Une semaine après avoir présenté son plan massif de soutien à l’économie de près de 110.000 milliards de yens (environ 1.000 milliards de dollars) pour faire face aux conséquences économiques du coronavirus, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, souhaite le modifier. Il veut élargir à l’ensemble de la population la distribution directe d’argent. Dans le projet de relance initial, qui doit encore être approuvé par le Parlement, le gouvernement prévoyait de distribuer 300.000 yens (environ 3.000 dollars) aux ménages dont les revenus ont été affectés par la crise. Désormais, le premier ministre souhaite que tous les Japonais reçoivent 100.000 yens.
La croissance économique asiatique devrait rester bloquée à 0% en 2020, pour la première fois en 60 ans, écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié jeudi. Bien que l’Asie semble mieux s’en sortir que d’autres régions souffrant de contractions économiques, les prévisions pour 2020 sont mauvaises, y compris par rapport à la crise grande financière mondiale de 2008 (la croissance avait chuté à +4,7%) et la crise financière asiatique de 1998 (+1,3%), note le FMI.
L’Argentine a demandé au groupe des créanciers du Club de Paris d’accepter le report d’un an d’une échéance de 2,1 milliards de dollars arrivant à échéance au mois de mai, rapporte mercredi l’agence de presse Telam. Buenos Aires s’efforce de restructurer une large part de sa dette publique que le gouvernement dit ne pas pouvoir rembourser tant en raison du contexte économique lié au coronavirus que des difficultés du pays. L’Argentine a traversé deux années consécutives de récession.
93 % des gérants de fonds sondés par Bank of America anticipent une récession mondiale en 2020, rapporte MarketsInsider. Le pic précédent remonte à mars 2009, lorsque 86 % des professionnels interrogés prévoyaient une récession. Le sondage mensuel fait état d’un pessimisme extrême parmi les investisseurs en avril, avec des niveaux de liquidités bondissant à 5,9 %, soit le plus fort niveau depuis le 11 septembre.
« La Belle au Bois Dormant » : c’est l’image retenue par François-Marc Durand, président de Lazard Frères Gestion, pour illustrer ses explications sur l’état actuel de l’économie. Souci de pédagogie ou trop de temps confiné avec les enfants ? L’image a en tout cas le mérite d’être claire : il importe en effet de préserver les capacités productives en cette période de confinement pour que l’activité puisse, comme la princesse, se réveiller intacte. Au gouvernement de s’habiller en prince charmant. Espérons toutefois que la comparaison s’arrête là : il avait fallu cent ans à la belle de Perrault pour rouvrir les yeux…
Certains fournisseurs alternatifs, qui ont souscrit un contrat d’achat d’électricité auprès d’EDF à 42 €/MWh, demandent que s’applique aujourd’hui la clause dite de « force majeure » pour reporter ou annuler leurs paiements. Motif : le prix sur le marché de gros de l’électricité se situe aux alentours de 20 à 30 €/MWh en raison du coronavirus. Et ces acteurs, en butte à un refus de la Commission de régulation de l’énergie, ont fait appel de cette décision devant le Conseil d’Etat. Une démarche bien opportuniste de la part de ces fournisseurs qui ont toute latitude pour gérer leur risque de prix pendant qu’EDF porte seul la responsabilité de la sûreté nucléaire. Se soustraire à ses engagements en faisant payer la note à une entreprise publique n’est pas vraiment l’inspiration qu’on aurait attendue de cette crise où le service public est en première ligne.
L'économie américaine s’est brutalement retournée ces dernières semaines sous l’effet des mesures de confinement, et devrait continuer à se contracter dans un avenir proche, a noté mercredi la Réserve fédérale (Fed) dans son Livre beige. L’activité manufacturière a brusquement décroché dans la plupart des régions et de nombreux secteurs d’activité ont été frappés de plein fouet par la crise provoquée par le coronavirus, au premier rang desquels la distribution et l’hôtellerie-restauration. Les entreprises interrogées par la Fed jusqu’au 6 avril indiquent s’attendre à une nouvelle détérioration des conditions d’activité ces prochains mois, et anticipent une poursuite des destructions d’emplois. Elles évoquent également un ralentissement de l’inflation, voire des baisses de prix.
Les restrictions de déplacement entrées en vigueur le mois dernier en Allemagne pour enrayer la propagation du coronavirus vont être prolongées de deux semaines jusqu’au 3 mai, a annoncé mercredi la chancelière Angela Merkel. La levée du confinement ne sera pas totale ni immédiate. Elle prévoit une réouverture progressive des écoles à partir du 4 mai, avec priorité donnée aux élèves en dernière année de cycles primaire et secondaire. Les garderies resteront en revanche fermées. Les services religieux vont rester interdits.Certains commerces pourront en revanche reprendre leur activité, ceux dont la surface n’excède pas 800 mètres carrés et tous les concessionnaires automobiles.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé mercredi qu’elle abaissait à nouveau son taux de référence (taux de facilité de crédit à moyen terme à un an, MLF) de 20 points de base (pb) à 2,95%, à son plus bas depuis septembre 2014. La PBoC a également de nouveau réduit son taux de réserves obligatoires (RRR) des banques commerciales, comme c’était prévu depuis le 3 avril, au moins pour les petites et moyennes banques. Cette réduction devait s’effectuer en deux étapes : 50 pb le 15 avril et 50 pb le 15 mai, ce qui libérerait 400 milliards de yuans (57 milliards de dollars) de liquidités à injecter dans l’économie. Le taux de rémunération des réserves excédentaires a été abaissé de 0,72% à 0,35% le 7 avril.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi qu’elle prolongeait jusqu’au 18 mai l’interdiction des positions nettes vendeuses sur tous les titres négociés sur une plate-forme boursière en France. Cette interdiction de toute création de position courte nette et de toute augmentation de position courte nette existante, en vigueur depuis le 17 mars, demeure justifiée car «les circonstances exceptionnelles actuelles restent à ce jour une menace sérieuse pour la confiance des marchés», explique l’AMF dans un communiqué. Le mois dernier, elle avait argué de l'épidémie de coronavirus et de ses conséquences sur l'économie et les marchés financiers en France pour justifier cette interdiction, d’une durée initiale d’un mois.
L’exécutif français n’est pas dans l’optique de revenir sur certains acquis sociaux pas plus qu’il n’entend «imaginer de nouvelles formes d’impôts», a déclaré mercredi soir sur France 2 le ministre des Comptes et de l’Action publics, Gérald Darmanin. En revanche, il a suggéré aux consommateurs d'«acheter français» et aux grands patrons d’accepter de baisser leurs rémunérations ou de ne pas verser de dividendes quand leur entreprise bénéficie des aides de l’Etat. Quant à rétablir l’impôt sur les grandes fortunes, il a indiqué que ça n'était pas à l’ordre du jour.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a augmenté de 50% au mois de mars, comparé à mars 2019, a déploré mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. «En février 2020, le montant total des dépôts sur les livrets A et LDDS était de 1,5 milliard d’euros, ils sont passés en mars à 3,8 milliards d’euros», a-t-il ajouté. «Or ce n’est pas d'épargne dont nous avons besoin aujourd’hui pour notre économie, mais d’investissement», a alerté le ministre de l’Economie.
Les ministres des Finances des pays du G20 se sont accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai, et jusqu'à la fin de l’année. Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, selon le communiqué final publié à l’issue d’une visioconférence. Mardi, le G7 s'était dit favorable à une telle initiative. Le G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, appelle les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demande aux banques multilatérales de développement d'étudier les moyens de suspendre le service de la dette.
Les ventes du commerce de détail ont chuté de 24% en France en mars par rapport à février, selon les données publiées par la Banque de France. Les ventes de produits industriels se sont effondrées de 43,4%, alors que le recul des ventes des produits alimentaires est resté limité (-0,9%). Sur le premier trimestre, les ventes au détail reculent de 7,2% par rapport au précédent, dont une baisse de 14,6% des produits industriels (la pharmacie faisant exception) et une progression de 3,2% des produits alimentaires.
Les ministres des Finances des pays du G20 se sont accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai, et jusqu'à la fin de l’année. Ils se sont également dits prêts à prendre des mesures supplémentaires face à l'épidémie de coronavirus.
Avec la crise du Covid-19, les dossiers affluent sur le bureau de la médiation du crédit. En mars, 731 entreprises ont été éligibles au service adossé à la Banque de France, soit en un seul mois « 70% des demandes de médiation traitées au cours de toute l’année 2019 », indique un communiqué. « Cette très forte sollicitation se confirme en avril, puisqu’entre le 6 et le 10 avril, 645 entreprises ont été éligibles à la médiation du crédit », poursuit le service.
L'épidémie de Covid-19 et ses conséquences financières et économiques entraîneront une « augmentation importante des déficits budgétaires et des ratios de la dette publique par rapport aux prévisions précédentes », prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son Fiscal Monitor 2020 publié ce mercredi. « A mesure que la production diminuera, les recettes diminueront encore plus fortement », explique le Fonds. Il estime ainsi que les recettes fiscales devraient être inférieures de 2,5% du PIB mondial dans son scénario de base pour 2020 par rapport à ce qu’il prévoyait dans son Fiscal Monitor d’octobre 2019.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a fortement augmenté au mois de mars, a déploré mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, soulignant que la France avait besoin d’investir et non d'épargner.
Les restrictions de déplacement entrées en vigueur le mois dernier en Allemagne pour enrayer la propagation du coronavirus vont être prolongées jusqu’au 3 mai au moins, selon le quotidien économique Handelsblatt. La chancelière Angela Merkel doit participer dans la journée à un conseil des ministres en visioconférence avant de s’entretenir avec les ministres-présidents des 16 Länder au sujet d’un éventuel assouplissement des mesures de confinement.
Les ventes du commerce de détail ont chuté de 24% en France en mars par rapport à février, selon les données publiées par la Banque de France. Les ventes de produits industriels se sont effondrées de 43,4% le mois dernier, alors que le recul des ventes des produits alimentaires est resté limité (-0,9%). C’est jusque-là, la conséquence la plus visible de la fermeture de nombreux commerces en raison du confinement généralisé pour lutter contre le coronavirus. Ces données en volume sont corrigées des variations saisonnières et calendaires.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé mercredi qu’elle abaissait à nouveau son taux de référence (taux de facilité de crédit à moyen terme à un an, MLF) de 20 points de base (pb) à 2,95%, son plus bas niveau depuis l’introduction de cet instrument en septembre 2014, toujours afin de limiter les effets du coronavirus sur la deuxième économie du monde. Après février un baisse de 10 pb en février, ce mouvement était déjà induit par la baisse, le 30 marsaprès l’annonce d’un plan de relance budgétaire, de 20 pb sur son taux de «reverse repo» à 7 jours, dans le but d’aplanir ainsi la courbe des taux. Les observateurs s’attendent désormais à ce qu’elle annonce le 20 avril une baisse du taux préférentiel de prêt (LPR), son autre taux de référence.
Le plan d’aide aux entreprises affectées par la crise du coronavirus va s'élever à 110 milliards d’euros, a confirmé mercredi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, sur RTL.
La demande mondiale de pétrole a plongé en avril de 25 millions de barils/jour (mbj), à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis vingt-cinq ans, et aucune réduction de l’offre par les pays producteurs ne permettra de compenser pleinement ce puissant déséquilibre de court terme sur le marché, a déclaré mercredi l’Agence internationale de l’Energie (AIE). D’ailleurs, malgré l’accord de dimanche, les cours n’ont pas arrêté de chuter depuis lundi matin : de 25 à environ 19,50 dollars/baril pour le contrat mai 2020 sur le brut WTI mercredi, de 33 à environ 28,40 dollars/baril pour le contrat juin 2020 sur le Brent.