La livre turque a plongé lundi à un nouveau plus bas record de 17,6 face au dollar américain, alors que les inquiétudes concernant la politique économique de taux bas de la banque centrale (CBRT) malgré un contexte d’inflation galopante ont été exacerbées par le président. Tayyip Erdogan a souhaité prendre la défense de la politique actuelle en déclarant pendant le week-end qu’elle faisait partie d’une «guerre d’indépendance économique» réussie, qu’il avait abaissé l’inflation de la Turquie à environ 4% auparavant et qu’il y parviendrait à nouveau. La livre a perdu plus de la moitié de sa valeur cette année, la banque centrale ayant réduit son taux directeur de 500 points de base (pb) même après que l’inflation a atteint 21,3% en novembre, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5%.
Les contrats à terme sur le soja à Chicago se sont échangés autour de 12,8 dollars/boisseau en raison d’une offre qui devrait être fortement réduite par les températures très élevées attendues en Argentine dans les prochains jours, suivies de pluies modérées à fortes. Il s’agit d’un plus haut depuis fin septembre, même si on reste loin du record de la décennie de 16,55 dollars/boisseau au printemps. Ces annonces surviennent après un avertissement récent concernant l’impact de la sécheresse en Argentine sur la production. En même temps, les données économiques ont montré une hausse des importations de soja par la Chine, que ce soit en provenance des Etats-Unis en novembre, alors que les perturbations sur les exportations dues à l’ouragan Ida se sont estompées, ou du Brésil, premier fournisseur de Pékin.
Si les marchés européens restent sensibles aux nouvelles sur l’épidémie de coronavirus, la politique américaine a sans doute également pesé sur les marchés lundi.
Geneo Partenaires, société de gestion indépendante, et Scutum Group, entreprise spécialisée dans la sûreté-sécurité en Europe, ont annoncé vendredi la mise en place d’une des premières Obligations Relance, dans le cadre du programme souscrit par les assureurs et partiellement garanti par l’Etat. Le montant de l’obligation atteint 17 millions d’euros. Pressenti lors du lancement du dispositif, les fonds financeront de la croissance externe.Comme le permet l’architecture des obligations Relance, Scutum Group pourra bonifier son taux d‘intérêt selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Geneo Partenaires a inclus un indicateur contractuel dans la documentation des obligations Relance pour assurer l’atteinte de cet objectif à fort impact positif.
La Banque du Japon (BoJ) a réduit vendredi ses programmes d’urgence mis en place pour lutter contre la pandémie, justifiant sa décision par l’amélioration des conditions financières. Elle a toutefois maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et notamment reconduit l’aide financière aux PME. Elle a reconduit ses programmes d’urgence en cas de pandémie pour six mois en modifiant leurs conditions afin de s’assurer que les banques commerciales continuent d’acheminer des fonds vers les petites entreprises. Elle a maintenu son objectif de taux à court terme à -0,1% et celui des rendements obligataires à 10 ans autour de 0%.
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, selon Eurostat. Par rapport à octobre, les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique affichent une hausse de 0,4%, alors que la première estimation publiée fin novembre était de 0,5%. Les plus fortes contributions à la hausse des prix en rythme annuel restent celles de l’énergie (+2,57 points de pourcentage), des services (+1,16 point) et des biens industriels hors énergie (+0,64 point).
Les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement et les nouvelles restrictions contre la pandémie de Covid-19 vont peser sur l'économie en Allemagne en début d’année prochaine, a annoncé vendredi la Bundesbank. Celle-ci prévoit désormais une hausse de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2022, contre 5,2% attendu il y a six mois et 4,6% prévu par la Commission européenne. Pour 2023, la banque centrale a en revanche relevé sa prévision de croissance à 3,2% contre 1,7% en juin, ce qui suggère que l’expansion économique sera seulement retardée. Concernant l’inflation, sa prévision est fixée à 3,6% pour 2022, et 2,2% pour 2023 et 2024.
La monnaie turque s’est enfoncée vendredi davantage encore, dévissant de 8%, à un creux historique, après que la banque centrale a une nouvelle fois baissé ses taux d’intérêtalors que le pays est confronté à une spirale inflationniste. L’institution financière a eu beau indiquer qu’il s’agissait de la dernière baisse de ce cycle d’assouplissement monétaire, les investisseurs semblent en douter. Vendredi, la banque centrale est intervenue sur les marchés pour la soutenir. C’est la cinquième fois depuis le début du mois qu’elle mène une telle action pour lutter contre ce qu’elle qualifie de «prix malsains» sur le marché des changes. La monnaie turque accuse, depuis le début de l’année, une baisse de près de 55% face au dollar,dont 37% au cours du mois écoulé.
La Banque d’Espagne a révisé en baisse vendredi ses prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine. La reprise économique a ralenti au quatrième trimestre, le pays étant touché par les goulets d'étranglement de la chaîne d’approvisionnement, la hausse de l’inflation et une nouvelle vague de contagion au Covid-19, explique cette dernière. Après une chute record de 10,8 % l’année dernière, la Banque d’Espagne s’attend désormais à ce que le produit intérieur brut (PIB) augmente de 4,5 % en 2021, en baisse par rapport à son estimation de 6,3 % en septembre. La croissance devrait s’accélérer à 5,4% en 2022.
Les investisseurs internationaux ont investi 31,6 milliards de dollars dans les fonds actions sur la semaine au 12 décembre, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research réalisé avec les données d’EPFR. Il s’agit du montant le plus élevé de ces trois derniers mois. Les investisseurs ont plébiscité les fonds actions américaines, qui ont engrangé 33,4 milliards de dollars, soit le plus haut niveau de ces treize dernières semaines. Plus précisément, les flux se sont orientés vers les grandes capitalisations (+10,8 milliards de dollars), la value (9,5 milliards de dollars), les petites capitalisations (8,6 milliards de dollars) et la croissance (1,4 milliard de dollars). Les fonds actions européennes n’ont pas eu le même succès. Ils voient sortir 63 millions de dollars. Les fonds actions émergentes sont aussi dans le rouge, à hauteur de 2,4 milliards de dollars. S’agissant des thématiques actions, les investisseurs ont privilégié la technologie, avec 4,4 milliards de dollars de collecte, devant la consommation (2,5 milliards de dollars) et la santé (1,4 milliard de dollars). Dans le même temps, les investisseurs se sont détournés des fonds monétaires. Ces derniers ont vu sortir 39,8 milliards de dollars, alors qu’ils avaient drainé quelque 200 milliards de dollars ces sept dernières semaines. Les fonds obligataires ont aussi accusé des sorties nettes, à hauteur de 2,9 milliards de dollars. La décollecte a notamment concerné les fonds d’obligations investment grade, qui ont accusé des rachats nets de 6,4 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis mars 2021. En revanche, les fonds d’obligations d’Etat ont enregistré leur plus forte collecte depuis juillet 2020, avec 3,6 milliards de dollars.
La Banque d’Espagne a révisé en baisse vendredi ses prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine. La reprise économique a ralenti au quatrième trimestre, le pays étant touché par les goulets d'étranglement de la chaîne d’approvisionnement, la hausse de l’inflation et une nouvelle vague de contagion au Covid-19, explique cette dernière.
C’est un puits sans fond. La monnaie turque s’est enfoncée vendredi davantage encore, dévissant de 8%, à un creux historique, après que la banque centrale a une nouvelle fois baissé ses taux d’intérêtalors que le pays est confronté à une spirale inflationniste. L’institution financière a eu beau indiquer qu’il s’agissait de la dernière baisse de ce cycle d’assouplissement monétaire, les investisseurs semblent en douter.
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat, qui confirment sa première estimation.
Les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement et les nouvelles restrictions contre la pandémie de Covid-19 vont peser sur l'économie en Allemagne en début d’année prochaine, a annoncé vendredi la Bundesbank. Celle-ci prévoit désormais une hausse de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2022, contre 5,2% attendu il y a six mois et 4,6% prévu par la Commission européenne. Pour 2023, la banque centrale a en revanche relevé sa prévision de croissance à 3,2% contre 1,7% en juin, ce qui suggère que l’expansion économique sera seulement retardée.
La banque centrale de Russie a fortement relevé son taux directeur à 8,5% vendredi. Il s’agit de la septième hausse cette année. L’institution monétaire cherche, à l’instar des autres marchés émergents à maîtriser une inflation obstinément élevée. Elle n’a pas exclu de nouvelles hausses de taux.
La Banque du Japon (BoJ) a réduit vendredi ses programmes d’urgence mis en place pour lutter contre la pandémie, justifiant sa décision par l’amélioration des conditions financières. Elle a toutefois maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et notamment reconduit l’aide financière aux petites entreprises.
Le Président de la République a annoncé jeudi après-midi envisager, sur proposition du Premier ministre, de nommer Benoît Coeuré en qualité de président de l’Autorité de la concurrence. Cette nomination avait été révélée par Les Echos fin novembre. Il succédera à Isabelle de Silva, dont le renouvellement du mandat a été, à la surprise générale, refusé. Depuis son départ le 13 octobre, l’intérim est assuré par Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité. Benoît Coeuré est passé par Polytechnique et l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE). Ancien du Trésor, il a été l’une des figures de la Banque centrale européenne sous la présidence de Mario Draghi. Depuis janvier 2020, Benoît Coeuré est responsable du pôle « innovation » de la Banque des règlements internationaux à Bâle.
«Honnêtement, cela n’a rien à voir avec cela», a déclaré Jerome Powell, lors de la conférence de presse de mercredi, aux journalistes qui demandaient si son changement de ton – beaucoup plus «hawkish» depuis un mois – et donc la décision d’accélérer le resserrement monétaire pouvaient avoir un lien avec sa reconduction en cours à la présidence de la Fed. Le président Joe Biden l’a proposé pour un deuxième mandat à la tête de la banque centrale le 22 novembre, mais le Congrès doit encore voter pour cette reconduction, avec un possible blocage au Sénat. Jerome Powell a déclaré qu’on ne pouvait plus parler d’inflation «transitoire» lors des audiences annuelles devant le Sénat le 30 novembre.
La banque centrale de Norvège a relevé son taux directeur jeudi, comme attendu, et précisé que sa hausse devrait se poursuivre l’an prochain. Le comité de politique monétaire de la Norges Bank a porté le taux des dépôts à vue à 0,50%, contre 0,25% auparavant, sa deuxième hausse en trois mois. L'économie norvégienne a nettement rebondi cette année, ce qui a permis à la Norges Bank de devenir en septembre l’une des premières banques centrales d’un pays développé à décider d’une hausse de taux depuis le début de la crise du coronavirus. La banque centrale norvégienne avait abaissé son taux d’intérêt à trois reprises en 2020 pour limiter l’impact de la pandémie.
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti, en particulier dans les services, en raison du rétablissement des restrictions face à l’augmentation des cas de Covid-19 et aux craintes liées au variant Omicron, selon l’enquête préliminaire IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite a reculé davantage que prévu, à 53,4 en décembre, après 55,4 en novembre. L’indice PMI des services «flash» a atteint un creux de huit mois, passant de 55,9 à 53,3, et l’indice PMI manufacturier à un plus bas en dix mois, de 58,4 à à 58,0. En Allemagne, l’indice PMI composite a chuté à 50,0 en décembre, après 52,2 en novembre. En France, il a reculé à 55,6 en décembre, après 56,1 en novembre.
L’exécutif propose de créer une nouvelle ressource propre fondée sur les recettes qui seront générées grâce à l’accord sur la fiscalité internationale.
La chute de la devise dénote l’absence de confiance dans la banque centrale. Le président turc détient la clé des prochaines décisions de politique monétaire.
La Banque centrale européenne (BCE) n’a fait aucune annonce sur une éventuelle nouvelle série d’opérations de refinancement ciblé à long terme (TLTRO), alors que la dernière tranche de la troisième série s’est terminée jeudi matin, avec 52 milliards d’euros levés pour trois ans par 159 banques. Mais elle a annoncé qu’elle s’attend à ce que les conditions d’emprunt spéciales (-1%) applicables aux opérations TLTRO 3 prennent fin en juin 2022… «Comme annoncé», alors que le vice-président Luis de Guindos avait indiqué que ce ne serait pas un sujet pour ce Conseil. «La BCE tente de rassurer sur le fait qu’elle surveillera les conditions de financement bancaire avec l’arrivée à échéance des grandes opérations de TLTRO (1.300 milliards en juin par exemple) ainsi que le cadre de son ‘tiering’ (mécanisme de rémunération des réserves bancaires à deux niveaux) afin d'éviter tout resserrement injustifié des conditions de liquidité», a commenté Frederik Ducrozet chez Pictet WM.
Le groupe immobilier Icade a annoncé jeudi avoir signé une promesse en vue d’acquérir un portefeuille de quatre hôpitaux en Italie pour 85 millions d’euros. Cette acquisition sera effectuée sous la forme d’une opération de cession-bail avec Gruppo Villa Maria, un opérateur d’hôpitaux privés italiens. Le rachat définitif de ces hôpitaux s'échelonnera entre décembre 2021 et le quatrième trimestre 2022 et ces actifs «seront immédiatement générateurs de cash-flows pour la Foncière Santé», a précisé le groupe français.