L’économie française devrait détruire plus d’emplois que ne le prévoit le gouvernement, selon les prévisions de l’institut de conjoncture Rexecode. «Le cadrage macroéconomique du projet de loi de finances pour 2021 retient une hypothèse de progression des effectifs de 435.000 postes après une baisse de 920.000 courant 2020 en glissement annuel. La hausse attendue en 2021 proviendrait notamment de la stimulation de l’emploi par le déploiement du plan de relance. Rexecode retient pour sa part de nouvelles pertes d’emploi qui interviendraient courant 2021 (-57 000), à un rythme bien moindre qu’en 2020 (-710 000) mais seraient d’une nature différente», peut-on lire dans le document de travail intitulé « La politique budgétaire entre sauvegarde et relance ». La différence est de plus de 280.000 emplois.
La Chine a fustigé aujourd’hui le feu vert donné par les Etats-Unis à la vente à Taïwan de missiles et autres équipements militaires pour un montant total d’environ 1,5 milliard d’euros, menaçant d’y apporter une «légitime et nécessaire réponse». Pékin a appelé Washington à «annuler» cette vente «pour éviter de porter davantage préjudice aux relations» entre les deux pays, «ainsi qu'à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan».
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi avoir amélioré son cadre général pour protéger l’intégrité de l’institution. Les mesures comprennent un nouvel outil interne permettant de signaler de manière simple et sécurisée les violations potentielles d’obligations professionnelles, comportements inappropriés ou autres irrégularités, ainsi qu’une plate-forme en ligne permettant de sécuriser les rapports anonymes de lanceurs d’alerte. L’outil de signalement interne complète le mécanisme de signalement des violations existant de la BCE, utilisé principalement dans le cadre de la surveillance bancaire et en externe. La plate-forme informatique devrait être disponible dans les prochaines semaines.
L’émission de BTP à 30 ans placée ce matin par l’Italie dans le cadre d’une syndication a recueilli 90 milliards d’euros de demandes pour 8 milliards émis. L’appétit des investisseurs pour les dettes de la zone euro, et en particulier celles émises par les dettes périphériques ne se dément pas. Mardi, l’UE a placé 17 milliards d’emprunts dans le cadre de son programme SURE et a reçu 233 milliards d’euros de demandes, un record. Hier, la Grèce a également placé un nouvel emprunt souverain. Le nouveau BTP à 30 ans a été émis avec une avec une prime de 5 points de base (pb) par rapport au BTP janvier 2050. Avec cette opérations, l’Italie porte le compteur de ses émissions en syndication cette année à 64,3 milliards, selon un décompte de Bloomberg. C’est deux fois plus qu’en 2019, crise du coronavirus oblige. L’émission italienne, et les inquiétudes concernant l’accélération du nombre de cas de Covid-19 en Europe, provoquent toutefois quelques tensions sur les taux. Les rendements des BTP continuent d’augmenter à 0,80% (+1 pb) à 10 ans (ils avaient atteint un plus bas historique de 0,65% la semaine passée). Vendredi, S&P Ratings doit par ailleurs annoncer sa décision sur la note de l’Italie actuellement à BBB avec une perspective négative.
Le président libanais Michel Aoun a engagé jeudi de nouvelles consultations avec les parlementaires pour tenter de s’entendre sur la désignation d’un Premier ministre, près d’un mois après la démission de Moustapha Adib. Désigné le 31 août, ce dernier a jeté l'éponge le 26 septembre dernier, estimant qu’il lui était impossible de surmonter les rivalités entre partis autour de l’attribution des ministères et de former un gouvernement.
Qu’attendre d’un deuxième mandat de Donald Trump ou, à l’inverse, d’une arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden ? Moins de quinze jours avant l’élection présidentielle américaine, les rédactions de l’Opinion et de L’Agefi organisent, avec l’intervention exceptionnelle du vice-président du Wall Street Journal, une conférence sur les enjeux de politique intérieure et étrangère, économique et sociale du scrutin du 3 novembre 2020.
Le moral des consommateurs allemands se dégrade alors quela résurgence de la pandémie de coronavirus freine leurs envies de dépenses. L’indice calculé par l’institut GfK a chuté à -3,1, contre -1,7 (révisé) le mois précédent, un chiffre légèrement inférieur aux attentes et au plus bas depuis juillet. L’Allemagne a enregistré plus de 10.000 nouveaux cas de contamination sur une seule journée pour la première fois depuis le début de l'épidémie dans le pays.
Le climat des affaires en France s’est dégradé en octobre avec le rebond de l'épidémie de Covid-19, selon les données publiées jeudi par l’Insee. L’indicateur synthétique du climat a perdu 2 points en octobre, à 90, retrouvant son niveau d’août, «bien inférieur à sa moyenne de long terme (100), a souligné l’Insee. Le recul est marqué dans les services, en particulier dans l’hébergement-restauration, secteur affecté par le renforcement des mesures d’endiguement sanitaire. Le repli est plus modéré dans l’industrie. Dans le commerce de détail, le climat des affaires est stable. Les perspectives d’activité déclarées par les chefs d’entreprises du bâtiment se stabilisent également», a ajouté l’institut.
AU POINT MORT Danser au bord de l’abîme : le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré vendredi que, « à moins d’un changement fondamental de position », il faut se préparer à un Brexit sans accord. Le dirigeant s’était donné jusqu’au 15 octobre pour signer un accord commercial, alors que les discussions sont au point mort sur l’ensemble des sujets. Pour la plupart des observateurs, ces déclarations relèvent de la posture : un rapport récent de la BCE, récapitulant le coût du Brexit mesuré par différentes études, permet de mieux saisir les implications d’une sortie désordonnée de l’UE. Du FMI à l’OMC, malgré des estimations parfois très différentes, le Royaume-Uni sort en effet systématiquement perdant d’une telle situation. Le Trésor britannique, très pessimiste, estime ainsi à 9,9 points de PIB le coût d’un divorce sans accord à moyen terme (10 à 15 ans). D’autres études évoquent une déviation plus modeste de 3 points. L’impact sur le PIB européen pourrait représenter de -0,5 à -0,8 point de pourcentage. A l’inverse, un accord de libre échange sans tarifs douaniers représenterait une perte de -1,7 à -2,5 points de PIB pour le Royaume-Uni, et de -0,2 à -0,6 point pour l’UE. Il reste jusqu’au 31 décembre au gouvernement de Sa Majesté pour conclure un accord avec Bruxelles et éviter la catastrophe économique.
Les marchés sont formels : la K-pop ne connait pas la crise, et l’introduction en bourse de Big Hit Entertainment l’illustre parfaitement. L’entreprise ne produit qu’un seul boys band, BTS, mais il s’agit du plus populaire de ces groupes où de jeunes hommes bien habillés s’épanchent en chansons sirupeuses. L’opération de 820 millions de dollars, la plus importante depuis trois ans sur les marchés boursiers coréens, a donc été un succès. Les parts du bien nommé Big Hit ont été mises sur le marché à un prix de 236 dollars, deux fois le cours initialement prévu, grimpant de 30 % dans la journée – la limite maximale prévue par Séoul.
Geoffroy Goffinet, directeur adjoint de la direction des autorisations, et Muriel Rigaud, cheffe de service à la direction du contrôle des banques, ACPR.
...au quatrième trimestre 2020 pour l’économie française, au lieu de +1 % prévu : la résurgence de la pandémie et les annonces gouvernementales ont amené Euler Hermes à réévaluer à la baisse les perspectives de croissance tricolores.
La mobilisation des acteurs est lancée pour informer et aider les dirigeants avant que la dégradation de la situation financière ne devienne irréversible.
TENDANCE En 2020, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 20 % par rapport aux niveaux de 1990, selon le rapport 2020 sur l’état de l’union de l’énergie publié par la Commission européenne. Cet engagement avait été pris lors de la ratification de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques conclue lors du Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, 1992).
La prise en compte des dépenses immobilières dans le calcul de l’indice des prix européens refait surface. Un enjeu d’adhésion du public à la politique monétaire de la BCE.
Les ministres européens de l’Agriculture se sont accordés dans la nuit de mardi à mercredi sur une réforme de la politique agricole commune (PAC). Les ministres sont convenus que 20% des subventions versées aux agriculteurs seraient affectées à des «pratiques vertes» comme l’agriculture biologique ou l’agroforesterie. Ce projet de réforme, qui va à présent être débattu au Parlement européen, devrait entrer en vigueur en 2023, et les ministres sont convenus d’une période-pilote de deux années, débouchant sur une mise en oeuvre effective à compter de 2025. La PAC représente à elle seule près du tiers du budget communautaire.
En septembre, les Français ont continué à constituer une épargne de précaution. Selon les données communiquées par la Caisse des dépôts mercredi, la collecte mensuelle sur le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) est restée largement positive, avec 1,28 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux. Sur les neuf premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 32,74 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 443,7 milliards d’euros à fin septembre 2020. Mais le rythme de collecte s’est fortement ralenti par rapport aux mois précédents. Après avoir culminé à 5,47 milliards d’euros au mois d’avril, la collecte nette n’est plus que de 1,26 milliard en septembre contre 2,25 milliards le mois précédent. Fin septembre, les collectes s’élevaient à 443,7 milliards d’euros contre 410,9 milliards en 2019.
L’exécutif veut prolonger l'état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021 inclus pour faire face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus, selon un projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres. L’exécutif entend aussi pouvoir appliquer des mesures de restrictions de circulation, de rassemblements ou d’ouvertures des établissements au moins jusqu’au 1er avril 2021, sur tout ou partie du territoire et en fonction de la situation épidémique. L’Assemblée nationale examinera samedi et dimanche ce projet de loi qui fera ensuite la navette au Sénat. Rétabli samedi dernier par simple décret, l'état d’urgence sanitaire est pour l’heure en vigueur jusqu’au 16 novembre.
L’Unédic, qui gère le régime d’assurance-chômage, prévoit l’indemnisation de 420.000 demandeurs d’emplois supplémentaires fin 2020 par rapport à fin 2019, du fait de la destruction de 670.000 emplois salariés, a-t-elle indiqué mercredi dans un communiqué. Ses prévisions sont un peu moins pessimistes qu’en juin où l’Unédic s’attendait à 900.000 emplois salariés détruits. Mais, «en lien avec les prévisions de baisse de l’activité (..) l’emploi salarié diminuerait à nouveau au 4e trimestre», note-t-elle. L’année prochaine, «le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés diminuerait de 270.000 grâce aux nouvelles créations d’emplois», ce qui porterait leur nombre à environ 2,9 millions de personnes fin 2021.
La multiplication des mesures de restriction partout en Europe risque de provoquer une contraction du PIB au quatrième trimestre. Les marchés s’inquiètent.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a évoqué mercredi dans son «Livre beige» une croissance «légère ou modeste» dans la plupart des régions des Etats-Unis ces dernières semaines, alors que le niveau de l’emploi poursuit sa progression à un rythme peu soutenu. L’industrie manufacturière figure parmi les secteurs les plus dynamiques, qui continuent à embaucher. Les salaires ont légèrement progressé en raison des difficultés rencontrées par certaines entreprises pour embaucher malgré le taux de chômage élevé, a également noté la Fed. Les prix à la consommation ont connu une hausse modeste en raison de la répercussion de la hausse des coûts observée dans le secteur de la construction, dans la distribution et l’industrie. Ce Livre beige, le dernier avant l'élection présidentielle américaine, a été accueilli par une Bourse en recul mercredi. L’indice Dow Jones était en baisse de 0,4%, à 28.210 points. L’indice élargi S&P 500 a perdu 0,2%, à 3.435 points. Le Nasdaq Composite a cédé 0,3% à 11.484 points.