ENDURCISSEMENT Faut il s’en réjouir ? Dans sa dernière note de conjoncture, la Banque de France estime à -7 % la perte de produit intérieur brut (PIB) sur le mois d’avril, après une baisse de 5 % et 4 % en février et mars. Un chiffre « quatre à cinq fois moins important » que lors du premier confinement et qui témoigne « d’une résilience accrue de l’économie aux contraintes sanitaires », souligne l’institution. Il faut dire que le niveau d’activité n’a baissé que de trois points entre mars et avril, passant de 96 % à 93 % du niveau normal. Le confinement devrait ralentir, sans stopper, la reprise des secteurs industriel et du bâtiment, bien amorcée en mars, tandis que les services subiront de plein fouet les nouvelles mesures sanitaires, en particulier le secteur des activités à la personne. Au-delà des impacts à court terme, les carnets de commandes continuent de progresser, et retrouvent même leur niveau d’avant crise dans le bâtiment. Autre indice de la solidité des secteurs industriels, l’opinion sur le niveau de trésorerie dépasse nettement sa moyenne de long terme.