La croissance économique de l’Espagne a été fortement révisée à la hausse pour le troisième trimestre 2021, à +2,6% au lieu de 2% en première estimation, selon l’institut des statistiques espagnoles (INE). Cela en fait le rythme d’expansion trimestrielle le plus rapide en un an. La consommation des ménages a progressé de 1% (après 5% au deuxième trimestre) et les dépenses publiques de 0,5% (après 0,8%). Parallèlement, la demande extérieure nette a contribué positivement au PIB, les exportations (7,1%) ayant augmenté bien plus que les importations (2,2%). En outre, l’investissement a progressé de 1,2% (après -3,2%). Sur une base annuelle, l’économie a progressé de +3,4%, après +17,7% au cours du trimestre précédent, là aussi bien davantage que la première estimation de +2,7%. Malgré cette embellie, la suite devrait être assombrie par la résurgence de l’épidémie, qui a déjà induit des restrictions de voyage. La Banque d’Espagne, la semaine dernière, puis le Fonds monétaire international (FMI), cette semaine, ont abaissé leurs perspectives pour l’Espagne pour 2021 et 2022, citant les effets du Covid-19 sur les services, et comme ailleurs les inflationnistes des blocages sur l’approvisionnement.
Les ventes de maisons anciennes ont augmenté de 1,9% en novembre par rapport à octobre aux Etats-Unis, pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 6,46 millions en novembre, en deçà des prévisions du marché de 6,52 millions, selon l’association ders promoteurs (National Association of Realtors, NAB). Les ventes sont en hausse dans le Midwest, le Sud et l’Ouest tandis que celles dans le Nord-Est sont restées stables. Le prix médian atteint de 353.900 dollars, en hausse de 13,9% par rapport à novembre 2020, alors que les prix ont augmenté dans chaque région, avec un rythme d’appréciation plus élevé dans le Sud. «Les acheteurs déterminés ont pu obtenir des logements avant que les taux hypothécaires n’augmentent davantage dans les mois à venir, a rappelé Lawrence Yun, économiste en chef de NAR. Le fait de bloquer un versement hypothécaire fixe a motivé de nombreux consommateurs qui se sont lassés de l’escalade des loyers au cours de la dernière année.»
Meridiam va financer en partie le développement du réseau fibre de la ville de Bucarest. La société de gestion d’infrastructures a annoncé jeudi s’associer à Netcity Telecom (Netcity), qui développe et exploite le réseau souterrain de fibre optique de la capitale roumaine. Dans le cadre de ce partenariat, le gérant français et un groupe d’entreprises roumaines baptisé E-Infra vont détenir une participation de co-contrôle dans Netcity.
Meridiam va financer en partie le développement du réseau fibre de la ville de Bucarest. C’est ce que le spécialiste de gestion en infrastructures a annoncé ce 23 décembre en s’associant avecNetcity Telecom (Netcity), qui développe et exploite le réseau souterrain de fibre optique de la capitale roumaine. Dans le cadre de ce partenariat, le gérant français et un groupe d’entreprises roumaines baptisé E-Infra vont détenir une participation de co-contrôle dans Netcity. E-Infra est un groupe de sociétés roumaines actives dans le domaine de l'énergie et des infrastructures de télécommunications, qui possède Netcity Telecom, Direct One, (l’opérateur de la plus grande fibre nationale) mais aussi Electrogrup et Nova Power & Gas. Meridiam gère actuellement 18 milliards de dollars. Entre autres activités, il construit des réseaux de fibre optique en Allemagne et en Autriche et développe des projets similaires aux États-Unis et au Canada.
Le gérant spécialisé en capital investissement, KKR, a annoncé la finalisation de l’acquisition de tous les titres de Spark Infrastructure pour un montant de 5,2 milliards de dollars australiens (3,3 milliards d’euros). Il agissait dans cette opération via un consortium composé du régime de retraite des enseignants de l’Ontario (Ontario Teachers) et l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (PSP Investments). Toutes les autorisations réglementaires ont été obtenues pour cette opération qui sera réglée en cash. Spark Infrastructure investit dans des entreprises d’infrastructures énergétiques en Australie. Son portefeuille comprend notamment 49 % de SA Power Networks, l’unique opérateur du réseau de distribution d'électricité d’Australie-Méridionale, et 49% de Citipower et Powercor (connus ensemble sous le nom de «Victoria Power Networks»), des opérateurs de réseaux de distribution d'énergie électrique.
Le conseil des ministres allemand a approuvé mercredi la nomination de Joachim Nagel comme futur président de la Bundesbank, a annoncé Steffen Hebestreit, le porte-parole du gouvernement. Joachim Nagel remplacera le 1er janvier Jens Weidmann au terme d’un mandat de cinq ans lors duquel il aura souvent signalé son hostilité à la politique jugée trop accommodante de la Banque centrale européenne.
La Commission européenne a ouvert mercredi une procédure d’infraction contre la Pologne en réponse à des décisions du Tribunal constitutionnel du pays contestant la primauté du droit européen. Le Tribunal constitutionnel polonais a jugé en octobre que certains articles de traités de l’UE étaient contraires à la Constitution du pays, une décision qui a aggravé un conflit de longue date entre Bruxelles et Varsovie à propos de la réforme du système judiciaire polonais. « La Commission considère que ces décisions du Tribunal constitutionnel violent les principes généraux d’autonomie, de primauté, d’efficacité et d’application uniforme du droit européen et les effets contraignants des décisions de la Cour de justice de l’Union européenne », écrit l’exécutif européen dans un communiqué.
Les neuf membres du Conseil des gouverneurs de la Banque du Japon (BoJ) ont déclaré, lors de la réunion de politique monétaire des 27 et 28 octobre dont les minutes sont parues mercredi, que l’affaiblissement du yen aurait un effet positif sur l’économie japonaise dans son ensemble, même si son impact sur la stimulation des exportations n’était pas aussi fort qu’auparavant. «Certains membres ont déclaré que l’augmentation des exportations due à l’affaiblissement du yen s’amenuisait, mais que l’économie japonaise profitait de la hausse des bénéfices des entreprises à l’étranger et du prix des actions qui découlent de cet affaiblissement», précise le compte-rendu. La faiblesse du yen ne profite pas à tous les secteurs et ni à toutes les entreprises, reflète les différences d’inflation et de politique monétaire entre pays, et des arbitrages sur les marchés financiers.
La Commission dévoile sa proposition législative destinée à transposer avant 2023 l’accord OCDE sur l'imposition minimale de 15% pour les multinationales.
Softbank est en passe de boucler un emprunt de 4 milliards de dollars auprès du fonds Apollo Global Management, alors que le conglomérat japonais est en quête d’argent frais pour couvrir la perte de valeur de son portefeuille et poursuivre le rythme effréné de ses investissements. Apollo et sa filiale d’assurance Athene Holding seront à la tête du groupe qui prêtera les fonds à Softbank et seront rejoints par des fonds de placement et des institutions financières, selon le Wall Street Journal. Depuis sa création, Vision Fund a investi près de 40 milliards de dollars dans quelque 150 entreprises, telles que le géant du commerce électronique indien Flipkart et la banque en ligne Revolut. En novembre, Softbank a fait part d’une perte trimestrielle de 3,5 milliards de dollars, plusieurs de ses actifs ayant été affectés par le tour de vis réglementaire des autorités chinoises contre les sociétés technologiques.
Les obligations relance commencent à essaimer. Tikehau Capital a en effet annoncé sa participation à l’investissement du fonds Obligations Relance pour un montant de 17 millions d’euros dans le cadre d’un investissement global de près de 40 millions d’euros de l’équipementier automobile français Trèves, spécialisé dans l’intérieur du véhicule et de son environnement acoustique. Dans un communiqué à part, le groupe Trèves spécifie avoir émis 34 millions en obligations relance, assurant qu’il s’agit de la première en France alors que le même jour, le groupe Scutum, entreprise spécialisée dans la sûreté-sécurité, a communiqué sur une émission d’obligations relance de 17 millions d’euros. Trèves indique que son obligation a aussiété souscrite par Eurazeo IM. «Cet investissement a pour objectif d’apporter à l’équipementier Trèves et à sa nouvelle équipe de direction, les moyens nécessaires pour poursuivre le travail de réorganisation et le développement de l’entreprise, notamment au travers d’opérations de croissance externe.», explique le communiqué de Tikehau. Celui de Trèves fait aussi mention d’un renforcement de ses fonds propres parmi par ses actionnaires (la famille Trèves, le fonds Avenir automobile géré par Bpifrance) et d’un refinancement de sa dette senior auprès de ses prêteurs actuels (la Banque Européenne d’Investissement et un pool bancaire senior coordonné par la Banque Internationale à Luxembourg en tant qu’agent et comprenant la Banque Internationale à Luxembourg, Bank of China et les fonds Tikehau et Zencap). Pour rappel, les obligations relance font partie du plan de de relance français visant à renforcer les fonds propres des entreprises affectées par la crise Covid. Le fonds «Obligations Relance», bénéficie de la garantie de l’Etat à hauteur de 30%. Il a levé 1,7 milliard d’euros auprès de dix-neuf assureurs et de la Caisse des Dépôts. Les obligations relance sont distribuées par sept sociétés de gestion (dont Tikehau) regroupant trente-trois acteurs de la gestion d’actifs. Elles sont assimilables à des quasi-fonds propres et seront remboursées au bout de huit ans. Le taux d’intérêt des obligations est compris entre 5 et 7%. L’atteinte d’objectifs de type ESG et l’augmentation des fonds propres sont des critères qui permettront aux PME-ETI de baisser leur taux d’emprunt. Dans ce cadre, ce nouveau financement pour Trèves est conditionné à l’atteinte de critères de performance ESG tels que l’utilisation de matériaux recyclés ou le caractère recyclable des produits finis. Trèves emploie 4.200 personnes et est présente dans 16 pays à travers le monde.
Alors que l'écoute des musiques en streaming progresse partout dans le monde, les fonds d’investissement comptent bien en profiter. L’américain KKR et le groupe de production musicale BMG, ont annoncé dans un communiqué commun l’acquisition des droits musicaux du groupe de rock ZZ Top qui a vendu plus de 50 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts il y a 50 ans. KKR et BMG avaient annoncé en mars dernier leur association sur le marché en pleine croissance de la propriété intellectuelle musicale. L’accord concernant ZZ Top comprend le rachat du catalogue d'édition du groupe et de ses revenus issus des redevances d’enregistrement et d’exploitation. Auparavant, BMG était coéditeur et administrateur du catalogue d'édition de ZZ Top, célèbre notamment pour son look distinctif, sa sonorité inspirée du blues-rock et son célèbre tube «La Grange». KKR investit dans le catalogue par le biais de ses fonds et véhicules d’investissement en crédit privé et détiendra les droits sur la musique par le biais de sa plateforme Chord Music Partners, récemment lancée.
La restructuration de la dette fait monter Alcentra, Fidera et Atream en première ligne au capital, reléguant le fondateur Gérard Brémond au rang de minoritaire.
Eramet a annoncé mardi avoir identifié une fraude financière au sein de sa gestion de trésorerie au siège du groupe. « Eramet va porter plainte auprès des autorités pénales et a pris les mesures disciplinaires d’effet immédiat à l’encontre du personnel identifié », a indiqué le groupe minier dans un communiqué.
Le candidat de gauche Gabriel Boric a remporté le second tour de l’élection présidentielle organisé dimanche au Chili, avec près de 56% des voix, contre 44% au rival d’extrême droite Jose Antonio Kast. Le scrutin intervenait deux ans après le mouvement de contestation dénonçant les inégalités sociales - et avec d’importantes divisions sur les modèles économique, sécuritaire et social à adopter. Ces manifestations avaient débouché sur la rédaction, toujours en cours, d’une nouvelle Constitution destinée à remplacer celle datant de la dictature d’Augusto Pinochet. Le président sortant de centre droit, Sebastian Pinera, quittera le pouvoir en mars. Les deux candidats, qui ont modéré leurs positions entre les deux tours, marquent une rupture avec la tradition centriste dans l’ère démocratique chilienne. Gabriel Boric, 35 ans et ex-chef de file des manifestations étudiantes en 2011, va devoir gouverner avec l’opposition alors qu’aucun camp ne dispose de la majorité dans un Congrès fragmenté. Les investisseurs internationaux vont être très attentifs.
Lors du fixing de décembre, la Banque populaire de Chine (PBoC) a réduit son taux préférentiel de prêt (loan prime rate, LPR) à 1 an de 5 points de base (pb), à 3,80%. Il s’agit de la première baisse de ce type depuis avril 2020. L’objectif : soutenir une croissance de l’économie en ralentissement dans un contexte de problèmes d’endettement immobilier et de Covid-19 persistant. Cette annonce fait suite à une décision de la banque centrale d’abaisser le 15 décembre de 50 pb le ratio des réserves obligatoires (RRR), ce qui a libéré 1.200 milliards de yuans (166 milliards d’euros) de liquidités à long terme. Dans le même temps, le taux LPR à 5 ans est resté inchangé, à 4,65%, suggérant que Pékin préfère ne pas utiliser à nouveau le secteur immobilier pour stimuler la croissance économique. Les décideurs politiques devraient assouplir davantage leur politique monétaire en 2022, certains analystes prédisant une nouvelle baisse de 45 pb du LPR à 1 an au cours de l’exercice.
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, avant promulgation par le président de la République le 17 décembre, la loi qui permet de ratifier la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES) entre les 19 Etats de la zone euro. Pour rappel, cette révision, actée début 2021, avait été chaotique, à cause des débats politiques en Italie où la Ligue «euro-sceptique» de Matteo Salvini craignait que le pays ne soit stigmatisé (et ses taux d’emprunt dans la foulée) par une procédure de restructuration des dettes souveraines ainsi facilitée.