Ce duplex de 650 m² qui plonge sur la baie de Biscayne de Miami vient d’être vendu en 24 heures 7 millions de dollars (6,3 millions d’euros). Rien de très original dans ce quartier situé en plein cœur du très huppé Marquis Residence si ce n’est que la transaction s’est faite en Tether, une crypto devise adossée au dollar. Il aura fallu moins de 15 jours pour que la cession soit officiellement enregistrée. La ville veut avoir un temps d’avance dans la sphère crypto, et son maire, Francis Suarez, aspire à ce que ses administrés puissent, à court terme, percevoir leur salaire ou payer leurs impôts en monnaies digitales. En août dernier, Miami lançait même sa propre cryptomonnaie, par le biais du projet CityCoins. Et c’est certain, il y urgence à se presser ! D’ici à la fin du siècle, Miami pourrait être sous les eaux...
En maintenant inchangé son taux directeur, la Banque centrale d’Australie affirme sa vision d’une inflation transitoire. Les négociations salariales ont lieu tous les deux ou trois ans, ce qui limite les risques qu’une spirale prix/salaires se mette en place. Mais la décision ressemble de plus en plus à un pari, à mesure que le reste des banques centrales se préparent à durcir les conditions monétaires.
Si les résultats des valeurs pétrolières tutoient les records, leur performance de long terme sera affectée par le financement de la transition énergétique. Investisseurs engagés et ONG promettent d’y veiller.
La Banque d’Angleterre inaugure un nouveau type de forward guidance. Lors d’un entretien à la BBC la semaine dernière, le gouverneur Andrew Bailey a appelé les britanniques à éviter un ancrage de l’inflation en ne « réclamant pas de hausses de salaires trop importantes ». Les mauvaises langues remarquent qu’avec une paie de 500.000 livres par an, Andrew Bailey pourra s’appliquer sans mal son conseil. Mais son commentaire éclaire aussi le désarroi de la banque centrale, qui peine à contrôler un phénomène obstiné à ne pas rester transitoire. Si seulement l’institution disposait d’un outil éprouvé et efficace pour juguler l’inflation.
Les équipes d’ingénierie financière de Credit Suisse se sont encore surpassées. La banque a titrisé un portefeuille de 2 milliards de dollars de prêts adossés aux actifs qu’ils ont servi à financer : « des outils de travail pour dirigeants » (des jets privés, donc) et « des jouets de luxe » (des yachts). Ces prêts accordés aux « clients à la fortune ultra-élevée » de la banque (des oligarques russes) ne sont pas sans risques : les sanctions américaines, mais aussi un « changement dans la situation personnelle des clients », comme un divorce, ont provoqué 12 défauts entre 2017 et 2018. De quoi expliquer le coupon de 11 % offert sur la première tranche. Pas si cher payé pour libérer le bilan de Credit Suisse... et transférer au marché une partie du risque judiciaire auquel est abonnée la banque.
Résilience. La situation en Ukraine fait s’interroger les pays occidentaux sur les mesures de rétorsion économiques à mettre en place. De fait, la Russie est dans une bien meilleure position qu’en 2014. La dépendance aux financements extérieurs est ainsi bien plus faible (voir le graphique). Les sanctions commerciales ont aussi provoqué un basculement vers la Chine : entre 2013 et 2019, la part de l’Europe dans les exportations de la Russie a diminué de 11 % et celle de l’Ukraine de 6 %, tandis que la part de la Chine gagnait 8 %. Du côté des importations, le constat est similaire, la part des importations en provenance de l’empire du Milieu ayant augmenté au détriment de l’Europe et de l’Ukraine. Des efforts pour limiter le recours au dollar ont également été entrepris : la monnaie représentait 15 % des réserves de la banque centrale en 2021, contre 45 % en 2013, tandis que le volume des dettes en dollars a baissé de 55 % sur cette période. En parallèle, l’importance de la Russie comme producteur de matières premières réduit la marge de manœuvre des occidentaux : le pays produit 37 % du palladium mondial, 17 % du gaz et 10 % de l’or, du platine, et du pétrole. Un levier permettant au pays de répliquer à d’éventuelles sanctions, qui peuvent avoir des conséquences imprévues : en 2018, les mesures prises à l’encontre de la société minière russe Rusal avaient fait grimper de 25 % les cours de l’aluminium. Imposer un nouvel ensemble de sanctions sera un exercice d’équilibriste.
Dérivés. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) préconise que les fonds de pension soient soumis à l’obligation de compenser les dérivés de gré à gré. Ils étaient exemptés de l’obligation de se soumettre à la réglementation Emir de 2014 mais cette exemption ne serait plus justifiée. Considérant l’avancement de leur préparation opérationnelle, l’Esma propose un alignement de ces institutions sur le reste du buy-side à partir de juin 2023. Cette évolution pourrait servir à alimenter le marché européen de la compensation des dérivés, celle des produits de taux étant concentrée à Londres auprès de LCH et Ice. Leur rapatriement a été jugé souhaitable par l’Esma même si elle a, en décembre dernier, recommandé à la Commission européenne de prolonger la reconnaissance des chambres britanniques considérées comme systémiques. Cette solution permet, à court terme, de ne pas pénaliser les banques européennes.
Près de de 85% d’entre eux s’attendent à des résultats en hausse en 2022, montre une étude de JPMorgan sur les entreprises françaises de taille moyenne.
Le Conseil des prélèvements obligatoires suggère de recycler les recettes de la taxe carbone en soutien aux ménages fragiles et en investissements verts.
La Banque centrale d’Islande (CBI) a relevé son taux directeur de 75 points de base (pb) à 2,75% mercredi, pour une quatrième fois consécutive, et à un plus haut de deux ans alors que la pression inflationniste alimentée par la hausse des prix de l’immobilier persiste. Le taux d’inflation annuel s’est accéléré à 5,7% en janvier, bien au-dessus de l’objectif de 2,5% de la banque centrale. Le Comité de politique monétaire espère que l’inflation globale diminuera lorsque la hausse des prix de l’immobilier ralentira, et que la hausse des prix importé s’amenuisera également. La banque centrale s’attend à ce que l’économie enregistre une croissance d’environ 4,8% cette année, après 5,1% annoncés en novembre.
Pour sa première interview depuis sa prise de fonction à la tête de la Bundesbank, Joachim Nagel donne le ton. Dans un entretien à Die Zeit, le président de la banque centrale allemande a évoqué une hausse de taux en 2022 et appelé en parallèle l’Europe à resserrer sa politique budgétaire après deux ans de soutien exceptionnel en raison de la pandémie. En Allemagne, l’inflation devrait rester «nettement supérieure» à 4% cette année, a précisé le banquier central. Pour le responsable, la Banque centrale européenne pourra donc décider, lors de sa prochaine réunion le 10 mars, de resserrer sa politique si la situation reste en l’état. «La première étape est d’arrêter les achats d’actifs courant 2022», estime celui qui a succédé en décembre dernier à Jens Weidmann. «Puis les taux d’intérêt pourraient remonter cette année», ajoute-t-il. «Si nous attendons trop longtemps, nous devrons agir de manière plus agressive, ce qui pourrait entraîner des plus fortes fluctuations sur les marchés», a justifié Joachim Nagel.
La Banque centrale d’Islande (CBI) a relevé son taux directeur de 75 points de base (pb) à 2,75% mercredi, pour une quatrième fois consécutive, et à un plus haut de deux ans alors que la pression inflationniste alimentée par la hausse des prix de l’immobilier persiste.
La Banque nationale de Pologne (NBP) a relevé mardi son taux de référence de 50 points de base (pb) à 2,75%, comme c’était largement attendu. Parallèlement, le taux lombard (prêts à court terme aux banques commerciales) a été relevé de 2,75% à 3,25%, et le taux de réescompte de 2,30 à 2,80%.
Les exportations allemandes ont enregistré une hausse inattendue de 0,9% en décembre, après avoir augmenté de 1,8% en novembre, selon les données (ajustées des variations saisonnières) publiées mercredi par Destatis. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une baisse de 0,2% par rapport à novembre, mais les carnets de commandes sont restés remplis malgré les pénuries de matières premières. Les exportations ont augmenté de 14% en glissement annuel, à 117 milliards d’euros, avec des ventes en hausse vers les Etats-Unis (16,7%), mais en baisse vers la Chine (-8,9%).
La France a accusé en 2021 un déficit commercial record, les importations ayant bondi avec la hausse des prix de l’énergie tandis que les exportations d’Airbus reculaient. Il s’est creusé à 84,7 milliards d’euros l’an dernier, représentant 3,4% du PIB, et la facture énergétique a bondi à 43,1 milliards d’euros, a annoncé mardi le service des Douanes. Sur le seul mois de décembre, le déficit commercial s’est creusé à 11,3 milliards d’euros. En 2021, la France a connu une croissance économique de 7%, un niveau inédit depuis 52 ans, sur fond de reprise économique après le choc provoqué par l’émergence de la pandémie de coronavirus. Toutefois, cette activité économique record a alimenté la hausse des importations alors même que les exportations ont été pénalisées par une baisse des livraisons dans l’aéronautique. Dans les services, l’excédent commercial a néanmoins atteint un niveau record à 36,2 milliards d’euros l’an dernier.
Des responsables politiques américains ont appelé Pékin à prendre des «mesures concrètes» pour respecter l’accord «Phase 1», mis en place durant le mandat de Donald Trump. Dans le cadre de cet accord, la Chine s’était engagée à acheter 200 milliards de dollars de biens et services supplémentaires aux Etats-Unis en 2020 et 2021 mais, selon des calculs du Peterson Institute for International Economics, n’aurait atteint que 60% de cet objectif. Les responsables américains ont déclaré qu’ils continueraient à faire pression pour que Pékin comble le manque. Cela n’a pas empêché les volumes d’exportations américaines d’atteindre un niveau record en décembre, à 228,1 milliards de dollars, soit une croissance de 1,5% par rapport au mois précédent. Les exportations de biens ont atteint 158,3 milliards et les exportations de services 69,9 milliards de dollars.
Le produit intérieur brut (PIB) de la France progresserait de 0,3% au premier trimestre 2022 puis de 0,6% au deuxième, a indiqué mardi l’Insee dans son dernier point de conjoncture. En décembre dernier, l’institut tablait sur une hausse respective de 0,4% et 0,5%. A la mi-année, l’acquis de croissance pour 2022 s’élèverait à 3,2% contre 3% précédemment attendu. Le PIB français se situerait ainsi au deuxième trimestre à 1,8% au-dessus de son niveau prépandémique. Après le rebond de 7% du PIB enregistré sur l’ensemble de 2021, l’activité économique française devrait connaître une dynamique de croissance plus modérée durant les prochains mois. La dégradation temporaire de la situation sanitaire due au variant Omicron, conjuguée à une nouvelle hausse des cours du pétrole, bridera vraisemblablement la consommation des ménages d’ici à fin mars et celle-ci devrait ensuite s’accélérer au printemps. En supposant un maintien des cours du pétrole au niveau de 90 dollars le baril, l’Insee anticipe un glissement annuel des prix à la consommation compris entre +3% et +3,5% à l’horizon de juin 2022.
La Commission européenne (CE) a réussi mardi sa première syndication de 2022 en levant 5 milliards d’euros supplémentaires pour les fonds du plan de relance NextGeneration EU. L’obligation à 30 ans (Juillet 2051, coupon 0,70%) porte le financement total levé du programme à 78,5 milliards (dont 67 déjà distribués aux Etats). Elle a été sursouscrite près de 13 fois, dépassant les 64 milliards de carnet d’ordres, ce qui a permis à la CE de placer l’obligation avec un rendement de 1,021% offrant un spread de 29 pb au-dessus des mid-swaps, 61,5 pb au-dessus du Bund 30 ans (Août 2050) et à 10,6 pb au-dessous de l’OAT 30 ans (Mai 2050). La CE souhaite lever 50 milliards cette année et prévoit quatre autres syndications entre mars et juin, complétées par des adjudications mensuelles.
Ces 94.000 bitcoins provenaient du piratage d’une plateforme de transactions, Bitfinex, en 2016. Ses membres ont réussi à blanchir 1 milliard de dollars et encourent 25 ans de prison. Un couple, soupçonné d’avoir cherché à blanchir les bitcoins volés, a été arrêté mardi matin à New York, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué. En août 2016, un pirate informatique s’était introduit dans les systèmes de la plateforme Bitfinex et avait initié plus de 2.000 transactions non autorisées, dérobant près de 120.000 bitcoins évalués à l’époque à 65 millions de dollars.
Le produit intérieur brut (PIB) de la France progresserait de 0,3% au premier trimestre 2022 puis de 0,6% au deuxième, indique mardi l’Insee dans son dernier point de conjoncture. En décembre dernier, l’institut tablait sur une hausse respective de 0,4% et 0,5%. A la mi-année, l’acquis de croissance pour 2022 s’élèverait à 3,2% contre 3% précédemment attendu. Le PIB français se situerait ainsi au deuxième trimestre à 1,8% au-dessus de son niveau prépandémique.