à six mois et de 10% à un an. Wall Street rebondit plus vite que prévu.
Le Parlement nippon a adopté jeudi un budget extraordinaire de 25.700 milliards de yens (près de 222 milliards d’euros), dont une allocation d’urgence pour chaque résident. Ce budget avait dû être révisé en dernière minute en raison de la volte-face du gouvernement, qui a décidé d’offrir une aide de 100.000 yens (environ 860 euros) à chaque résident au Japon. Le gouvernement prévoyait initialement de verser 300.000 yens pour les seuls foyers capables de prouver que leurs revenus ont fondu au-delà d’un certain seuil. Le coût total de l’allocation individuelle forfaitaire de 100.000 yens a été chiffrée à 13.000 milliards de yens (112 milliards d’euros), soit la moitié du budget extraordinaire adopté. Le produit intérieur brut (PIB) devrait chuter de 5,2% cette année.
La Norvège, premier producteur pétrolier d’Europe occidentale, va réduire pour la première fois depuis 18 ans sa production de brut, de 250.000 barils/jour en juin et de 134.000 barils/jour au cours du second semestre. «En outre, le lancement de la production sur plusieurs gisements est repoussé à 2021, a indiqué a ministre de l’Energie, Tina Bru. En conséquence, la production norvégienne 2020 sera inférieure en décembre de 300.000 barils/jour (sur 1,9 à 2 millions barils/jour en temps normal, ndlr) à celle qui était initialement prévue par les entreprises. Cette réglementation prendra fin à la fin de l’année.»
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis, portant à plus de 30 millions le nombre total d’Américains ayant perdu leur emploi en six semaines. Les demandes d’allocations chômage lors de la semaine au 25 avril ont reculé à 3,839 millions contre 4,442 millions (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient 3,500 millions d’inscriptions. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un indicateur plus fiable, a reculé pour s'établir à 5.033.250 contre 5.790.250 la semaine précédente.
Le protocole sanitaire de déconfinement pour les entreprises du secteur privé préparé par le ministère du Travail prévoit des mesures strictes visant à assurer la protection des salariés. Il impose aux employeurs un critère «universel» d’occupation maximale des espaces ouverts au public et en milieu de travail, fixé à 4m² par personne. Si ce critère ne peut être respecté, des mesures complémentaires comme le port du masque sont à mettre en place. La généralisation du contrôle de température pratiquée par certaines entreprises est déconseillée, et les campagnes de dépistage interdites. Tous les jours, les locaux seront désinfectés et les poignées de porte, bureaux, toilettes, interrupteurs et rampes d’escalier le seront à plusieurs reprises.
La Bourse de New York a clôturé en forte baisse vendredi, alors que les publications de résultats de plusieurs grands groupes américains ont mis en évidence les répercussions financières de la pandémie, notamment dans le secteur technologique. Les craintes d’une résurgence des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ont également pesé. L’indice Dow Jones a fini en baisse de 2,6%, à 23.723,69 points, et le S&P 500 a reculé de 2,8%, à 2.830,71 points. Le Nasdaq Composite a perdu 3,2%, à 8.604,95 points. Le président américain, Donald Trump, réfléchit à des mesures de représailles contre la Chine pour sa gestion jugée défaillante de la pandémie, dont à de nouvelles taxes douanières.
Le Parlement nippon a adopté aujourd’hui un budget extraordinaire de 25.700 milliards de yens (près de 222 milliards d’euros) pour financer diverses mesures visant à limiter l’impact économique de la pandémie de coronavirus, dont une allocation d’urgence pour chaque résident. Ce budget avait dû être révisé en dernière minute en raison de la volte-face du gouvernement, qui a décidé d’offrir une aide de 100.000 yens (environ 860 euros) à chaque résident au Japon. Le gouvernement prévoyait initialement de verser 300.000 yens pour les seuls foyers capables de prouver que leurs revenus ont fondu au-delà d’un certain seuil.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière mais restent extrêmement élevées, portant à plus de 30 millions le nombre total d’Américains ayant perdu leur emploi en six semaines. Les demandes d’allocations chômage lors de la semaine au 25 avril ont reculé à 3,839 millions contre 4,442 millions (révisé) la semaine précédente, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne un chiffre de 3,500 millions d’inscriptions. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un indicateur plus fiable, a reculé pour s'établir à 5.033.250 contre 5.790.250 la semaine précédente.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a assoupli jeudi les conditions d’accès à son nouveau programme de prêts de 600 milliards de dollars destiné aux petites et moyennes entreprises frappées par les répercussions de l'épidémie de Covid-19.
La Banque centrale européenne (BCE) a donc laissé ses taux d’intérêt et le montant de ses achats d’actifs inchangés jeudi, après l’adoption de nombreuses mesures en mars face à la crise «sans précédent» du coronavirus. Mais sa présidente, Christine Lagarde, a confirmé que l’institution restait ouverte à toutes les possibilités, avec une «grande flexibilité» pour continuer à soutenir l’économie, et a annoncé deux nouveautés.
La Banque centrale européenne a laissé ses taux d’intérêt et le montant de ses achats d’actifs inchangés jeudi, après l’adoption ces dernières semaines de nombreuses mesures de soutien à l'économie de la zone euro, fragilisée par les mesures de confinement mises en oeuvres par les Etats pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
L’économie chinoise n’est pas remise du coronavirus. L’indice PMI manufacturier, publié par Caixin/Markit, est repassé, contre toute attente, sous le seuil des 50 qui sépare les zones de contraction et d’expansion. Il ressort à 49,4 en avril, en baisse par rapport à 50,1 en mars. Si l’économie est doucement repartie avec la levée des mesures de confinement dans le pays, les entreprises chinoises doivent désormais faire face à la chute de la demande externe, en raison de l’arrêt de pans entiers d’activité dans la plupart des autres pays dans le monde. L’enquête Caixin/Markit qui interroge principalement des PME exportatrices en témoigne. Les commandes à l’exportation ont connu en avril leur plus importante contraction depuis la crise financière de 2008, avec un sous-indice plongeant à 33,7.
L’activité économique dans la zone euro a subi au premier trimestre la plus forte contraction de son histoire en raison de l'épidémie de coronavirus et des mesures de confinement mises en œuvre pour la freiner dans la plupart des pays de la région. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 3,8% par rapport aux trois derniers mois de 2019 et de 3,3% par rapport au premier trimestre de l’an dernier, selon la première estimation publiée par Eurostat. La France et l’Espagne ont fait état d’une contraction de leur PIB de 5,8% et 5,2% respectivement sur la période.
Royal Dutch Shell a annoncé jeudi matin une baisse de son dividende du premier trimestre 2020, une première depuis la Seconde guerre mondiale. Le montant du coupon trimestriel sera de 0,16 dollar par action, contre 0,47 dollar auparavant.
La Norvège, premier producteur pétrolier d’Europe occidentale, va réduire pour la première fois depuis 18 ans sa production de brut, de 250.000 barils/jour en juin et de 134.000 barils/jour au cours du second semestre, a annoncé mercredi soir la ministre de l’Energie, Tina Bru, afin de se joindre aux efforts visant à relever les cours de l’or noir. «En outre, le lancement de la production sur plusieurs gisements est repoussé à 2021, a-t-elle ajouté. En conséquence, la production norvégienne 2020 sera inférieure en décembre de 300.000 barils/jour (sur 1,9 à 2 millions barils/jour en temps normal, ndlr) à celle qui était initialement prévue par les entreprises. Cette réglementation prendra fin à la fin de l’année.»
L’inflation dans la zone euro a une nouvelle fois ralenti en avril en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’activité économique mais surtout de la chute des cours du pétrole. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes IPCH montre une hausse de 0,3% par rapport à mars et de 0,4% sur un an contre +0,7% le mois précédent et +1,2% en février, selon Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une inflation de 0,1% seulement en rythme annuel. Le ralentissement s’explique principalement par la chute de 9,6% des prix de l'énergie. En excluant cette composante très volatile et les prix des produits alimentaires non transformés, l’inflation recule moins nettement, à 1,1% sur un an après 1,2% en mars.
Le choc est historique, inconnu deupuis l’Après-guerre. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a chuté de 5,8% au premier trimestre, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation.
« Les banques centrales ne sont pas équipées ni légitimes pour savoir quels foyers devraient recevoir de l’argent et combien. Cette mission relève des Etats. Or c’est ce qu’ils font déjà. »