Les demandes initiales d’allocations chômage ont enregistré une augmentation inattendue aux Etats-Unis la semaine dernière en dépit de la reprise de l’activité dans plusieurs secteurs économiques et de l’entrée en vigueur de mesures de relance budgétaire. Les inscriptions ont atteint 744.000 lors de la semaine au 3 avril contre 728.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une baisse à 680.000 inscriptions, après une estimation initiale à 719.000 pour la semaine précédente. La moyenne mobile sur quatre semaines remonte ainsi à 723.750 contre 721.250 (révisé) la semaine précédente.
Bank of America a annoncé jeudi son intention de déployer 1.000 milliards de dollars (839 millions d’euros) d’ici à 2030 dans le cadre de son programme « Environmental Business Initiative», afin d’accélérer la transition vers une économie durable et à faible émission de carbone. Ce nouvel objectif, qui suit un premier engagement de 300 milliards de dollars pris en 2019 dans le cadre de ce programme, servira de point d’ancrage à une ambition plus large de financement durable de 1.500 milliards de dollars. En s’appuyant sur une collaboration de longue date avec ses clients, ces engagements viennent renforcer l’objectif initial du groupe bancaire d’atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2050.
Amundi, le premier gérant d’actifs européen, a annoncé jeudi une nouvelle stratégie d’investissement au sein de la Sicav Amundi Responsible Investing avec le fonds Just Transition for Climate. Ce fonds d’obligations européennes a pour objectif quantifiable d’accompagner la transition énergétique tout en veillant à la cohésion sociale. Il est né de la stratégie du fonds ARI - Green Bonds, lancé en 2015 à la suite de la COP21 et dont l’objectif était de lutter contre le réchauffement climatique. Son évolution en une stratégie centrée sur la «transition juste» repose sur la conviction que la transition énergétique ne doit pas se faire aux dépens de la question sociale. Le fonds est géré par Alban de Faÿ, responsable de l’investissement ESG fixed income et Dany da Fonseca, credit portfolio manager.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté en février pour le deuxième mois consécutif sous l’effet d’une forte demande intérieure. Elles ont progressé de 1,2% en données ajustées des variations saisonnières, en ligne avec le consensus de Reuters, après une hausse de 0,8% (chiffre révisé) en janvier, selon les données publiées jeudi par Destatis, l’Office fédéral de la statistique. Les commandes domestiques ont progressé de 4% en février alors que celles provenant de l'étranger ont baissé de 0,5%. La hausse atteint 2,7% pour les commandes de la zone euro. Ces statistiques viennent confirmer la résilience du secteur, reflétée dans les indicateurs avancés jusqu’en mars.
Les prix à la production dans la zone euro ont augmenté de 0,5% sur un mois en février et de 1,5% sur un an, d’après les données publiées jeudi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,6% en février par rapport à janvier et sur une progression de 1,3% sur un an. Hors prix de l'énergie, les prix à la production ont progressé de 0,6% sur un mois et de 1,2% sur un an en février.
Le groupe espagnol ACS a formalisé son intérêt pour la filiale d'Atlantia, à un prix de 10 milliards d'euros, supérieur à celui du consortium emmené par la Caisse des dépôts italienne.
La France et l’Union européenne (UE) planchent sur des sanctions contre des dirigeants libanais afin de faire pression sur eux pour qu’ils parviennent enfin à former un gouvernement capable de stopper l’effondrement économique du Liban. Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a demandé un rapport au ministère sur la possibilité d’imposer des sanctions via un régime spécialement créé au niveau de l’UE, avec interdiction de voyage et gel des actifs dans la région. Il est encore trop tôt pour savoir quels individus seraient ciblés, même si certains hauts responsables libanais possèdent des résidences, des comptes en banque, des investissements dans l’UE, ou envoient leurs enfants étudier dans les universités du Vieux Continent.
La France prévoit de ramener le déficit public sous la barre des 3% (2,8%) du produit intérieur brut (PIB) en 2027, et de commencer à réduire à partir de 2026 le ratio d’endettement public, selon les prévisions transmises jeudi par le ministère des Finances au Haut conseil des finances publiques (HCFP). Le gouvernement prévoit ainsi que la dette publique, qui a atteint le niveau record de 115,7% du PIB l’an dernier, augmente encore jusqu'à 118,3% en 2025, avant de baisser très légèrement à 118,2% en 2026 puis de redescendre à 117,7% en 2027. Cette trajectoire sera présentée en conseil des ministres la semaine prochaine et transmise à la Commission européenne dans le cadre du programme de stabilité fourni tous les ans par les Etats membres.
Les demandes initiales d’allocations chômage ont enregistré une augmentation inattendue aux Etats-Unis la semaine dernière en dépit de la reprise de l’activité dans plusieurs secteurs économiques et de l’entrée en vigueur de mesures de relance budgétaire. Les inscriptions ont atteint 744.000 lors de la semaine au 3 avril contre 728.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une baisse à 680.000 inscriptions après une estimation initiale à 719.000 pour la semaine précédente.
Dans une déclaration adressée au comité de pilotage du Fonds monétaire international, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a exhorté jeudi les grandes économies du monde à ne pas relâcher l’effort budgétaire pour soutenir l'économie mondiale. Les perspectives mondiales se sont améliorées grâce à des aides déployées simultanément dans le monde, mais «le travail n’est pas terminé», a souligné Janet Yellen, mettant en avant «la grande incertitude» et les risques d’effets de long terme de la pandémie de Covid-19 sur de nombreux pays.
ACS formalise son intérêt pour Autostrade per l’Italia (Aspi), la filiale d’Atlantia que le groupe italien cherche à revendre depuis des mois pour régler le litige avec l’Etat italien provoqué par l’effondrement du pont Morandi à Gênes en août 2018. Selon le Financial Times et plusieurs médias espagnols, ACS a adressé une lettre d’intention à Atlantia avec un prix de 10 milliards d’euros.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté en février pour le deuxième mois consécutif sous l’effet d’une forte demande intérieure. Elles ont progressé de 1,2% en données ajustées des variations saisonnières, en ligne avec le consensus de Reuters, après une hausse de 0,8% (chiffre révisé) en janvier, selon les données publiées jeudi par Destatis, l’Office fédéral de la statistique.
La société espagnole d'énergie renouvelable Opdenergy compte lever 400 millions d’euros lors de sa cotation sur la Bourse madrilène, afin de financer ses nouveaux projets d'énergie solaire et éolienne. Opdenergy a des projets en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en France, en Pologne, aux États-Unis, au Chili et au Mexique. Il possède actuellement 13 parcs solaires et une ferme éolienne, en construction ou en exploitation, et un portefeuille de 3,7 gigawatts de capacité à un stade avancé de développement.
La Bourse de Londres a déclaré jeudi matin avoir lancé une enquête sur les causes de la panne qui a paralysé pendant environ deux heures Eikon, la plateforme de données de marché de sa filiale Refinitiv.
Le promoteur immobilier Nexity a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives pour céder 45% du capital de sa filiale Aegide-Domitys à l’assureur AG2R La Mondiale. Cette transaction valorise Aegide-Domitys à 375 millions d’euros en valeur d’entreprise sur la base de 100% de son capital, a indiqué Nexity. Elle devrait être finalisée autour de la fin du premier semestre 2021.
Après une année 2020 logiquement désastreuse pour l’immobilier commercial de bureaux, marquée par une chute de 45% avec seulement 1,32 million de m2 de transactions locatives/utilisateurs, la demande placée de bureaux en Ile-de-France s’est élevée à 327.400 m2 au premier trimestre 2021, selon les chiffres Immostat publiés ce jeudi. C’est 30% de moins qu’au premier trimestre 2020, qui n’avait été tronqué que sur les quinze derniers jours par le confinement, mais c’est aussi 20% de moins qu’au quatrième trimestre 2020 - également en baisse de 40% par rapport au T4-2019…
L’indice ISM des services aux Etats-Unis a progressé à un nouveau record historique de 63,7 en mars, contre 55,3 en février et 58,7 en janvier, en données révisées. Le précédent record de l’indice, de 60,9, remontait à octobre 2018. Plus que le niveau en valeur absolue, c’est la tendance qui importe. La hausse rapide, qui fait écho à celle de l’indice manufacturier, signale la sortie de crise et la réouverture progressive de l’économie américaine, à la faveur du déploiement de la campagne vaccinale contre le Covid-19. « Les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête soulignent que la levée des restrictions liées à la pandémie de coronavirus a libéré une demande contrainte pour de nombreux services », indique l’ISM dans son enquête.
Difficile de jouer les leaders en 2021 lorsque l’on a failli sur une question aussi vitale que la stratégie vaccinale contre le Covid. Telle est pourtant l’ambition de l’Union européenne dans un domaine d’égale importance en matière de santé publique, la lutte contre le changement climatique. La Commission se propose de dévoiler d’ici l’été son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, jugé indispensable aux objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre que le continent s’est fixés. Les mots ont leur importance : pas question de parler de taxe, synonyme de décision à l’unanimité au Conseil européen. Ces précautions sémantiques n’ont pas empêché John Kerry, l’envoyé spécial du président américain Joe Biden pour le climat, d’émettre le mois dernier des réserves contre un tel dispositif.
Dissensions. Le président américain Joe Biden (photo) a dévoilé mercredi 31 mars les contours de son plan pour les infrastructures et l’emploi d’un montant de plus de 2.000 milliards de dollars, à investir sur huit ans et qui vise également à réduire la dépendance des Etats-Unis aux énergies fossiles. Joe Biden a vanté un programme permettant de « créer l’économie innovante la plus résiliente au monde ». La proposition comprend 620 milliards pour moderniser les infrastructures de transports, 580 milliards pour soutenir l’industrie, 400 milliards seront destinés à améliorer les équipements aux personnes âgées et handicapées, plus de 300 milliards pour l’amélioration des réseaux (eau potable, électricité, internet) et enfin 300 milliards pour la modernisation ou la construction de logements abordables et des écoles. Mais le plan divise. Les démocrates les plus à gauche regrettent que les 400 milliards promis pour le climat n’aient pas été évoqués, tandis que les républicains fustigent le financement prévu de cet effort. Le taux d’impôt sur les sociétés devrait passer de 21 % à 28 %, et des mesures conçues pour arrêter la délocalisation des bénéfices des multinationales pourraient aussi être mises en place. Deux obstacles à l’adoption du plan par le Congrès, que l’administration espère obtenir avant le 4 juillet.
L’ajustement carbone aux frontières doit diffuser l’ambition climatique européenne au reste du monde. Mais la marche est haute et les obstacles nombreux.
Avec sa dernière consultation, l’Esma veut jauger la résistance des véhicules monétaires suite aux déboires du printemps dernier. Certains gérants craignent le procès à charge.
Précautions. Les termes, lors de la présentation des perspectives du commerce mondial par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), étaient pesés, choisis. La croissance annoncée des échanges – 8 % en 2021, après une baisse de 5,3 % en volume en 2020 – pourrait être revue à la hausse ou à la baisse, en fonction de la diffusion des vaccins et de la force du rebond des économies (voir le graphique).
Largo lance son IPO sur Euronext Growth. Le spécialiste du reconditionnement de smartphones va placer pour 17 millions d’euros d’actions, dont 14 millions au titre d’une augmentation de capital et 2,3 millions au titre de la cession d’actions par certains actionnaires. Le groupe bénéficie déjà d’engagements à hauteur de 5,1 millions d’euros, notamment de Vatel Capital, CELY Finance, Aurore Invest et IM Hôtel. Les actions sont offertes dans une fourchette de 9,87 euros à 13,35 euros jusqu’au 19 avril. Le prix sera fixé le 20 avril. L’opération est dirigée par Portzamparc, avec Allegra Finance en listing sponsor.
Les marchés ne retiennent pas les chiffres effrayants du FMI sur l’appauvrissement attendu de la zone euro – et en particulier de l’Italie et de la France – après cette crise. Depuis mardi, l’euro s’est renforcé sur la nouvelle d’une immunité collective qui serait atteinte plus rapidement que prévu selon la Commission européenne (CE), qui table sur une accélération de la vaccination au deuxième trimestre. Résultat : l’euro-dollar est repassé mercredi au-dessus de 1,19, ce qui n’était plus arrivé depuis le 23 mars, avec une descente à 1,17 le 31 mars. Cela reste loin du pic de 1,235 le 6 janvier avant la fin des sénatoriales aux Etats-Unis. Les acheteurs de dollars étaient attentifs mercredi soir au contenu des minutes de la réunion monétaire de la Fed de mars.