Les prix à la production ont progressé de 1,4% en juin sur un mois et de 10,2% sur un an en zone euro. Cette hausse, alimentée notamment par les prix de l’énergie, est en ligne avec les attentes du consensus. Il s’agit du septième mois consécutif de progression. Les prix accélèrent par rapport au mois de mai (+9,6% sur un an). Les prix de l’énergie ont augmenté en juin de 3,3% sur un mois et de 25,4% sur un an. Ces chiffres alimentent les anticipations d’une accélération de l’inflation en zone euro dans les prochains mois. Les prix à la consommation ont progressé de 2,2% en juin. Les économistes anticipent une hausse de 3% d’ici la fin de l’année qu’ils estiment transitoire.
Les demandes de nouveaux crédits d’investissement sont restées en deçà de leurs niveaux d’avant crise au deuxième trimestre 2021, indique la dernière enquête de la Banque de France. 6% des TPE, 18% des PME et 21% des ETI ont fait une demande. Le taux d’obtention demeure élevé : 85% des demandes sont satisfaites (en totalité ou à plus de 75%) pour les TPE, 97% pour les PME et 96% pour les ETI. Un an après le pic atteint au deuxième trimestre 2020, lors de la première vague de Covid, les demandes de nouveaux crédits de trésorerie se sont stabilisées à leurs niveaux d’avant crise : 5% des TPE, 6% des PME et 7% des ETI ont fait une demande au cours des trois derniers mois. Le taux d’obtention de ces nouveaux crédits demeure élevé : 79% pour les TPE, 87% pour les PME et 83% pour les ETI.
La banque centrale australienne (RBA) a surpris les marchés mardi en confirmant sa décision prise en juillet de réduire son programme d’achat d’obligations à partir de septembre de 5 milliards de dollars australiens par semaine à 4 milliards. Les opérateurs s’attendaient à un montant d’achats plus élevé voire stable alors que l’économie australienne est affectée par le variant Delta. Mais la RBA s’attend à ce que le coup porté à l'économie soit temporaire, son gouverneur ayant souligné la reprise forte de l’économie depuis 2020. La RBA a par ailleurs maintenu son taux directeur à 0,1% pour sa huitième réunion consécutive, une décision largement attendue. Elle a réitéré que les taux d’intérêt ne seront pas relevés tant que l’inflation ne se situera pas durablement dans sa fourchette cible de 2 à 3 %, un objectif qui ne sera probablement pas atteint avant 2024. Le dollar australien s’est apprécié de 0,4% face au dollar américain après cette annonce.
Portée par les bons résultats de la Société Générale et de Stellantis (voir par ailleurs), la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,72% mardi, poursuivant son ascension de la veille qui l’a portée à son plus haut niveau depuis le début de l’année. L’indice CAC 40 a gagné 47,91 points à 6.723,81 points. Il a atteint 6.749,88 points en milieu de journée, un plus haut en séance depuis le 11 septembre 2000. La veille il avait nettement progressé de 0,95%. L’indice parisien reste plus dynamique que les autres indices européens. A Londres, le FTSE avançait de 0,40%, à Francfort le DAX gagnait 0,19% et l’EuroStoxx 50 grignotait 0,20%.
Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la nouvelle allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS). Cette nouvelle allocation, d’un montant historique de 650 milliards de dollars, doit permettre aux pays les plus pauvres de renforcer leurs réserves de changes et de financer leurs dépenses d’urgence pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Désormais il va falloir définir les moyens pour les pays les plus riches, n’ayant pas besoin de ces nouveaux DTS, de pouvoir les redistribuer aux plus vulnérables. De mécanismes existent déjà, d’autres sont à créer. Des décisions pourraient être prises dès les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale en octobre.
Les ventes au détail en Allemagne ont progressé beaucoup plus que prévu en juin, et ce pour le deuxième mois consécutif, l’assouplissement des restrictions sanitaires ayant soutenu la consommation. L’Office fédéral de la statistique a fait état d’une hausse de 4,2% en termes réels sur un an, après un bond de 4,6% (chiffre révisé en hausse) en mai. «Cela soutient notre point de vue selon lequel les consommateurs sont impatients de dépenser et que la réouverture de l'économie stimulera sensiblement la consommation privée au cours de l'été», relève Oxford Economics qui note une plus grande propension de dépenses dans les secteurs affectés par les confinements. Sur un an, les ventes au détail progressent de 4,6%, de même qu’au deuxième trimestre en rythme trimestriel (après le recul de 5,5% au premier trimestre en raison de la fin de la baisse temporaire de TVA).
L’enquête Caixin Markit confirme le net ralentissement de l’activité manufacturière en Chine en juillet, la demande s'étant contractée pour la première fois en un an à cause de la hausse des prix des produits. L’indice PMI du secteur s’est établi à son plus bas niveau depuis avril 2020, à 50,3, un chiffre inférieur aux attentes. Cette enquête, qui s’intéresse principalement aux firmes tournées vers l’export et aux petites entreprises, s’inscrit dans la lignée des données officielles publiées dimanche faisant état également d’un ralentissement de l’activité industrielle à un plus bas de dix-sept mois.
La dynamique d’activité du secteur manufacturier au sein de la zone euro a légèrement fléchi en juillet tout en restant soutenue. L’indice PMI IHS Markit du secteur ressort même supérieur à une première estimation à 62,8, contre 63,4 en juin. Un ralentissement logique après l’expansion record du deuxième trimestre, selon les économistes d’IHS Markit. L’Allemagne fait exception avec une accélération du rythme de croissance grâce à une hausse des nouvelles commandes et du marché du travail. L’indice PMI y a progressé à 65,9 en juillet contre 65,1 en juin. La première économie européenne est néanmoins confrontée aux mêmes difficultés d’approvisionnement que les autres pays de la région qui se traduisent par des hausses de prix. Les pénuries généralisées de matériaux et les perturbations dans les transports ont fait grimper le sous-indice des prix des intrants au niveau record de 89,2 en juillet dans la zone euro. Les indicateurs de contraintes de capacité continuent de clignoter en rouge, souligne IHS Markit même si certains signes indiquent que les pressions sur l’offre ont atteint un sommet en Allemagne.
Les prix ont flambé depuis un an, soutenus par la forte demande, les conditions de financement favorables et l’abondance d’épargne. Les autorités monétaires redoutent une bulle.
MSCI a annoncé ce lundi l’acquisition de Real Capital Analytics, un fournisseur de données sur les marchés de l’immobilier commercial. Le montant de l’opération s’élève à 950 millions de dollars. La base de données de Real Capital Analytics contient plus de 20.000 milliards de dollars de transactions immobilières commerciales liées à plus de 200.000 profils d’investisseurs et de prêteurs. La transaction devrait être financée par la trésorerie existante de MSCI et clôturée à la fin du troisième trimestre ou au début du quatrième trimestre de 2021.
Des millions de locataires américains risquent d'être expulsés de leurs logements après que l’interdiction de procéder à des expulsions locatives, prise face à la pandémie de coronavirus, a expiré samedi. Malgré l’intervention tardive du président américain, Joe Biden, et alors que le variant Delta se propage dans le pays, le Congrès n’a pas réussi à voter une loi prolongeant la mesure. Une porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a confirmé l’expiration de l’interdiction, mais s’est abstenue de tout commentaire.
Le département américain de la Justice (DoJ) a autorisé vendredi la publication des dossiers fiscaux de l’ancien président américain Donald Trump. Plus tôt dans la journée, une note dans laquelle l’ancien président incitait des responsables américains à déclarer que sa défaite électorale était «corrompue» a été divulguée. Le département de la Justice a ordonné à l’Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain, de remettre les dossiers fiscaux de Donald Trump à une commission de la Chambre des représentants, affirmant que les raisons invoquées par cette commission étaient «suffisantes». Cette autorisation devrait permettre aux enquêteurs du Congrès d’interroger des témoins clés et de rassembler des preuves contre Donald Trump.
L’activité industrielle chinoise a ralenti en juillet à son plus bas niveau depuis 17 mois, la hausse des prix des matières premières, des opérations de maintenance et des inondations record venant alimenter le scénario d’un ralentissement de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat de l’industrie (PMI) est tombé à 50,4 le mois dernier, contre 50,9 en juin, selon des données publiées samedi par le Bureau national de la statistique. L’indicateur s’est toutefois maintenu au-dessus de la barre des 50 points qui sépare croissance et contraction. Les économistes attendaient en moyenne un repli moins marqué, avec un consensus à 50,8. «Le signal le plus alarmant est le sous-indice des nouvelles exportations, qui se trouve à on plus bas niveau depuis juillet de l’an dernier», a commenté Zhiwei Zhang, chef économiste chez Pinpoint Asset Management.
De nouveaux pays, surtout de petite taille, ont soumis la semaine dernière aux Nations unies des engagements plus ambitieux sur le climat, augmentant la pression sur les grands émetteurs, dont la Chine, pour qu’ils leur emboîtent le pas avant un important sommet de l’Onu sur le climat en novembre. Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a déclaré samedi avoir reçu de nouveaux engagements émanant de 110 pays, sur les près de 200 signataires de l’accord de Paris en 2015. Parmi eux le Sri Lanka, Israël, le Malawi et les Barbades. Des pays plus grands comme la Malaisie, le Nigeria et la Namibie ont fait de même les jours précédents. La Chine, principal pays émetteur de CO2, et des États comme l’Inde et la Corée du Sud, n’ont pas encore transmis leurs nouveaux engagements. Les Etats-Unis et l’Union européenne, respectivement deuxièmes et troisièmes principaux émetteurs, ont pour leur part revu à la hausse leurs objectifs pour la décennie ces derniers mois.
La politique monétaire des Etats-Unis est trop accommodante au regard de la croissance rapide, de la forte inflation et du «début d’une bulle dans l’immobilier», a prévenu vendredi le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, James Bullard. Il a invité la banque centrale américaine (Fed) à se prononcer, lors de sa réunion de septembre, sur un plan visant à réduire progressivement ses 120 milliards de dollars (101 milliards d’euros) d’achats mensuels d’obligations prévus jusqu'à fin mars 2022. «L’ensemble de la communauté des banques centrales est en mode accommodant depuis longtemps. Si les données se retournent contre nous, nous devrions peut-être agir rapidement et cela peut être perturbateur», a-t-il plaidé.
Le Sénat américain a voté largement vendredi en faveur de l’ouverture d’un débat sur un projet de loi de rénovation des infrastructures, l’une des priorités du président Joe Biden. La chambre haute du Congrès s’est prononcée par 66 voix pour et 28 voix contre pour l’examen de ce texte, objet de mois de négociations entre la Maison blanche et les élus démocrates et républicains au Congrès. Le projet prévoit 550 milliards de dollars (463 milliards d’euros) de nouvelles dépenses et 450 milliards de dollars de fonds déjà attribués à d’autres postes. De l’argent doit être débloqué notamment pour la construction de bornes de recharge pour véhicules électriques ou la rénovation des circuits d’eau potable.
Il est encore trop tôt pour déterminer si cette tendance reflète une précarisation de la société ou si, au contraire, cela pourrait être le terreau d'une nouvelle croissance.
L’opérateur boursier a publié jeudi des résultats en hausse au deuxième trimestre 2021, marqué par le rachat de l’opérateur de la Bourse de Milan, Borsa Italiana, pour 4,4 milliards d’euros. Euronext a dégagé un bénéfice net de 86,6 millions d’euros, contre 82,1 millions sur la même période de 2020. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a progressé de 2,4% en données comparables à 192,9 millions d’euros. Les dépenses opérationnelles ont crû de 59,3% à 135,9 millions d’euros, une augmentation due aux coûts d’intégration de Borsa Italiana et aux coûts opérationnels des autres acquisitions. Le chiffre d’affaires a bondi de 56% en données publiées à 328,8 millions d’euros.
Le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a augmenté jeudi son dividende et lancé un programme de rachat d’actions de deux milliards de dollars (1,68 milliard d’euros), la forte hausse des prix du pétrole et du gaz ayant porté ses résultats du deuxième trimestre 2021 à leur plus haut niveau depuis plus de deux ans. Son bénéfice ajusté a grimpé à 5,53 milliards de dollars, contre 638 millions un an plus tôt, et au-dessus d’une prévision moyenne des analystes de 5,07 milliards. TotalEnergies, qui a dégagé entre avril et juin un résultat net ajusté de 3,5 milliards de dollars (contre 126 millions un an plus tôt) a également annoncé jeudi des rachats d’actions dont le montant devrait être compris entre 800 millions et un milliard de dollars, tandis que le norvégien Equinor avait indiqué la veille avoir entamé un programme de rachat d’actions de 300 millions de dollars, dans un contexte de reprise des bénéfices de l’ensemble du secteur après l’effondrement de la demande d'énergie dû à la pandémie.
En prévision d’un boom attendu du marché des obligations vertes en dollars, Robeco et Quintet Private Bank ont annoncé jeudi s’être associés pour lancer l’une des premières stratégies d’obligations vertes en dollars en Europe. La stratégie ‘RobecoSAM US Green Bonds’ est une stratégie gérée de manière active qui investit dans des obligations vertes libellées en dollars et émises par des entreprises, des agences publiques et des États. En tant que partenaire exclusif pour les six mois suivant son lancement, la banque luxembourgeoise a ciblé un engagement initial de 125 millions d’euros pour cette stratégie, qui sera déployée dans les portefeuilles discrétionnaires de Quintet dans le cadre de la stratégie «durable par défaut» du gestionnaire de patrimoine néerlandais.
Le groupe chinois de véhicules avec chauffeur Didi Global a démenti jeudi envisager un retrait de la Bourse de New York, comme l’affirme le Wall Street Journal. Dans un communiqué, Didi rejette «une rumeur» et précise coopérer avec l’Administration chinoise du cyberespace. Le groupe chinois a fait son entrée à Wall Street le 30 juin en levant 4,4 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros). Didi est depuis lors la cible de l’Administration chinoise du cyberespace (CAC), à l’initiative d’une enquête sur la société qu’elle accuse d’avoir collecté illégalement les données personnelles de ses utilisateurs.
Goldman Sachs Asset Management et Immobel ont annoncé jeudi avoir acquis conjointement un immeuble mixte de commerces et de bureaux d’environ 2.700 m², dans le cadre d’une transaction de gré à gré. Situé 277 rue Saint-Honoré dans le 8ème arrondissement de Paris, le commerce est loué par & Otherstories, enseigne de mode féminine du suédois H&M, tandis que les bureaux sont loués par la société Deskeo. Les acquéreurs ont l’intention de restructurer cet actif de manière durable afin d’offrir des locaux de haute qualité aux entreprises ainsi qu’aux locataires commerciaux.
La Russie a fait savoir jeudi qu’elle souhaitait que la France et le Royaume-Uni participent à des négociations élargies sur le contrôle des armes nucléaires qu’elle mène avec les Etats-Unis, auxquelles Washington entend inviter la Chine, selon Moscou. «Cette question est d’une importance particulière à la lumière de la récente décision de Londres d’augmenter de 40% son nombre d’ogives nucléaires maximal en le portant à 260 unités», a déclaré l’ambassadeur russe à Washington, Anatoli Antonov, selon des propos rapportés par le ministère russe des Affaires étrangères.