Les prix du nickel bondissaient lundi dans un mouvement extrême sur fond de conflit en Ukraine et de sanctions occidentales à la Russie. Le métal prenait 38% à 41.506 dollars sur le London Metal Exchange. Jamais le marché londonien n’avait connu une telle hausse en absolu sur le contrat nickel. Le nickel est utilisé dans les batteries et la baisse des approvisionnements en provenance de Russie fait monter les prix, dans un contexte de faible liquidité. Les banques ont réduit leur exposition aux fournisseurs de produits de base russes et les principaux expéditeurs ont quitté les ports clés du pays.
Le groupe Vanguard a suspendu les achats de titres russes auprès de ses fonds gérés activement, a annoncé lundi le principal gestionnaire de fonds communs de placement. Vanguard, basé en Pennsylvanie, a déclaré que la suspension s’applique «à tous nos fonds actifs gérés en interne et en externe». Il a déclaré que la société s’efforçait également de supprimer des positions dans ses fonds indiciels. La déclaration sur le site web de Vanguard a pris une ligne plus agressive que vendredi, lorsque la société avait déclaré qu’elle ne restreindrait pas les décisions d’investissement des gestionnaires.
Le gestionnaire d’actifs français Carmignac a déclaré lundi qu’il n’achèterait pas de titres russes et qu’il se départirait des actifs existants. D’autres gestionnaires de fonds ont fait des annonces similaires à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, tels BlackRock et abrdn. «Nous avons décidé de ne pas acheter de titres russes jusqu'à nouvel ordre», a déclaré Carmignac, qui compte 42 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dans un communiqué. «Nous nous engageons à nous départir de tous les titres russes restant dans nos portefeuilles, en tenant compte des aspects extra-financiers ainsi que des conditions de marché, afin de préserver les intérêts de nos clients, notre objectif premier.» Le fonds des marchés émergents de la société, Carmignac Portfolio EM Debt, avait la position de dette russe la plus longue au monde en janvier, à plus de 43%, selon les données de Morningstar. Carmignac a déjà réduit sa position dans la dette russe ainsi que dans les actions et le rouble, a déclaré un porte-parole cité par Reuters. Les fonds Carmignac qui contiennent des actifs russes n’ont pas plus de 2% en Russie, a-t-il ajouté.
Le gestionnaire d’actifs français Carmignac a déclaré lundi qu’il n’achèterait pas de titres russes et qu’il se départirait des actifs existants. D’autres gestionnaires de fonds ont fait des annonces similaires à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
La Grande-Bretagne va définir une nouvelle stratégie d’approvisionnement énergétique alors que l’invasion russe de l’Ukraine et la hausse des prix de l'énergie qui s’ensuit accélèrent le besoin de nouvelles sources d'énergie et d’une plus grande autonomie, a déclaré lundi le Premier ministre Boris Johnson lors d’une conférence de presse relayée par Reuters.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté plus que prévu en janvier, soutenues par une forte demande étrangère, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique. Ces commandes ont augmenté de 1,8% en données ajustées des variations saisonnières après une progression de 3% (révisée en hausse) en décembre. Ceci représente la troisième croissance mensuelle d’affilée. Le consensus prévoyait en moyenne une hausse de 1% en janvier.
Les exportations chinoises ont progressé de 16,3% sur la période janvier-février sur un an et les importations ont augmenté de 15,5%, montrent les données des douanes chinoises publiées lundi.
Les investisseurs commencent à acquérir des obligations ukrainiennes et russes à des prix cassés, pariant qu’elles se redresseront si la guerre entre les deux pays s’arrête, rapporte le Wall Street Journal. Cette opération est à haut risque, étant donné l’incertitude sur la situation en Ukraine après la guerre et sur la durée du cordon financier autour de la Russie. Elle présente également des risques de réputation en raison du coût humain du conflit et de la réticence croissante de nombreuses institutions financières et entreprises à être associées à la Russie. L’une des sociétés à avoir commencé à acheter des obligations ukrainiennes est Gramercy Fund Management, société américaine présidée par Mohamed El-Erian. Une autre société de gestion indique que c’est le bon moment d’acheter des obligations ukrainiennes, mais que de nombreux clients sont réticents.
Les marchés d’actions européens repartent à la hausse lundi après avoir fortement reculé en début de séance, basculant même en bear market (baisse de plus de 20% depuis le plus haut), pénalisés par l’intensification du conflit russo-ukrainien et la possibilité que de nouvelles sanctions occidentales frappent les importations de pétrole russe. Mais la tendance restait fragile.
Les cours du pétrole s’envolent lundi. La menace d’une interdiction potentielle des importations de brut russe, brandie par l’administration Biden qui envisage de le faire sans les autres pays occidentaux, fait grimper les cours du brut, alimentant les craintes inflationnistes.
La faible disponibilité d’obligations de grande qualité risque de pénaliser la liquidité du marché, faute de collatéral pour les opérations sur le marché repo.
Les ventes au détail dans la zone euro ont augmenté moins que prévu en janvier, freinées par la baisse des ventes de carburant et l’atonie des dépenses en ligne et en alimentation dans un contexte d’inflation supérieure à 5%. Elles ont augmenté de 0,2% en glissement mensuel en janvier et de 7,8% d’une année sur l’autre, selon les données Eurostat, soit nettement moins que les hausses respectives de 1,3% et 9,1% attendues par le consensus Reuters. Par rapport à janvier 2021, les ventes d’essence progressent de 12,7%, tandis que les achats en ligne ont diminué de 6,7% et les ventes d’aliments, de boissons et de tabac ont baissé de 1,7%.
L’opérateur boursier paneuropéen Euronext a indiqué vendredi que son activité liée à la Russie était négligeable. «Euronext ne possède aucune entité en Russie et le groupe a une activité négligeable avec des clients russes et/ou des entités basées en Russie», a souligné l’entreprise sur son site web. La société explique avoir pris des actions pour «retirer de la cote, suspendre ou marquer comme non négociables des titres domiciliés en Russie ou en Ukraine lorsque cela a été jugé nécessaire pour se conformer aux sanctions». Elle a ajouté qu’elle continue de surveiller avec attention l'évolution de la situation, en particulier les sanctions au fur et à mesure qu’elles sont décidées.
Les exportations et importations allemandes ont chuté de manière inattendue en janvier, pénalisées par la persistance des goulots d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement, a annoncé vendredi l’office fédéral de la statistique. Les exportations ajustées des variations saisonnières ont reculé de 2,8% sur le mois, alors que les économistes prévoyaient une hausse de 1,0%. Les importations ont diminué de 4,2% contre un consensus prévoyant +2,0%. L’excédent commercial est passé à 9,4 milliards d’euros, contre 8,1 milliards le mois précédent.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis se sont poursuivies à un rythme soutenu au mois de février, dépassant les prévisions, ce qui devrait conforter les projets de resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Les Etats-Unis ont créé 678.000 emplois nets le mois dernier, contre 481.000 en janvier, en données révisées, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le nombre de postes créés en janvier avait été estimé initialement à 467.000. Le consensus Dow Jones Newswires tablait sur la création de 440.000 emplois nets aux Etats-Unis en février. Le taux de chômage dans le pays s’est établi à 3,8% en février, contre 4% le mois précédent. La prévision des économistes était d’un taux de chômage de 3,9% en février.
Dans un contexte où les entreprises et les ménages européens se préparent à encaisser le choc des sanctions imposées à la Russie, la guerre en Ukraine et ses implications économiques continueront à faire réagir les marchés la semaine prochaine.
Les places boursières européennes ont connu leur plus forte chute depuis mars 2020 alors que la situation en Ukraine a continué de s’aggraver. L’incendie dans une centrale nucléaire ukrainienne, la plus importante en Europe, qui a été prise par les troupes russes vendredi matin, a soufflé un vent de panique sur les marchés. Les bons chiffres de l’emploi américain en février, publiés vendredi, renforçant le resserrement à venir de la Fed, ont été ignorés dans ce contexte. Cette escalade a logiquement provoqué une fuite des investisseurs vers la qualité et la liquidité qui a bénéficié au dollar et aux emprunts d’Etat.
L’opérateur boursier paneuropéen Euronext a indiqué vendredi que son activité liée à la Russie était négligeable. «Euronext ne possède aucune entité en Russie et le groupe a une activité négligeable avec des clients russes et/ou des entités basées en Russie», a souligné l’entreprise sur son site web. La société explique avoir pris des actions pour «retirer de la cote, suspendre ou marquer comme non négociables des titres domiciliés en Russie ou en Ukraine lorsque cela a été jugé nécessaire pour se conformer aux sanctions».
Les créations d’emplois aux Etats-Unis se sont poursuivies à un rythme soutenu au mois de février, dépassant les prévisions, ce qui devrait conforter les projets de resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Les exportations et importations allemandes ont chuté de manière inattendue en janvier, pénalisées par la persistance des goulots d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement, a annoncé vendredi l’office fédéral de la statistique. Les exportations ajustées des variations saisonnières ont reculé de 2,8% sur le mois, alors que les économistes prévoyaient une hausse de 1,0%. Les importations ont diminué de 4,2% contre un consensus prévoyant une hausse de 2,0%.
Les ventes au détail dans la zone euro ont augmenté moins que prévu en janvier, freinées par la baisse des ventes de carburant et l’atonie des dépenses en ligne et en alimentation dans un contexte d’inflation supérieure à 5%. Elles ont augmenté de 0,2% en glissement mensuel en janvier et de 7,8% d’une année sur l’autre, selon les données publiées par Eurostat, soit nettement moins que les hausses respectives de 1,3% et 9,1% attendues par le consensus Reuters.