Les gouvernements multiplient les plans de soutien à l’économie. Les dépenses budgétaires directes représentent une impulsion de près de 3% du PIB mondial.
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Xavier Diaz
Les plans de soutien de l’Union européenne, des Etats-Unis et du Japon atteignent près de 6.500 milliards de dollars.
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Image par 41330 de Pixabay
Jamais les Etats n’avaient mis autant d’argent sur la table. A eux seuls, l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon ont annoncé un stimulus budgétaire de près de 6.500 milliards de dollars. Et ce montant n’est pas définitif car les Etats continuent de répondre à cette crise à mesure que les conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur leurs économies se font jour. Cette semaine, le Japon a annoncé un plan de soutien de près de 1.000 milliards de dollars (108.000 milliards de yens), soit 20% du PIB annuel. Le soutien apporté par les pays de l’Union européenne (UE) devrait être le plus important, à 3.200 milliards d’euros (23% du PIB de la région) devant les 2.200 milliards des Etats-Unis (10% du PIB). Mais le gros de ces rallonges budgétaires est constitué par des garanties sur des prêts aux entreprises ou des reports de charges et de taxes. Ainsi pour l’UE, cela représente plus de 2.500 milliards. Au Japon, l’effort budgétaire, c’est-à-dire la partie dépense réellement attachée à ce soutien, s’élève à 39.500 milliards de yens. Le stimulus budgétaire associé à l’ensemble de ces mesures est massif et sans précédent. Arend Kapteyn, économiste chez UBS, l’estime à 2,94%. Plus qu’en 2008 et 2009 (2,81%). Il aurait dû être très faible cette année (0,05% après 0,37% en 2019). Et ce soutien budgétaire pourrait continuer d’augmenter car il faudra soutenir la reprise une fois que l’épidémie sera contrôlée. Ce sera l’objet de la quatrième phase du programme budgétaire américain et des 10% de PIB de stimulus envisagés par la Chine.
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