Eurofins a annoncé hier qu’il avait partiellement remboursé deux emprunts obligataires d’un montant de 500 millions d’euros chacun dans le cadre d’une opération de refinancement. Le laboratoire d’analyses a racheté au total 332,2 millions d’euros de titres obligataires devant arrriver à échéance en janvier 2022 et en janvier 2023. Les deux tranches portent des taux respectifs de 2,25% et 3,375%. Le laboratoire avait levé la semaine dernière 600 millions d’euros d’obligations à échéance 2026 et à un taux de 3,75% afin de refinancer ces deux emprunts.
Covivio a annoncé hier la cession de l’immeuble de bureaux «Respiro» à Nanterre pour 83 millions d’euros et s’est dite confiante dans sa capacité à réaliser son plan de cession d’actifs de 600 millions d’euros prévu pour 2020. La foncière cotée a signé des cessions d’un montant de 369 millions d’euros (266 millions d’euros hors intérêts minoritaires) depuis le début de l’année, essentiellement pour des immeubles de bureaux situés en France et en Italie. L’immeuble de Nanterre, d’une superficie de plus de 11.000 m2, a été cédé à deux SCPI gérées par Atland Voisin et My Share Company.
La collecte du Livret A a atteint un niveau «historique» en avril en pleine crise du Covid-19, a déclaré hier Éric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts, estimant ce montant «excessif». En avril, le taux de collecte devrait être compris «entre 5 et 10 milliards» d’euros, a affirmé le dirigeant sur BFM Business, ce qui lui semble logique car les Français «n’ont pas pu consommer normalement puisque les magasins étaient fermés». En mars, le livret A avait déjà enregistré largement plus de dépôts que de retraits, portant la collecte mensuelle à 2,71 milliards d’euros, au plus haut depuis 2009. Les chiffres officiels d’avril sont attendus mercredi prochain.
La banque centrale mexicaine a abaissé hier soir son principal taux directeur de 50 points de base, à 5,50%, son plus bas niveau depuis décembre 2016, et averti que l’impact économique de l'épidémie de nouveau coronavirus se ferait davantage ressentir au deuxième trimestre. Le conseil des gouverneurs de la banque centrale a pris cette décision à l’unanimité. Des analystes pronostiquent une récession de 10% cette année dans la deuxième économie d’Amérique latine.
La réunion des ministres des Finances prévue demain vendredi sera principalement consacrée à la mise sur pieds d’un fonds de relance économique européen. Le 23 avril, les dirigeants des 27 avaient donné un accord de principe à la mise sur pied d’un tel instrument, laissant à la Commission européenne (CE) le soin d’en dessiner les contours.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué moins que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 9 mai, à 2,981 millions contre 3,176 millions (révisé) la semaine précédente, les retombées de l'épidémie de coronavirus continuant de frapper le marché du travail. Les économistes attendaient en moyenne 2,5 millions d’inscriptions au chômage. Les chiffres annoncés aujourd’hui par le département du Travail portent à plus de 36 millions le nombre de personnes ayant perdu leur emploi depuis le 21 mars, soit environ un quart de la population active.
La pandémie de nouveau coronavirus devrait amputer en 2020 les recettes fiscales allemandes de près de 100 milliards d’euros, selon une estimation publiée aujourd’hui par le ministre des Finances, Olaf Scholz. «Comparé à l’estimation d’octobre, les rentrées d’impôts seront 98,6 milliards d’euros plus faibles qu’attendu», notent les experts du ministère dans un communiqué. Le manque à gagner devrait notamment être de 44 milliards pour l’Etat fédéral, 35 milliards pour les Etats-régions et 15,6 milliards d’euros pour les communes.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé, jeudi, sans remettre en cause le scénario d’une baisse sans précédent des besoins, avoir revu en légère hausse ses prévisions de demande mondiale de pétrole brut pour cette année. Les cours sont donc remontés légèrement de 29,19 à 30,44 dollars/baril pour le contrat Juillet 2020 sur le Brent et de 25,29 à 26,68 dollars/baril pour le contrat Juin 2020 sur le brut WTI.
Le Japon va mettre sur pied un programme destiné à injecter des capitaux dans les entreprises grandes et moyennes affectées par la crise du coronavirus, ont déclaré jeudi des représentants du gouvernement et du parti au pouvoir, alors que l'épidémie menace d’amplifier les difficultés de l'économie. Une nouvelle étape d’ampleur dans la réponse de Tokyo aux effets de cette crise sanitaire, mettant en exergue les inquiétudes des décideurs politiques sur son impact économique.
Le Royaume-Uni prévoit de réduire les droits de douane imposés sur les produits agricoles en provenance des Etats-Unis afin de permettre des avancées dans les discussions avec Washington sur la conclusion d’un accord commercial de libre-échange, rapporte le Financial Times. D’après le journal, le département du Commerce international envisage un «ensemble important de concessions» envers les négociateurs américains au cours des prochains mois.
Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo, prévoit de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat en 2021, indique jeudi Reuters de source informée à Genève.
...de dollars, c’est le montant des emprunts que le Trésor américain prévoit d’émettre durant le deuxième trimestre, soit 14 % du produit intérieur brut des Etats-Unis. L’ampleur des mesures de soutien à l’économie pour contrer les effets du confinement se cumule avec le report du paiement de plusieurs impôts et la volonté de l’Etat fédéral de conserver un gros matelas de liquidités. Le Trésor procédera dès le 14 mai à de nouvelles adjudications d’obligations à 20 ans, une première depuis 1986, à raison d’une par mois. Il va aussi lancer une consultation sur la possibilité d’émettre des obligations à taux variable, projet sur lequel il planche depuis plusieurs mois.
La crise a remis en lumière tout le sens de la vie en société, la solidarité humaine, etc., dont on faisait peu de cas. Changer nos mentalités individualistes ne sera pas si simple, toutefois, d’abord parce que l’économie est fondée sur la croissance et la consommation et que rien n’a l’air de changer de ce côté-là. En outre, le grand élan humaniste déployé lors de la crise montre déjà quelques difficultés à l’emporter sur les tiraillements entre générations. On commence à réaliser les effets néfastes du confinement sur les enfants privés d’école et de grand air, alors même que le coronavirus ne les atteint pas. En outre, des économistes mettent en évidence les avantages plus grands du confinement pour les seniors, les plus exposés à la maladie, pendant que les retombées économiques affectaient les jeunes actifs, peu en danger devant le coronavirus mais qui vont devoir, qui plus est, contribuer plus longtemps à la retraite de leurs aînés ! C’est un peu comme avec le climat, les générations qui ont profité de la croissance à tout crin ne sont pas celles qui en subiront les effets sur l’environnement. Pas de quoi ménager une bonne ambiance entre les générations…
Plus de 50 % des commerces des Champs-Élysées ont ouvert dès le 11 mai. La totalité fera de même sous 15 jours. De plus, « pour les salariés et habitants du quartier, un service de vente à emporter sera assuré par certaines enseignes de restauration de l’avenue, en attendant de pouvoir rouvrir leur service en salle », a annoncé le Comité Champs-Élysées. De quoi rendre heureux les voisins, après huit semaines de fermeture. Car, CBRE le dévoile : le 8e arrondissement de Paris est le marché résidentiel le plus cher au monde ! Prix moyen d’un appartement : 581.000 euros – juste devant New York. Et, à ce prix-là, la surface moyenne n’est que de 56 m². « Paris profite d’un ‘boom’ immobilier depuis 2017, note CBRE dans sa de la 6e édition de son rapport ‘Global Living’. En 15 ans, les prix ont même plus que doublé. » Jusqu’au confinement.
CROISSANCE La Suède, suivie à bonne distance du Royaume-Uni, mène le bal boursier européen en termes de volumes traités sur les petites et moyennes entreprises, celles dont en l’occurrence la capitalisation est inférieure à 200 millions d’euros (voir illustration). Un point relevé par l’Esma, autorité européenne de supervision des marchés financiers, à l’occasion du lancement d’une consultation ouverte jusqu’au 15 juillet concernant le régime des marchés de croissance qu’il s’agit de dynamiser, typiquement en facilitant l’accès aux capitaux. L’Esma s’intéresse à l’avis des participants de marché sur les contrats de liquidité ou sur la liste d’initiés.
Norges Bank IM, qui avait durci ses règles en 2019, a annoncé hier avoir vendu ses parts notamment chez Glencore. D'autres groupes sont sous surveillance.
Le gouvernement va renforcer le contrôle sur les demandes de chômage partiel pour détecter les fraudes ou les erreurs «compte tenu de l’importance du soutien financier apporté par les pouvoirs publics» aux entreprises, a-t-il annoncé mercredi. Le ministère du Travail a adressé une instruction aux Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) : elles devront «distinguer entre les entreprises qui, de bonne foi, ont fait des erreurs lorsqu’elles ont renseigné leurs demandes d’indemnisation, et celles qui ont fraudé». Depuis mars, plus d’un million d’entreprises ont sollicité une autorisation d’activité partielle, concernant 12,4 millions de salariés.
La Commission européenne a fixé au 13 août la date limite concernant sa décision sur le projet d’acquisition du groupe néerlandais d’optique GrandVision par EssilorLuxottica pour 7,2 milliards d’euros, selon un document publié par l’exécutif européen. Bruxelles, qui craignait de possibles hausses de prix et un moindre choix pour les consommateurs après l’opération, avait interrompu le 7 avril son enquête approfondie en attendant de nouvelles informations de la part du repreneur.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié mercredi un rapport sur la notation des CLO (collateralized loan obligations), ces obligations adossées à des prêts consentis à des sociétés de catégorie spéculative. L’exercice a été mené jusqu’en mars 2020, avant le confinement lié à la pandémie, mais l’Esma consacre la fin de son rapport à l’impact de la récession sur ce marché des loans. «Le Covid-19 constituera un test important des méthodes de notations des CLO», indique l’Esma, qui supervise les agences de notation, en citant les corrélations entre défauts des portefeuilles sous-jacents et les taux de recouvrement. «Avec le déclenchement du Covid-19, la qualité de crédit des portefeuilles de prêts des CLO a commencé à se détériorer.»
Le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine, Jerome Powell, s’est prononcé mercredi, dans un discours retransmis en ligne par le Peterson Institute for International Economics, en faveur de mesures de relance budgétaires plus importantes pour atténuer la brutalité du choc économique provoqué par l'épidémie de coronavirus et assurer l’efficacité du dispositif mis en oeuvre depuis le mois de mars. Il a aussi averti que la reprise risquait de s’avérer plus lente que ce qui semblait possible il y a encore quelques semaines. Le Congrès américain a déjà débloqué près de 2.900 milliards de dollars pour soutenir les ménages, les entreprises, le système de santé et les collectivités locales affectés par la crise sanitaire et les mesures de confinement.
Le commerce mondial de biens est en train de se contracter à son rythme le plus rapide depuis la crise financière en 2009 en raison de la pandémie, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le trafic mondial de marchandises a diminué de 3% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2019. Le recul devrait atteindre 26,9% au deuxième trimestre. Sur un an, cela se traduit par des baisses de 3,3% et de 29% respectivement.
La Commission européenne a fixé au 13 août la date-limite concernant sa décision sur le projet d’acquisition du groupe néerlandais d’optique GrandVision par EssilorLuxottica pour 7,2 milliards d’euros, selon un document publié par l’exécutif européen. Bruxelles, qui craignait de possibles hausses de prix et d’un moindre choix pour les consommateurs après l’opération, avait interrompu le 7 avril son enquête approfondie en attendant de nouvelles informations de la part du repreneur.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié mercredi un rapport sur la notation des CLO (collateralized loan obligations), ces obligations adossées à des prêts consentis à des sociétés de catégorie spéculative. L’exercice a été mené jusqu’en mars 2020, avant le confinement lié à la pandémie de coronavirus, mais l’Esma consacre la fin de son rapport à l’impact de la récession sur ce marché des loans.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine, Jerome Powell, s’est prononcé mercredi en faveur de mesures de relance budgétaires plus importantes pour atténuer la brutalité du choc économique provoqué par l'épidémie de coronavirus et assurer l’efficacité du dispositif mis en oeuvre depuis le mois de mars.