Le commerce mondial de biens est en train de se contracter à son rythme le plus rapide depuis la crise financière en 2009 en raison de la pandémie de coronavirus, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le trafic mondial de marchandises a diminué de 3% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2019. Le recul devrait atteindre 26,9% au deuxième trimestre. Sur un an, cela se traduit par des baisses de 3,3% et de 29% respectivement.
Le conseil d’administration de Norges Bank a décidé d’exclure du fonds souverain norvégien plusieurs groupes miniers et d'énergie en raison de leur activité dans le charbon. Sont concernés Sasol, RWE, Glencore, AGL Energy et Anglo American.
Les démocrates de la Chambre des représentants ont dévoilé mardi un plan de 3.000 milliards de dollars destiné à soutenir les Etats, commerces et foyers américains face à la crise liée au coronavirus, mais les républicains du Sénat s’y sont déjà fermement opposés. Le projet de loi, qui ambitionne de doubler la réponse financière à la crise actuelle, prévoit près de 1.000 milliards de dollars d’aides aux Etats et gouvernements locaux. Alors que la pandémie a causé plus de 80.000 décès et bloqué l’économie du pays, le débat est animé pour savoir qui doit porter les programmes de soutien entre l’Etat fédéral et les Etats fédérés…
L’ouverture par l’Union européenne (UE) d’une procédure contre l’Allemagne après le jugement de la Cour constitutionnelle allemande sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) «affaiblirait ou menacerait» l’UE elle-même, a déclaré l’un des juges de Karlsruhe, Peter Huber, cité par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Une procédure d’infraction constituerait une escalade considérable, qui plongerait l’Allemagne et d’autres Etats membres dans un conflit constitutionnel difficile à résoudre», a estimé le magistrat. Une telle procédure n’est, selon lui, «en aucun cas inévitable».
Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a reculé de 2% par rapport aux trois derniers mois de 2019, sa plus forte baisse depuis le quatrième trimestre 2008, au plus fort de la crise financière, a indiqué l’Office national de la statistique (ONS). En rythme annuel, le PIB se contracte de 1,6%.
La production industrielle de la zone euro a chuté de 11,3% en mars par rapport à février, selon les données publiées par Eurostat. Il s’agit du recul le plus important jamais enregistré, en raison des mesures de confinement et d’interruption forcée de l’activité des entreprises prises pour tenter de freiner l'épidémie de coronavirus. Par rapport à l’an dernier, la baisse de la production atteint 12,9%.
La nouvelle plateforme boursière à bas prix,Members Exchange (MEMX), qui doit se lancer au troisième trimestre, a déclaré mardi que BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, figurait parmi ses derniers soutiens financiers et stratégiques alors que la nouvelle bourse ambitionne de concurrencer la Bourse de New York et le Nasdaq. Le MEMX, qui a été fondé par certains des plus gros clients des autres Bourses, a indiqué que Wells Fargo, Flow Traders, Manikay Partners et Williams Trading, ont également participé à son récent tour de table de 65 millions de dollars. BlackRock siègera au conseil d’administration de la nouvelle Bourse, qui a levé 135 millions de dollars depuis sa création en janvier 2019.
Les OPCVM de droit français ont doucement renoué avec la collecte en avril, avec 170,27 millions d’euros d’entrées nettes, selon les statistiques d’EuroPerformance/SIX publiées mardi. En mars, ils avaient vu sortir près de 58 milliards d’euros. La collecte est tirée par les fonds de trésorerie, qui engrangent 756,84 millions d’euros, malgré des sorties de 3,7 milliards d’euros sur les fonds de trésorerie en euros. Les fonds immobiliers (dont les statistiques sont arrêtées fin février) ont aussi obtenu la faveur des investisseurs, avec des souscriptions nettes de près de 500 millions d’euros. Les deux autres catégories en positif sont les fonds obligations convertibles (+91,68 millions) et les fonds diversifiés (+89,75 millions). Plusieurs catégories ont fortement décollecté. C’est le cas des fonds actions, qui ont vu sortir 518,37 millions d’euros et des fonds obligataires avec -504,28 millions d’euros (dont -981,77 millions sur les fonds obligations euros). Les fonds à performance absolue ont essuyé des rachats de 938,64 millions d’euros. Les encours des 6.413 fonds de droit français ont vu leurs encours augmenter de 2,7 % en avril à 767,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, ils reculent de 10,5 %.
Après de nombreux pays de la zone euro, le Royaume-Uni émet à son tour des emprunts via une syndication bancaire. Il a placé la première obligation à 10 ans de son histoire sur le marché primaire. La syndication bancaire permet, alors que la forte hausse des budgets publics pour faire face à la crise du coronavirus accroît massivement les besoins de financement, d’émettre des montants importants de dette en une seule opération. L’émission de Gilts à 10 ans de 12 milliards de livres a recueilli 82 milliards de livres de demande, selon Bloomberg. Le spread à l’émission (la prime payée au marché par rapport au secondaire) devrait être de 8,5 points de base.
Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, appelle les pays à utiliser ses lignes de crédit pour faire face à l’impact de la pandémie, dans un entretien à l’agence de presse allemande dpa. Les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont finalisé vendredi l’accord pour fournir via le MES des lignes de crédit ECCL à bas coûts de long terme pour l’équivalent de 2% du PIB (soit jusqu'à 240 milliards d’euros pour l’ensemble de la zone) et avec des conditions allégées aux pays ayant besoin de financements pour faire face aux dépenses de santé exceptionnelles liées au coronavirus.
Le président américain a déclaré lundi qu’il s’opposait à une renégociation de l’accord commercial de «phase 1» signé en janvier avec la Chine. Le Global Times, tabloïd adossé au Parti communiste chinois, a rapporté lundi que des conseillers de Pékin auraient évoqué la possibilité d’invalider l’accord commercial et d’en négocier un nouveau afin de faire pencher davantage la balance du côté chinois. Donald Trump, qui avait lui-même émis par le passé l’hypothèse de se retirer de l’accord, a indiqué qu’il souhaitait désormais voir si Pékin allait respecter ses engagements en achetant massivement des produits américains. Cet entretien est survenu dans un climat de tensions accrues avec la crise sanitaire.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé mardi un plan de relance de l'économie du géant de l’Asie du Sud de 20.000 milliards de roupies (245 milliards d’euros). L’Inde a officiellement enregistré à ce jour plus de 70.000 cas de contamination au SARS-CoV-2. Les mesures de confinement à domicile ont été prolongées jusqu’au 17 mai. Dans une allocution à la nation, le Premier ministre a déclaré que le plan de relance représentait 10% du produit intérieur brut indien. En mars dernier, son gouvernement avait annoncé le déblocage de 1.700 milliards de roupies de transferts d’argent, principalement pour les plus pauvres, mais beaucoup avaient critiqué des mesures beaucoup trop modestes.
Le choc économique provoqué par la pandémie et la chute des cours du pétrole pourraient se traduire cette année par un nombre sans précédent de défauts d’emprunteurs souverains sur leurs dettes, estime Fitch Ratings mardi. L’agence de notation, rappelant avoir déjà abaissé les notes de 29 pays depuis le début de l’année, souligne que trois pays - le Liban, l’Equateur et l’Argentine - sont déjà en situation de défaut. Les autres Etats les plus vulnérables sont ceux qui affichent des dettes publiques élevées ou une crédibilité faible, ou qui dépendent des exportations de matières premières, du tourisme ou des financements extérieurs, explique Fitch. L’agence attribue actuellement la note «CCC», qui implique une possibilité de défaut, au Gabon, au Mozambique, à la République démocratique du Congo et au Surinam, et la note «CC», qui suggère un défaut probable, à la Zambie.
La Grande-Bretagne a prolongé mardi de quatre mois, jusqu’en octobre, son dispositif de chômage partiel financé par l’Etat. 7,5 millions de salariés bénéficient actuellement de ce dispositif, qui permet de toucher 80% de sa rémunération dans la limite de 2.500 livres (2.834 euros) par mois. Le programme, destiné à éviter une envolée du chômage comme celle observée aux Etats-Unis, coûte à l’Etat britannique environ 10 milliards de livres par mois, soit l'équivalent des dépenses consacrées aux services publics de santé. Les entreprises utilisant ce dispositif seront autorisées à compter du mois d’août à demander à leurs salariés de retourner au travail.
Le ralentissement de l'économie française s’est atténué le mois dernier malgré la quasi-paralysie de l’activité en raison des mesures de confinement. «Au total, alors qu’il y a un mois nous avions estimé à environ 32% la perte de PIB sur une semaine-type de confinement en mars, notre nouvelle estimation pour une semaine-type de confinement en avril se situe autour de 27%», indique la Banque de France dans son enquête mensuelle de conjoncture. L’activité manufacturière est restée 37% inférieure à la normale le mois dernier, alors que le recul était de 48% en mars. Dans les services marchands, elle a diminué de 27% après 37%.
Après de nombreux pays de la zone euro, le Royaume-Uni émet à son tour des emprunts via une syndication bancaire. Il a placé ce matin la première obligation à 10 ans de son histoire sur le marché primaire alors que le UK Debt Management Office, l’équivalent britannique de l’Agence France Trésor, passe normalement par des adjudications. La syndication bancaire permet, alors que la forte hausse des budgets publics pour faire face à la crise du coronavirus accroît massivement les besoins de financement, d’émettre des montants importants de dette en une seule opération.
Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, ne voit aucun signe d’une nouvelle crise de la dette au sein de la zone euro et appelle les pays à utiliser ses lignes de crédit pour faire face à l’impact de la pandémie de coronavirus, a-t-il déclaré dans un entretien à l’agence de presse allemande dpa.
Le président américain a déclaré lundi qu’il s’opposait à une renégociation de l’accord commercial de «phase 1» signé en janvier avec la Chine. Le Global Times, tabloïd en langue anglaise adossé au Parti communiste chinois (PCC), a rapporté lundi que des conseillers de Pékin auraient évoqué la possibilité d’invalider l’accord commercial et d’en négocier un nouveau afin de faire pencher davantage la balance du côté chinois.
Aramco a annoncé ce matin une baisse de 25% à 16,66 milliards de dollars (15,41 milliards d’euros) de son bénéfice net au premier trimestre 2020, en raison de la chute des prix du pétrole, de la diminution des marges de raffinage et de celles des produits chimiques. Le groupe pétrolier saoudien estime que la crise du coronavirus freinera la demande et pèsera sur ses résultats durant l’ensemble de l’année, ce qui l’incitera à poursuivre la réduction de ses investissements.
La Federal Reserve Bank of New York a annoncé qu’elle commencerait à acheter des ETF d’obligations d’entreprises à compter de mardi, rapporte le Wall Street Journal. La «Secondary Market Corporate Credit Facility» sera l’outil utilisé pour acquérir des ETF, qui seront principalement des obligations d’entreprises investment grade, même si certaines seront à haut rendement. BlackRock a été recruté pour gérer ce programme pour la Fed. Il s’agit d’une étape historique pour la Fed, qui n’avait jamais acheté d’ETF auparavant. La banque centrale a considéré les ETF comme un moyen d’injecter rapidement des capitaux sur les marchés du crédit, selon des sources proches du dossier.
En avril, les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 29,4 milliards de couronnes suédoises, soit environ 2,5 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. Les investisseurs sont donc revenus sur cette classe d’actifs s’en être détournés massivement en mars. Le mois dernier, ces fonds avaient vu sortir plus de 80 milliards de couronnes. La collecte a surtout profité aux fonds actions monde (+6,4 milliards de couronnes) et aux fonds actions suédoises (+5,5 milliards de couronnes). Les fonds diversifiés ont aussi drainé 2,3 milliards de couronnes. En revanche, les fonds obligataires ont vu sortir 4,2 milliards de couronnes. Les fonds monétaires, qui avaient été les seuls à collecter en mars, ont accusé des rachats de 9,3 milliards de couronnes. Au total, les fonds commercialisés en Suède enregistrent en avril un solde positif, de 17,7 milliards de couronnes suédoises. Les encours ont progressé de 336 milliards de couronnes pour atteindre 4.607 milliards de couronnes, soit 434 milliards d’euros.
Le problème soulevé par le jugement de la Cour constitutionnelle allemande au sujet des achats d’actifs de la BCE peut être résolu si la banque centrale explique ce programme, a déclaré lundi Angela Merkel, selon les propos de deux participants à une réunion des instances dirigeantes de la CDU, rapportés par Reuters. Les juges de Karlsruhe, la Cour constitutionnelle allemande, ont donné trois mois à la Banque centrale européenne pour prouver la nécessité de l’APP, programme de rachat d’actifs. Angela Merkel a aussi jugé compréhensible que la Commission européenne insiste sur le fait que les juridictions nationales ne pouvaient remettre en cause des décisions de la Cour de justice de l’Union européenne, laquelle a validé les achats d’actifs de la BCE.
Le ministère saoudien de l’Energie a indiqué lundi avoir demandé à l’entreprise d’Etat Aramco de réduire sa production d’un million de barils par jour à partir de juin, pour soutenir les cours du pétrole. Cette baisse ramènerait la production du pays, le plus grand exportateur mondial de pétrole, à 7,5 millions de barils par jour, a précisé le ministère de l’Energie dans un communiqué. De son côté, le ministre koweïtien du pétrole Khaled al-Fadhel a déclaré que son pays allait réduire sa production de 80.000 barils par jour, afin de soutenir l’initiative saoudienne. Autre allié de Ryad, les Emirats arabes unis ont annoncé une réduction de 100.000 barils par jour de leur production pétrolière à partir de juin.
Le secrétaire américain au Trésor a exhorté lundi les différents Etats américains à accélérer la réouverture de leurs économies, prenant parti pour Tesla dans son conflit avec les autorités californiennes au sujet de son site de Fremont. Lors d’un entretien accordé à la chaîne CNBC, Steven Mnuchin a averti que le directeur général de Tesla risquait de délocaliser sa production s’il ne pouvait pas relancer rapidement son site californien. Steven Mnuchin a par ailleurs indiqué que la Maison-Blanche souhaitait attendre quelques semaines pour évaluer l’effet du plan de relance fédéral de 3.000 milliards de dollars avant d’envisager de nouvelles mesures de soutien face aux répercussions de l'épidémie.
Le Mécanisme européen de stabilité a levé lundi 1,5 milliard d’euros, une opération qui lui permet de boucler son programme de financement du deuxième trimestre, selon un communiqué. Le fonds de secours européen a abondé sa souche obligataire existante d'échéance septembre 2028. Le livre d’ordres, piloté par BNP Paribas, Citi et Natixis, a atteint 6,8 milliards d’euros.
KKR a accepté d’injecter 750 millions de dollars (694 millions d’euros) dans la branche professionnelle du fabricant de cosmétiques endetté Coty. Une rallonge de 250 millions de dollars est prévue. En convertissant en actions ordinaires, cela donnerait au fonds 17% du capital du groupe sur une base diluée. Le fonds de capital investissement américain deviendrait par ailleurs actionnaire majoritaire de la division cosmétique professionnelle du groupe, qui inclut les marques Wella et OPI. KKR en prendrait 60%, ce qui la valoriserait à 4,3 milliards de dollars. Cette division était valorisée 7 milliards de dollars plus tôt dans l’année, avant la pandémie.